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Zombiatarian Blog de news et de critiques sur le cinéma de genre : horreur, science-fiction, fantastique, action, thriller, polar, western, etc. 2012-10-16T14:49:53Z http://zombiatarian.com/feed/atom/ WordPress Miho <![CDATA[This is end, my friends. Well, not really.]]> http://zombiatarian.com/?p=6154 2012-10-16T14:49:53Z 2012-10-16T14:41:53Z   [ Read More ]]]>

Comme vous avez pu le constater ce blog est laissé à l’abandon depuis plusieurs mois. Les mauvaises herbes spammeuses y poussent, les mises à jour se traînent et, si tout n’est pas perdu, Zombia a perdu la splendeur de ses débuts. Il était donc temps de fermer proprement les volets, passer en revue une dernière fois le travail qui y a été fait et clore un chapitre.

Mes remerciements vont en premier lieu à UmmaGumma, rédacteur motivé et motivant, et LordCasqueNoir pour ses quelques critiques acerbes. A vous les lecteurs, bien sûr, qui m’ont aidé à faire vivre Zombia plus d’un an durant. Et aux autres blogs ciné qui m’ont soutenu de leur compliments et remarques encourageantes.

Si Zombia ferme aujourd’hui ce n’est pas par lassitude, même si ce fut le cas un temps, mais avant tout par manque de temps. Ce blog est une activité annexe que j’ai aimé porté mais qui est devenu trop lourd pour mes p’tits bras. Trop contraignant aussi, ce qui me semble contraire à son essence même.

J’ai donc, après une longue pause, décidé de continuer à écrire mais autrement.

Premièrement, au sein d’une équipe. Une équipe soudée et que j’apprécie depuis longtemps. Ensuite, à mon rythme, sans obligation. Pour retrouver à la fois le plaisir du ciné de genre et celui des mots. Et si vous souhaitez continuer à me lire ce sera désormais sur (l’excellent, évidemment) site Celluloïdz.

Merci à tous.

Miho

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Miho <![CDATA[Promenons-nous dans les bois – Semaine spéciale “Fôret Fantastique” avec 1kult et le Forum des images]]> http://zombiatarian.com/?p=6117 2012-04-23T13:15:27Z 2012-04-23T12:35:38Z   [ Read More ]]]>

A l’occasion du cycle Mille et une forêts se tenant depuis le 1er mars et jusqu’au 29 avril au Forum des Images, 1kult s’associe au Forum afin de proposer une semaine de clôture dédié au cinéma fantastique et à la forêt.

Au programme, du culte et des films plus confidentiels avec Antichrist de Lars Von Trier, Vinyan de Fabrice Du Welz, Le Projet Blair Witch de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, Evil dead de Sam Raimi, Les Ruines de Carter Smith, La Baie Sanglante de Mario Bava, Carnage de Tony Maylam, La Forêt sans nom d’Aoyama Shinji, Long week-end de Colin Eggleton et Hell’s Ground d’Omar Khan.

Ce Hell’s Ground ouvrira d’ailleurs cette semaine Forêt fantastique dès demain et permettra de jeter un coup d’oeil aux production horrifiques pakistanaises avec un scénario on ne peut plus décalé : “En route vers un concert de rock, de jeunes Pakistanais tombent sur une manifestation contre la pollution de l’eau. Aux alentours, l’eau contaminée transforme les ruraux en zombies et un mystérieux assassin en burqa sévit dans la forêt.”.

Le film porté par la boîte d’édition indépendante d’1kult, Badlands, sortira d’ailleurs en DVD cet été.

Plein de bonnes raisons donc pour s’armer de bottes de caoutchouc, K-way et machette et passer la dernière semaine d’avril à explorer des bois menaçants.

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Miho <![CDATA[Kall again – Teaser “Total Recall” de Len Wiseman]]> http://zombiatarian.com/?p=6092 2012-04-23T12:20:25Z 2012-04-02T13:22:28Z   [ Read More ]]]>

Devons nous tout de suite être mauvaise langue et classer Total Recall, – aka Total Recall – Mémoires Programmées en français – dans la série des remakes hollywoodien inutiles (The Think, Conan, etc.) ? Pas sûr mais on peut avancer sans trop prendre de risques que la version 2012 risque d’être bien fade comparée à celle de 1990. Evidemment plus d’Arnold Schwarzenegger ou de Sharon Stone mais le bien moins bodybuildé Colin Farrell et la bien moins blonde Kate Beckinsale.

D’ailleurs aurait-elle eu le rôle juste en étant depuis quelques années l’égérie du réalisateur ? Car derrière la caméra, c’est Len Wiseman qu’on retrouve, réalisateur et scénariste des Underworld. Et si le le duo Verhoeven / K. Dick fonctionnait à merveille, quelque part entre outrance, sexe et inconscient sérieusement dérangé, on peut douter retrouver la même folie ici, le trailer promettant surtout des effets spéciaux.

Le budget avoisine en effet les 200 millions de dollars (plus du double de l’original) et laisse tomber effets old school pour se concentrer uniquement du CGI. Sa sortie est prévue pour août 2012.

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[REC]³ Génesis de Paco Plaza – Espagne – 2012 – 1h20. Sortie le 04/04/12

Après avoir raflé quasi tous les prix à Gérardmer en 2008, [REC] premier du nom s’est fait connaître de manière plus mainstream avant de rejoindre la catégorie des films d’horreur cultes. Succès mérité tant il réussissait à mélanger habilement found foutange, jump scare et une bonne touche de gore. Jaume Balaguero et Paco Plaza ont donc continué à explorer leur histoire de contamination avec sa suite directe l’année suivante, avant de livrer ce “Genesis” puis un “Apocalypse” prévu pour fin 2013.

Malgré ce que le titre préfigure, pas question d’en savoir beaucoup plus sur l’origine de la contamination dans les rues de Barcelone. Plaza – seul aux commandes cette fois – fait prendre à la saga un virage à 180 degrés autant dans le ton que dans la mise en scène. Exit alors les explications religieuses amorcées précédemment : l’heure est à l’humour et à l’hémoglobine, n’en déplaise aux fans de la première heure.

On quitte par la même occasion l’immeuble confiné des premiers opus pour se retrouver en plein mariage. DJ, famille sur son 31 et pièce montée : rien ne manque pour LE jour de Koldo et Clara. Comme précédemment, l’introduction se déroule entièrement en caméra subjective, avec un clin d’œil au “cinéma vérité”, en jouant des divers points de vue. De bonnes idées même si la présentation s’éternise un peu.

Mais une fois la contamination décelée, le réalisateur espagnol ne lésine plus sur la surenchère. Presque tous les invités se transforment en zombies dans les minutes qui suivent, permettant au spectateur d’y voir un peu plus clair dans la trame principale. A savoir le chemin de croix qui attendra les deux tourtereaux pour qu’ils puissent (enfin) être réunis. [REC]³ Génesis bascule alors soudainement. Prenant le parti d’en revenir à une mise en scène plus classique, Plaza entraine ses personnages dans un univers qui n’est pas sans rappeler le dernier Evil Dead de Raimi ou les délires gore de Jackson.

On est clairement dans des effets grand guignolesques, les situations romantiques niaises se succédant sans transition aux découpages à la tronçonneuse. Cependant, on sent parfois un certain tâtonnement dans la maîtrise de l’humour, les scènes accompagnant Koldo se révélant plus faiblardes et pas toujours du meilleur goût. Mais dès que la caméra se pose sur Clara – interprétée par une Leticia Dolera lumineuse – le film prend alors une tournure réussissant à mêler gravité et bordel sanglant.

C’est précisément dans ces moments où [REC]³ Génesis excelle puisque réussissant à se créer une identité propre sans pour autant trahir la franchise originelle. En refusant de se servir des mêmes recettes, certes Plaza y perd en tension, le métrage ne faisant que rarement sursauter; semblant considérer la notion de peur comme secondaire. Néanmoins, il réussi à livrer une approche du mythe sous un angle différent, rendant par là même un hommage aux productions décomplexées des 80’s. Le final en est le plus bel exemple, tant jusqu’au boutiste que décalé, qui permet au réalisateur de clore une série B très réussie.

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Miho <![CDATA[Concours [REC]³ Génesis – Places de ciné à gagner]]> http://zombiatarian.com/?p=5989 2012-04-05T09:35:40Z 2012-03-28T21:46:06Z   [ Read More ]]]>

[ EDIT : Merci à tous pour vos participations !
Le concours est maintenant clos et les 2 gagnants, ou plus exactement les 2 gagnantes sont : Hélène et Wauwore. Je vous ai envoyé un mail :)

A bientôt pour un autre concours et encore merci !]

A l’occasion de la sortie de [REC]³ Génesis en salles mercredi prochain, Zombiatarian vous propose de gagner 2×2 places pour aller voir le film dans n’importe quel ciné de France et de Navarre.

3ème volet de la saga (dont vous pouvez retrouver la critique ici), il est question dans [REC]³ Génesis d’une belle histoire d’amour entre Koldo et Clara. Seulement voilà, le jour de leur mariage, le couple va faire face à un imprévu de taille : un virus inconnu semble contaminer progressivement les invités…

Pour participer, rien de très compliqué, il vous suffit de répondre dans les commentaires en dessous à ces trois questions :

Quels sont les prénoms des “heureux” mariés dans [REC]³ Génesis ?
- Bonnie et Clyde
- Koldo et Clara
- Shirley et Dino

Quel autre film Paco Plaza a-t-il réalisé en solo ?
- Les Enfants d’Abraham
- Darkness
- House of the Dead

Quel sera le titre exact du prochain volet de la saga [REC] ?
- [Rec 4] Survival of the Dead
- [REC 4] Apocalypse
- [REC 4] Zombies & Cie

Vous avez mercredi 04 avril 00h pour participer suite à quoi une main tout aussi innocente que virtuelle tirera au sort les 2 gagnants parmi les bonnes réponses. Et pour encore plus de [REC]³ Génesis rendez-vous sur la fanpage du film ou sur le Flickr du mariage.

Bonne chance à tous !

Règlement et modalités du concours :
Le concours aura lieu du jeudi 29 mars au jeudi 05 avril 2012 à minuit et limité à une seule participation par foyer.
Toute participation incomplète ne sera pas prise en compte.
Zombiatarian ne pourra être tenu responsable de la non distribution des lots.
Jeu réservé à la France Métropolitaine, Corse incluse. ]]> 103 Miho <![CDATA[Concours Filmo TV : gagnez plein de cadeaux [REC]³ Génesis]]> http://zombiatarian.com/?p=6069 2012-03-30T13:14:22Z 2012-03-27T09:28:33Z

Au tour de Filmo TV de vous faire gagner plein de cadeaux à l’occasion de la sortie en salles mercredi prochain de [REC]³ Génesis !

En jeu : une jarretière ensanglantée du plus bel effet, des T-shirt [REC]³ , des affiches dédicacées par le réalisateur Paco Plaza, des pack VOD de [Rec] et [Rec 2] et des places de cinéma pour le fameux [REC]³ Génesis !

Pour participer, rien de plus simple : rendez-vous sur la page Facebook de Filmo TV afin de participer à leur grand quizz !

Et la critique du blog est toujours dispo par ici !

concours filmo tv REC3

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Miho <![CDATA[American psycho – Trailer “Cosmopolis” de David Cronenberg]]> http://zombiatarian.com/?p=5971 2012-03-22T13:09:15Z 2012-03-22T13:09:02Z   [ Read More ]]]>

Après avoir exploré des thèmes plus réalistes (Les Promesses de l’ombre, A history of violence) et s’être dernièrement essayé à la psychanalyse avec A Dangerous Method, Cronenberg en revient à la science-fiction avec Cosmopolis, adapté du roman éponyme de Don DeLillo.

Il y sera question d’un golden boy pris dans la tourmente de la fin d’une ère, celle du capitalisme, qui va vivre ses dernières heures dans un chaos total. On y retrouvera un casting mi francophone (Juliette Binoche, Mathieu Amalric), mi anglophone (Samantha Morton, Paul Giamatti…) avec surtout en acteur principal Robert “Twilight” Pattinson. Un choix surprenant qui semble pourtant – même si teaser ne dure que quelques secondes – être prometteur; le physique du comédien s’adaptant bien à l’univers organique du réalisateur canadien.

Affaire à suivre en salles le 23 mai prochain.

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Miho <![CDATA[To be (an alien) or not to be ? Trailer “Prometheus” de Ridley Scott]]> http://zombiatarian.com/?p=5952 2012-03-18T10:34:57Z 2012-03-18T10:23:21Z   [ Read More ]]]> T'es caché où ?

Photos, teasers , spéculations… On peut dire que Ridley Scott aura su faire couler de l’encre depuis plus d’un an avant de plus ou moins lâcher le morceau.

Car plus vraiment de doutes sur ce que sera son nouveau film, on retrouve dans cette longue bande-annonce l’essence même d’Alien : vaisseau confiné, espace terrifiant, lance-flammes et même oeuf gluant… Bande-annonce qui se clôt sur Michael Fassbender annonçant : “Big thing have small beginning“.

Autant dire qu’en laissant tomber Russell Crowe et ses dérives kitsch comme dans (le mauvais) Robin des bois, Ridley Scott semble enfin en revenir à ses fondamentaux. Et nous livrer par la même occasion le trailer le plus bandant de l’année.

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Miho <![CDATA[This is madness – Trailer “Mad Movies – Une certaine tendance du cinéma de genre”]]> http://zombiatarian.com/?p=5933 2012-03-16T11:03:03Z 2012-03-16T11:02:37Z   [ Read More ]]]>

Badlands n’est pas seulement un des chefs-d’oeuvre de Terrence Malick, c’est également la nouvelle boîte de production, diffusion et diverses autres choses des petits gars d’1kult. Et après avoir annoncé l’édition en DVD de La bouche de Jean-Pierre de Lucile Hadzihalilovic, c’est à présent un documentaire sur la mythique revue Mad Movies et sur ce cinéma dit “de genre” dans l’Hexagone qui est prévu.

Autant dire une excellente nouvelle pour tous les bisophiles, nanarophile, fans d’horreur ou de fantastique ayant grandi dans cet univers que cette approche nécessaire. En attendant une date de diffusion, le trailer est en tout cas déjà visible.

Mad Movies, une certaine tendance du cinéma de genre // Trailer from 1Kult on Vimeo.

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Miho <![CDATA[Etre né quelque part – Trailer “Womb” de Benedek Fliegauf]]> http://zombiatarian.com/?p=5922 2012-03-05T10:59:17Z 2012-03-05T10:59:17Z   [ Read More ]]]>

Ours d’argent au Festival de Berlin cette année avec Csak a szél (Just the wind), Benedek Fliegauf est pourtant loin d’en être à son premier métrage. Reconnaissance aidant, son film de science-fiction – Womb – réalisé en 2010 sortira donc sur nos écrans très prochainement.

Production internationale (Hongrie, Allemagne et France) mais tourné en anglais, ce film abordera les thèmes du clonage à travers l’histoire de Rebecca (Eva Green) qui perd Thomas (Matt Smith), son amour d’enfance, dans un tragique accident. Elle envisage alors de le cloner en lui donnant à nouveau la vie malgré les réticences qu’elle rencontre.

Thème original donc, qui s’inscrira sûrement dans une ambiance feutrée à la Bienvenue à Gattaca ou le plus récent Never Let Me Go, le réalisateur hongrois étant reconnu pour son cinéma contemplatif bien plus que démonstratif.

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Miho <![CDATA[Normal fait des vidéos – Critique “Chronicle” de Josh Trank]]> http://zombiatarian.com/?p=5895 2012-03-02T14:19:58Z 2012-03-02T14:19:57Z   [ Read More ]]]>

Chronicle de Josh Trank – USA – 2012 – 1h24. Sortie le 22/02/12

Chronicle le film de super héros d’un nouveau genre ? Pas vraiment. Sur le modèle du « found footage » – ce procédé usé jusque la moelle depuis The Blair Witch Project – et en utilisant d’ailleurs aussi les mêmes recettes marketing, Josh Trank décide de nous raconter ce qui se passe quand 3 ados découvrent qu’ils sont dotés de super pouvoirs.

Trois ados, oui, mais trois ados que rien ne prédestinait à traîner ensemble. Entre Matt le beau gosse intello et Steve la star populaire du lycée, Andrew se retrouve vite en décalage. Père alcoolique et violent, mère mourante, maison dépotoir : on sent rapidement que ce gamin va avoir de sérieuses difficultés à gérer ces nouveaux dons.

La première partie de Chronicle est cependant relativement réussie. Jouant sur les fantasmes des spectateurs nourris de pop culture, le film déroule habillement toutes les conneries que nous avons rêvés de faire un jour si la télékinésie était à portée de main. Séquences drôles le plus souvent, l’aspect caméra amateur trouve ici un certain sens, dans le style des vidéos que n’importe quel gamin s’étant gavé de Jackass aurait envie de reproduire. Se retrouver unis dans la différence, même si le thème n’est pas fondamentalement révolutionnaire, il présente l’avantage ici de sonner juste. Quelques scènes sont même de vraies réussites, notamment lorsque les amis découvrent qu’ils peuvent voler ou lorsqu’Andrew prend enfin confiance en lui lors d’un spectacle de fin d’année.

Mais ce Chronicle vire dans sa seconde partie dans une facilité scénaristique qui n’a pas non plus peur des raccourcis ou des incohérences. Suite à un nouveau traumatisme, Andrew est rattrapé par sa fragilité et commence évidemment à utiliser ses pouvoirs à mauvais escient. Sauf que ce changement de personnalité est peu crédible, Trank n’hésitant pas à transformer son principal protagoniste – par ailleurs interprété avec justesse par le tout jeune Dane DeHaan – en vrai bad guy destructeur. Le tout soupoudré d’un discours plutôt douteux sur le “surhomme”. Et si cela fonctionne avec le personnage d’Harry Osborn dans le Spiderman de Raimi, le réalisme volontairement exacerbé de Chronicle ne permet pas d’appréhender ce changement de manière vraisemblable.

On perd de ce fait le charme juvénile du métrage alors que la fin cumule effets spéciaux mal foutus et duel cousu de fil blanc. Trank semble jouer sur un effet de mode et sur la complicité de son public sans jamais se soucier de donner un fond à son propos. La génération décrite dans le film ne dépasse en effet jamais le stade des clichés et se retrouve vite expédiée de façon aussi lisse que caricaturale là où le réalisateur avait toute la latitude nécessaire pour proposer quelque chose de bien plus incisif.

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Miho <![CDATA[Cons sanglants – Trailer “Inbred” d’Alex Chandon]]> http://zombiatarian.com/?p=5878 2012-02-22T16:30:23Z 2012-02-22T16:30:22Z   [ Read More ]]]>

Présenté en exclusivité pour le site Twitch le trailer de Inbred est enfin sorti, après quelques images et autres teasers alléchants.

Petit budget et réalisateur quasi inconnu, le film a quand même bénéficié d’un certain buzz grâce à la présence de Jo Hartley (This is England). Présenté au Frightfest puis à Stiges, pas question ici de gothique à l’anglaise ou d’horreur froide à la Eden Lake. Le réalisateur s’est aventuré sur la pente glissante de la comédie gore avec ce Inbred qui suivra un groupe de jeunes partit au fin fond du Yorkshire faire leurs travaux d’intérêt avec leurs accompagnateurs. Sauf que la population locale va se révéler un peu moins accueillante que prévue, du genre consanguins tout droit sortie d’un freak show.

Ça gicle et dézingue à tout va, la scatophilie ne semble pas non plus effrayer Chandon, donc on ne peut qu’espérer que le résultat, même si pas très fin, sera jouissif.

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Après l’abandon du projet Mountains of Madness par Guillermo Del Toro, Lovecraft revient sur le devant de la scène par la biais d’un autre hispanophone, Helio Mira, qui a décidé de réaliser un film d’animation autour de l’univers tordu de l’écrivain.

Encore au tout début de sa production – trois ans de développement sont prévus – Ages of Madness bénéficie tout de même d’un budget de 13 millions de $. Sous l’égide de Lince Studios, l’ambitieux métrage devrait être réalisé en 3D et être présenté au prestigieux festival Cartoon Movie de Lyon.

Si le pitch reste flou pour le moment, on sait que le film s’intéressera au passage à travers les âges du Necronomicon par l’intermédiaire de Nyarlathotep, un des grands anciens. Le livre fera des ravages dans une abbaye du Sud de la France au XIIème siècle, avant de réapparaître en Allemagne durant la seconde guerre mondiale puis enfin à Tokyo, de nos jours.

Si le teaser, très court, permet difficilement de juger de la trame globale, le travail visuel semble lui prometteur.

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Miho <![CDATA[Les lois de la robotique – Trailer “Doomsday book” de Kim Jee-Woon and Yim Pil-Sung]]> http://zombiatarian.com/?p=5856 2012-02-15T16:02:43Z 2012-02-15T15:49:48Z   [ Read More ]]]>

Les anthologies d’horreur (Creepshow, Trois extrêmes, Masters of Horror ou dernièrement The Theatre Bizarre) renferment très souvent de vraies petites perles, comme par exemple le segment Coupez ! de Park Chan-wook.

Exemple qui n’est pas pris au hasard puisque deux autres coréens – Kim Jee-Woon (Deux Sœurs, A bittersweet life ou encore le grandiose I saw the Devil) et Yim Pil-Sung (Hansel et Gretel, Antartic Journal) – se lancent dans un projet de courts-métrages quelque part entre science-fiction et horreur.

En effet, tandis que Yim Pil-Sung revisitera le mythe du zombie, Kim Jee-Woon semble plutôt vouloir s’inspirer de l’univers d’Asimov avec ce récit de robot employé dans un temple bouddhiste qui trouvera la foi. Le troisième segment sera quant à lui réalisé à 4 mains par les mêmes réalisateurs et narrera l’histoire d’un jeune homme partageant sa vie avec un robot.

Le film, dont le trailer sous titré en anglais est disponible depuis quelques jours, sortira en salle en Corée le 12 mars prochain. Chez nous, il faudra attendre plus longuement pour probablement ce qui s’annonce être un DTV.

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Miho <![CDATA[Le bon, la brute et les vampires – Trailer “Abraham Lincoln: Vampire Hunter” de Timur Bekmambetov]]> http://zombiatarian.com/?p=5846 2012-02-15T11:49:17Z 2012-02-15T11:49:17Z   [ Read More ]]]>

Un film aux airs de série B fauchée qui s’avère être une grosse machine ? Ce sera Abraham Lincoln: Vampire Hunter. Produit par Burton et adapté du roman éponyme de Seth Grahame-Smith, le film relatera la lutte du 16ème président des Etats-Unis, en pleine guerre de Sécession, partit en lutte contre les vampires esclavagistes ayant tué sa maman…

Un pitch plutôt barré pour un réalisateur qui ne l’est pas moins, à savoir Timur Bekmambetov, à qui l’on doit le diptyque Night Watch et Day Watch ainsi que Wanted, adapté du comic de Mark Millar.

C’est Benjamin Walker qui tiendra le rôle titre, acteur inconnu jusque là, aux côtés de la jolie Mary Elizabeth Winstead et de Dominic Copper (Captain America : First Avenger).

Du ralenti, de la baston et des costumes d’époque : la bande annonce, à défaut d’annoncer le meilleur film de l’été 2012, reste en tout cas intrigante.

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Miho <![CDATA[Mortelle St Valentin – Trailer “[REC] 3 Génesis”‎ de Paco Plaza]]> http://zombiatarian.com/?p=5826 2012-02-14T16:33:44Z 2012-02-14T16:33:44Z

Allergiques aux fleurs, blasés de l’amour dégoulinant, pourfendeurs des comédies romantiques : ce cadeau de Saint Valentin posté aujourd’hui par Paco Plaza sur son compte Twitter devrait donc vous ravir.

On en discutait déjà ici de ce [Rec] 3 Génesis, préquelle des deux premiers opus.

Et surtout, Plaza laisse tomber la shaky cam pour repartir dans une horreur plus viscérale, plus sanglante en faisant la lumière sur l’origine de ce mythe urbain. Happy Valentine’s Day !

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Miho <![CDATA[Devil rejects – Critique “Tucker and Dale fightent le mal” d’Eli Craig]]> http://zombiatarian.com/?p=5788 2012-02-11T09:12:15Z 2012-01-30T16:31:51Z   [ Read More ]]]>

Tucker and Dale fightent le mal d’Eli Craig – USA / Canada – 2010 – 1h29. Sortie le 01/02/12

Tucker and Dale vs Evil connu chez nous sous le titre franglais Tucker and Dale fightent le mal a fait le tour des festivals depuis plus d’un an à présent (Sundance, Fantasia, L’étrange Festival de Paris, etc.), récoltant à chaque fois les faveurs du public. Repoussé puis enfin programmé en salles deux ans après (qui hurle encore au piratage dans ces circonstances ?) voici une comédie gore mettant en scène deux rednecks partis retaper leur cabane au fond des bois.

Mais ils vont croiser sur leur chemin une bande d’étudiants un peu demeurés ayant abusé des films d’horreur, persuadés que les deux bouseux en veulent à leurs vies. S’en suivra alors une succession de quiproquos pour le moins sanglante.

Parodique, le film d’Eli Craig l’est assurément. Cependant, plutôt que de lorgner du côté des mauvais Scary Movie qui appuyaient à la truelle les traits de ses personnages, le réalisateur inverse dès le départ les rôles. Et alors que Tucker est un pompiste un peu bougon, accro à la bière mais fondamentalement gentil, Dale (l’excellent Tyler Labine) est quant à lui un grand sensible sous sa dégaine de bucheron mal rasé.

Les ados attardés partis camper sont eux a contrario une bande de têtes à claques méprisants et bourrés de préjugés, tous aussi bêtes les uns que les autres. C’est aussi là où le bât blesse. Si le psychopathe asthmatique incarné par Jesse Moss s’en sort plutôt bien tout comme Katrina Bowden dans le rôle de l’étudiante compréhensive à la plastique irréprochable, les rôles secondaires sont inconsistants.

Certes, ils vont se faire tous décimer rapidement – Craig et son scénariste Morgan Jurgenson mettant un point d’honneur à respecter les codes du slasher – mais il aurait pu être intéressant de leur insuffler un peu de personnalité. Car si l’idée de départ est excellente et que la première moitié du film fait mouche par ses clins d’œil (Massacre à la Tronçonneuse, Délivrance, Le projet Blair Witch, etc.), il tourne un peu à vide dans la seconde.

Les idées fusent dans la mise en scène des morts toutes plus barrées les unes que les autres, mais l’ensemble a parfois quelques manques de cohérence et de rythme. Il faudra également apprécier l’humour hénaurme du film sans en demander beaucoup plus. Contrairement au Shaun of the Dead de Pegg et Wright, il manque à Tucker and Dale vs Evil quelques punchlines marquantes, des situations qui permettent de plonger totalement dans l’absurde et une réalisation réellement soignée.

Malgré ces défauts, le métrage reste un divertissement tout à fait honnête. Déjà car l’on sent l’amour que Craig porte aux films de genre, en évitant les poncifs parodiques cyniques, mais également car les deux protagonistes principaux sont sacrément attachants. Le duo fonctionne à merveille et, loin d’en faire des débiles profonds, on est simplement face ici à deux mecs ordinaires dont la vie bascule par le seul fait de, comme diraient nos amis américains : “Shit happens”. Et les voir se débattre avec des situations qui les dépassent totalement reste, par moments, vraiment délectable.

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Miho <![CDATA[Concours : gagnez des places de cinéma et des goodies “Tucker and Dale fightent le mal” sur FilmoTV]]> http://zombiatarian.com/?p=5777 2012-01-28T09:57:18Z 2012-01-28T09:57:18Z

FilmoTV vous propose de gagner 5 places de cinéma et des goodies Tucker and Dale fighent le mal à l’occasion de la sortie en salle du film déjanté d’Eli Craig le 1er février prochain.

Pour cela, participez à leur grand quizz sur leur page Facebook.

Bonne chance à tous !

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Miho <![CDATA[Top of the world – Sélection des films 2011 de la team Zombiatarian]]> http://zombiatarian.com/?p=5745 2011-12-28T11:44:11Z 2011-12-28T11:43:42Z   [ Read More ]]]> L’avantage d’Ummagumma et de moi-même c’est que nous sommes rarement d’accord. Ce qui nous donne non pas une mais deux sélections de nos coups de cœur cinéma 2011.

Ummagumma

  1. Harry Brown de Daniel Barber
  2. La Planète des singes : les origines de Rupert Wyatt
  3. Real Steel de Shawn Levy
  4. Sucker Punch de Zack Snyder.
  5. Limitless de Neil Burger
  6. L’agence de George Nolfi
  7. La Proie d’ Eric Valette
  8. Killing Bono de Nick Hamm
  9. Super 8 de J.J. Abrams
  10. Sans Identité de Jaume Collet-Serra

Miho

  1. J’ai rencontré le Diable de Kim Jee-woon
  2. Drive de Nicolas Winding Refn
  3. Heartless de Philip Ridley
  4. Triangle de Christopher Smith
  5. La solitude des nombres premiers de Saverio Costanzo
  6. Animal Kingdom de David Michôd
  7. X-Men: Le Commencement de Matthew Vaughn
  8. Black Death de Christopher Smith
  9. Black Swan de Darren Aronofsky
  10. Dream Home de Ho-Cheung Pang
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Miho <![CDATA[Vers l’infini et au-delà – Trailer “Prometheus” de Ridley Scott]]> http://zombiatarian.com/?p=5721 2011-12-22T22:34:04Z 2011-12-22T21:35:10Z   [ Read More ]]]>

Dans la dure vie des blogueurs cinéma (oui plaignez-nous), il y a la chasse à la news. Tel un toxico en manque, il traque chaque jour sur le net la moindre preview quitte à, en désespoir de cause, se rabattre sur un énième appât marketing de Paranormal Activity 34, couvert de honte.

Autant dire qu’en ce moment c’est avec le sourire et le regard fier qu’il rédige ses billets puisqu’après les trailers de Batman The Dark Knight Rises et de Bilbo le Hobbit, voici enfin celui de Prometheus, le nouveau bébé de Ridley Scott. Annoncé comme une préquelle d’Alien, chose démentie puis peut-être confirmée, les studios ont bien brouillé les pistes en jouant de plus sur la patience des susmentionnés blogueurs qui se sont tapés 3 jours, la bave aux lèvres, de teasers du trailer qui ne fait d’ailleurs à peine plus d’une minute.

Dans Prometheus donc, il sera question de scientifiques cherchant à dépasser toutes les limites du possible afin de se confronter aux secrets de l’existence même. Il y aura Michael Fassbender, Charlize Theron et Noomi Rapace, et surtout, le film est réalisé par un des maîtres de la SF. Alors assez de jérémiades, watch it.

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UmmaGumma <![CDATA[The boys are back in town – Trailer “Bilbo le Hobbit” de Peter Jackson]]> http://zombiatarian.com/?p=5696 2011-12-21T09:57:02Z 2011-12-21T09:56:38Z   [ Read More ]]]> Bilbo le Hobbit de Peter Jackson – Nouvelle Zélande – Sortie le 12/12/2012

Il est 4h30. Du matin, évidemment. On est prévenu d’un release du trailer de Bilbo le Hobbit depuis quelques heures. Et enfin, ENFIN, nous voilà avec les photos du film, autre que les divers vidéos faites par l’équipe de Peter Jackson depuis des semaines, où on pouvait déjà apercevoir les acteurs en train de tourner, certains dessins (en 3D) des décors futurs.

Cette fois-ci c’est la bonne. Peter Jackson nous fait parvenir le vrai trailer, deux-minutes-trente-et-un de bonheur, pour tenir 356 jours. 356 longs jours, durant lesquels on espère de nouvelles images, afin qu’enfin notre bonheur soit complet lorsque nous patienterons parmi la foule de spectateur prêts à tout pour avoir la meilleure place.

Mais qu’apprenons-nous avec ce trailer ?!

Nous connaissons la finesse avec laquelle Jackson aime traiter les images, pour avoir en même temps la joie de les voir, et la difficile amertume de l’attente. Une fois de plus, la mission est accomplie. Il nous submerge d’émotions avec juste ce qu’il faut pour nous faire rêver. Le trailer débute avec Bilbo (Ian Holm), comme on l’a quitté dans Le Seigneur des Anneaux, se remémorant l’histoire de l’anneau qu’il avait conté à Frodon. La transition se fait d’elle-même, avec le retour sur la jeunesse de Bilbo (Martin Freeman). Gandalf nous présente les Nains qui vont alimenter la fantaisie et l’humour qu’occupait seul Gimli dans la trilogie. La suite est une succession rapide de mise en forme de l’histoire, leur départ, leurs combats, la rencontre avec Galadriel, et surtout Gollum, qui occupera une place dans l’intrigue de l’anneau. Évidemment, Jackson nous offre un tour de chauffe dans des décors à couper le souffle, avec pour couronner le tout, une bande son sombre mêlée au chant des Nains.

Tels des enfants devant leurs cadeaux au pied du sapin, Noël est en avance pour les fans de Peter Jackson, John Howe, Alan Lee et J.R.R Tolkien. Nul doute qu’une fois de plus, la face du monde de “l’heroic fantasy” va se voir représentée comme il se doit.
Merci Mr. Jackson.

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Miho <![CDATA[This is the end – Trailer “Batman the Dark Knight Rises” de Christopher Nolan]]> http://zombiatarian.com/?p=5663 2011-12-20T12:23:21Z 2011-12-20T12:17:04Z   [ Read More ]]]>

Alors que le dernier Batman – The Dark Knight – se terminait sur notre héros devenu justement anti-héros, vaincu psychologiquement par un Joker sadique et anar’, le prochain – The Dark Knight Rises – change de ton. On garde l’univers sombre et torturé, mais on passe dans la violence brutale avec l’apparition d’un nouveau grand méchant : Bane.

L’accalmie semble s’être faite sur Gotham, c’est l’heure de la paix et même le commissaire Gordon est enfin récompensé pour ses actes héroïques. Sauf qu’on se doute bien que cela ne va pas durer. Continuant visiblement sa relecture post 11 septembre, Nolan s’attaque cette fois frontalement au terrorisme. Ça explose, ça vole dans tous les sens et pourtant la bande-annonce reste discrète quand aux déroulements des futurs évènements.

On n’aperçoit que très rapidement Batman dans son costume, Catwoman (Anne Hathaway) ne faisant pas non plus d’apparition dans sa combinaison en cuir. Mais elle et Marion Cottilard sont pourtant bien présentes, nous annonçons probablement une sorte de triangle amoureux complexe.

Après l’affiche superbe sortie il y a quelques jours et ce trailer on ne peut plus prometteur, il ne reste plus qu’a patienter jusque l’année prochaine.

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UmmaGumma <![CDATA[Zombie or not zombie – Critique “Berlin Undead” de Marvin Kren]]> http://zombiatarian.com/?p=5615 2011-12-18T11:09:06Z 2011-12-18T11:08:59Z   [ Read More ]]]>

Berlin Undead de Marvin Kren – Allemagne – 2010. 1h02.

D’ordinaire, un film sur les zombies allemands en plein Berlin aurait pu me laisser de marbre, aussi froid que l’un des leurs, mais il est vrai que les 62 minutes de ce – court – film ne nous donne pas le temps de voir le temps passer, et permet de faire réfléchir.

Berlin Undead n’est pas un film de zombies comme les autres, surtout qu’étymologiquement, ce ne sont que des “infectés”. En moins de cinq minutes, on se retrouve confronté à une certaine touche de tendresse, de drame et déjà l’arrivée de morsures. Même sur ce principe, les allemands changent la donne : le virus qui fait passer les hommes en infectés bavant à souhait peut être temporisé, et n’a pour déclencheur que l’adrénaline. Une nouvelle vision, ou plutôt une vision teutonne de ce genre, qui n’est pas à écarter de votre vidéothèque, et pourrait même vous amener un œil plus dramatique que purement horrifique sur le genre.

Pour saisir l’histoire, notre héros Michael est de retour sur Berlin pour rendre les clefs de l’appartement à son ex-petite amie Gabi. Celle-ci absente, il fait la rencontre de Harper, un jeune plombier, dont le patron également sur les lieux semble succomber au virus. Le film retrace deux jours de la vie au sein de deux immeubles face-à-face, dont une partie des survivants font tout leur possible pour se tenir au courant de la prolifération du virus, sous couvert d’une dose d’amour maintenant Michael dans l’espoir, persuadé que Gabi est encore en vie.

La force de Berlin Undead réside surtout dans le rythme, Harper et Michael ne sont jamais seuls et doivent à chaque instant trouver une solution pour s’échapper d’un appartement à l’autre, rencontrant ainsi de plus en plus de zombies. La caméra tremblante empêche quelque peu d’être clair quant aux maquillages, dont on ne peut que déceler les yeux révulsés, le sang sur le visage, mais surtout les grognements, qui donnent toute l’ampleur effrayante au film. Concernant le casting, Michael est loin du héros beau-gosse et charismatique d’un Hollywood, son crâne dégarni n’étant pas vraiment un standard, mais il sait se montrer attachant, de par l’amour inconditionnel qu’il porte pour son ex-copine, dont il défend toujours le nom. Malgré certaines incohérences dues au manque de termes explicites  – notamment le passage des “flashs” – Kren nous livre un film entreprenant, hors des sentiers battus des règles du genre.

Dans l’ensemble, Marvin Kren réalise un film nouveau dans le genre, qui pourrait exacerber la vision négative des puristes mais ravir les amateurs, dont la continuité intimiste mais au rythme soutenu rendent à l’action un sens et un support émotionnel suffisamment intense pour qu’on s’en souvienne. Berlin Undead est à voir, mais n’est pas à mélanger avec un Dawn Of The Dead !

NB : Le DVD de Berlin Undead est dispo avec le Mad Movies du mois de novembre, que vous pouvez retrouver sur leur shop. A noter que les bonus sont vraiment intéressants : une interview du réalisateur et du scénariste par la team 1kult, le making-of, et surtout 2 courts : Zombiefication et Paris by Night of the living dead.

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Miho <![CDATA[La lettre écarlate – Trailer “Dracula 3D” de Dario Argento]]> http://zombiatarian.com/?p=5629 2011-12-15T17:47:45Z 2011-12-15T17:30:43Z   [ Read More ]]]>

Cher Dario,

Tu permets que je t’appelle Dario ? C’est déjà une longue histoire entre nous. Je t’ai même remis cette année dans ma liste au Père Noël, c’est dire si tu comptes.

Et puis aujourd’hui je découvre ta bande-annonce de Dracula 3D. Qu’est-ce qui s’est passé ? Déjà avec Giallo je m’étais dit que tu ne pouvais tomber plus bas : l’abîme profond, on en remonte toujours. Et puis… Toi, TOI qui a su me donner cette fascination étrange du sang avec Profondo Rosso, tu veux me vendre de la sauce tomate 1er prix ? Toi qui m’as fait comprendre avec Inferno que le gothique dans tous ses excès pouvait être une pure merveille, tu me fous des tentacules vertes ?

Et avec tout le respect que je te voue, elle est jolie ta fille mais as-tu pensé l’envoyer faire un tour chez Talm Akademie version actors studio ?

Allez, tu me promets que c’est une version non définitive ce trailer et je te crois encore. Alors tu vas nous enlever ces vilaines images et te remettre au boulot.

Bien cordialement.

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Miho <![CDATA[Back to black – Trailer “Men in Black 3″ de Barry Sonnenfeld]]> http://zombiatarian.com/?p=5580 2011-12-13T06:39:37Z 2011-12-12T23:42:03Z   [ Read More ]]]>

Men in Black a démarré fort pour se retrouver avec un second opus un peu décevant, l’effet de surprise s’étant alors dissipé, les aventures de l’agent K et de l’agent J semblaient se trainer.

C’est après 10 ans d’attente que Barry Sonnenfeld sort enfin son 3ème volet, retrouvant Will Smith et Tommy Lee Jones mais complétant par la même occasion son casting surprenant d’acteurs talentueux : Josh Brolin (No Country for Old Men, Planet Terror), Jemaine Clement (Flight of the Conchords), Alice Eve (Entourage). Et pour cause, le réalisateur a décidé de sérieusement dépoussiérer la franchise.

Men in Black 3 fait en effet un saut dans le temps pour se dérouler dans les 60′s où l’agent J retourne sauver son coéquipier dont il découvre qu’il est mort depuis… 40 ans. Sonnenfeld aura-t-il retrouvé son humour et ses trouvailles fantastiques ? Verdict le 23 mai prochain.

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Miho <![CDATA[Les enfants terribles – Sélection films de Noël]]> http://zombiatarian.com/?p=5459 2011-12-11T16:47:17Z 2011-12-11T04:50:22Z   [ Read More ]]]>

Noël approche à grand pas, avec ses interminables corvées de cadeaux, sa dinde et tonton bourré déblatérant des blagues salaces… Non, non et non. Point de cynisme ici pour une fois, profitons de l’esprit de ces fêtes de fin d’année pour se glisser sous la couette avec quelques kilos de chocolats à disposition et tout autant de films.

Pour les puristes “jamais sans mon film d’horreur”, vous pouvez toujours voir ou revoir Black Christmas, A l’Intérieur et même Père Noël origines, très bientôt en salles, pour rester dans la thématique. Mais si l’envie vous prenait de changer vos habitudes cinématographiques déviantes (quoique…), voici quelques contes fantastiques à vous faire replonger en enfance sans non plus se noyer dans la guimauve. Joyeuses fêtes !

Le voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki – 2001.

Avec ce conte où une petite fille travaille dans un spa 4 étoiles pour esprits afin de sauver ses parents d’une malédiction les ayant transformé en cochons, un des maîtres du cinéma d’animation signe son chef-d’œuvre. On retrouve comme à l’accoutumée des créatures aussi inquiétantes que polymorphes, même si Miyazaki déleste ici son film de tout message pour ne s’attarder que sur l’initiation de Chihiro.

Devant surmonter sa peur de l’abandon, celle des monstres cachés, Chihiro devra surtout faire confiance, et aimer. Entre les contes de Perrault et les légendes japonaises, Miyazaki signe un film d’une beauté formelle parfaite, aux couleurs chaudes qui illuminent l’univers nocturne, tout en saisissant avec sensibilité les états d’âmes d’une petite fille déterminée. De la poésie à l’état brut.

MirrorMask de Dave McKean – 2005.

Quand deux génies du graphic novel se rencontrent pour faire un film cela donne un univers pas très loin d’Alice au pays des merveilles ou du Magicien d’Oz mais en bien plus inquiétant. On y retrouve l’aspect “conte qui déraille” si cher à Neil Gaiman (l’auteur de Coraline) et un visuel absolument époustouflant, froid et mécanique, très steampunk, qui font le style si particulier de Dave McKean.

Relatant l’histoire d’une jeune ado qui, suite à l’hospitalisation de sa mère, se retrouve transportée dans un monde parallèle, on croisera en vrac dans MirrorMask des poissons volants, des robots étranges ou encore des géants, soit un bestiaire foisonnant qui n’est pas sans rappeler celui du Labyrinthe de Pan. Le tout est porté par une photo magnifique, donnant un sentiment de flottement aussi angoissant que fascinant.

A la croisée des mondes : la boussole d’or de Chris Weitz – 2007.

Adapter Philip Pullman n’est pas chose aisée, l’écrivain mêlant littérature enfantine tout en y incluant un sous-texte sur la religion plutôt corsé. Chris Weitz relève pourtant le défi plutôt brillamment en faisant de son film un blockbuster assez éloigné des productions du genre. Pas de niaiseries comme dans Le Monde de Narnia ici, mais un univers froid où les enfants peuvent être aussi retors que les adultes.

Avec un casting qui malheureusement brille bien plus par ses stars que par leurs performances (Nicole Kidman, Daniel Craig, Eva Green), ce film présente cependant l’intérêt d’avoir de vraies propositions visuelles et des effets spéciaux à la hauteur de ses ambitions. Deux suites devaient arriver dans la foulée mais au vu de l’échec commercial du premier opus, rien n’est décidé pour le moment.

Max et les Maximonstres de Spike Jonze – 2009.

Passé un peu inaperçu lors de sa sortie, ce film est un petit bijou. En choisissant d’être extrêmement avare en effets numériques, le réalisateur fait le pari de presque tout misé sur notre imagination et nos réminiscences infantiles en se contentant de costumes de “doudou” et de paysages naturels absolument sublimes. Adapté d’un des récits les plus connus (et courts) de la littérature de jeunesse, Jonze livre un film éminemment personnel et sincère. Max est un petit garçon tout ce qu’il y a de plus détestable et pourtant touchant. Suite à une énième dispute avec sa mère, il se retrouve embarqué vers une île où vivent des monstres naïfs, menaçants mais surtout sacrément dépressifs. Plutôt que de se laisser manger, Max s’impose comme leur roi.

Il se dégage de Max et les Maximonstres une justesse, une poésie, une mélancolie dont il est impossible de se détacher, Jonze mettant sans cesse en avant l’amour inconditionnel, celui qui acceptera même les pires défauts. Très sombre sans être pessimiste, il accomplit un véritable tour de force en se mettant à hauteur d’enfant sans jamais céder une seule fois au sentimentalisme factice.

Les Aventures du baron de Munchausen de Terry Gilliam – 1988.

Sur une histoire sacrément foutraque, narrée à une petite fille par un vieux monsieur affirmant être le réel “Baron de Munchausen”, on retrouve pêle-mêle un sultan débauché pour la référence aux Milles et une nuits, un voyage sur la Lune pour le clin d’œil à Méliès, le Kraken, un volcan terrifiant… Terry Gilliam souffre d’un budget insuffisant qu’il compense largement en laissant libre court à un imaginaire délirant et de plus, sacrément tordu ! Autant dire que l’esprit des Monty Python plane assez souvent ici.

Les acteurs s’amusent et en font parfois trop, le découpage est imparfait mais qu’importe : Les Aventures du baron de Munchausen est un vrai film d’aventures, mettant par ailleurs en abîme le cinéma lui-même : les mensonges ne sont pas importants, pourvus qu’ils soient bien racontés. Un film d’une générosité débordante, bien loin du trop lisse L’Imaginarium du Docteur Parnassus que Gilliam réalisera des années plus tard. Ce qu’il y gagnera en effets spéciaux, il le perdra en âme. Dommage.

Le voyage de Chihiro :

MirrorMask :

A la croisée des mondes : la boussole d’or :

Max et les Maximonstres :

Les Aventures du baron de Munchausen :


]]> 4 Miho <![CDATA[Le secret derrière la porte – Trailer “Keyhole” de Guy Maddin]]> http://zombiatarian.com/?p=5442 2011-12-10T19:23:20Z 2011-12-10T13:15:20Z

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Dire que Guy Maddin est à part dans les productions cinématographiques actuelles ne serait pas rendre justice au réalisateur. Inspiré par les films des 20′s, le cinéma expérimental ou encore par la mythologie fantastique, le canadien surnommé “Mad Maddin” a à son actif des dizaines de courts et longs métrages.

On peut citer entre autres The Heart of the World reprenant la thématique de la fin du monde sous un angle très poétique, Dracula, pages tirées du journal d’une vierge qui, sous la forme du ballet, revisite le livre de Bram Stoker ou encore The Saddest Music in the World sorti en 2006, mélange étrange d’expressionnisme allemand et de comédie musicale.

Présenté au Festival de Toronto, son dernier film Keyhole a déjà remporté un certain succès critique. Détournant cette fois avec les codes du film noir, Maddin retrouvera Isabella Rossellini devenue son égérie, qui jouera aux côté de Jason Patric et surtout de la légende Udo Kier.

Le pitch officiel semble en tout cas promettre de rester dans un univers onirique : Gangster et père indigne, Ulysse revient chez lui après une longue absence. Il va faire face à deux adolescents : une jeune fille noyée, Denny, mystérieusement revenue à la vie ainsi qu’un otage attaché qui n’est d’autre que son fils, Manners. Perdu, Ulysse ne semble pas reconnaitre son enfant mais a l’intime conviction qu’il doit mener une odyssée dans sa propre maison, pièce après pièce, jusqu’à la chambre où l’attend sa femme.

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Miho <![CDATA[Dancer in the dark – Critique “Livide” d’Alexandre Bustillo et de Julien Maury]]> http://zombiatarian.com/?p=5392 2011-12-11T13:09:00Z 2011-12-07T23:35:26Z   [ Read More ]]]>

Livide d’Alexandre Bustillo et de Julien Maury – France – 2011 – 1h31. Sortie le 08/12/11

Quatre ans déjà que Bustillo et Maury nous réconciliaient avec le cinéma de genre français en nous livrant l’intense A l’intérieur. Quatre ans et beaucoup de projets outre-Atlantique avortés plus tard comme le remake d’Hellraiser ou la suite d’Halloween, les voici donc de retour avec Livide. Les deux réalisateurs n’hésitent pas à qualifier leur nouveau métrage de conte fantastique, et il est vrai que bien loin de l’horreur viscérale de leur premier film, le changement de registre est net. On y suivra Lucie qui, avec son petit ami et un copain, partent en virée dans une vieille maison perdue dans les landes bretonnes. Un peu pour se foutre la trouille, surtout pour mettre la main sur le trésor prétendument caché par la propriétaire encore dans les lieux, plongée dans le coma. Un scénario qui n’interpelle pas de premier abord par son originalité, chose qui se confirmera dans la première partie du film.

L’exposition des protagonistes est en effet longuette, séquences les moins brillantes de Livide : dialogues un peu poussifs, personnages masculins inconsistants, on ne peut attendre qu’avec impatience qu’ils débarquent enfin dans l’obscure baraque. Et une fois qu’ils y ont mis les pieds, nous sommes effectivement entrainés dans un étrange mélange de situations horrifiques et d’univers fantastique onirique à l’instar de celui que l’Espagne nous a livré ces dernières années. Mais ici encore, on regrettera à la fois le manque de rythme et l’absence d’unité dans le scénario qui, avec trop de pistes lancées, laisse l’impression d’un ensemble brouillon.

Heureusement, la mise en scène imaginative et soignée permet de passer outre. Les deux comparses semblent avoir voulu renouer avec un cinéma fantastique traditionnel où se développera un bestiaire aussi effrayant que poétique et où la maison deviendra figure centrale. Non sans rappeler le traitement architectural d’Argento (les escaliers sans fin ou les portes qui se dérobent), chaque pièce renferme une ambiance particulière que les flashbacks viendront expliciter sans en enlever le charme. Marc Thiébault a d’ailleurs largement mérité son prix à Stiges pour le travail sur les décors. Notons également que Livide doit beaucoup au très beau travail sur la lumière effectué par Laurent Barès, redonnant enfin tout son aspect photogénique au sang et permettant du même coup aux scènes plus gore de s’intégrer parfaitement à l’atmosphère romantique.

Si Livide est donc un film aux qualités esthétiques indéniables, il ne se résume cependant pas à cela. Bustillo et Maury dans leur évolution n’ont pas oublié les thématiques qui leur sont chères : la féminité et la maternité. Les deux Chloé – respectivement Chloé Coulloud et Chloé Marcq – livrent une performance tout en justesse, gracieuses jeunes femmes étouffées chacune par des figures maternelles. Marie-Claude Pietragalla, l’une d’elle, est d’ailleurs glaçante en professeur de danse intransigeante. Les dernières minutes du film s’attardant sur la curieuse relation que les deux filles vont nouer éloigne du fait doucement le métrage du réalisme pour l’emmener sur un terrain plus symbolique, ce qui lui permet de clore sur un final resplendissant.

Dommage alors que les deux réalisateurs n’aient pas fait le choix de ce lyrisme tout au long de Livide, ce qui lui aurait permis de se détacher d’histoires secondaires plombantes pour se concentrer sur l’essentiel. Il n’en reste pas moins que dans le morne paysage fantastique français, ce film fait une fois encore figure d’exception, explorant avec une réelle sincérité des mythologies angoissantes. Un nouvel essai pas entièrement convaincant mais sans hésitation prometteur.

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UmmaGumma <![CDATA[When the night has come and the land is dark ♪ – Présentation “The Walking Dead” de Frank Darabont]]> http://zombiatarian.com/?p=4832 2011-12-06T22:43:11Z 2011-12-07T03:33:35Z   [ Read More ]]]>

The Walking Dead de Frank Darabont et Robert Kirkman – USA – 2010. 45min. 2 saisons actuellement en cours.

Tandis que la première saison – de seulement six épisodes – nous a laissé haletants, essoufflés par le rythme soutenu de la fuite des derniers survivants connus aux USA après la zombification du monde suite à une épidémie, la saison deux a fait son apparition sur la chaine américaine AMC (Breaking Bad) il y a peu. Frank Darabont (Les Évadés, La Ligne Verte) par ailleurs parti ou viré durant la production de cette saison et Robert Kirkman (créateur du comic éponyme) ont rengainé près d’un an après le succès de la saison une, avec la suite “What Lies Ahead”. On retrouve alors le héros principal, le shérif Rick Grimes et quelques autres survivants, rôdant sur une autoroute à la recherche d’eau, d’essence, et surtout d’autres humains. Mais une horde de zombies en approche ne leur laissera que peu de répit.

Cette série dramatique/horreur étonne particulièrement sur le réalisme donné aux zombies, qui semblent plus vrai que nature. Les effets spéciaux sont extrêmement bien réussis et tous s’accordent à dire que cette série n’a rien à envier à 28 jours plus tard ou autre blockbuster. Andrew Lincoln (L’Arnaqueur, Human Traffic) joue à merveille le rôle du père de famille comme celui du shérif qui doit réfléchir et prendre les décisions pour le groupe. Sa sagacité est mise à rude épreuve, et tandis qu’il apprend l’existence des zombies et les affronte seul au début de la première saison, il fait preuve d’un sang-froid qui le sauve de situations extrêmes.

Comme évidemment dans chaque série, on retrouve les poncifs qui basent et forcent l’admiration (ou parfois l’irritation !) envers les protagonistes : l’amour, les mensonges et les trahisons ou encore la faculté de paniquer, ou non, face à l’horreur à laquelle tous sont confrontés. Bien qu’un peu sur notre faim à la vue de “TS-19″, le dernier épisode de la saison une, cette série à su convaincre les spectateurs, amenant pas loin de 5 millions de zombies-fans lors de la diffusion de la saison. Le nombre de téléspectateurs pour le premier épisode de la saison deux a lui encore explosé puisqu’on dénombrait pas moins de 7 millions de téléspectateurs. Tout laisse présager que les nouveaux épisodes seront à la hauteur et répondront aux promesses du comic, déjà bien connu par les fans de zombies !

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Miho <![CDATA[Sous le soleil de Satan – Critique “Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie” de Bill Condon]]> http://zombiatarian.com/?p=5303 2011-12-27T11:11:10Z 2011-12-06T13:04:47Z   [ Read More ]]]>

Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie de Bill Condon – France – 2011 – 1h51. Sortie le 16/11/11

Difficile d’aborder Twilight libre de tout préjugé, pour beaucoup la saga représentant ce que le cinéma a pu faire de pire à la mythologie vampirique. Des vampires qui scintillent au soleil n’est en effet pas l’idée la plus brillante – et sans jeu de mots foireux – qui soit, mais admettons. Passons également outre l’interprétation de Robert Pattinson et Kristen Stewart devenues icônes des prépubères, de la bluette niaise au possible ou bien encore des incohérences énormes entre les différents épisodes. Non, le réel problème de Twilight se trouve dans le message pernicieux que celui-ci prétend délivrer.

Dans les épisodes précédents, Bella, une jeune fille fraichement débarquée au milieu de la cambrousse fait la rencontre d’Edward, un vampire centenaire. D’abord effrayée par sa nature, elle finit par l’accepter non sans passer d’abord par un certain nombre d’épreuves. “Je t’aime, moi non plus” : Edward la quitte pour la protéger, elle trouve refuge dans les bras d’un loup garou, finalement son suceur de sang revient… Bref, Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie s’ouvre sur le mariage des deux tourtereaux, condition sine qua non afin qu’Edward transforme Bella en vampire.

Si bien souvent la morsure du vampire est une métaphore de l’acte sexuel, dans Twilight ce sous-texte n’existe même plus. Il est dit très clairement que les relations charnelles hors mariage sont un pêché ultime. Pire : c’est toujours le cas après. En effet, suite à l’échange de leurs vœux, Bella et Edward baisent enfin. Une fois. Celui-ci ayant peur de blesser cette petite chose fragile que représente la femme et l’homme n’étant que l’incarnation de la bestialité, ils préfèrent passer le reste de leur voyage de noces à jouer aux échecs. Passionnant.

La contraception n’ayant même pas le droit de citée, Bella tombe enceinte dès cette première relation. Ai-je besoin de rappeler qu’elle a 18 ans et qu’elle sort du lycée ? Il n’est donc à aucun moment évoqué l’idée qu’elle pourrait éventuellement avoir un avenir propre, faire des études, s’épanouir dans son boulot. Car évidemment, le mot avortement est par ailleurs lui aussi banni. Pourtant il aurait parfaitement sa place : le fœtus qui grandit en quatrième vitesse dans le bide de la demoiselle la tue. Mais le discours sur le droit à disposer librement de son corps se retrouve fallacieusement remplacé par : “Mon rôle de femme est de donner la vie en crevant dans d’atroces souffrances”.

S’adressant majoritairement à un public adolescent, le film est d’autant plus malsain qu’une série comme Buffy contre les vampires il y a des années déjà avait parfaitement réussi à utiliser le fantastique pour signifier le passage à l’âge adulte. Sur le même schéma de relation sentimentale humain/vampire, l’héroïne possédait non seulement des attributs habituellement réservés aux mecs et surtout se retrouvait confrontée à des choix. Des choix douloureux certes, mais qui dépendaient uniquement de son libre arbitre, absolument nécessaires à la construction de son individualité. Dans Twilight, la seule alternative à laquelle Bella fera face sera celle de choisir quel homme la possèdera pour toujours. Une fois ce dilemme résolu, son existence ne lui appartiendra plus puisqu’elle sera de toute façon transformée en vampire par Edward afin de survivre lorsqu’il lui injectera son “venin”. Une renaissance donc, à l’image d’Adam créant Ève à partir d’une de ses côtes ?

Derrière ce dernier opus, la seule chose qui se révèle est le reflet d’une certaine Amérique puritaine dans ce qu’elle a de plus conservateur. Sous couvert de romantisme, il n’est question ici que de sacrifices, de répartition de rôles définis entre hommes et femmes et de la supériorité d’un pseudo instinct maternel qui enlèverait toute notion de raison. On frôle l’abjection.

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Miho <![CDATA[Les rebelles de la forêt – Trailer “The Cabin in the Woods” de Drew Goddard]]> http://zombiatarian.com/?p=5284 2011-12-06T01:27:34Z 2011-12-05T22:04:05Z   [ Read More ]]]>

Après un premier succès rencontré avec Buffy, Joss Whedon patauge un peu en se battant avec la Fox puisque après sa série Firefly qui ne sera pas renouvelée (mais aura tout de même une suite avec le film Serenity), ce fut au tour de Dollhouse de subir le même sort.

Whedon n’abandonne pas pour autant, revenant même en force l’été prochain aux commandes de The Avengers, mais aussi en tant que co-scénariste de The Cabin in the Woods. Une maison paumée au fond des bois, un groupe d’ado en balade… Vous pensez connaître l’histoire ? Ça tombe bien, c’est exactement la phrase d’accroche de l’affiche dévoilée il y a quelques jours.

Et il est vrai qu’en regardant le trailer, on se dit que Joss Whedon et son comparse Drew Goddard – scénariste entre autres de Cloverfield, Alias, Buffy, Lost et également réalisateur sur ce film – ont pris un malin plaisir à tordre le cou aux codes du survival pour mélanger allégrement horreur, fantastique et science-fiction. Déjà reporté par la MGM, le résultat sera visible en avril aux USA donc sûrement peu après chez nous.

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UmmaGumma <![CDATA[Raid is dead – Critique “La Horde” de Yannick Dahan]]> http://zombiatarian.com/?p=5226 2011-12-02T12:05:01Z 2011-12-02T11:44:45Z   [ Read More ]]]>

La Horde de Yannick Dahan et Benjamin Rocher – France – 2008 – 1h30

Yannick Dahan, c’est ce chauve au fort accent toulousain qui gesticulait dans tous les sens pour nous balancer ses critiques de films dans Opération Frisson et qui bossait pour Mad Movies. Fût un temps, il a voulu s’essayer à la réalisation, et avait commencé par Rivoallan en 2007, un court métrage où se mélangeaient flics infiltrés et dealeurs, sur fond de fusillade. C’est ce même court-métrage qui a amené le film La Horde, dans lequel il a rajouté une touche d’hémoglobine avec l’arrivée de zombies.

L’ambition de Dahan était avant tout de faire “le premier film de zombie français, badass movie avec des punchlines tout aussi badass”. Mais outre sa société de production - Capture [The Flag] - peu de monde a répondu présent pour le projet, et c’est ainsi qu’il a fait participer 300 figurants bénévoles et a lancé une campagne de financement du film par des internautes, qui a ramené 47.000 euros grâce à 468 donateurs. Au total, pour un peu plus de deux millions d’euros, Dahan a réussi à boucler son film, qui aujourd’hui encore arrive encore à faire parler de lui.

Dahan est donc parti d’un synopsis bourrin mais banal : la mort d’un flic amène ses collègues à faire – illégalement – une descente dans un HLM désaffecté de la banlieue de Paris, dans lequel des dealeurs surarmés font leur loi. Le raid vengeur est un fiasco et rapidement, ce qu’il reste des survivants de chaque partie va devoir se serrer les coudes face à un ennemi commun sorti de nul part.

Nos protagonistes, autant flics que malfrats, trouvent pour seul solution de s’allier pour sortir comme possible de l’enfer qu’est devenu le bâtiment, fourmillant de zombies affamés. Paquets d’hémoglobine, bastons à foison, fusillades en tous genres : les nouveaux acolytes font de leur mieux pour survivre, tandis que petit à petit ils se voient séparés les uns des autres. Jo Pestia (Irréversible, Les Morsures de l’aube), Claude Perron (Bernie, Le Convoyeur) et Jean-Pierre Martins (La Môme, Laisse tes mains sur mes hanches) sont les acteurs forcés de l’horreur retranscrite ici, entre métaphore sociale de problèmes de banlieue et fantaisie morbide de fin du monde avant l’heure.

On ne peut nier la manière avec laquelle Dahan a travaillé sur les maquillages et les effets spéciaux, que je trouve aussi bons qu’un film à gros budget, mais là où le bât blesse, c’est sur le cruel manque d’originalité du scénario, et la pauvreté des dialogues. “Mais on est pas venu là pour écouter une logorrhée poignante et voir des bisounours ! On veut du sang !!” me crierez-vous. Et c’est un peu le seul bon point que remporte le film, car outre la profusion de bave, de violence, de baston et de paires d’yeux injectées de sang, les quelques punchlines en effet badass ne le sont pas vraiment. Dahan rechigne à donner une miette de nouveauté sur le sujet. Malgré tout, il y glisse quelques touches d’humour et se prête même au jeu, en jouant lui-même l’un des zombies.

Assez intrigué pour le regarder jusqu’au bout, pas assez convaincu pour le revoir, La Horde mérite quand même un thumbs-up pour sa réalisation et son rythme soutenu qui évitent l’ennui et permet un débat d’après-film sur “Tiens ! Et là, tu as vu la référence à Carpenter ?!“. En bref, les fans du genre le regarderont pour l’évaluer, les amateurs pour s’amuser, donc n’hésitez plus !

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Miho <![CDATA[FAUX ! – Trailer “Wrong” de Quentin Dupieux]]> http://zombiatarian.com/?p=5235 2011-12-01T13:00:41Z 2011-12-01T12:19:12Z   [ Read More ]]]>

Après Non film, Steak et surtout le salué Rubber l’année dernière, Quentin Dupieux aka Mr. Oizo sera de retour en 2012 avec Wrong.

Il travaillera de nouveau avec Jack Plotnick et Eric Judor, mais aussi avec Charley Koontz, qui n’est d’autre que “Fat Neil” pour les fans de Community. Comme toujours chez le réalisateur français, difficile de résumer un métrage qui s’avère être une fois encore en dehors de toute convention. Le trailer ne montre lui-même que peu de choses si ce n’est une voiture roulant en plein désert ou un détective en charge de retrouver un chien perdu, l’ensemble porté par une musique électro bien reconnaissable.

Le film sera présenté au Festival de Sundance en janvier prochain et devrait sortir sur nos écrans, nous espérons, dans les mois qui suivront.

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Miho <![CDATA[Concours : gagnez des places pour “Carnage” et des films sur FilmoTV]]> http://zombiatarian.com/?p=5199 2011-11-30T12:25:08Z 2011-11-30T11:00:59Z   [ Read More ]]]>

FilmoTV vous propose de gagner des places pour aller voir Carnage de Roman Polanski qui sort le 7 décembre prochain en participant au grand quizz cinéphile sur leur page Facebook.

Distribué par Wild Bunch, Carnage mettra en scène Kate Winslet, Jodie Foster, Christoph Waltz et John C. Reilly dans l’histoire de deux couples qui, suite à une dispute entre leurs enfants respectifs, vont se déchirer en perdant tout sens des limites.

Le concours a lieu du 30/11/11 au 21/12/11 vous permettra de remporter :

- 1 abonnement de 3 mois à FilmoTV (soit presque 360 films !) + 2 places de cinéma pour Carnage pour 2 personnes
- 8 places de cinéma pour Carnage pour 2 personnes
- 10 films bonus valables sur tout le catalogue FilmoTV

Bonne chance à tous !

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Miho <![CDATA[Conte cruel de la jeunesse – Critique “Bellflower” d’Evan Glodell]]> http://zombiatarian.com/?p=5177 2012-03-19T11:35:38Z 2011-11-28T15:15:15Z   [ Read More ]]]>

PIFFF 2001 #2

Bellflower d’Evan Glodell – USA – 2011. 1H40. Sortie 21/03/2012

Woodrow et Aiden, deux ados attardés s’ennuyant ferme dans un trou paumé de Californie et vouant un culte à la mythologie de Mad Max, construisent lance-flamme et voitures indestructibles en s’imaginant faire partie du gang imaginaire “Medusa” prêt à affronter l’apocalypse. Mais lorsque Woodrow tombe amoureux de la toute aussi perdue Milly, leur petit monde déjà fragile va littéralement imploser.

Les mots “spleen” et “nihilisme” sont souvent revenus pour évoquer ce Bellflower d’Evan Glodell, qui y tient également le rôle principal. Le réalisateur livre avec ce premier film une œuvre dense, à la frontière entre le journal intime et l’observation d’une Amérique qui se traine une jeunesse désabusée depuis les 70’s. En effet, ces personnages morts d’ennui ont depuis longtemps renoncé à chercher un sens à leur existence, leur seul espoir de survie résidant dans la fuite. Lors d’un road trip vers le Texas ou lorsqu’ils se saoulent du matin ou soir, tous évitent consciencieusement de se heurter à la réalité. Mais Bellflower est une histoire de collisions inévitables où le monde réel que tous rejettent les rattrapera d’autant plus brutalement.

On pensera alors beaucoup à Dennis Hopper et plus particulièrement à son sublime Out of the blue qui lui aussi nous confrontait aux mêmes désillusions. Les références de Glodell sont d’ailleurs très nombreuses, de Bret Easton Ellis à Wim Wenders en passant bien sûr par George Miller, d’où un parti pris esthétique particulier. Surexposition, grain prononcé et corps sublimés, Bellflower nous entraine dans un trip visuel nous faisant ressentir la folie douce de ses protagonistes, le tout porté par un très beau score folk signé Jonathan Keevil.

Mais si la première partie a tendance à suivre le rythme classique du teen movie dramatique, la seconde en revanche déroute en s’éloignant progressivement de toute velléité réaliste. L’apocalypse semble bien avoir eu lieu finalement, même si celle-ci ne marque que la fin du monde de Woodrow. Ses inventions pyrotechniques vont alors lui permettre d’exorciser sa douleur en passant par une destruction rageuse avant, peut-être, de faire preuve de résilience.

On pourra reprocher au métrage quelques longueurs qu’on pardonnera à Glodell tant Bellflower dégage une poésie brute, aussi sincère que touchante, s’érigeant en digne héritier d’une contre-culture américaine qu’on pensait pourtant morte et enterrée depuis longtemps.

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Miho <![CDATA[Et paf, le palmarès du PIFFF]]> http://zombiatarian.com/?p=5147 2011-11-28T02:22:32Z 2011-11-28T00:36:31Z   [ Read More ]]]>

En attendant les quelques critiques des films du PIFFF à venir ici, voici le palmarès de cette première édition du Paris Fantastic Film Festival.

Ayant misé sur une programmation éclectique, d’ailleurs parfois éloignée du fantastique à proprement parlé, ce festival fut en tout cas placé sous le signe de la découverte, de la curiosité et en ces temps de vaches maigres de distribution en France sur grand écran, ça fait un bien fou ! Constat qui se confirme d’ailleurs puisque la majorité des films présentés n’ont à l’heure actuelle pas de distributeurs.

Un grand merci encore aux organisateurs qui nous ont déjà promis une nouvelle édition dès l’année prochaine au vu du succès de celle-ci : plus de 4600 spectateurs sur les 5 jours de l’événement.

Roger Avary, Jaume Balaguero, Christophe Gans et Lucile Hadzihalilovic, les 4 membres du jury international, ont avoué n’avoir que peu hésité dans le choix de leur film favori, le Prix du jury long métrage revenant à Bellflower d’Evan Glodell. Bellflower est une plongée amère dans la Californie contemporaine, suivant une bande d’allumés un peu paumés dont la passion pour Mad Max rythme leur vie. Un film poétique et rageur dont je reparlerai.

Le prix du public a lui décidé de récompenser Masks d’Andreas Marschall, un hommage allemand aux gialli par le réalisateur de Tears of Kali que je n’ai pas pu voir, mais dont vous pouvez retrouver la critique chez nos amis de Celluloidz.

Le prix Ciné + Frissons revient lui aussi à Masks d’Andreas Marschall.

Concernant les courts métrage, le jury international a primé A function réalisé par Hyun-soo Lee. Efficace, gore et cruel, du pur cinéma coréen maîtrisé. Il a également remis le prix ex-æquo à Hope de Pedro Pires, court canadien extrêmement graphique et poétique.

Pour la compétition française, le jury de courts-métrages composé de Sébastien Bacchini, Antoine Charreyron, Juan Carlos Medina, Jean-Christophe Spadaccini, Stéphane Chaput et Hélène Saint-Riquier ont choisi de donner Le prix du court-métrage français à Jusqu’au cou de Morgan S. Dalibert. Un court en effet très court, pas mauvais, mais pas non plus transcendant sur les relations humaines dans une ambiance post-apo. Une mention spéciale fut également décernée à Peter de Nicolas Duval, adaptation du Peter Pan de Loisel. Si les effets et l’univers visuel sont au rendez-vous, nous avons tout de même l’impression d’assister à une bande-annonce de quelques minutes bien plus qu’à une création originale.

See you next year !

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Miho <![CDATA[Ghostbusters – Critique “The Innkeepers” de Ti West]]> http://zombiatarian.com/?p=5116 2011-11-26T23:42:26Z 2011-11-26T23:42:24Z   [ Read More ]]]>

PIFFF 2001 #1

The Innkeepers de Ti West – USA – 2011. 1H40. Sortie inconnue

Aux côté de Christopher Smith, lui aussi injustement habitué aux sorties DTV, Ti West est une des figures du renouveau fantastique américain. Après des débuts plutôt laborieux, il se fait remarqué en 2009 avec The House of the Devil, en revisitant à la fois les thématiques de la maison hantée et tout un pan des productions des 70’s. Il continue dans cette même lignée avec The Innkeepers en s’attachant à l’histoire de Claire et Luke, deux employés gardant l’hôtel “The Yankee Pedlar” quelques jours avant sa fermeture définitive. Mais leur grande passion est la chasse aux fantômes, et plus particulièrement celui d’une jeune femme qui se serait suicidée sur les lieux après avoir été abandonnée devant l’autel le jour de son mariage.

Divisé en trois chapitres et un épilogue, le film prend son temps, préférant s’attarder sur la psychologie de ses personnages ainsi que sur les rapports étranges qu’ils entretiennent. Pas d’obsessions avec le spiritisme ou de gadgets hyper sophistiqués ici, Claire et Luke semblant plutôt considérer leurs recherches sur l’au-delà comme un moyen de tuer le temps, mus par une curiosité quasi innocence. Sarah Paxton est par ailleurs très juste dans le rôle de cette ado attardée, accro à son inhalateur contre l’asthme, qui traine ses baskets de la buanderie au salon en pistant la moindre trace de la fiancée éplorée.

Seulement voilà, les esprits errant dans la vieille bâtisse semblent bien moins inoffensifs qu’ils n’y paraissent et la panique va gagner la jeune femme au fur et à mesure que les nuits passent. Sur cette trame classique, West a fort heureusement décidé de ne pas s’adonner à la shaky cam ou autres manies insupportables pullulant ces dernières années pour livrer une mise en scène posée. Longs travellings, cadrages soignés, caméra qui semble glisser pour ne jamais lâcher son héroïne, le réalisateur réussi également à donner corps à l’hôtel, au final le personnage vraiment angoissant de The Innkeepers. Difficile d’ailleurs de ne pas encore évoquer Shining tant les points communs sont nombreux, même si West assume parfaitement son inspiration.

La seconde partie se concentre donc sur cette montée crescendo de l’épouvante sans jamais en rajouter dans les effets, préférant de loin la suggestion. Or si le traitement de cette ascension s’avère être particulièrement efficace par moment, elle souffre cependant d’une absence d’approfondissement. Inutile d’attendre une quelconque explication sur les motivations des revenants ou leur histoire. Un aspect parfois frustrant, notamment lors de la conclusion abrupte. Même chose pour les personnages secondaires, la médium en tête, dont le rôle ne dépassera jamais celui de la figuration.

Ti West signe donc ici un métrage de très bonne facture, permettant de redonner ses lettres de noblesse aux trop galvaudées histoires de fantômes. Il arrive à garder le meilleur de l’héritage des 70’s en le dépoussiérant pour lui insuffler une modernité nécessaire. Cependant, malgré ses nombreuses qualités, The Innkeepers manque d’enjeux et de tension dramatique qui aurait pu lui faire gagner en ampleur afin d’en faire un réel grand film.

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Miho <![CDATA[Des chiffres et des lettres – Projet “ABC’s of Death” (suite)]]> http://zombiatarian.com/?p=5097 2011-11-16T11:44:32Z 2011-11-16T11:39:53Z   [ Read More ]]]>

Comme je vous en parlais il y a quelques mois, un des projets les plus surprenant dans le cinéma horrifique est probablement ABC’s of Death.

Pour rappel, le projet consiste à réaliser un abécédaire de l’horreur, 26 réalisateurs de nationalités différentes et autant de façons de mourir en commençant par la lettre A, B, C, etc.

L’idée a germé dans les têtes de Ant Timpson et Tim League qui, en plus de cela, ont décidé de confier le court-métrage commençant par la lettre “T” à un réalisateur amateur. Le concours a eu lieu sur leur site internet et le grand gagnant est Lee Hardcastle pour son T is for Toilet. Un court en pâte à modeler sur les frayeurs infantiles effectivement très inventif et très réussi.

Le projet qui se présentera sous la forme d’un long métrage et non d’une anthologie est prévu pour courant 2012, et la liste des réalisateurs donne plutôt envie :

Kaare Andrews
Angela Bettis
Adrian Bogliano
Jason Eisner
Ernesto Diaz Espinoza
Bruno Forzani
Xavier Gens
Lee Hardcastle
Noburo Iguchi
Thomas Malling
Anders Morgenthaler
Yoshihiro Nishimura
JT Petty
Banjong Pisanthanakun
Simon Rumley
Marcel Sarmiento
Christopher Smith
Srdjan Spasojevic
Timo Tjahjanto
Andrew Traucki
Nacho Vigalondo
Jake West
Ti West
Ben Wheatley
Adam Wingard
Yûdai Yamaguchi

En attendant vous pouvez retrouver l’ensemble des courts réalisés pour la lettre “T” sur le site officiel, et je vous conseille fortement le gore T is for Turbo des québécois allumés de Road Kill Super Star, déjà responsables de l’hilarant Bagman.

T is for Toilet – Lee Hardcastle

]]> 0 Miho <![CDATA[Dans ton PIFFF – Présentation du Paris International Fantastic Film Festival]]> http://zombiatarian.com/?p=5044 2011-11-27T10:49:31Z 2011-11-10T17:21:41Z

  [ Read More ]]]>

Petit nom donné au nouveau festival de cinéma fantastique de Paris, le PIFFF présente en premier lieu l’intérêt d’être une ressource de jeux de mots quasi inépuisable, certes à la pertinence plus ou moins discutable.

Créé par l’association Paris Ciné Fantastique en collaboration avec le magazine Mad Movies pour palier à l’absence de festival de ce genre dans notre capitale, le PIFFF est chapeauté par Fausto Fasulo, rédacteur en chef de Mad Movies pour ce qui est de la direction artistique et par Cyril Despontin, directeur délégué, a qui l’on doit déjà le festival Hallucination Collectives de Lyon ainsi que le site ZoneBis. Autant dire un certain gage de sérieux et de qualité.

Après une très belle affiche dévoilée puis un teasing sur les films présentés, nous avons à présent plus d’informations sur ce que l’on pourra voir durant 5 jours à Paris. A savoir une compétition de longs-métrage internationaux dont le jury sera composé de Roger Avary, Jaume Balaguero, Christophe Gans et Lucile Hadzihalilovic, deux compétitions de courts-métrages (une française et une étrangère) ainsi qu’une sélection de films inédits.

L’ouverture aura lieu sous influence ibérique puisque Jaume Balaguero viendra présenter son dernier film Malveillance (Mientras Duermes). Après avoir réalisé La Secte sans nom, Fragile ou encore la saga [Rec] avec son comparse Paco Plaza, Malveillance narrera l’histoire d’un concierge barcelonais qui en sait beaucoup (trop) sur la vie des habitants de son immeuble. Présenté comme un thriller paranoïaque, le trailer semble en tout cas présager d’une ambiance poisseuse à souhait.


Malveillance – Trailer par pifff

La clôture du PIFFF mettra elle en avant Detention de l’américain Joseph Kahn, réalisateur reconnu de clips passé au cinéma en 2004 avec Torque. Détention se revendique “du slasher, du teen movie mais aussi de la science-fiction”. Rien que ça. Il paraît de ce fait s’inscrire dans la lignée de All the boys love Mandy Lane avec un côté complétement décalé. Là encore, la bande-annonce donne furieusement envie.


Detention Trailer par pifff

Dans la compétition internationale, quelques films déjà se détachent. Tout d’abord Retreat, premier film de Carl Tibbetts au casting alléchant (Cillian Murphy, Thandie Newton, Jamie Bell) qui se veut lui aussi dans la veine des thrillers et films d’ambiance plus que dans l’horreur pure et dure. Retiré sur une île loin de tout, un couple va être informé par un individu pour le moins mystérieux de l’arrivée et de la propagation d’un virus censément mortel. Huis-clos, campagne désertique à perte de vue et paranoïa ambiante : Retreat annonce de quoi jouer avec nos nerfs.


Retreat Trailer par pifff

Viens ensuite The Dead qui semble enfin sortir des sentiers battus du film de zombies dont on fut abreuvé ces dernières années. Tourné au Burkina Faso et au Ghana, The Dead relatera l’histoire d’un pilote s’écrasant à l’ouest de l’Afrique et devant survivre à une population transformée en morts-vivants. Pas de zombies énervés ici, mais une lenteur qui présage de faire de ce film des Ford Brothers une vraie relecture du mythe, quelque part entre survival et œuvre contemplative.


The Dead Trailer par pifff

Enfin, après le très étrange Tears of Kali, Andreas Marschall revient avec Masks, film hommage aux gialli italiens. Rythme lancinant, images sentant bon les 70′s, musique envoûtante et scénario qui n’est pas sans évoquer Suspiria du maestro Argento (“Après plusieurs échecs dans divers conservatoires d’art dramatique, Stella est enfin retenue dans un atelier privé aux méthodes extrêmement particulières…”) : Masks s’impose déjà comme un film extrêmement prometteur.


Masks Trailer par pifff

Les autres films en compétition seront : A Lonely Place To Die de Julian Gilbey, Blind Alley d’Antonio Trashorras, Extraterrestre de Nacho Vigalondo, The Innkeepers de Ti West et Cassadaga d’Anthony DiBlasi.

En parallèle, nous pourrons également retrouver dans les séances spéciales le dernier Carpenter, The Ward - aux échos plus que moyens – sur grand écran, The Violent Kind des Butcher Brothers histoire de partir dans un délire visuel complétement barré, 4:44 : Last day on earth le dernier projet d’Abel Ferrara avec Willem Dafoe ou bien encore un documentaire inédit sur Ray Harryhausen, un des plus grand monsieur du monde des effets spéciaux.

Le PIFFF se déroulera du 23 au 27 novembre prochain au Gaumont Opéra Capucine dans le 9ème arrondissement et toutes les infos sont disponibles sur le site officiel. On souhaite donc une excellente première édition aux organisateurs et pour patienter, on peut toujours regarder la sympathique bande-annonce qu’ils nous ont concocté.


Paris International Fantastic Film Festival 2011… par pifff
]]> 3 Miho <![CDATA[Retour vers le passé – Critique “Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne” de Steven Spielberg]]> http://zombiatarian.com/?p=4990 2011-11-02T00:06:11Z 2011-11-01T11:42:58Z   [ Read More ]]]>

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg – USA – 2011. 1H47. Sortie le 26/10/11

Aventures, mystères, personnages hauts en couleur et pays exotiques : l’univers d’Hergé et celui de Spielberg se rejoignent à la perfection, les deux partageant une vision narrative similaire. Sauf que Tintin il y a soixante ans n’était déjà un modèle de modernité et qu’en 2011, le moralisme parfois rance du discours d’Hergé nous explose en pleine face sous la caméra du réalisateur. L’argument “âme d’enfant” va bien entendu être brandi à tout va, ne pas aimer le petit blondinet à la houppette constituant un crime de lèse-majesté grandement punissable.

L’âme d’enfant, parlons en. Les contes et les revisites de ceux-ci dans leurs parts à la fois féérique et sombre (Coraline, Max et les Maximonstres, James et la pêche géante, etc.) ont enfin proposé ces dernières années une approche de l’enfance qui ne soit pas régie sur le seul modèle dichotomique bien et mal tout comme l’ont également fait Pixar et autres Ghibli. Pendant ce temps, les productions Amblin elles, depuis que Joe Dante et Robert Zemeckis ont plus ou moins quitté le navire, s’égarent dans une nostalgie pesante, enchaînant les métrages insipides dont le dernier en date, Super 8, en est le parfait exemple.

Les aventures de Tintin arrive donc à point nommé pour s’inscrire dans cette phase descendante, tonton Spielberg semblant avoir tellement peur d’abîmer son matériau de base qu’il ose à peine y toucher. Quelques ajustements scénaristiques – une histoire de vengeance improbable à travers les siècles entre les lignées de Rackham Le Rouge et des Haddock – c’est tout ce à quoi l’on aura droit, le reste n’étant qu’un enchaînement de scènes d’action au rythme neurasthénique. Car l’on retrouve dans Les aventures de Tintin les mêmes faiblesses que dans le dernier opus d’Indiana Jones : l’alternance de séquences de courses-poursuites et de bastons n’est en aucun cas une formule magique permettant de sauver un film d’un ennui profond lorsqu’il n’y a aucun enjeu émotionnel.

Alors à défaut d’avoir un scénario de film d’aventures tenant la route, on pourra toujours admirer les prouesses techniques de la performance capture sur le rendu des textures, des regards ou de la gestuelle. Oui c’est joli. Sauf que depuis Cameron et son Avatar qui avait au moins compris malgré les imperfections de son histoire que la technologie doit être au service d’un film et non l’inverse, on fait de nouveau un saut en arrière avec Les aventures de Tintin. Sans compter qu’ici l’utilité de la 3D est plus que discutable. Spielberg en rajoute donc sur les gros plans, s’attardant inutilement sur des détails esthétiques là où l’on aurait préféré qu’il en profite pour insuffler une humanité à ses personnages secondaires comme les Dupont et Dupond ou le méchant Sakharine. Andy Serkis est par ailleurs bien le seul à tirer son épingle du jeu en interprétant un Capitaine Haddock gaffeur, sensible et habité.

Les aventures de Tintin apparaît de fait comme un film ayant parfaitement rempli son cahier des charges pour à la fois être fidèle à Hergé tout en s’imposant comme un blockbuster d’action, consensus mou permettant de mettre d’accord tintinophiles de la première heure et néophytes. Et prouvant du même coup la capacité de Spielberg à éviter consciencieusement toute prise de risques. Problème : âme, d’enfant ou non, le film s’en retrouve au final complétement dépourvu.

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Miho <![CDATA[Horreur à la bretonne – Trailer “Livide” d’Alexandre Bustillo et de Julien Maury]]> http://zombiatarian.com/?p=4976 2011-10-30T10:48:57Z 2011-10-30T10:06:32Z

Je vous en ai déjà parlé en long, en large et en travers de ce Livide (ici notamment) d’Alexandre Bustillo et Julien Maury qui a eu les meilleurs échos possibles lors des derniers festivals de cinéma fantastique de Toronto, Stiges, Strasbourg, etc.

Après une date de sortie repoussée puis maintenue – le 7 décembre prochain – l’affiche est enfin là ainsi que le trailer ! Ça parle vampires et fantômes, ça mélange ambiance gothique et éclairs de violence brute, ça évoque le meilleur de la Hammer et du cinéma horrifique transalpin… Bref, peu de chance que Livide déçoive.

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UmmaGumma <![CDATA[Long Live The King ! – Critique “Le Retour du Roi” de Peter Jackson]]> http://zombiatarian.com/?p=4806 2011-10-24T07:13:46Z 2011-10-24T07:13:35Z   [ Read More ]]]>

« Le Retour Du Roi » de Peter Jackson, Nouvelle-Zélande, 2003. 4h10.


“Un Anneau pour les gouverner tous, et dans les ténèbres les lier…”

Le dernier volet de la trilogie est et restera le plus prenant, dramatique, épique et parfaitement réalisé opus du Seigneur des Anneaux. L’ouverture du film est un flashback, nous montrant le vrai visage de Sméagol – a.k.a Gollum – avant qu’il ne trouve l’Anneau de Sauron. On voit le jeune hobbit subir le pouvoir de l’Anneau presque instantanément, corrompu et commettant son premier méfait. Le tout s’enchaine sur une magnifique et choquante transformation de ce dernier, devenant la créature solitaire et lunatique que l’on rencontre dans Les Deux Tours. Peter Jackson ose cette séquence d’introduction qui n’est pas en soi nécessaire pour amener le spectateur à repenser la situation de l’actuel porteur de l’Anneau : Frodon. Scotché à son siège, on commence à voir le destin de notre protagoniste avant même qu’il n’arrive : Frodon risque à son tour de subir la puissance incommensurable de Sauron et on ne peut qu’imaginer le pire.

Jackson nous renvoie ensuite au présent, toujours scindé entre la route dangereuse que prennent Sam, Frodon et Gollum vers la Montagne du Destin, et le retour d’Aragorn et ses cinq acolytes de nouveau ensemble suite à la défaite de Saroumane face aux Ents. D’un côté, Sam et Frodon suivent toujours Gollum, dans les sombres recoins de Cirith Ungol, la tour où Arachn les attend. Pour la première fois, le côté sournois de Gollum les piège, et Frodon se retrouve en mauvaise posture, tandis que Sam ne peut rien pour le sauver.

Dans cet opus, tout se joue sur la manière dont l’histoire va se finir et la tension dramatique est à son comble. Toutes les armées du Mordor se rejoignent à Minas Tirith, dernier bastion des hommes, qui semble bien faible face aux terreurs que Sauron a envoyé. Aragorn, Legolas et Gimli sont partis chercher des renforts auprès de l’armée des morts qui ne répond qu’à l’épée d’Isildur, que seul le roi des Hommes peut porter, et Eowyn et les Rohirrims arrivent tardivement sur le champ de bataille. Une longue bataille commence alors, et tout est bon pour Jackson afin de nous impressionner : les champs est gigantesque, ces occupants sont nombreux, le tout dans un plan large où l’on fait face à la frontière du Mordor et la somptueuse cité blanche de Minas Tirith.

De tous les épisodes de la trilogie, celui-ci fait le plus frissonner, on commence à douter de la réussite de la mission de Frodon, la force des Hommes semble insuffisante et Aragorn n’est toujours pas revenu de sa rencontre avec l’armée des morts. Le désespoir est lisible sur tous les visages, même celui de Gandalf, qui défend autant qu’il peut la cité et les deux hobbits qui se battent à ses côtés. De son côté, Sam est seul mais parvient à se glisser parmi les orques de Cirith Ungol pour sauver Frodon, qui reprend peu à peu à ses esprits, et ils parviennent à se sauver pour finir leur mission, en montant jusqu’au centre de la Montagne du Destin.

C’est le moment que choisi Gollum pour s’emparer encore de l’Anneau Unique, pendant un combat contre Frodon durant lequel la créature finira, le sourire aux lèvres, au beau milieu de la lave, provocant une éruption. La longue bataille du Gondor change de sens lorsqu’Aragorn arrive enfin, appuyé par l’armée des morts. Jackson ne manque pas l’occasion de se faire voir une fois de plus, et interprète un pirate, le premier mourant d’une flèche de Legolas.

Minas Tirith, est sous le joug des orques, qui ont réussi à pénétrer l’enceinte de la forteresse, tuant tout le monde sur leur passage, mais sont finalement anéantis par la puissance de cette armée immortelle. L’anneau détruit, la forteresse sauvée, les Hommes et les Elfes ayant combattu côte à côte, Jackson nous offre le couronnement d’Aragorn, nouveau roi des Hommes, et un retour à la Comté, quatre ans plus tard, avec le départ de Gandalf, Frodon et Bilbon sur un bateau Elfe, bien loin des Terres du Milieu.

La qualité visuelle, artistique, la dimension épique, les métaphores du Bien et du Mal, les dilemmes auxquels les héros vont faire face, tout ça est gratifié par l’œil de Peter Jackson, qui réalise ici la fin d’une trilogie que les fans attendaient depuis des années, avec brio. Une fois de plus, le talent d’Howard Shore – qui a écrit une bande originale digne de rester dans les mémoires pour des années encore – force l’admiration pour cette œuvre que peu de réalisateurs auraient pu réussir.

Jackson nous fait vivre sa vision de la trilogie papier comme si Tolkien l’avait réalisé : sur le plan moral comme physique, il n’y a aucune incohérence au fur et à mesure des films, l’empathie pour les héros est comme un fil rouge pendant lequel nous vivons et ressentons presque autant qu’eux les difficultés qu’ils bravent tout au long de ces dix heures. Faire entrer un spectateur dans la peau d’un personnage n’est pas toujours facile, mais ici Jackson nous a offert cette effet décuplé. Tout y est, tout l’esprit de Tolkien s’affiche devant nos yeux d’enfants ébahis par tant de travail achevé, et c’est ainsi que Jackson se place aujourd’hui, tout en haut, loin au dessus des autres réalisateurs de fantastique.

Mais ne vous inquiétez pas, l’aventure n’est pas complètement finie ! Le projet de « Bilbo le Hobbit » est en cours de production, et on apprend au compte-goutte ceux qui seront dans le casting, quelques images des décors, et on l’espère très bientôt : un trailer ! The Hobbit: An Unexpected Journey et The Hobbit: There and Back Again sont prévus pour 2012 et 2013. En attendant, vous pouvez toujours vous consoler en revisionnant la trilogie, qui devrait bien vous occuper !

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UmmaGumma <![CDATA[Apothéose schizophrénique – Critique “Les deux tours” de Peter Jackson.]]> http://zombiatarian.com/?p=4731 2011-10-20T21:53:11Z 2011-10-21T03:52:16Z   [ Read More ]]]>

Les deux tours“, Peter Jackson, Nouvelle-Zélande, 2002. 3h50.

Un Anneau pour les trouver..

Cet opus, sorti un an après La communauté de l’Anneau est sans doute le plus difficile que Peter Jackson ait eu à nous donner. Il devait relever le défi de ne pas perdre le rythme annoncé dans le premier film, sans pour autant dévier sur la cohérence de l’histoire qui lie La communauté de l’anneau au Retour du Roi. Mais Jackson sait ce qu’il fait, et c’est avec brio qu’il accomplit son devoir et signe un nouveau film époustouflant, magique et fantastique.

On commence le film par un flashback la chute de Gandalf dans les Mines de la Moria, après son combat contre le Balrog et la façon dont il s’est démené pour s’en sortir, sans que ses huit autres compagnons ne le sachent. Le pensant mort, nos héros avaient continué leur route, avant d’être séparés après la bataille contre les Uruk-Hai le long du fleuve Anduin. On retrouve ainsi Sam et Frodon, quittant leurs amis pour se rendre en Mordor, Legolas, Gimli et Aragorn (Boromir succombant à ses blessures lors de la bataille) en direction du Gondor, poursuivant les survivants Uruk-Hai qui ont kidnappé Merry et Pippin. Le film est donc coupé en trois, et chaque partie contient son lot de magie et de drame.

D’un bout à l’autre du film, Frodon et Sam sont suivis par Gollum, rencontré à l’entrée d’Emyn Muil, le schizophrène et lunatique hobbit décrépi qui espère reconquérir l’Anneau Unique, aidant les deux acolytes à se faufiler par des sentiers inconnus jusqu’à la Montagne du Destin. Fourbe au possible, il va tenter de les amadouer, jouant sur l’empathie que peut éprouver Frodon envers lui, au contraire de Sam. C’est dans cet épisode que Frodon va se métamorphoser, étant de plus en plus attiré par le pouvoir de l’anneau, prêt à se laisser corrompre. Le long chemin de Gollum les amène à rencontrer Faramir, le frère de Boromir et fils de Denethor, l’Intendant du Gondor. Ce dernier, en tant qu’homme, essaye à son tour de récupérer l’Anneau. Mais devant la véracité de Frodon et Sam à vouloir le garder, décide d’emmener les deux hobbits et Gollum devant son père. S’apercevant du massacre dans la cité d’Osgiliath et ouvrant les yeux sur le pouvoir réel de l’Anneau, il prend la décision de relâcher ses prisonniers afin d’achever leur tâche.

De leur côté, Aragorn, Legolas et Gimli sont à la poursuite des derniers Uruk-Hai fuyant dans les terres du Rohan. Ces derniers sont la cible d’une attaque de Rohirrims, menés par Éomer. Ne connaissant pas les hobbits, il assure aux trois compères qu’il a fait brûler tous les corps après la bataille et tandis que Merry et Pippin se réfugient dans la forêt de Fangorn avec L’Ent Sylvebarbe, nos trois héros partent à leur recherche. C’est dans ces bois qu’ils voient réapparaitre Gandalf le Blanc, qui leur indique que les hobbits vont bien, mais que la situation du royaume de Théoden, roi du Rohan, est grave.

C’est ici que Peter Jackson inclut de nouveaux visages : Théoden, le roi déchu et corrompu par Saroumane et Grima “langue de serpent”, son bras droit, ainsi qu’Eowyn, la guerrière et sœur d’Éomer. Tous ont un rôle primordial dans ce chapitre du Seigneur des Anneaux. D’un côté, Théoden ouvre finalement les yeux sur ce qu’est devenu son royaume suite au sortilège de Saroumane et, décidant d’éviter une quelconque bataille à Edoras, il envoie familles et guerriers à Fort-le-Cor (Gouffre de Helm) afin d’y accueillir la première grande bataille. Au même moment, Gandalf part à la recherche de Rohirrims pour renforcer la défense de la forteresse.

La bataille du Gouffre de Helm est majestueusement réussie. Un combat de quarante minutes, de nuit, opposant 600 hommes et elfes contre dix mille Orques. Ce passage est à couper le souffle tant le rythme y est soutenu : la violence fait rage, les ennemis tombent par centaine. C’est aussi l’un des moments où l’humour trouve le plus sa place, parmi la tragédie et le désespoir. Une fois de plus, Legolas et Gimli se lancent des pics sur “qui tuera le plus d’orques avant la fin de la bataille”. Se tiraillant jusqu’au petit matin où Gandalf fera une magnifique apparition accompagné d’une armée de cavaliers – dans laquelle Peter Jackson réalise son caméo ! – délivrant ainsi la forteresse entièrement envahie par les orques.

C’est en parallèle de cette bataille que Merry et Pippin, avec l’aide des Ents, détruisent la forteresse en Isengard où se réfugiaient Saroumane et Grima. Dans un élan d’écart entre la version de Tolkien et la sienne, Peter Jackson fera succomber – pour des raisons de cohésion, une fois de plus – Saroumane. Cet affrontement se fait dans un décor surréaliste, sombre et désertique. Le travail graphique est ultra réussit et la performance a d’ailleurs été applaudi dans les cinémas (jusqu’à une standing ovation lors de la chute de Saroumane).

Les trames sensibles, comme les flashbacks entre Arwen et Aragorn évoquant leur amour ou la quête de l’Anneau pour Sam et Frodon, sont savamment intégrés à l’histoire globale de ce chapitre chaotique pour nos protagonistes. La dégradation mentale et physique de plus en plus violente de Frodon, le déclin du royaume du Rohan, la fin du règne de Saroumane, sont parfaitement corrélés, jamais oubliés par Jackson, qui a su les inclure avec minutie au récit au travers des rencontres et des batailles. Rien n’est oublié dans cet opus qui se révèle être le vrai commencement de la quête de l’Anneau. Chacun de son côté, les protagonistes avancent pour mener à bien ce qui est la trame principale du film : détruire l’Anneau unique.

Cet opus est à mon sens un chef d’œuvre allant encore plus loin dans le travail de Jackson : faire le pont entre La communauté de l’Anneau et Le Retour du Roi n’était pas une mince affaire. Une fois de plus, tout est parfait, on ne peut même pas dénigrer les écarts de scénario entre le livre et le film tant la mise en œuvre des éléments est faite avec brio. Décors, musiques, batailles, tout y est, on est en plein dans le livre, dans l’ambiance Tolkieniste dont on a toujours rêvé. Jackson met une fois de plus un point d’honneur à nous prouver son attachement à l’œuvre du maitre et parvient à nous montrer l’étendue de son imagination et de son talent à grand coup d’effets spéciaux.

]]> 1 Miho <![CDATA[Heavy metal – Critique “Real Steel” de Shawn Levy]]> http://zombiatarian.com/?p=4878 2011-10-20T07:44:14Z 2011-10-20T07:39:12Z

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Real Steel de Shawn Levy – USA – 2011. 2H07. Sortie le 19/10/11

Après le plus que mauvais dernier opus de Transformers, Real Steel réussirait presque à nous réconcilier avec les robots géants. Ils ne débarquent pas de l’espace ici mais ont été façonnés par l’homme qui, dans un futur proche, les fait s’affronter sur des rings de boxe. Charlie, ancien boxeur justement, est reconverti en entraineur de ces grosses machines. Mais un entraineur du genre loser : criblé de dettes, adepte des combats clandestins, il doit de plus récupérer le temps d’un été la garde de son fils qu’il n’a jamais connu. Ce qui ressemble à son pire cauchemar va bien entendu lui donner une leçon de vie sur le courage et l’honneur.

On est chez Disney donc inutile de chercher dans ce Real Steel un tant soit peu de subversion : on suivra l’entrainement d’Adam, robot old school sauvé de la décharge par papa et son fiston puis son ascension fulgurante dans le championnat de “roboxe”. Seulement, si le réalisateur Shaw Levy ne brille effectivement ni par sa carrière (La série de La nuit au musée et de La panthère rose), ni par sa capacité à insuffler de la personnalité à ses images, il maîtrise plutôt bien les scènes d’affrontements mécaniques.

On ressent les upercuts donnés et reçus de façon très réaliste, les robots évoluant lourdement, ce qui contraste avec la violence des coups. Cette contradiction est due à la nature même des robots qui, s’ils sont technologiquement très avancés, n’en restent pas moins sous contrôle humain puisque ceux ci les dirigent à l’aide de télécommandes. Cette vision presque désuète donne à Real Steel un charme très 80’s – Spielberg et Zemeckis à la production n’y sont probablement pas étrangers – sauvant du même coup au film des travers d’une représentation de la technologie désincarnée comme dans Tron, sorti lui aussi cette année sous l’égide Disney.

Notons du reste que Real Steel est tiré d’une nouvelle de Richard Matheson (Je suis une légende, L’homme qui rétrécit), ce qui nous permet de ne pas se coltiner une imagerie complétement niaise ou incohérente, le métrage semblant également se souvenir de l’existence des écrits d’Asimov et avoir retenu les grandes lignes de la robotique.

Côté casting, le choix aurait pu s’avérer plus judicieux. Hugh Jackman ne réussit pas à se débarrasser de son image de gendre idéal et peine sérieusement à rendre crédible ce père absent et blasé. Evangeline Lilly fait de la figuration, reste donc Dakota Goyo qui lui accomplit le petit miracle de ne pas incarner le gamin tête à claques de tout blockbuster qui se respecte. Avec pudeur, il vole haut la main la vedette à ses partenaires de jeu en rendant très justement sa relation avec le monstre d’acier ou avec son paternel.

Happy ending et discours gentiment moralisateur viennent évidemment conclure Real Steel mais sans pour autant verser dans le pathos, ce qui permet au film de se laisser regarder pour ce qu’il est : un honnête divertissement familial avec des effets spéciaux qui tiennent la route.

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Miho <![CDATA[J’peux pas j’ai piscine – Trailer “Piranha 3DD” de John Gulager]]> http://zombiatarian.com/?p=4847 2011-10-20T08:03:31Z 2011-10-19T23:58:25Z   [ Read More ]]]>

Une des meilleures séries B de 2010 a été réalisée par le français (cocorico) Alexandre Aja qui depuis qu’il est aux États-Unis semble se sentir comme chez lui et a donc sorti le très réussi Piranha 3D.

Le succès rencontré a dépassé toutes les espérances, et plus encore par chez nous où les critiques si promptes à vomir ce genre de productions s’est découvert un amour soudain pour les boobs, le gore et les créatures monstrueuses. Dimension Films s’est frotté les mains et a alors produit immédiatement sa suite : Piranha 3DD. Après tout, pourquoi faire compliqué.

Dans ce second opus qui se passera toujours dans la petite ville bordant Victoria Lake, on s’apercevra vite que les sales bestioles ont survécu et qu’elles attendent patiemment dans les égouts de venir attaquer une horde d’adolescents batifolant dans un nouveau parc d’attraction aquatique.

Annoncé, reporté, mettant la patience des fans à rude épreuve, le trailer a finalement été présenté en avant-première au bien nommé Scream Awards (show dédié aux films de SF, fantastique, horreur, etc). Difficile dans ces conditions d’obtenir une qualité correcte ce qu’à pourtant réussir à faire le site Bloody Disguting. Même si Aja a été remplacé par John Gulager, ce fameux trailer ne déçoit pas en tout cas, restant visiblement dans la même veine que le premier. Ajoutons à cela une guest de renom, un clin d’œil à Robert Rodriguez (regardez donc la vidéo !) et l’on peut s’attendre à du sanglant de qualité.

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UmmaGumma <![CDATA[Mon préciiiiiieux – Critique “La Communauté de l’Anneau” de Peter Jackson]]> http://zombiatarian.com/?p=4341 2011-10-17T15:39:34Z 2011-10-17T06:00:07Z   [ Read More ]]]>

La Communauté de l’Anneau de Peter Jackson – Nouvelle-Zélande – 2001. 3h30.

Un Anneau pour les gouverner tous…

En terminant ma critique de Créatures Célestes sur ces mots : “bien loin des superproductions hollywoodiennes”, je savais que je parlais un peu vite. Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau est le premier film de Peter Jackson qui a reçu un budget de plus de 90 millions de dollars. Presque une superproduction, me direz-vous, mais pour moi, il a été fait par un néo-zélandais, en Nouvelle-Zélande, et dirigé avec l’atelier Weta Workshop (déjà partenaire sur Meet The Feebles et Créatures Célestes), qui siège à … Wellington !

Pour replacer le film dans son ensemble, il faut rappeler que Peter Jackson s’est lancé dans l’adaptation d’une œuvre, un classique de l’heroic fantasy qui fût rédigé par J.R.R Tolkien en 1954. Les trois tomes de Tolkien ont été retranscrit au mieux par Jackson, bien que quelques chapitres ou personnages aient été modifié pour coller au rythme et à la cohésion que le film devait avoir, gardant ainsi la fougue des fans, qui portent toute leur confiance dans la vision que le réalisateur se fait des livres. Pour arriver à ses fins, il s’est entouré d’acteurs tous plus connus les uns que les autres : Elijah Wood, Ian McKellen, Sean Astin, Viggo Mortensen, Christopher Lee ou encore Liv Tyler.

Cette trilogie, dans sa globalité, narre l’histoire de Frodon, un hobbit (ou semi-homme) qui doit, avec l’aide de deux hommes (Aragorn et Boromir), un nain (Gimli), un mage (Gandalf le Gris), un elfe (Legolas) et 3 autres hobbits (Merry, Pippin et Sam), détruire l’anneau Unique, forgé par le seigneur des ténèbres lui-même et qui permet à quiconque le possède de contrôler le monde. Sur les – presque – 12 heures que Jackson nous offre, nos héros traversent la Terre du Milieu jusqu’en Mordor, bravant les dangers que Sauron et Saroumane tentent de dresser contre eux pour récupérer l’anneau.

Dans La Communauté de l’Anneau, premier film de cette trilogie, Jackson entame avec gaité et légèreté l’arrivée de Gandalf dans la Comté, le village des hobbits qui prépare les festivités des anniversaires de Frodon et son oncle Bilbon. C’est probablement le seul passage de la trilogie pour lequel on ne frissonne pas, si ce n’est pour la beauté du paysage. Mais la tension dramatique prend vite ses marques lorsque Bilbon décide de quitter la Comté pour rejoindre les Elfes pour y finir sa vie. C’est à ce moment-là que Gandalf annonce à Frodon que son oncle lui a légué un lourd fardeau, l’anneau Unique, avec pour mission de l’amener jusqu’à la Montagne du Destin pour l’y détruire. Aidé par Sam, Merry et Pippin, Frodon se rend jusqu’au village de Bree pour y rencontrer Aragorn, qui doit l’escorter dans la demeure d’Elrond, le demi-elfe, à Fondcombe, afin d’y créer la Communauté qui viendra apporter son aide aux hobbits pour mener à bien cette dangereuse tâche.

De la Comté à Fondcombe, de la Moria à la forêt de la Lothlórien, de nombreux évènements inquiètent nos héros. La disparition tragique de Gandalf et la première blessure de Frodon par l’un des Nazgûl force l’empathie envers ce jeune hobbit, qui doit se battre malgré tout pour avancer. Il est le seul à avoir la particularité de résister au pouvoir de l’anneau, et il doit faire face à Boromir, dont le cœur est corrompu, pour ne laisser personne le lui prendre.
Peter Jackson retranscrit parfaitement les tensions entre ces deux personnages : sur certaines scènes, on remarque le regard froid que porte Aragorn sur Boromir, tandis que ce dernier trouve de plus en plus d’excuses pour se rapprocher de Frodon, et donc de l’anneau. De par leurs histoires respectives, on dénote aussi une aversion entre Gimli et Legolas, qui ne se portent pas dans leurs cœurs. La version longue de ce premier épisode est sur ce point bien meilleur que la version courte, dans laquelle on ressent moins explicitement les différentes attaques personnelles que se font les deux personnages.

Malgré le point d’heroic fantasy et les diverses embûches que Tolkien a insufflé dans ses écrits, Jackson nous lâche quelques punchlines humoristiques, donnant un côté plus humain à nos héros. Et il joue parfois les différents entre les races pour sublimer cet humour, comme lorsque Legolas sauve Gimli dans les mines de la Moria en le rattrapant par la barbe, où encore lorsque ce dernier explique que “les portes des Nains sont invisibles lorsqu’elles sont closes”. Ce à quoi répondent successivement Gandalf et Legolas : “Oui Gimli, et leurs propres maîtres ne peuvent les trouver ni les ouvrir lorsque le secret en est oublié”… “Pourquoi cela ne me surprend-il pas ?”.

Jackson a mis en œuvre toute sa passion et son admiration pour le travail de Tolkien dans les décors et la musique (signée <Howard Shore, évidemment) afin de prouver sa loyauté au mythe du Seigneur des Anneaux. On ne peut nier l’émerveillement des spectateurs devant la scène d’arrivée des Neuf au pays de Lothlorien, ou à Rivendell. On a ici la preuve que Jackson a recrée de toutes pièces un univers unique, immense, magnifique et certainement encore inégalé. Le travail d’Howard Shore y est pour beaucoup tant nous sommes plongés dans cette univers grâce aux musiques ensorcelantes et fascinantes de ce maitre en la matière.

Il ne faut pas oublier l’incommensurable entreprise de Weta Workshop, jusqu’alors peu connue du grand public, pour les costumes, les décors, et les effets spéciaux. Le Balrog, les Nazguls ou même les Orques ont été finement réalisé, et donnent au film toutes leur envergure, comme dans la scène de départ des Neuf par le fleuve Anduin, lorsque nos héros traversent deux gigantesques statues représentants les ancêtres des Hommes du Nord, dans un décor à couper le souffle. Il va sans dire que le film a été réalisé dans les moindres détails, et ce de manière presque magique. Dans de nombreuses scènes, Jackson nous montre des hobbits séants à côté d’humains, ou de nains, et sans que nous ne nous fassions d’idées, tous respectent leurs proportions alors que les acteurs sont à peu de choses près de la même taille (John Rhys-Davies – Gimli – mesure 1m84, et entre doublure et effets de caméra, il semble faire moitié-moins).

Le seul personnage qui est entièrement réalisé en image de synthèse, Gollum, est joué à merveille par Andy Serkis, qui a passé des heures dans un costume bardé de capteurs de mouvement pour reproduire au mieux les faits et gestes du personnage. La prouesse est exceptionnelle, tant sur le plan technique que physique, Andy Serkis donne entièrement vie à Gollum, et fait un travail remarquable sur sa voix pour coller aux attentes de Jackson. Weta Workshop est d’ailleurs une firme pionnière dans ce type d’effets spéciaux et trompe-l’œil, et les bonus du film nous l’expliquent parfaitement, surtout durant la scène dans la maison de Bilbon où ce dernier est à la même table que Gandalf, et où la différence de taille entre les deux personnages semble réelle.

Le scénario est parfaitement transposé par Jackson et son équipe, respectant les écrits de Tolkien dans – presque – les moindres détails. Les divergences sont minimes et ont été expliquées pour subvenir au mieux au rythme que voulait dépeindre le réalisateur, et même les plus fervents fans s’accordent à dire que les choix de scénario et/où de personnages ont toute crédibilité. Le film se termine sur la première séparation des Neuf, Frodon s’enfuyant avec Sam, Aragorn combattant Lurtz et les Uruk-hai, Boromir protégeant Merry et Pippin, au péril de sa vie. Cette ouverture sur le tant attendu Les Deux Tours a désormais sa place en haut de la trilogie. On est bousculé entre la séparation des héros, la tournure tragique des évènements et l’ultime frustration de ne pas connaître directement la suite (la sortie des trois films était faite pour, à un an d’intervalle). Jackson a donné une image sur un décor que jusqu’alors nous ne faisions qu’imaginer, et a su ressusciter un mythe un demi siècle après sa création, sans nous décevoir.

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Miho <![CDATA[Little ghetto boys – Trailer “The Mortician” de Gareth Maxwell Roberts]]> http://zombiatarian.com/?p=4742 2011-10-12T22:25:25Z 2011-10-12T22:25:23Z   [ Read More ]]]>

Présenté à Stiges le week-end dernier, la première chose qui intrigue dans The Mortician est son casting : Method Man du Wu-Tang et Edward “John Connor” Furlong. Si réunir les deux semble semble déjà assez improbable, ajoutons à cela que ce petit thriller indé sera de plus en 3D.

Situé dans les 60′s mais traitant de problématiques contemporaines, The Mortician suivra un légiste pas très causant (Method Man) dont le boss (Edward Furlong) engage un nouvel employé au passif trouble, fricotant avec un gang local. Parallèlement, le légiste découvrira une reproduction de “La naissance de Venus” tatouée sur une défunte qui lui fera remonter à la surface ses souvenirs d’enfance.

Réalisé par Gareth Maxwell Roberts, le film sera également interprété par Dash Mihok (I am a legend, Punisher : War Zone) et Wendell Pierce (The Wire).

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Miho <![CDATA[California dreamin’ – Critique “American Horror Story” S01 E01 de Ryan Murphy et Brad Falchuk]]> http://zombiatarian.com/?p=4664 2011-10-10T06:22:36Z 2011-10-10T03:59:58Z   [ Read More ]]]>

American Horror Story de Ryan Murphy et Brad Falchuk – USA – 2011. 42min. 1 saison, 13 épisode

La télé nous rappelle que parfois elle sait faire mieux que son grand frère du cinéma. Parce que des films de maison hantée on y a encore eu droit plus que de raison cette année et souvent pas pour le meilleur. Si Insidious tire son épingle du jeu et que Livide a d’excellents premiers échos, on ne peut pas en dire autant du calamiteux Dream House et le non moins mauvais Don’t be afraid of the dark arrivant très prochainement en salles. C’est donc avec autant de curiosité que d’appréhension qu’on attendait American Horror Story de Ryan Murphy et Brad Falchuk, capables de passer sans transition aucune de Nip/Tuck à Glee, même si ce dernier projet va clairement plus lorgner du côté des scapels sanglants que de la bluette adolescente en chanson. C’est par ailleurs justement ce jeu sur l’outrance qui rebutera ou au contraire accrochera immédiatement le spectateur dans ce pilote.

A peine débutées les premières minutes, nous voilà dans un univers sous influence Lynchienne, perdus entre réel et illusions, actions présentes et flashs-back. Le montage est en ce sens le point vraiment notable de la série qui nous offre à plusieurs reprises des expérimentations assez audacieuses pour figurer l’influence de l’étrange baraque sur ses occupants. Ses occupant qui viennent du reste tout juste d’emménager, une famille a priori bien sous tout rapport – le père psychiatre, la mère au foyer et leur fille dans l’âge ingrat – dans cette maison de L.A. qui fut le théâtre de meurtres sordides. Mais sous le vernis des apparences, on retrouve rapidement le père psychiatre en train de fantasmer sur la bonne qu’il est le seul à voir en bombe incendiaire telle qu’elle fut durant sa jeunesse tandis que sa femme s’adonne aux plaisirs SM avec “La crampe” sortie pour l’occasion de Pulp Ficton qu’elle prend pour son mari. Ambiance.

Pas très orignal mais servi avec suffisamment de grand guignol pour que ça fonctionne, Murphy et Falchuck sont du reste plutôt doués quand il s’agit de mêler l’aspect iconique de l’épouvante – décor gothique, freaks, jump scares – à leur thématique fétiche : la bourgeoisie dorée américaine est génératrice de déviants en tout genre. Ajoutons à cela une galerie de personnages secondaires barrés dont une mention spéciale à Jessica Lange en voisine envahissante capable de sortir les pires atrocités avec une classe inimitable, pour que l’ensemble intrigue. On passera en revanche sur l’adolescente en crise dont la love story naissante avec un patient de son père s’impose d’ors et déjà comme le point noir de la série.

American Horror Story tient donc à moitié les promesses de son titre. Même si les ingrédients sont bien dosés et que l’ambiance se démarque en se détournant plutôt bien des conventions habituelles des soaps, on attend toujours en revanche d’être effrayés. La série manque de créativité à ce niveau, on espère donc que dans les épisodes à venir elle démentira cette première impression.

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Miho <![CDATA[L.A. confidential – Critique “Drive” de Nicolas Winding Refn]]> http://zombiatarian.com/?p=4608 2011-10-12T22:03:54Z 2011-10-06T17:23:02Z   [ Read More ]]]>

Drive de Nicolas Winding Refn – USA – 2011. 1H40. Sortie le 05/10/11

Prix de la mise en scène à Cannes au printemps dernier, critiques dithyrambiques : difficile d’appréhender Drive neutre de toute attente. Quand on sait que le film est de plus le petit dernier d’un réalisateur aussi talentueux que protéiforme, son second métrage américain intrigue, obligatoirement, au risque de ne pas totalement convaincre.

Le film s’ouvre magistralement dans les rues de L.A. alors que l’on suit cet homme sans nom jouer au chauffeur lors d’un braquage. A l’exact opposé des cascades de cinéma qu’il réalise la journée, pas de courses poursuites toutes sirènes hurlantes ou de tonneaux sur les bas côtés ici. Le “driver” glisse dans la nuit, se fond dans l’ombre puis s’efface jusqu’à disparaître dans la foule grouillante de la mégalopole californienne. Comme Michael Mann l’avait fait avant lui, Winding Refn donne vie à l’immensité de cette ville en rendant chacune de ses palpitations à l’aide d’un montage excellemment maitrisé.

La première partie se construira du reste entièrement sur ce rythme hypnotisant, réglé aussi minutieusement que la mécanique des voitures que le héros conduit, se focalisant sur le portrait de ce cowboy moderne. Car à la pluralité de ses vies (cascadeur, garagiste, homme de main de la mafia) s’ajoute la duplicité de ses personnalités : homme à la fois détaché du monde et capable d’un amour aussi soudain qu’inconditionnel. Mais la multiplication de ces pistes, loin de faire la lumière sur son caractère, ne le rend à chaque plan que plus énigmatique. Le jeu de Ryan Gosling y est évidemment pour beaucoup, frôlant la perfection tant il arrive en un sourire ou un geste à humaniser ce personnage irréel. Car le “driver” n’a ni passé, ni avenir d’ailleurs. Il n’existe que dans une succession de symboles ultra sexués – le blouson au scorpion, les gants de cuir, la berline – qui confère à Drive une dimension fétichiste fascinante.

Cet aspect se précise dans un second temps lorsque le film bascule dans une extrême violence avec une volonté parfaitement assumée de Winding Refn pour la transcender. Le réalisateur confirme alors ce qu’il avait déjà prouvé précédemment : il excelle dans l’exploration visuelle de la brutalité. Les explosions de crâne à coups de pieds ou l’utilisation des lames qui redonne aux effusions de sang la photogénie qu’elles avaient pu atteindre dans les gialli sont d’une puissance à couper le souffle, que les longs silences viennent intensifier dans d’abruptes ruptures de tons.

Seulement voilà. Si Drive s’avère être d’une beauté formelle indéniable, il présente quelques lacunes dans son scénario ainsi que dans le traitement de ses personnages secondaires. Certes Winding Refn opte sciemment pour une histoire vue et revue – le “driver” plonge dans la sauvagerie afin de protéger la femme qu’il aime – mais il s’enferre dans une description de la mafia trop grossière, qui n’atteint jamais la justesse mordante d’un Scorcese auquel on songe souvent. On regrette donc qu’il n’ait pas poussé plus loin le dépouillement narratif exploré dans Valhalla Rising, ce qui aurait permis à Drive de s’éviter quelques lourdeurs. Constat similaire pour la relation du “driver” et d’Irene tombant parfois dans un romantisme factice, plombé par des séquences trop démonstratives que ne vient pas aider le choix discutable de Carey Mulligan en veuve fragile.

Le film perd alors en intensité à mesure qu’il avance, intensité heureusement retrouvée dans un final qui insuffle à nouveau cette poésie quasi morbide. Et quand bien même on aurait aimé qu’il garde tout du long cette même hauteur, Drive s’impose malgré tout comme une œuvre à part. Winding Refn réalise non seulement un vrai film de genre mais aussi une relecture de tout un pan du cinéma. Il invente, expérimente et livre somme toute une très belle figuration de l’urbanité que vient sublimer un score envoûtant.

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Miho <![CDATA[Street fighter – Trailer “VS” de Jason Trost]]> http://zombiatarian.com/?p=4648 2011-10-06T15:20:08Z 2011-10-06T15:19:32Z   [ Read More ]]]>

Sur l’échelle des thèmes à exploiter jusqu’à plus soif au cinéma à côté des zombies figurent dernièrement les super héros. Aux côtés des films Marvel dont le Avengers de Joss Whedon sort l’été prochain, ont émergé leurs petits frères plus sombres comme Kick-Ass ou l’inédit en salles Super. Ce qui a probablement décidé Jason Trost, jusque là plutôt habitué à la figuration dans quelques grosses prod’ (Scream 2, Hypertension 2) a réaliser le sien : VS.

Le film est déjà décrit à la frontière entre Kick-Ass donc et Saw, puisqu’il sera construit sur le même système avec quatre super héros se retrouvant piégés et confrontés à différentes épreuves s’ils veulent sauver un groupe d’innocents retenu en otage. Pour le casting, cet petit budget indé compte tout de même Lucas Till aka Havok dans X-Men : Le Commencement ainsi que James Remar, lui aussi aperçu dans le film de Matthew Vaughn mais plus connu pour avoir interprété le papa de Dexter.

Pas d’annonce de sortie cinéma ou DTV pour ce VS par chez nous, celui étant seulement prévu très prochainement au Toronto After Dark Film Festival. Et il s’offre d’ailleurs pour l’occasion un trailer alléchant.

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Miho <![CDATA[Les années de plomb – Casting pour “Metal Hurlant Chronicles” de Guillaume Lubrano]]> http://zombiatarian.com/?p=4580 2011-10-10T00:11:12Z 2011-10-05T15:04:07Z   [ Read More ]]]>

Metal Hurlant Chronicles marquerait-il la fin des moqueries sur la qualité médiocre des séries françaises ? Avec ce projet ambitieux et soigné, cela semble en effet fort probable.

Cette série qui a déjà 2 saisons de 6 épisodes prévues, dont les premiers devraient êtres disponibles dès avril 2012, est inspirée de la célèbre revue de science fiction éponyme créé par Jean-Pierre Dionnet. Ensuite rejoint par Philippe Druillet et Mœbius, les trois auteurs ont plus tard fondé la maison d’édition Les Humanoïdes Associés, d’ailleurs en charge de la production avec WE Productions et Panini U.K Media. La série est en effet tournée en anglais et prévue entre autres pour être vendue à l’étranger puisque plus de 20 pays en ont déjà acquis les droits.

Le casting confirme cette volonté, les premiers noms venant de tomber et envoyant du lourd. Aux côtés de Michael Jai White et Scott Adkins, deux pro des arts martiaux, on retrouvera Joe Flanigan (Stargate Atlantis), James Marsters (le Spike de Buffy vu aussi dans Smallville) et le désormais réhabilité Rutger Hauer. Le tout est réalisé par Guillaume Lubrano, lui aussi français. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour que les chaînes de télé hexagonales ne soient pas elles trop frileuses à l’idée de diffuser Metal Hurlant Chronicles, même si l’on peut parier sans trop s’avancer qu’il faudra sûrement aller regarder du côté payant.

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Miho <![CDATA[La maison du sommeil – Critique “Dream House” de Jim Sheridan]]> http://zombiatarian.com/?p=4541 2011-10-04T07:11:39Z 2011-10-04T04:55:02Z   [ Read More ]]]>

Dream House de Jim Sheridan – USA – 2011. 1H31. Sortie le 05/10/11

Jim Sheridan à la réalisation, Daniel Craig, Naomi Watts et Rachel Weisz en haut de l’affiche : à défaut d’être le film de l’année, Dream House pouvait s’annoncer comme un thriller remplissant son cahier des charges au niveau suspens efficace. Niet. C’est à un magistral plantage auquel nous assistons dès la première séquence.

Alors que Will Atenton quitte son job d’éditeur en vue afin de passer plus de temps avec sa petite famille dans leur toute nouvelle maison sous des flocons de neige tombant mollement d’un ciel parfaitement dégagé, le reste du film se déroulera avec le même cohérence. Will se rend compte en effet rapidement que sa maison parfaite fut le lieu d’un crime atroce où un dénommé Peter Ward aurait assassiné femme et enfants quelques années auparavant. Il sera tout de même aidé pour cela par une bande d’emo kids jouant à la poupée dans la cave qui lui révèleront le pot aux roses.

Daniel Craig prend alors son air le plus perdu, tout en sourcils froncés et œil dans le vague, pour tenter de résoudre cette énigme qui se dévoile à la moitié du film dans un twist des plus grotesques reposant sur une transformation capillaire digne d’un Nicolas Cage en petite forme. Car passe encore le jeu et la réalisation approximative mais le scénario lui ne pardonne pas.

Son auteur David Loucka semble avoir particulièrement mal digéré ses influences, Shining en tête dont il n’hésite d’ailleurs pas à piquer le “redrum”, en régurgitant dans ce Dream House absolument tous les clichés attendus sans jamais y apporter la moindre touche d’inventivité. On l’imagine du reste assez bien cocher consciencieusement une longue liste d’éléments devant figurer dans le film (homme encapuchonné, psychiatre barbu, voisinage inquiétant, etc.) pour ensuite les associer sans se préoccuper un instant d’une quelconque logique.

Après une heure et demi aussi énergique qu’un électroencéphalogramme plat, arrive un final lorgnant du côté fantastique qui permet non seulement à Dream House de toucher le fond, mais qui surtout fait passer Le Nombre 23 de Joel Schumacher pour un modèle de finesse et de tension paranoïaque. On pourra toujours accorder ce tour de force à Sheridan.

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Miho <![CDATA[Biscéphale – Soirées Enzo G. Castellari à la Cinémathèque et Luigi Cozzi à Panic! Cinéma]]> http://zombiatarian.com/?p=4442 2011-12-11T16:50:48Z 2011-10-02T17:10:06Z   [ Read More ]]]>

La rentrée parisienne du cinéma bis s’est déroulée ce week-end sous un soleil tout méditerranéen et, hasard de la météo, l’Italie était justement à l’honneur dans la programmation. Tout d’abord avec deux films d’Enzo G. Castellari (Tuez les tous et revenez seul et Action immédiate) projetés vendredi lors de la soirée Cinéma Bis de la Cinémathèque suivi du culte Starcrash de Luigi Cozzi diffusé lui hier pour la reprise de Panic! Cinéma en présence du réalisateur. Mercenaires, trafiquants de drogue, courses poursuites, vaisseaux spatiaux, David Hasselhoff… Autant de bonnes raisons de revenir sur ces films qui prouvent, s’il est encore besoin, la capacité des réalisateurs transalpins de l’époque à surfer sur n’importe quel genre.

Tuez-les tous et revenez seul (Ammazzali tutti e torna solo) de Enzo G. Castellari – Italie / Espagne – 1968. 1H40.

Enzo G. Castellari, surnommé “le coriace” sur la présentation de la cinémathèque semble avoir en effet une appétence toute personnelle pour l’action au sens stricte du terme dont il va irriguer tous ses films. Son statut d’artisan bis a connu un regain de popularité il y a deux ans lorsque Tarantino sort Inglourious Basterds, inspiré donc largement de son quasi éponyme (en anglais) The Inglorious Bastards. Mais Castellari a avant tout débuté dans le western spaggheti (même si son brillant Keoma ne sera pas réalisé avant la fin des années 70) avec entre autres Je vais, je tire et je reviens, Django porte sa croix ou encore Tuez les tous et revenez seul, son cinquième film.

L’action se déroule sur fond de guerre de Sécession où un groupe d’hommes se fait engager par un capitaine de l’armée sudiste afin de dérober un million en pièces d’or aux nordistes planqué dans une cargaison de dynamite. Trahison, re-trahison, re-re-re trahison résument la trame narrative de ce western qui ne s’embarrasse comme à l’accoutumé ni de morale, ni de sentiments, mais qui par contre en rajoute à foison dans des bastons, gunfights et explosions.

On ne compte donc plus les morts tant d’un côté que de l’autre des deux camps, s’affalant dans la poussière dans des “poum” “tchak” “bim” portés par un score tout aussi rythmé signé Franscesco De Masi. Niveau acting, on a le droit aux sourires narquois ultra bright de Chuck Connors mais surtout à un florilège des “gueules” burinées de l’époque : Frank Wolff en méchant, Hércules Cortés qui ferait passer Bud Spencer pour un petit gringalet et le trop rare Franco Citti habitué des œuvres de Pasolini.

Certes pas immense, Tuez les tous et revenez seul pèche par quelques longueurs mais s’avère tout à fait sympathique pour les quelques expérimentations de Castellari – les plans sous l’eau, une caméra virevoltante, les vues subjectives – et pour sa cadence pour le moins effrénée.

Action immédiate (La via della droga) de Enzo G. Castellari – Italie – 1977. 1H32.

Avec Action immédiate Castellari signe un film quelque part entre polar et action pur jus avec une construction étrangement séparée en deux parties distinctes. Dans un premier temps on suivra donc l’organisation d’un démantèlement de trafic de drogue à l’échelle internationale par le biais de deux flics : le commissaire Mike Hamilton (David Hemmings) et son associé Fabio (Fabio Testi) infiltré dans le milieu.

Mais si Castellari maîtrise les mises en scène énergiques, on ne peut pas en dire autant de sa façon de traiter un sous-texte social. Pas de discours implicite ici sur les ravages de la drogue dans le Rome des 70’s, tout étant appuyé et plutôt lourdement. Inutile alors de chercher la moindre trace de noirceur âpre dans ce poliziesco, n’est pas Fernando Di Leo qui veut, et l’on tombe rapidement dans une description grotesque des protagonistes. Du junkie sorti du lycée piégé dans une spirale infernale à sa petite amie se prostituant pour sa dose en passant par un prophète hippie prêchant la bonne morale : le réalisateur n’est clairement pas dans son élément et l’ensemble manque de justesse.

David Hemmings assure le service minimum en flic énervé, les pointes d’humour n’aident pas à s’immerger dans le contexte et la première heure de cet Action immédiate semble bien longue. Mais Castellari effectue sur la fin un volte-face aussi inattendu que bienvenu, abandonnant son scénario brouillon pour en revenir à son registre de prédilection. La dernière péloche suivra donc Fabio embarqué dans une course poursuite haletante à l’aide de tous les moyens de locomotions existants.

Ne lésinant pas sur les effets et sur la multiplication des lieux (couloirs de métro déserts, terrains vagues, ruines antiques, etc.) Fabio va mettre un point d’honneur à dessouder les narcotrafiquants un par un dans un délire quasi vidéoludique à la GTA jusqu’au boss final traqué dans les airs. Ajoutons à cela la musique des Goblin encore plus psyché qu’à l’habitude et l’on ne regrette pas d’avoir patienté pour assister à cette conclusion de haute volée.

Le choc des étoiles (Starcrash) de Luigi Cozzi – Italie / USA – 1978. 1H25.

Autre salle, autre genre avec Starcrash que Luigi Cozzi est venu présenter en personne. Plus de trente ans que le réalisateur continue à faire redécouvrir son film aux amateurs de narnars répondant toujours présents, avec une générosité et une bonne humeur indéniable. Difficile dans ces conditions alors de descendre ce film, et d’ailleurs, quel intérêt ?

Assumé comme un summum de kitsch, carton pâte et tissu lamé, permanentes au top et maquettes que n’aurait pas renié Ed Wood, Starcrash se revendique définitivement bien plus – et c’est d’ailleurs ainsi que Cozzi présente son film – de la BD pop que du cinéma de science fiction. Pour le scénario, Stella Star et Akton, pirates de l’espace, se retrouvent au service de l’empereur des étoiles pour lutter contre l‘affreux Zarth Arn. Et… C’est à peu près tout. S’en suivent des successions de plans identiques dans l’espace intergalactique, des débarquements sur des planètes peuplées d’amazones en bikinis et d’hommes des cavernes en peau de bêtes, des batailles aux lasers fluos et un deus ex machina final.

Évidemment le jeu des acteurs est aussi improbable que les dialogues mais les répliques d’Elias, l’indispensable robot de tout film de SF dans l’espace qui se respecte, ne déméritent pas tant que ça comparées à “l’humour” du duo R2-D2 / C-3PO. La présence de David Hasselhoff fait également toujours son petit effet, choisit dans le rôle du fils de l’empereur parce qu’il était à la fois beau et à l’air suffisamment débile, dixit le réalisateur.

Dans le contexte d’une salle de cinéma rigolarde, avec une inversion de bobine au milieu du film qui ne choque d’ailleurs (presque) pas, Starcrash se laisse regarder avec toujours autant de plaisir et même, avouons-le, une petite pointe de nostalgie.

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Miho <![CDATA[American haunting – Premières minutes “American Horror Story” de Ryan Murphy et Brad Falchuk]]> http://zombiatarian.com/?p=4384 2011-10-02T01:07:52Z 2011-10-02T01:05:54Z   [ Read More ]]]>

S’il y a une série qui est attendue sur FX ce 5 octobre c’est bien American Horror Story, nouveau projet de Ryan Murphy et Brad Falchuk, les créateurs de Nip/Tuck et Glee. Cette première saison est construite sur 13 épisodes et suivra la famille Harmon qui, pour se débarrasser de son passé, déménage dans une vieille demeure pas vraiment accueillante. Pour cause : elle est hantée.

Se définissant comme un “thriller psychosexuel”, soit une définition plutôt vague mais évoquant clairement Twin Peaks, American Horror Story aura dans ses rôles principaux Dylan McDermott (The Practice), Connie Britton (Friday Night Live, Spin City) mais aussi Denis O’Hare, autre acteur du petit écran, remarqué dans True Blood pour avoir campé le génial Russell Edgington. Ajoutons à cela la présence de Jessica Lange et de Frances Conroy pour obtenir un casting vraiment alléchant.

Le teasing autour de la série s’est accentué ces dernières semaines avec la mise en ligne de divers trailers ou du générique dont voici le point d’orgue pour patienter jusque mercredi : les 5 premières minutes du pilote qui nous plongent en 1978 et reviennent sur le passé de la maison. L’univers esthétique est en tout cas convaincant pour le moment, tant dans les affiches que dans les premières images. A suivre très rapidement donc.

Premières minutes :

Générique :

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LCN <![CDATA[Carte historique de la Science Fiction]]> http://zombiatarian.com/?p=4242 2011-10-02T01:00:02Z 2011-09-30T06:34:21Z   [ Read More ]]]>

Y a-t-il un lien entre Alice aux pays des merveilles, Blade Runner et Kafka ? Vous allez, sans aucun doute, avoir besoin d’une carte pour le trouver !

La carte, je l’ai trouvé et je vous la présente aujourd’hui,  proposée par le site SciMaps. Elle est l’œuvre de Ward Shelley, un artiste New Yorkais. Son site : http://www.wardshelley.com/

A la fois fantasmagorique, quasiment lovecraftiene et, bizarrement, très complète, elle couvre tout ce qui parle de science fiction et de fantastique . Tout y est, du roman au cinéma, de Egdar Allan Poe à Frank Herbert, de Dante à Star Wars.

Bref,  jetez y un œil, et si vous êtes comme moi, c’est 2h de votre temps que vous y aurez passé !

Plein écran

Bien entendu, ce n’est pas une news, ça fait quelques mois que ça circule sur le net. Mais c’est une nouveauté pour moi et c’est pour cela que j’aimerais la faire partager. Et j’aimerais avoir la même dans mon salon. (Enfin, lorsqu’il sera fini (quoi, je ne vous ai pas encore parlé des travaux que j’ai entrepris ? Alors, j’ai (non, je vais pas vous en parler. Ça ne vous regarde pas (enfin, pas encore, hein ! Attendez les prochaines critiques)))

C’est tout pour le moment !

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Miho <![CDATA[Parasol corporation – Adapation cinéma de “Dead Island”]]> http://zombiatarian.com/?p=4322 2011-09-28T12:14:31Z 2011-09-28T12:03:02Z   [ Read More ]]]>

Ce n’est pas du côté des sorties ciné ou DTV que l’on pouvait trouver le trailer le plus excitant de l’année mettant en scène des zombies, mais bien du côté des jeux vidéo avec Dead Island. FPS sorti il y a quelques semaines, ce jeu se présente sous la forme d’un survival après une invasion de zombies sur une île paradisiaque.

Lionsgate a évidemment fleuré le bon filon et a annoncé en avoir acheté les droits pour une adaptation sur grand écran. D’après Joe Drake, président de la firme, Dead Island est “exactement ce que cherchons à adapter chez Lionsgate. C’est recherché, énervé, une vraie réappropriation du genre tel que nous le connaissons et nous l’aimons.” Il évoque également dans The Hollywood Reporter le potentiel du jeu pour devenir une franchise.

On espère donc que Lionsgate confiera son futur projet à un réalisateur plutôt doué, tant on sait que la transposition à l’écran d’univers vidéoludique peut être casse-gueule, et que leur source d’inspiration ne se limitera pas à Resident Evil, autre franchise à bout de souffle.

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Miho <![CDATA[Death wish – Critique “Fantômes contre fantômes” de Peter Jackson]]> http://zombiatarian.com/?p=4258 2011-09-28T11:19:16Z 2011-09-28T01:02:11Z   [ Read More ]]]>

Fantômes contre fantômes de Peter Jackson – USA / Nouvelle-Zélande – 1996. 1H40.

1995. Grâce au succès rencontré par Créatures Célestes, en particulier à Venise où ile film rafle le Lion d’Argent, Peter Jackson s’est fait un nom. Plutôt que d’enchaîner immédiatement avec un nouvelle fiction il réalise Forgotten Silver, faux documentaire sur l’histoire de cet improbable néo-zélandais Collin McKenzie qui aurait quasiment inventé tout le cinéma moderne. Ce n’est que l’année suivante qu’il s’associe avec Robert Zemeckis pour ce qui devait être au départ un épisode des Contes de la Crypte. Mais devant la richesse du scénario de Fantômes contre fantômes, toujours co-écrit avec sa femme Fran Walsh, le producteur et Universal décident d’en faire un long métrage et Jackson les convainc de le tourner en Nouvelle-Zélande afin d’en réduire les coûts. Cela lui permettra de garder une certaine liberté tout en gérant les effets spéciaux avec sa boîte alors naissante : WETA.

Si Jackson quitte ici le registre du gore, chose déjà bien amorcée avec ces deux films précédents, c’est pour s’attaquer à la comédie horrifique en la rendant éminemment plus complexe qu’à l’accoutumé. Son personnage principal, Frank Bannister, est un escroc à la petite semaine chassant les esprits pour quelques dollars. Excepté que Frank est réellement médium et qu’il se retrouve rapidement contraint à arrêter un tueur à l’apparence de la grande faucheuse, décimant la ville.

Dans ce scénario qui ne s’y prête pas à première vue, l’humour occupe effectivement une bonne place. Un humour pince-sans-rire, spécialité de Michael J. Fox qui retrouve enfin ici un rôle à sa hauteur. Bien entendu, quelques gags sur la condition ectoplasmique seront de rigueur ainsi que les clins d’œil à Ghostbusters mais sans redondance aucune. Car ce qui intéresse le réalisateur au-delà du genre qu’il traite est comme toujours les rapports humains qui en découlent. Au lieu d’une bluette inconsistante, c’est donc une vraie relation qui se tisse entre Frank et le docteur Lucy Lynskey, également veuve depuis peu de temps d’un mari crétin au possible que Frank n’a pu ou su sauver. Mariage raté ou amour contrarié, c’est en parallèle ce que vit Patricia reconnue complice de son amant Johnny Bartlett ayant sauvagement assassiné douze innocents quelques années avant dans la même ville avant de griller sur la chaise électrique.

Les sentiments chez Jackson naissent souvent d’une douleur et réunissent des êtres au-delà de toute considération morale. Dans une certaine mesure, car le bien et le mal sont des notions là aussi indissociables de son cinéma. Cette même dichotomie se retrouve dans cette manière qu’à Jackson de présenter des mondes qui ne devraient jamais se rencontrer : l’imaginaire et le réel dans Créatures Célestes, la civilisation et la nature sauvage dans King Kong, la mort et le monde des vivants ici et bien plus tard dans Lovely Bones.

Ces univers se complètent, cohabitent tout autant qu’ils s’opposent frontalement. Frank vit d’ailleurs avec Cyrus et Stuart, deux esprits coincés sur Terre, sans qu’aucun d’eux ne se sentent réellement à leur place. Jackson arrive à leur donner une réelle consistance dans Fantômes contre fantômes grâce aux effets spéciaux, parfaitement dosés et utilisés à bon escient c’est à dire au service de l’histoire et non l’inverse. Et s’ils encaissent parfois le poids des ans, ils n’en restent pas moins impressionnants pour l’époque tant par leurs recherches que par la maîtrise que Jackson en a. Ce foisonnement narratif doit également énormément au soin méticuleux apporté au traitement de chacun des protagonistes, l’agent du FBI interprété par Jeffrey Combs en tête, pour aboutir à un final qui change radicalement de ton.

Si la mort rôdait littéralement jusqu’à présent, elle prend dans la dernière demi-heure forme humaine dans deux temporalités différentes alors que Frank tente d’en finir dans le présent avec un fantôme psychopathe et qu’il revit par flashbacks les meurtres commis par Johnny et Patricia. Fusils à pompe, couteaux, cutter : on se retrouve brutalement propulsé dans un slasher sanglant sous forme de représentation iconique des tueurs en série américains. Échec commercial, Fantômes contre fantômes reste pourtant un des films de Jackson les plus difficilement saisissable sous ses abords de pur entertainement, proposant une multitude de pistes au sein d’un récit qui ne perd jamais pour autant de vue sa trame principale. Un film brillant, annonciateur de la capacité de Jackson à s’atteler à des fresques colossales.

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Miho <![CDATA[Microcosmos – Trailer “The Human Centipede II (Full Sequence)” de Tom Six]]> http://zombiatarian.com/?p=4214 2011-10-04T08:50:19Z 2011-09-27T10:12:23Z   [ Read More ]]]>

A défaut de savoir faire des films – mais attendons quand même cette suite pour en juger – Tom Six sait au moins les vendre.

Après le buzz autour de la censure de The Human Centipede II (Full Sequence) au Royaume-Uni, après le teaser nous montrant les réactions offusquées des spectateurs (comme Rec en son temps), voici donc le premier “vrai” trailer de la suite du mille-pattes humain. Et étonnamment, c’est avec pas mal d’humour et en reprenant les codes des films d’horreur en noir et blanc que Tom Six présente son nouveau projet. Sans omettre l’aspect cradingue et particulièrement gore comme annoncé.

On apprend que ce second opus sera une mise en abîme du premier puisque Martin, un jeune homme perturbé, prend son pied en mattant le DVD de The Human Centipede, le premier donc, et en se tripotant avec du papier de verre. Inspiré, il décide de créer son propre monstre. Mais Martin n’est pas chirurgien – il fera avec les moyens du bord – et surtout Martin est ambitieux puisque ce ne sont pas 3 mais 12 personnes qu’il décide de relier entre elles. Miam.

The Human Centipede II (Full Sequence) sort en salles aux États-Unis le 7 octobre prochain et n’a, évidemment, aucune date prévue chez nous.

Trailer :

Teaser :

UPDATE :

Deuxième trailer disponible ce matin sur le site de Twitch où Martin semble bien consciencieux face aux enseignements du Dr Heiter sur les raccordements intestinaux. Re miam.

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UmmaGumma <![CDATA[Onirique Hunter – Critique “Créatures Célestes” de Peter Jackson]]> http://zombiatarian.com/?p=3999 2011-09-27T09:01:16Z 2011-09-27T04:00:33Z   [ Read More ]]]>

Créatures Célestes de Peter Jackson – Nouvelle-Zélande – 1994. 1h35.

Attaquons-nous aujourd’hui à un film d’un tout autre genre dans l’univers Jackson : Créatures Célestes, dans lequel Jackson offre le premier rôle à Kate Winslet et Melanie Lynskey, deux débutantes en qui il voit de l’avenir. Sans tomber dans l’excessif gore et malsain comme il avait l’habitude de faire, Jackson traite un film qu’il tire d’une histoire vraie, le meurtre d’Honora Parker Rieper par sa propre fille, Pauline, et son amie Juliet. Fran Walsh, la femme de Peter Jackson tenait à ce qu’il en parle, qu’il le réalise, tant elle avait été touchée par l’histoire, les écrits retrouvés de l’une des deux filles, qui tenait un journal durant les années 1953 et 1954.

Tout commence donc en 1953, à l’arrivée de Juliet Hulme (Kate Winslet) dans la petite ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Jeune fille de bonne éducation, aux premiers abords, elle se montre extravertie voire même insolente. Tout le contraire de Pauline Parker (Melanie Lynskey), extrêmement introvertie, seule, maussade. Mais les opposés s’attirent dit-on, et de leurs différences elles vont arriver à se parler, trouver des points communs (musique, écriture, etc.) et ainsi créer une amitié puissante. Certainement trop puissante, puisqu’elle les mènera à une démence qui anéantira les espoirs de leurs proches. Le rapprochement des deux filles alors que tout les oppose se fait en douceur, sur un fond de narration retraçant les mots écrits par Pauline dans son journal intime, et on se rend compte à quel point leurs différences font qu’elles se complètent.

C’est sur ce point, essentiellement, que Peter Jackson fonde son film, qui ne franchit jamais la ligne du malsain ou du cliché. Pour exprimer ces faits, il va nous transposer au mieux le point de vue des deux adolescentes, comment elles fuient le réel pour se créer un monde fantastique, Borovnia, dans lequel elles sont les reines, et où les habitants, faits d’argile, sont leurs nouveaux amis. Ce nouveau terrain de jeu est l’occasion pour les deux jeunes filles d’échapper à une réalité dont elles ne veulent plus: elles perdent pied, imaginant par exemple que ceux qu’elles côtoient sont chanteurs ou acteurs. La dangerosité de ce lien onirique est qu’elles se confondent de plus en plus avec leurs alter ego jusqu’à s’appeler elles-mêmes par leurs nouveaux prénoms. De plus, leur imagination va jusqu’à intervenir au sein même de leur quotidien : dans une scène Pauline voit un de ses “amis” d’argile surgir et trancher le médecin en deux, sans que cela ne la dérange. Évidemment il n’en est rien, mais par ce plan, Jackson nous montre l’importance que prend l’imaginaire sur le réel, et nous indique les dangers auxquels vont être confrontés Juliet et Pauline.

Sur cette trame dramatique à laquelle nous assistons, Jackson développe le rapport fusionnel des deux jeunes, proche de l’amour lesbien, par le biais d’un surjeu de leurs sentiments, exploité dans les thèmes de l’émancipation, la peur de l’abandon (les parents de Juliet voyagent souvent) ou encore la découverte du corps, comme cette scène où Pauline se décide à franchir le pas avec un garçon pour qui elle ne ressent rien, et où son visage laisse transposer la lassitude, l’ennui et la déception. Les parents, inquiets du chemin que prennent leurs filles, se retrouvent finalement coincés au milieu du délire de plus en plus instable de Juliet et Pauline. Elles en viennent à haïr leurs parents, et Pauline va jusqu’à noter dans son journal intime qu’elle préfèrerait mourir plutôt que d’être séparée de Juliet, qu’elle souhaiterait voir sa mère morte, car cette dernière est la raison du mal-être de Pauline.

Enfermées dans cette folie, de plus en plus présente et violente, les deux jeunes filles vont finir par commettre l’irréparable, le meurtre de la mère de Pauline, devenue une gêne dans le couple, aussi bien pour leur émancipation que pour leur amour. Malheureusement coupables de bout en bout (l’homosexualité était à l’époque considérée comme déviance), elles échappent à peine de mort du fait de leur âge, et écopent de 5 ans de prison, avec comme ordre de ne plus jamais se revoir.

C’est sur ces mots que Jackson clôt le film, qu’il a mené d’une main de maitre pendant 90 minutes. Un film culte, d’un autre genre, bien loin de Braindead ou Bad Taste, où le gore fait place au malaise, à une fin à laquelle on s’attend, mais qu’on ne souhaite presque pas voir arriver. Il nous transpose parfaitement la vision des deux adolescentes, nous emmenant dans leur folie et leur monde fantastique, presque poétique, mais qui finalement se trouve être une descente aux enfers.

Le côté vrai de l’histoire donne à Jackson une importance grave sur laquelle il allait forcément être attendu : une fois de plus, il rend un chef-d’œuvre du cinéma signé de sa plume modeste, bien loin des superproductions hollywoodiennes. Et nous, ici, on aime ça.

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LCN <![CDATA[M’étendre sur l’asphalte et me laisser mourir… – Critique (non objective) “Stone” de John Curran]]> http://zombiatarian.com/?p=4138 2011-09-27T10:47:28Z 2011-09-27T04:00:30Z   [ Read More ]]]>

Stone de  John Curran– USA – 2011 – 1h4 5– 2011. Sortie DVD 13/09/2001

La journée avait pourtant merveilleusement commencé. Le ciel est brillant, le soleil est bleu et j’ai reçu un email m’annonçant que j’avais une VOD gratuite, offerte par mon opérateur internet.

Bon, je ne ferais pas la critique dudit opérateur, mais force est de constater que c’est une galère de naviguer dans les menus de la VOD. En désespoir de cause, je décide de me contenter des nouveautés. Bon, seulement deux films n’ont pas eu encore les honneurs d’un visionnage de ma part. Stone, de John Curran, et la dernière comédie des frères Farrelly, Bon à tirer.

Comme j’aime rire (ma  grand-mère n’ayant eu de cesse de me répéter qu’un four rire vaut un steak… D’ailleurs, c’est là où on se rend compte que les somaliens n’ont aucun sens de l’humour. Pourtant, c’est pas les occasions de rire qui doivent manquer dans la savane. Faudrait peut-être penser à leur envoyer des comiques français plutôt que du riz la prochaine fois… Quoique, ça risque de les achever. Fin de la parenthèse), j’ai décidé de choisir Stone.

L’affiche est alléchante, un face à face De Niro / Norton étant difficile à refuser.

Mais avant de parler du film, j’aimerais parler de la bande annonce. Celle-ci réalise l’exploit de dévoiler tous les moments de l’intrigue du film (et il n’en manque aucun, ce n’est plus une B.A., c’est un résumé) et d’être complètement mensongère sur le contenu de film ! Ne vous attendez pas à un thriller haletant, à une histoire de manipulation ponctué de nombreuses scènes sexy (même s’il faut être sacrement pervers à l’idée de se rincer l’œil en matant le vieux Robert et la plate Milla… ) Que nenni !


- “Moi, c’est Gerald Cresson, mais je préfère qu’on m’appelle Stone”
- “Pourquoi Stone ?”
- “Putain, parce que Charden était déjà pris !”

Résumons l’histoire.

Comme dans quasiment tout ses films depuis Heat, Robert de Niro incarne un personnage sur le point de partir à la retraite. Heureusement qu’il ne bosse pas en France, car sinon, le scenario ne serait plus plausible. Ou alors, on aurait eu le droit à une intervention des syndicats et un De Niro en colère contre le patronnât. D’un autre coté, il a l’air tellement investi par son rôle que son Actor Studio devait être en grève. Il est Jack Mabry, un flic travaillant dans un pénitencier et étudiant les dossiers de liberté conditionnelle. Se présente alors Gerald “Stone” Creeson, joué par Edward Norton, petit pyromane sans envergure qui estime avoir purgé sa peine à la société. Pourquoi Stone comme surnom ? Bonne question mais ne comptez pas sur le réalisateur pour vous apporter un début de réponse. C’est cool, c’est tout. Mais Jack est un flic à qui on ne la fait pas, et il ne se laisse pas amadouer facilement. C’est là qu’intervient la femme de Stone,  Lucetta, alias Milla “Alice” Jovovich qui va séduire le flic réfractaire.

J’ai réussi à vous trouver, en exclusivité mondiale, le choix du casting vu par les producteurs.

- “John, je viens de mater Peur Primale et American History X. Y a des prisonniers, de la manipulation et une histoire de rédemption. Et avec le même acteur en plus ! Truc de ouf ! Comme le personnage principal de notre futur film. Edward Norton sera parfait dans le rôle de Stone !”

- “C’est une bonne chose, Brian, car j’ai trouvé un acteur pour notre flic en préretraite. J’ai téléchargé le divx La loi et l’ordre (et oui, c’est la crise, même à Hollywood)  et il y a Robert de Niro qui joue déjà un flic proche de la retraite ! Comme ça , on est sur qu’il connaisse bien le rôle ! La classe !”

- “Et moi, j’ai visionné Prête à tout et je pense que cette femme capable de tout pour réussir est le type d’actrice qu’on recherche. Bon, Nicole Kidman ayant piscine, j’ai trouvé son quasi sosie, Milla Jovovitch. En plus, l’héroïne du film de Gus Van Sant s’appelle Suzanne Stone, je pense que c’est un signe !”

Fin de l’extrait. Je remercie les reporters de ce blog pour ce scoop !


- “Dis Bob, on fait comment pour devenir un acteur reconnu ?”
- “Demande à Anthony Hopkins, lui, il sait !”

Il y a des films comme ça qui font envie à priori mais qu’on regrette d’avoir vu et ce même avant la fin du film. Stone fait partie de ces films et annonce la couleur dès le début avec un flash-back sans intérêt où le réalisateur pense que coller un gros grain de beauté sur la gueule d’un acteur le fait ressembler à De Niro jeune.

Toujours est-il qu’il n’y a absolument rien à sauver dans ce pseudo polar dans lequel il ne se passe strictement rien, à un tel point que l’on a parfois du mal à placer un genre dessus ! Les acteurs sont en roue libre, à commencer par Robert de Niro qui cachetonne de façon trop voyante ! Edward Norton en fait des tonnes, et malgré son charisme naturel, a du mal à convaincre ! Le pire dans tout ça, c’est que le réalisateur se permet de faire baigner l’ensemble du film dans une ambiance religieuse qui finit par devenir insoutenable ! Que penser de ces discours que l’on entend tout du long à la radio ? Où se situe le réalisateur ?

Bon, après visionnage du film, une seule question persiste, comment de tels comédiens, ont-ils pu se laisser tenter dans cette farce cinématographique sous couvert de cirque psychologique de bas étage ? Personne n’est à sa place, encore moins le réalisateur qui se dispute la palme de l’inutile avec le scénariste. Profond de vide et de conception barbante, tel est Stone.

Après l’avoir vu, je me suis renseigné sur ce film. Cela faisait plus d’un an qu’il restait dans les tiroirs du studio, et comme par hasard il se montre enfin dans nos salles le jour où Robert de Niro prend la présidence du jury du Festival de Cannes 2011 ! Sans ça, il est évident qu’il serait sorti en DTV !

Pour les pauvres spectateurs qui veulent voir un duo Norton/De Niro, je ne peux que leur conseiller de choisir The Score.


Ça y est, Edward Norton a compris qu’il était en train de tourner dans une daube !

Pour paraphraser Danny (Edward Furlong) dans American History X (une époque où Norton savait mieux choisir ses films)  : “Derek dit toujours que c’est bien de terminer une critique  par une citation, il dit que quelqu’un a déjà du en faire une bonne alors, si on ne peut pas faire mieux, autant lui emprunter carrément. J’ai choisi celle là, et j’espère qu’elle vous plaira”. J’ai donc choisi une citation tirée de Zorro, dans laquelle Bernardo apostrophe son maître Don Diego de la Vega, alias Zorro ”…………………………………………………………….”

Je crois que c’est un résumé très honnête de ma pensée concernant Stone.

Ma note : 2 sur l’échelle de Jacob.

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UmmaGumma <![CDATA[Venez comme vous êtes ! – Critique “Bad Taste” de Peter Jackson]]> http://zombiatarian.com/?p=3875 2011-09-24T14:09:07Z 2011-09-25T06:00:30Z   [ Read More ]]]>

Bad Taste de Peter Jackson – Nouvelle-Zélande – 1987. 1h31

” – C’est peut-être le ministre des Travaux Publics.
- Eh non, il marche trop vite !”

C’est sur cette joyeuse boutade que Peter Jackson nous fait découvrir son premier long-métrage. Et pour 255.000$ et 4 ans de tournage, le réalisateur nous envoie une dose sur vitaminée d’images gores, et c’est là qu’il tape pour créer son effet comique : Peter Jackson ne badine pas sur les morceaux de cervelle, les bastons d’aliens et le plus que mauvais jeu des acteurs, qui au final se révèle être une prouesse tant il est difficile de faire aussi mauvais. A ce niveau-là, c’est de l’art.

Pour ce film, Peter Jackson s’est entouré de quelques amis qui seront tour à tour acteurs et membres du staff. Peter joue deux rôles (dont une scène où il se bat contre lui-même) et ce n’est pas pour nous déplaire, car l’effet comique de certaines scènes repose sur cet absurde combat entre un Peter alien et un Peter humain. Le scénario est complètement déjanté : des aliens déguisés en humains débarquent sur Terre, en Nouvelle-Zélande (encore !) pour capturer des humains qui leur serviront de viande-à-fast-food extraterrestre, mais ces derniers seront repoussés coûte que coûte par quelques vaillants humains sur-armés.

Si ce n’est une scène de fusillade peut-être un peu trop longue, le reste du film est vraiment à prendre au second degré. L’aspect des aliens sous leur vraie forme est sans doute trop tardive à pointer le bout de son nez ; nous rendre compte que des extraterrestres aux aspects de babouin nous veulent pour leur diner donne un côté encore plus grotesque, et c’est là-dedans que Peter Jackson veut nous emmener. Le film transpire la passion, on sent que Peter Jackson à voulu faire du mieux qu’il pouvait avec le peu de moyens disponibles, accompagné d’amis aussi décalés que lui, et ça a marché.

Il n’est d’ailleurs pas très difficile de faire le rapprochement entre Bad Taste et Braindead tant certains éléments se ressemblent : l’humain qui découpe tout à la tronçonneuse, le jeu d’acteur amateur qui se fond à merveille dans le décor d’hémoglobine et de corps distillés, ou encore le travail des costumes un brin grossiers et cultissimes. L’improvisation est palpable tout au long du film, bien que l’on comprenne rapidement où Jackson veut nous emmener : nous, humains, allons bouter ces aliens hors de notre sol néo-zélandais comme des brutes sans peur.

D’ailleurs, dans certaines scènes, Ozzy, Barry, Giles et Mike se battent à coup de roquettes (pauvre mouton !) et fusils mitrailleurs sans trop craindre grand-chose, tandis que Derek (Peter Jackson) est souvent entre deux aliens qui tentent de l’écraser avec leurs masses, rasant de nombreuses fois sa tête, créant ainsi une sorte de fausse tension quant à l’avenir de notre “héros”. Jackson poussera le comique sanguinolent jusqu’à faire s’écraser son personnage du haut d’une falaise, au beau milieu d’un nid de mouettes – en criant “Mamaaaaaaaaaan” – ce qui aboutira à un rapide combat dont se sortira Derek à coups de tête. Sans lésiner sur les effusions de sang et d’apparentes blessures mortelles, notre héros s’en sortira avec une simple douleur au crâne, et quelques contusions.

Dans tout ce cirque de sang et de plans amateurs vient se mêler des dialogues aussi badass qu’aberrants, donnant finalement tout son sens au film. Grotesque (dans le bon sens du terme), ce film culte nous plonge dans l’horreur comique, glauque à souhait, avec un faux-air licencieux mais jamais à outrance. On ne peut que se laisser emporter par le travail de Peter Jackson, qui réalise une performance avant l’heure : réunir les fans du cinéma fantastique dès sa diffusion au Festival de Cannes, le propulsant au rang de chef-d’œuvre du genre, et donnant sans aucun doute l’idée de son film suivant : Braindead.

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Miho <![CDATA[Charmed – Projet “The Lords of Salem” de Rob Zombie]]> http://zombiatarian.com/?p=4006 2011-09-24T12:37:21Z 2011-09-24T10:31:51Z   [ Read More ]]]>

Rob Zombie reste plutôt évasif sur son nouveau projet, même si commence enfin à percer quelques informations. En 2003, il signe son premier film, La Maison des 1 000 morts (The House of 1000 Corpses) puis sa suite en 2005 avec The Devil’s Rejects. On retrouve donc bien évidemment sa femme Sheri Moon Zombie, dans le rôle de la fille des rednecks dégénérés ainsi que Bill Moseley et Sid Haig, inoubliable en Captain Spaulding. Deux films cradingues et ultra violents, hommage au cinéma des 70′s, dynamitant les notions de héros et d’identification.

Avec ses remakes Halloween et Halloween 2 Rob Zombie remet ça, jouant de la figure de Michael Myers et arrivant à donner à ce personnage pourtant culte un nouvel éclairage. Mais l’accueil du second opus a pour le moins été divisé, Zombie étant taxé de pilleur sans talent par ses détracteurs. Avec The Lords of Salem, il a déjà exprimé à plusieurs reprises son désir de revenir à un cinéma plus indépendant, loin des studios et en particulier de Miramax dont l’expérience de travail avec eux l’a passablement refroidi, ainsi que l’envie d’en finir avec les remakes. Reprenant alors la mythologie autour de Salem, son prochain métrage mettra en scène une DJ (Sheri Moon Zombie) de radio locale qui, en passant un disque, relâche malencontreusement une malédiction. En effet, suite à l’inquisition dont elles ont été victimes, un groupe de sorcières avait juré de revenir se venger.

Le réalisateur a annoncé il y a quelques jours – le tournage n’ayant pas encore débuté – que Meg Foster (Invasion Los Angeles, La forêt d’Émeraude) rejoignait le casting dans le rôle de la sorcière en chef du covent de Salem, suivi de Ernest Thomas qui interprétera le manager de la radio. Il partage également régulièrement avec ses fans sur sa
page Facebook les premières photos de The Lords of Salem, notamment la mise en place des effets spéciaux et du maquillage (dont s’occupe son collaborateur Wayne Toth) ainsi que des décors en extérieur.

Produit par Alliance et Haunted films, The Lords of Salem semble donc avancer sérieusement ces derniers temps et on espère qu”il sera terminé d’ici un an.

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Miho <![CDATA[Shark your booty – Critique “Shark 3D” de David R. Ellis]]> http://zombiatarian.com/?p=3964 2011-09-23T07:03:50Z 2011-09-23T01:12:29Z   [ Read More ]]]>

Shark 3D de David R. Ellis – USA – 2011. 1H31. Sortie le 21/09/11

David R. Ellis continue son exploration du cinéma bis plus calibré DTV que grand écran avec ce Shark Night 3D renommé Shark 3D tout court chez nous. Après sa description exhaustive des multiples espèces de reptiles dans Snakes on a plane, c’est ici au tour du requin d’être étudié sous toutes ses formes.

On reconnaît immédiatement la patte du réalisateur qui n’hésite pas dans son nouveau métrage à tendre vers le grand n’importe quoi, puisque ce ne sont pas moins d’une quarantaine de squales qui se baladent ailerons à l’air dans un lac salé à la poursuite d’une bande de post-ado tous plus débiles les uns que les autres. Pas d’hésitation, on est clairement du côté de la série des kitchissmes Shark Attack et non d’une représentation factuelle à la The Reef ou Open Water. Ellis semble du reste se foutre royalement de ses protagonistes, leur rôle se limitant à celui de nourriture pour bestioles sous-marine.

S’ensuit donc logiquement un nombre de séquences plus ou moins réussies sur des démembrements sanglants, le réalisateur prenant visiblement plaisir à imaginer des situations sadiques comme une promenade de nuit dans la bayou pour promettre ses personnages à une mort certes rapide mais certaine. Ajoutons à cela une explication suffisamment tordue sur la présence desdits requins dans le lac et l’ensemble prête souvent à sourire à défaut de faire réellement peur.

Seulement voilà, la comparaison avec Piranha 3D sorti tout juste un an auparavant est inévitable et peu flatteuse pour Ellis. Car si le réalisateur signe un film sans prétention aucune, il livre également un Shark 3D qui nous parait bien fadasse. Là où Aja s’amusait vraiment des codes du film de créatures en nous poussant au final dans l’horreur viscérale, Shark 3D se contente lui de scènes d’attaque mineures. La principale raison en revient à la mauvaise gestion de l’action sous l’eau puisqu’hormis quelques trainées d’hémoglobine, on ne doit pas s’attendre à beaucoup plus. Idem pour le second degré qui ne dépasse jamais le stade de blague potache – mention spéciale au footballeur privé de son bras retournant se venger avec une lance – ou bien encore pour l’aspect nécessairement sexy de ce genre de productions ici complétement occulté.

Ellis se relève donc tout de même bien moins généreux que dans ses films précédents, son auto-censure pour correspondre à l’attente PG-13 se ressentant énormément. Pas fondamentalement déplaisant, Shark 3D n’en reste pas moins dispensable et aussi inoffensif que les requins qu’il décrit.

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Miho <![CDATA[L’enfer blanc – Trailer “The Grey” de Joe Carnahan]]> http://zombiatarian.com/?p=3934 2011-09-22T14:25:27Z 2011-09-22T14:21:59Z   [ Read More ]]]>

Joe Carnahan, qui a réalisé la sympathique transposition sur grand écran de l’Agence tous risques l’année dernière, revient en 2012 avec The Grey. En parlant de The A-Team, Carnahan est d’ailleurs allé piocher dans son casting précédent puisque c’est Bradley Cooper qui fut pressenti un temps pour le rôle principal de The Grey. Des incompatibilités d’emploi du temps étant invoquées, ce sera finalement Liam Neeson qui interprétait Hannibal que l’on retrouvera.

Il incarnera un des ouvriers du film travaillant sur les plateformes pétrolières en Alaska dont l’avion s’écrase en plein désert enneigé. Devant non seulement lutter contre la météo, les protagonistes vont aussi faire face à une meute de loups affamée.

Carnahan qui avait également fait ses preuves avec l’excellent Narc en 2002 annonce qu’il envisage le film comme une réelle confrontation entre l’homme et la nature et que ce sont les enjeux dramatiques en découlant qui l’intéressent. The Grey est prévu en salles courant février.

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Miho <![CDATA[Shit happens – Critique “Snakes on a plane” de David R. Ellis]]> http://zombiatarian.com/?p=3866 2011-09-26T18:25:56Z 2011-09-21T13:08:13Z   [ Read More ]]]>

Snakes on a plane de David R. Ellis – USA – 2006. 1H40.

Avant même sa sortie, explosent en 2006 sur la toile des bandes annonces et affiches détournées de Snakes on a plane, film devenu référence “geek” depuis grâce à la réplique : “Enough is enough ! I have had it with these motherfucking snakes on this motherfucking plane !”.

Cet énorme buzz viral n’a pas empêché le film de se vautrer méchamment au box-office, Samuel L. Jackson gérant à tour de bras cobras et serpents à sonnettes à 30.000 pieds d’altitude n’ayant pas attiré les foules dans les salles. On aurait donc tendance à réduire le film à l’emballement qu’il a généré, ce qui ne rendrait pas honneur à cette honnête série B possédant du reste le mérite de redonner son sens à cette classification galvaudée. Car Snakes on a plane reprend les codes du film d’exploitation en dosant savamment premier et second degré, sans tomber dans la parodie rigolarde. Impossible non plus cependant de prendre totalement au sérieux le scénario que le titre résume à lui seul : un agent du FBI devant escorter en avion d’Honolulu jusque Los Angeles un témoin à charge va devoir le protéger de serpents prêts à bouffer tous les passagers.

Soyons clair : la seule finalité du film est de proposer un plaisir immédiat, peut-être coupable, mais en tout cas assumé comme tel grâce à ses punchlines efficaces et à sa mise en scène sans temps mort. A la différence de pas mal de productions parfois frileuses se réclamant de cette culture pop, Snakes on a plane en rajoute à foison. Nous n’avons pas quelques serpents qui vont subrepticement se glisser dans la carlingue mais une vingtaine d’espèces différentes qui dès la première péloche auront déjà mordu la moitié des protagonistes. C’est dans cet excès, avec un Samuel L. Jackson en pleine forme et Julianna Margulies qui endosse sans complexe son rôle d’hôtesse blasée, que le film déploie son arsenal de blockbuster d’action efficient.

Il ne faut pas oublier non plus que David R. Ellis n’est pas le premier tâcheron venu à qui on colle une caméra entre les mains. Déjà remarqué pour la direction de la gigantesque scène de carambolage dans Destination Finale 2, il a surtout un passif de cascadeur (L’Arme fatale, Jours de Tonnerre, etc.) qui lui a visiblement laissé un certain sens du rythme. Ne s’encombrant pas de notion de réalisme, Snakes on a plane enchaine alors les séquences d’attaques venimeuses, de turbulences aériennes ou d’hystérie collective dans un joyeux bordel où la tension ne retombe quasiment jamais, l’inscrivant bien plus dans la lignée des films catastrophes des 90’s que dans l’ambiance horrifique.

Evidemment on pourra arguer que Ellis se complait dans la nostalgie facile mais avec son budget léger, Snakes on a plane exploite plutôt bien l’utilisation d’un lieu unique, là où pas mal de réalisateurs se sont récemment cassés les dents, Wes Craven et son Red Eye en tête. Construit en deux temps car d’abord prévu tout public, l’engouement autour du projet décide New Line à rappeler Samuel L. Jackson pour quelques jours de tournage supplémentaires histoire qu’il ajoute ses fameux “motherfucker”. La boite en profite également pour inclure des plans un peu plus dénudés qui, s’ils n’apportent strictement rien en terme narratif, participent au charme un peu désuet du film.

Au vu de certaines critiques il semble donc nécessaire de rappeler que le métrage d’Ellis n’a aucunement comme ambition de marquer l’histoire du cinéma. Il se veut simplement un peu en dehors des sentiers battus tracés par des yes-men hollywoodiens en proposant une bonne dose de fun qui ne soit ni lisse, ni impersonnelle. Est-ce que vraiment on doit attendre autre chose d’un film nommé Snakes on a plane ?

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LCN <![CDATA[Si j’avais un marteau – Critique (non objective) “Thor” de Kenneth Branagh]]> http://zombiatarian.com/?p=3814 2011-09-20T06:27:43Z 2011-09-20T06:25:19Z   [ Read More ]]]>

Thor de Kenneth Branagh – USA – 2011 – 1h54 – 2011. Sortie DVD 05/10/2001

M’étant coltiné le lugubre Thor, autant dire que je suis partagé entre la déprime et la mauvaise humeur.

Il faut bien que l’amour rende aveugle pour s’exciter sur un spectacle qui dégalvaude l’expression “adaptation ratée de comic”. N’est pas Nolan qui veut, même si une vile manipulation a permis à Kenneth Branagh de débaucher deux acteur oscarisés.
Quelle pudeur de la part de beaucoup de critiques, pour ne pas constater l’échec de Kenneth Branagh inapte à réaliser quelque chose qui ressemble de loin au comic d’origine, en dépit d’un budget conséquent et de ses efforts pour tenter de donner une autre vision du super héros (il faut bien le reconnaître), même si le résultat s’apparente à un épisode raté de Stargate avec des adolescents attardés en costume. Jamais film sur le cosplay n’avait connu pareil engouement.

Thor’ais mieux fait de pas venir

Le scenario ? Un vague conflit familial, un voyage initiatique au rabais et une histoire d’amour pathétique.
Et que dire du casting, aussi malheureux que le scénario. Nous avons le droit à un Thor élevé aux amphétamines, aux pouvoirs aussi ridicules que son costume et réussissant à être moins expressif qu’une Mélanie Griffith devenue complètement accro au botox et au collagène. Tel le jeune premier moyen, Chris Hemsworth tente tant bien que mal d’assumer son visage Playboy, mais pas une seule seconde il n’arrive à être convaincant, voir sympathique. Il n’aspire au final que mépris et apitoiement…
Je ne parlerais même pas d’Odin et de la performance d’Anthony Hopkins, à croire que le rôle ait été écrit à la base pour Christophe Lambert. Dommage que personne n’est pensé à lui d’ailleurs !

Thor-boyaux et gueule de bois

“Dis papa, on fait comment pour devenir un acteur reconnu ?
Un bon film tous les dix ans et quelques navets entre… Vivement 2017 !”

En regardant le film– comme on regarde un documentaire animalier :  en désespoir de cause ou pour se donner l’illusion d’apprendre quelque chose – même après avoir coupé le son, j’entendais l’écho des braillements de Chris Hemsworth (Thor) et des admirations bêlantes de Natalie Portman (qui a accompli l’exploit d’abaisser sa performance au niveau du film proposé… Elle fait pire que dans Votre Altesse, c’est dire !).
Pour parachever la désolation ambiante de ce film, la séquence où Thor se sacrifie pour mieux retrouver ses pouvoirs, avec musique lacrymogène de circonstance et larme versée par nos deux acteurs oscarisés. Fallait bien qu’ils aient une scène pour montre l’étendue de leur talent.
Le supplice de Thor perdure par le biais de quelques rares scènes d’action, peu inspirées, conventionnelles et ridicules, englouties dans un flot de bavardage tétanisant. Vient s’en mêler un humour fastidieux et très mal dosé, ridiculisant un peu plus l’intérêt déjà très faible que représente les deux heures de pellicule.

Ce film s’est donc mis au diapason des films de super héros sans relief (merci de ne pas voir là une allusion à la plastique de Nathalie Portman), qui témoigne de la déliquescence de ce genre de film. Je ne fais pourtant pas partie des détracteurs patentés de ce type de cinéma. Et il est toutefois vrai qu’à 500 millions de recettes ciné, le problème ne relève plus seulement de considérations cinématographiques, mais directement du marketing.

Et comme annoncé à la fin du film, Thor reviendra avec les Avengers… Ben voilà, tout s’explique, j’ai maté une bande annonce de 2h…

Mon avis : Recalé au test de Voight-Kampff

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Miho <![CDATA[This is Sparta – Critique “Warrior” de Gavin O’Connor]]> http://zombiatarian.com/?p=3718 2011-09-19T10:25:18Z 2011-09-19T10:20:05Z   [ Read More ]]]>

Warrior de Gavin O’Connor – USA – 2011. 2H20. Sortie 14/09/11.

A ma droite Tommy, ex marine traumatisé par la guerre en Irak dont il vient fraichement de rentrer. A ma gauche Brendan, père de famille et prof de physique criblé de dettes. Non seulement frères, les deux se préparent surtout à participer au grand tournoi d’arts martiaux mixtes – qui comme son nom l’indique mélange des techniques de combats diverses – nommé Sparta.

Sur une trame vue et revue, le réalisateur Gavin O’Connor ne tente pas de s’aventurer vers l’expérimentation comme Michael Mann avait pu le faire avec Ali, il s’en tient au contraire à une réalisation très classique, presque académique, privilégiant la mise en avant du jeu de ses acteurs. Pari qui s’avère payant, ceux-ci insufflant au film une humanité tout en pudeur. Tom Hardy tout d’abord, s’impose en masse impressionnante de rage et, même s’il est un peu monocorde, parvient à nous toucher lorsqu’il dévoile ses failles et baisse enfin la garde. Joel Edgerton ensuite, acteur australien déjà repéré cette année dans le saisissant Animal Kingdom, occupe tout l’espace en s’avérant bien plus complexe dans sa détermination que sa vie rangée ne le laisse supposer.

Car avant d’être une histoire de ring ou plus précisément de cage, Warrior est une histoire de famille brisée au sein de laquelle frères et père n’ont jamais su communiquer. Nick Nolte campe ce paternel à la recherche du temps perdu avec ce qu’il faut de silences, avide de la tendresse que ses fils ne veulent plus lui donner. Tous ont une revanche à prendre, sur eux-mêmes bien entendu, mais également sur une société dépeinte en filigrane. Conflits au Moyen Orient, crise économique : O’Connor ne s’appesantit jamais mais nous lance des pistes qui enrichissent intelligemment son propos, expliquant cette quête constante de violence.

Fight Club l’évoquait déjà il y a quelques années, le free fight permet ici à chacun d’évacuer ses pulsions en cherchant autant à donner des coups qu’à les encaisser. C’est d’ailleurs la grande différence entre Tommy et Brendan. Le premier combattant frontalement, obsédé par le KO, là où le second privilégie la résistance et l’endurance. Leurs visages abimés envahissent alors l’écran dans de très beaux moments, visages marqués autant par les combats que par leur vécu. Les corps s’enchevêtrent ou se heurtent et l’on déplore alors qu’ O’ Connor n’ait pas accordé plus de soin à la mise en valeur des matchs.

La seconde partie du film se déroule en effet quasi entièrement dans l’arène du tournoi avec une alternance de plans sur les commentaires à l’américaine, le public déchainé et les affrontements directs. La caméra veut rendre la rapidité qui leur est inhérente mais se fait trop mobile, ne nous permettant de saisir que des instants trop fugaces et pas la tension globale. Heureusement, cela est compensé par un excellent traitement sonore et un choix musical des plus judicieux, notamment l’utilisation assez improbable de L’hymne à la joie.

La séquence finale se permet d’appuyer un peu plus sur la corde sensible mais fonctionne car, une fois encore, Hardy et Edgerton font preuve de suffisamment de retenue. Évitant alors le pathos sans pour autant se cantonner à une succession de séquences de baston basiques, Warrior trouve son rythme et s’érige comme un film d’hommes au sens noble du terme où la testostérone laisse la part belle à l’émotion.

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Miho <![CDATA[Sous le signe du Z – Trailers “A Little Bit Zombie” et “Zomb’asians”]]> http://zombiatarian.com/?p=3765 2011-09-24T10:00:05Z 2011-09-19T10:15:27Z   [ Read More ]]]>

Du zombie funny et/ou sexy, c’est accrocheur et ça fonctionne plutôt bien depuis quelques temps. Le premier trailer est en provenance du Canada et annonce A little bit zombie, film se voulant une comédie romantique avec des zombies à l’instar de la désormais célèbre accroche de Shaun of the Dead. Les deux scénaristes Christopher Bond et Trevor Martin, qui ont déjà signé Evil Dead: The Musical en reprenant en chansons la trilogie de Sam Raimi, s’attachent les services du nouveau venu Casey Walker à la réalisation. A little bit zombie racontera l’histoire de Steve qui, juste avant son mariage, se fait infecter et se transforme en mort-vivant. Déjà pas vraiment chanceux, sa situation ne va pas s’améliorer quand il va devoir gérer avec un chasseur de zombies, son envie de bouffer des cerveaux et une future épouse au bord de l’hystérie.

A Little Bit Zombie (Official Teaser Trailer) from A Little Bit Zombie on Vimeo.

Le second trailer lui lorgne beaucoup plus du côté Z de la force, avec un scénario mettant en scène une bande d’ados aux hormones surexcitées, coincée sur une île déserte, qui va successivement faire la rencontre d’un moine taoïste chasseur de fantômes, de sa fille évidemment super sexy experte en kung-fu et d’une horde de zombies asiatiques en bikinis à la langue démesurée. Du grand n’importe quoi en 3D, sympathiquement titré Zomb’asians: Thongs of the dead et qui s’annonce plutôt rigolo si l’équipe réussit à réunir le budget nécessaire. Plus d’info sur le site officiel et merci à Twitch d’avoir relayé l’information.

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Miho <![CDATA[A l’est du nouveau – Le palmarès du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2011]]> http://zombiatarian.com/?p=3769 2011-09-19T09:37:15Z 2011-09-19T09:37:14Z   [ Read More ]]]>

Hier soir s’est clôturée la 4ème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg qui recevait cette année comme invité d’honneur et président du jury George A. Romero. Une rétrospective lui était d’ailleurs consacrée, ainsi qu’à Edgar Wallace et Tod Browning.

Les compétitions longs et courts métrages ont bien évidemment rythmé cette semaine, à la suite de quoi le réalisateur spécialiste es zombies a remis les prix.

Dans la catégorie des longs, The Woman de Lucky McKee s’impose en raflant l’Octopus d’Or pour le meilleur long métrage fantastique international ainsi que le prix du public. Prix mérité, le film était également présenté à l’Étrange Festival il y a deux semaines (la critique ici). Le jury a ensuite remis le Méliès d’Argent à la française Agnès Merlet pour Hideways et une mention spéciale à Vampire de Iwai Shunji (Swallowtail Butterfly) dont vous pouvez retrouver les premiers trailers par là.

Dans les courts-métrages, c’est l’australien Nash Edgerton qui remporte l’Octopus d’Or avec Bear, alors que le Méliès d’Or revient à Vladimir Mavounia-Kouka pour La Femme à Cordes, film franco-belge. Le Prix du public du meilleur Court Métrage Fantastique International et le prix du Jury jeune vont tous deux à Legend of The Beaver Dam de Jerome Sable.

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Miho <![CDATA[Un mariage de rêve – Teaser “[REC] 3 Génesis”‎ de Paco Plaza]]> http://zombiatarian.com/?p=3691 2011-12-13T14:55:53Z 2011-09-16T13:14:48Z   [ Read More ]]]>

Hop update puisque la vraie bande-annonce est sortie et… Autant dire que ça promet toujours autant, si ce n’est plus !

Il est là, il vient de sortir et il est franchement très réussi ce teaser de [Rec] 3 Génesis. Troisième épisode de la saga commencée en 2008 avec un budget mini par les deux ibériques Paco Plaza et Jaume Balaguero, il sera comme son nom l’indique une préquelle même si il sera plus question d’une histoire nouvelle autour du virus que d’un réel “avant”. Cette fois-ci seul à filmer, Plaza annonce également qu’il délaissera en partie la caméra subjective pour en revenir à une mise en scène plus classique.

Alors que le film est attendu pour la fin de l’année en Espagne, [Rec] Apocalyspe est déjà en projet pour marquer lui la suite et fin de [Rec]. Celui-ci est lui prévu pour 2012 et les deux réalisateurs inverseront leur rôles, Balaguero repassant derrière la caméra pour ce dernier opus.

Les scénarii sont évidemment tenus secrets pour le moment, nous savons simplement que ce [Rec] 3 Génesis se déroulera durant un mariage… Qui au vu du teaser va sérieusement dégénérer !

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UmmaGumma <![CDATA[Autant en emporte le sang – Critique “Braindead” de Peter Jackson]]> http://zombiatarian.com/?p=3599 2011-09-24T11:02:56Z 2011-09-16T06:00:50Z   [ Read More ]]]>

Braindead de Peter Jackson – Nouvelle-Zélande – 1992. 1h44

Avez-vous déjà vu… un singe-rat zombie de Skull Island qui contamine Wellington entièrement et transforme les habitants en zombies ?

Et bien tout est là.
Et tenez-vous bien, tout ça, c’est du chef-d’œuvre.
Oui, chef-d’œuvre du genre gore et Peter Jackson s’en donne à cœur joie sur l’hémoglobine. On se demande comment avec un budget ridicule (seulement 3.000.000$), il a pu fournir autant de sang que l’heptologie du très critiqué Saw.

Tout se passe en 1957, à Wellington (ville chère au cœur de Peter Jackson) lorsqu’une espèce hybride – qui se trouve être un singe-rat (la légende prétend que c’est le résultat d’un viol entre des singes et des rats pesteux) – est ramenée par des scientifiques de l’île de Skull Island. Notre “héros” Lionel Cosgrove (Timothy Balme) se plante là, jeune et naïf, ne pouvant pas se détacher de sa mère, la très tyrannique Vera Cosgrove, et s’entichant d’une jeune hispanique “Paquita Maria Sanchez” (Diana Peñalver) au grand dam de Véra.

La morsure au bras par ce fameux singe-rat sur Véra n’arrangera pas l’état de notre Lionel, qui fera tout pour soigner sa mère et finira même par l’enterrer, mais bien après qu’elle ait déjà mordu quelques-uns de ses amis. Et c’est là que l’horreur se mélange au gore et aux fantaisies de notre réalisateur : la scène du diner entre la mère de Lionel, revenue d’entre les morts et leurs invités, un curé, une infirmière, ou encore l’oncle, est jouissive, tant on peut ressentir que Peter Jackson s’est fait plaisir à mélanger le tout, et pas seulement au sens figuré : même entre les personnages, il crée une scène d’adultère entre le curé et l’infirmière, dont le joli bébé mort-né de l’affiche du film sera la résultante.

Lionel, ce Tanguy des années 90, aucunement gêné par la situation, va aller jusqu’à héberger tout ce petit monde, devenu zombie, pensant tout contrôler, sauf lorsqu’il injectera des stimulants à la place des anesthésiques, et fera de la maison l’antre du gore dans toute sa splendeur avec entre autre, le bébé mort-né dans le mixeur, le déchiquetage de membres grâce à sa tondeuse et bien d’autres scènes que je vous conseille d’aller voir par vous-même !

Une apothéose œdipienne se pose alors devant nous : des zombies affamés et complètement enragés, une tondeuse à gazon faite maison comme arme de dézombification massive et gorissime, la mère de Lionel prenant une taille disproportionnée, explosant le toit de la maison, et nous projetant ainsi dans une métaphore – ultra – sanglante de la renaissance de notre héros.

Peter Jackson nous livre du gore, du trash et de la violence second degré comme on aurait aimé en voir plus comme ça. Le démembrement de centaines de zombies sous couvert de l’amour cucul au possible de notre couple Lionel/Paquita donne au film tout son comique et c’est la clef de voûte de cette œuvre majeure dans la filmographie du réalisateur.

Le savant mélange peace and gore est méticuleusement mis en place, et c’est ce qui fait son charme : malgré les milliers de litres d’hémoglobine qui nous sautent au visage, Peter Jackson parvient à nous faire rentrer dans son délire – non sans manquer de quelques maladresses – et son inventivité (pour l’époque) fait de Braindead l’un des films les plus réussit dans le genre.

Comme anecdote, on notera le caméo hitchcockien, avec Peter Jackson en tant qu’assistant des pompes funèbres, et c’est devenu sa marque de fabrique, renouvelant l’expérience comme pirate dans le dernier épisode du Seigneur des Anneaux ou encore dans Créatures Célestes. Pour ce film, il n’a fait tourner que des acteurs inconnus (Diana Peñalver pleurait à la vue du sang), geste certainement risqué, mais démontrant le génie de Jackson et lui ouvrant les portes de la reconnaissance avec notamment le Grand Prix du Festival international du film fantastique d’Avoriaz en 1993

Il y a peu de scènes que l’on ne peut appeler “cultes” et si vous avez manqué ce film et que vous aimez l’humour trash et parfois dénué de sens, courrez vous le procurer, vous ne perdrez certainement pas votre temps !

… maintenant, oui.

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Miho <![CDATA[Ghost world – Trailer “The Awakening” de Nick Murphy]]> http://zombiatarian.com/?p=3635 2011-09-16T06:49:58Z 2011-09-16T00:18:33Z   [ Read More ]]]>

Longuement et d’ailleurs fort injustement déconsidérée ces dernières années, l’horreur gothique semble exercer un retour en force : Livide et The Woman in Black avec Daniel Radcliff sont en effet forts attendus, films auquel vient s’ajouter The Awakening de Nick Murphy.

Premier film du réalisateur, il se déroule lui aussi en Albion à la sortie de la première guerre mondiale, en costumes donc et sur fond de ghost story. Il sera en effet question d’esprits dans cette école paumée de la campagne anglaise, où une jeune universitaire interprétée par la très jolie Rebecca Hall (la Vicky de Vicky Cristina Barcelona) enquêtera sur des phénomènes étranges.

Au vu des retours plutôt mitigés du Tiff et du trailer qui n’est pas des plus transcendants, on n’attend pas énormément de cette production Studios Canal/ BBC mais on aura au moins le plaisir de retrouver Dominic West, aka le McNulty de The Wire, dans un des rôles principaux. Sortie prévue au Royaume-Uni le 11 novembre prochain, The Awakening n’a pas encore de date pour l’Hexagone.

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Miho <![CDATA[Mon voisin le tueur – Critique “Fright Night” de Craig Gillespie]]> http://zombiatarian.com/?p=3559 2011-09-15T06:29:32Z 2011-09-15T04:55:19Z   [ Read More ]]]>

Fright Night de Craig Gillespie – USA – 2011. 1H46. Sortie 14/09/11.

Si Fright Night n’est qu’un remake de plus de la grosse machine hollywoodienne, il a la bonne idée de ne pas vouloir copier l’original ou surfer sur la vague nostalgique des années 80. Ne reprenant que la trame essentiel du récit de Holland, il se tourne résolument bien plus vers la comédie que son prédécesseur. On retrouve donc Charley Brewster aux prises avec un voisin vampire dont tous semblent être tombés sous le charme. Sa mère célibataire d’abord mais aussi sa copine, aussi jolie que populaire, que Charley va tenter tant bien que mal de protéger.

Jouant gentiment avec les codes du teen movie, Craig Gillepsie insuffle à ses personnages un certain charme grâce à son approche maline des affres de l’adolescence. Geek repentit, Anton Yelchin se débrouille plutôt bien devant la caméra avec son physique fragile sans en rajouter ni dans l’aspect loser, ni en roulant des mécaniques. Idem pour Imogen Poots, incarnant sa petite amie, qui loin de se cantonner au rôle de potiche s’impose avec son caractère bien trempé.

Aussi paumé face au monstre vivant à côté de chez lui que lorsqu’il doit affronter le passage obligé de sa première fois, Charley évoque parfois un double du héros de Kick-Ass en particulier dans une scène finale où il débarque ridiculement armé jusqu’aux dents. Du reste, si les seconds rôles sont très inégaux, David “Dr Who” Tennant concentre sur lui toute l’attention. Là où le film de Holland faisait du spécialiste des vampires Peter Vincent un clin d’œil aux productions de la Hammer, Gillepsie s’amuse lui avec le folklore des shows de Vegas en transformant Vincent en imposteur lâche et alcoolique.

Bien que le ton léger s’avère plaisant par quelques répliques bien vues, il ne suffit pas à rattraper un traitement de la partie fantastique plus qu’imparfait. Car si le casting tient la route dans l’ensemble, le choix de Colin Farrell en vampire sexy constitue l’énorme impair du film. Tentant vainement de s’autoparodier, il en fait des tonnes, n’arrivant au mieux qu’à être inconsistant, au pire grotesque. Inutile donc d’attendre la moindre frayeur de ce mal nommé Fright Night qui choisit de s’imposer dans l’action au dépend de la tension. S’ensuivent alors des scènes de poursuites et d’affrontements longuettes, portées par une mise en scène on ne peut plus lisse – n’oublions pas que Walt Disney Pictures fait partie du projet – et clairement impersonnelle.

Le mythe du vampire est quant à lui vite expédié à grand renfort d’eau bénite et de pieux dans le cœur, auquel la 3D n’apporte une fois encore que peu de plus-value. Des jolies séquences de suceurs de sang explosant à la lueur du jour dont les cendres encore incandescentes retombent sur nous sont bien la seule chose notable. Le reste du temps on aura uniquement droit au service minimum en la matière : canines pointues et autres mains griffues sortant mollement de l’écran.

Pas désagréable mais loin d’être inoubliable ce Fright Night présente au moins l’avantage de ne pas se prendre au sérieux sans tomber dans des travers cyniques. Par les temps qui courent, on s’en contentera plutôt que de se tourner vers les avalanches de remakes qui considèrent que la surenchère d’effets justifie à elle seule une nouvelle version.

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Miho <![CDATA[Esprit es-tu là ? – Teaser “Red Lights” de Rodrigo Cortés]]> http://zombiatarian.com/?p=3541 2011-09-15T06:40:38Z 2011-09-14T11:07:52Z   [ Read More ]]]>

Après son remarqué Buried, Rodrigo Cortès est de retour mais cette fois avec un budget et un casting bien plus conséquent puisqu’il mettra en scène Sigourney Weaver, Cillian Murphy, Robert De Niro et Elizabeth Olsen. Oui, la petite sœur des deux jumelles insupportables.

Changeant complètement de registre avec Red Lights, Cortès s’intéressera à l’histoire d’une psychologue cartésienne (Sigourney Weaver) qui verra ses convictions remises en doute en enquêtant sur des phénomènes paranormaux aux côtés d’un médium de renommée mondiale (Robert de Niro). Le trailer dévoilé cette nuit ne dévoile justement rien, si ce n’est Bob sur un lit le regard au loin, avec une photo qui n’est pas sans rappeler Nolan ou Shyamalan et une affiche qui ressemble à s’y méprendre à celle du Zodiac de Fincher. Un peu pompeur le Cortès ? Wait and see, aucune date de sortie n’étant annoncée pour le moment.


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Miho <![CDATA[House of the rising sun – Critique “Don’t be afraid of the dark” de Trox Nixey]]> http://zombiatarian.com/?p=3483 2011-09-13T22:49:53Z 2011-09-13T16:27:00Z   [ Read More ]]]>

ÉTRANGE FESTIVAL #8

Don’t be afraid of the Dark de Trox Nixey – USA – 2011. 1H38. Sortie prochainement.

Présenté en soirée de clôture de l’Etrange Festival, Don’t be afraid of the Dark est écrit par Matthew Robins mais surtout par Guillermo Del Toro qui, après voir vu le téléfilm original en étant jeune, a toujours voulu en acheter les droits. Également producteur, on attendait donc beaucoup du premier film de Trox Nixey. Étonnamment R rated, Don’t be afraid of the Dark se veut en effet à la lisière du conte pour enfants et du film d’épouvante en nous plongeant dans l’univers de Sally, une fillette perdue entre père absent et belle-mère paumée. S’installant avec eux dans une vieille bâtisse gothique, celle-ci va se révéler habitée d’antiques créatures voulant lui faire rejoindre les ténèbres.

Déjà pas franchement original dans sa thématique, le film souffre d’énormes lacunes en termes de mise en scène. Malgré une intro des plus réussie, il sombre dès le premier quart d’heure dans le recyclage. Effets de sursaut surannés, plans répétitifs : rien qui ne nous fera bouger un cil pour peu que l’on ait déjà vu au moins une production du genre. Et une fois l’ambiance installée, les séquences s’enchainent avec une similitude frôlant l’arnaque – Sally se retrouvant systématiquement enfermée dans le noir avec les bestioles – sans que l’intrigue n’éveille jamais vraiment notre intérêt. En n’exploitant que très brièvement la légende et l’univers de ces fées démoniaques, par le biais notamment d’une référence papale risible, le film fait alors du surplace avant de s’enliser dans les pires archétypes fantastiques.

Même constatation dans sa description de l’enfance. Si l’on peut citer entre autres Coraline ou Max et les Maximonstres comme modèles dans le traitement du caractère sibyllin de cette période, Don’t be afraid of the Dark enfile lui les clichés comme d’autres les perles, n’arrivant au final qu’à montrer une gamine dépourvue d’aspérités dont la confrontation avec la vie adulte n’est dotée d’aucune profondeur émotionnelle. Du reste, on ne croit pas ici un instant à la peur de l’abandon ou du rejet qui peuvent saisir Sally, chaque situation du quotidien décrite dans le film étant d’une banalité aussi prévisible qu’ennuyeuse. Ajoutons à cela un Guy Pearce totalement transparent en figure paternelle et Katie Holmes qui, même si elle se révèle plutôt juste, patauge sérieusement face à ses partenaires de jeu, et il n’en faut pas plus pour que cette exploration des angoisses infantiles perde toute crédibilité.

Car l’autre grande référence du film est évidemment Le Labyrinthe de Pan. Mais les créatures qui peuplent Don’t be afraid of the Dark font l’effet de mauvaises copies du bestiaire auquel Del Toro nous a habitué, comme si celui-ci se retrouvait vidé de sa substance étrangement poétique. Ne reste alors plus que des effets spéciaux assez grossiers, largement mis en avant au détriment de la créativité, dont les gros plans réitérés pendant toute la seconde partie de cette péloche sur les créatures gâcheront leur potentiel inquiétant.

Alors soit, Don’t be afraid of the Dark est un film raté mais il est surtout profondément paresseux, se complaisant dans les poncifs de l’horreur sans jamais chercher à nous apporter quoique ce soit de novateur, ni même d’un tant soit peu efficient en terme de réalisation. Un sacrée déception, plus encore envers le réalisateur de Hellboy qu’on espère retrouver prochainement plus en forme derrière la caméra.

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UmmaGumma <![CDATA[Attrape-moi si tu peux – Critique “Taken” de Pierre Morel]]> http://zombiatarian.com/?p=3405 2011-09-13T05:21:34Z 2011-09-12T21:39:14Z   [ Read More ]]]>

Taken de Pierre Morel – France/USA – 2008. 1H25.

Peu de films m’ont fait un tel effet. Se retrouver à la place du personnage, par empathie ou par obligation, sans le voir venir, est une expérience étrange.
Pierre Morel (Banlieue 13, From Paris With Love) n’a pas choisi n’importe qui pour nous emporter dans un Paris sombre, empli de proxénétisme et de violence et c’est accompagné de Liam Neeson (Batman Begins, Star Wars episode I), Famke Janssen (X-Men) et leur fille Maggie Grace (Night And Day) qu’il nous transporte dans un Paris sale, loin des décors que les touristes côtoient (malgré cette nouvelle rentrée) et que les provinciaux évitent.

Le pitch est plutôt simpliste, ici Bryan Mills, ancien agent secret, séparé de Lenore, et père de Kim, se laisse convaincre de laisser partir sa fille pour Paris, qui prétexte la tournée européenne de U2 pour visiter le monde loin de Los-Angeles.
Toutes les protections sont prises, téléphone, lieu exact, lieux à visiter… Mais Bryan est loin de se douter que sa fille ment, et ne pense qu’à une chose, faire la fête dans les rues de la Capitale.
En apprenant l’enlèvement de sa fille, Bryan n’a que peu de temps et doit agir pour la sauver des mains d’un gang d’albanais, spécialisé dans le proxénétisme et la traite des femmes. La traque peut alors commencer.

Pierre Morel nous fait frissonner en parcourant un Paris de nuit, d’un trottoir où les femmes de l’Est font ce qui leur est ordonné, sous peine de violence, à un bâtiment servant de repaire à la mafia albanaise et l’ « élevage » de ses filles, attachées et droguées le temps de les rendre accro et obéissantes. Taken possède un rythme soutenu, mais l’horreur psychologique sait prendre sa place, lorsque la caméra se penche sur le destin sordide de ces filles, et le côté malsain ressurgit rapidement lorsqu’on les surprend, suffisamment droguées, à danser au milieu de riches étrangers scrutant leurs danses aussi lascives que pitoyables.

En oubliant le contexte – récurrent – de l’américain contre le reste du monde, le réalisateur fait tout pour que l’on rentre dans le personnage de ce père, voulant récupérer sa fille à tout prix, dosant à tour de rôle empathie, brutalité (notamment une scène de torture rapide mais efficace), et action, sans superflu. Le côté larmoyant pour certains pourrait effrayer, mais le charisme de Liam Neeson est parfait pour ce film.
De plus, la signature du scénario par Luc Besson pourrait étonner, ce n’est pas dans ses habitudes de livrer un film si sobre mais on ne saurait nier l’efficacité, et le soulagement, de la fin de ce dernier.

On dénotera le peut-être « trop plein » de clichés (un quinquagénaire qui défonce et démantèle un cartel de la mafia en 96h, ce n’est pas rien) mais qui s’efface facilement si on se laisse emporter par le personnage attachant qu’à Liam Neeson, qui apporte sa touche de crédibilité et de fragilité savamment dosé .
Évidemment, on peut reprocher le côté « cruche » de Kim, l’improbable manière qu’elle a pour décrire les albanais, un Liam Neeson plus violent – voire surhumain – que jamais, la caméra parfois portée par un septuagénaire qui fricote avec Alzheimer, le rôle effacé de Famke Janssen ou encore la faiblesse de certains dialogue.

Pierre Morel nous fait oublier son douteux Banlieue 13 au service d’un film bien cousu malgré tout, et nous divertit comme il faut. Il fera certainement penser à La mémoire dans la peau et sa trilogie, tant la ressemblance entre les personnages est flagrante.

Mais on ne lui en veut pas, on a pensé à rien d’autre pendant 1h25.

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Miho <![CDATA[C’est arrivé près de chez vous – Le palmarès de l’Étrange Festival 2011]]> http://zombiatarian.com/?p=3386 2011-09-12T13:05:58Z 2011-09-12T13:00:21Z   [ Read More ]]]>

Pour sa 17ème édition, l’Étrange Festival de Paris a proposé une programmation très diverse, tant en compétions que dans ses cartes blanches (cette année laissées à Jean-Pierre Mocky, Liliana Cavani et Julien temple) en surfant également sur la vague Grinhouse et Sushi Typhoon avec deux nuits dédiées. On notera également la présence cette année de Rutger Hauer (on en discute par par là) venu présenté The Mill and the cross, La chair et le sang ainsi qu’Hitcher.

S’il y a eu du bon et du moins bon, le festival permet en tout cas de faire découvrir à un public plus large des films voués à une carrière DTV ou des copies rares, voire inédite avec la version restaurée de Portier de nuit.

Clôturé hier soir avec Don’t be afraid of the dark, Canal+ a remis le prix du meilleur long métrage – le Prix Nouveau Genre – à Michael R. Roskam pour son film Bullhead. Drame belge sous fond de trame policière, le film semble avoir également fait l’unanimité auprès des spectateurs, les échos à la sortie des deux projections étant excellents.

Canal+ a également remis Le Grand prix Canal+ au court-métrage australien Attack d’Adam White. Prix assez peu compréhensible, le film étant d’un moralisme planplan ne brillant pas non plus par sa mise en scène. Le Prix du Public revient quant à lui à La Gran Carrera, court-métrage de l’espagnol Kote Camacho. Jouant avec le détournement d’images d’archives, ce petit film est effectivement assez surprenant et parfaitement dans l’esprit de l’Étrange Festival.

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Miho <![CDATA[Back to the 80′s – Soirée Rutger Hauer : “La chair et le sang” / “Hitcher”]]> http://zombiatarian.com/?p=3331 2011-12-11T16:51:30Z 2011-09-11T16:11:54Z   [ Read More ]]]>

ÉTRANGE FESTIVAL #7

L’Étrange Festival a choisi cette année de proposer une soirée dédiée à Rutger Hauer en sa présence. Commencée par la projection de The Mill and the cross, film suedo-polonais de 2011 inspiré du tableau « La procession du calvaire » de Bruegel, elle fut suivi par celle de La chair et le sang de Verhoeven, épopée médiévale impudente, puis du culte Hitcher dont la jaquette a longtemps hanté les vidéos clubs.

Même sourire carnassier et yeux électriques, voir le monsieur en chair et en os raconter avec pas mal d’humour ses cascades sur Blade Runner ou expliquer comment il s’est amusé à « traumatiser » le jeune acteur sur le tournage de Hitcher est forcément grisant. Salle pleine à craquer, standing ovation : l’Étrange Festival avait un petit air de revival des 80’s hier soir.

La Chair et le sang (Blood and Flesh) de Paul Verhoeven – USA / Espagne / Pays-Bas – 1985. 2H06.

Film « étape » dans la filmographie de Paul Verhoeven, La Chair et le sang marque son premier pas Outre-Atlantique et sa dernière collaboration avec Rutger Hauer. Avec une amoralité peu commune dans les films médiévaux, Verhoeven retrace l’histoire d’une bande de mercenaires qui, pour se venger de la trahison du seigneur Arnolfini, capturent la promise de son fils Stephen. Bien décidé à la récupérer, celui-ci va assiéger le château dans lequel les pilleurs ont trouvé refuge.

Passant à la moulinette toutes les conventions de l’époque, de la religion au système de classes, Verhoeven dépeint une fin de moyen-âge débauchée et cruelle, où si les progrès scientifiques commencent à poindre ils seront sans cesse détournés à des fins belliqueuses. Même si la véracité historique n’intéresse pas spécialement le réalisateur, sa description du XVIème siècle se veut réaliste, les deux pieds dans la crasse et la puanteur. Le spectre de la peste plane d’ailleurs sur tout le métrage, menace invisible n’épargnant personne, se propageant bien plus rapidement que les idées progressistes de la Renaissance.

Dans ce contexte, « tous pourris » pourrait assez bien résumer La Chair et le sang si l’on n’omet pas de préciser que ses protagonistes sont aussi extrêmement complexes. Martin (Rutger Hauer) s’érige ici comme chef du groupe, roublard et magnétique, aspirant à une ascension sociale aussi illusoire qu’impossible. Il se retrouve vite pris à son propre jeu, succombant au charme de la fausse innocence d’Agnès. Probablement le personnage le plus réussi, Jennifer Jason Leigh y est pour beaucoup, cette femme partagée entre son amour chaste pour son futur mari pur et son attirance pour l’animalité de Martin les poussera tous dans la folie. Refusant de choisir, jouant cruellement avec les sentiments qu’on lui porte, elle cache derrière son visage angélique un égoïsme et une lâcheté qui s’expliquent pourtant par son nécessaire instinct de survie.

Interrogeant l’humain dans ce qu’il de plus retors, La Chair et le sang est avant tout une histoire de trio amoureux faisant fi du romantisme niais – notamment en croquant des racines de mandragore sous deux pendus en putréfaction pour se jurer un amour éternel – à l’érotisme fascinant. Tout droit sorti du couvent, Agnès n’aspire qu’à perdre sa virginité avec Martin, qui l’initie au sexe dans une séquence de viol pour le moins sulfureuse. Pas de princes charmants mais des hommes qui semblent aussi opposés que complémentaires, Stephen incarnant sous ses airs de jeune homme honorable une continuité de la noblesse dont les motivations pour sauver Agnès semblent plus être le désir de possession qu’un amour désintéressé.

Acide et tragique, La Chair et le sang est porté par la musique de Basil Poledouris et par une mise en scène au cordeau (dont quelques effets spéciaux ont malgré tout assez mal vieilli) qui en font une œuvre rare, dans la lignée des thèmes de prédilection de Verhoeven : toujours corrosifs, jamais gratuits.

Hitcher de Robert Harmon – USA – 1986. 1H37.

Sur un scénario extrêmement simple – Jim, un jeune homme devant amener une voiture en Californie, prend en auto-stop un psychopathe qui le traquera sans relâche sur des routes désertes – Hitcher s’impose comme un modèle de rythme et de précision. Lors de sa présentation, Rutger Hauer le décrivait comme « un film avec de la poussière et des fantômes ». On ne serait mieux dire, sachant de plus que la chanson Riders on the storm des Doors fut une des sources d’inspiration du scénariste Eric Red lorsqu’il écrivit Hitcher. Bitume se déroulant à perte de vue, paysages arides, rades abandonnés bordant les nationales, le film est une plongée dans une Amérique dépeuplée et sauvage, évoquant souvent un univers de western où règnent d’ailleurs la même dichotomie entre autorité et absence de règles.

Sauf qu’ici les pistes sont brouillées, Jim se retrouvant à la fois harcelé par cet homme sorti de nul part se faisant appeler John Rider et poursuivi par la police locale, persuadée qu’il est responsable des différents meurtres commis. Résistant à Rider en refusant de céder à la violence pour ne pas devenir son alter ego, la seule option de Jim est de fuir, loin devant lui. Harmon rend à la perfection cette angoisse inhérente à l’absence de prise sur la situation, cette oppression par le vide que subit Jim. Mais si à l’image du camionneur de Duel on ne connaît pas les motivations de Rider, la principale différence est qu’il est ici parfaitement identifiable et que sa présence physique joue énormément sur le climax du film. Incarné avec tout ce qu’il faut de détachement par Rutger Hauer, il est la plupart du temps filmé en contre plongée pour accentuer son imposante stature, jamais là où on l’attend.

Se manifestant à deux reprises dans le film après que Jim se soit endormi, il semble même presque sorti de son inconscient, inexistant pour les autres, l’épargnant pour faire durer le jeu du chat et de la souris le plus longtemps possible. Car finalement tuer ne semble pas être le but principal de Rider. A demi-mots, il le livre d’ailleurs à Jim dans les premières minutes du film : « Arrête moi ». On ne sait alors plus bien ce que Jim doit combattre, si c’est cet homme ou lui-même, ses démons et sa morale. Et quand Jim emmènera dans sa course Nash, jeune femme rencontrée dans un diner et la seule à croire en son innocence, les choses ne feront qu’empirer. En brisant la solitude dans laquelle il se trouvait, le personnage donne un moyen de pression supplémentaire à Rider, qui n’hésitera pas à l’utiliser dans une séquence où le terme de choix cornélien prendra tout son sens.

Rappelant souvent Halloween tant les points communs entre la résistance de Michael Myers et John Rider sont nombreux, Hitcher flirte avec le fantastique tout en restant profondément ancré dans le réel, ce qui permet de donner toute son ampleur terrifiante à cette descente aux enfers jusqu’au final particulièrement abrupt. Un goût de poussière, d’essence et de fer c’est en effet ce que laisse le film lors de son visionnage, maîtrisé de bout en bout, dont les années n’ont absolument pas abîmé la puissance, ni l’efficacité.

Et hop en bonus une petite du photo du grand Rutger, merci à monsieur Desperate Zombie d’y avoir pensé !

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Miho <![CDATA[La tour infernale – Trailer “The Raid” de Gareth Evans]]> http://zombiatarian.com/?p=3309 2011-09-10T11:30:00Z 2011-09-10T11:30:00Z   [ Read More ]]]>

Présenté au Toronto International Film Festival il y a peu de temps, Twitch n’hésite pas à qualifier ce The Raid de “Best action movie of the year”. Rien que ça. Originaire d’Indonésie, ce film d’art martial contemporain (oui la définition est vague…) est réalisé par le gallois Gareth Evans (Merantau) qui retrouve pour l’occasion l’acteur Iko Uwais.

Pour le pitch, il s’agira de l’assaut d’un immeuble à Jakarta par un commando d’élite alors que celui-ci, abritant vendeurs de drogues et autres criminels, est contrôlé depuis longtemps par un parrain local du nom de Tama. Étage par étage, appartement par appartement, policiers et gangsters vont s’affronter violemment.

Car si le terme de violence peut paraitre un peu galvaudé, il reprend son sens premier à la vue du trailer. Des chorégraphie hallucinantes, du sang qui gicle, des flingues à bout portant… Tout donne envie dans cette bande-annonce. Acheté par Sony Pictures au marché du film de Cannes cette année pour l’exploitation américaine, aucun distributeur français ne s’est encore manifesté officiellement mais ça ne devrait pas tarder. En attendant, un peu de baston sous fond de Linkin Park.

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Miho <![CDATA[On the road again – Critique “Stake Land” de Jim Mickle]]> http://zombiatarian.com/?p=3256 2011-09-10T10:16:52Z 2011-09-09T15:03:54Z   [ Read More ]]]>

ÉTRANGE FESTIVAL #6

Stake Land de Jim Mickle – USA – 2010. 1H38. Sortie DVD le 4 octobre 2011.

Second film de Jim Mickle après Mulberry Street, Stake Land reprend la même trame post-apocalyptique que dans The Road ou Monsters sans s’appesantir sur les effets fantastiques mais pour décrire un voyage initiatique à l’issue incertaine. Suite à une contamination progressive de la population transformant les humains en vampires, Martin se retrouve orphelin. Pris en charge par un homme dénommé Mister, chasseur de morts-vivants à la moralité exacerbée, ils vont tenter de rejoindre New Eden. Le voyage qui les attend sera ponctué de nombreuses rencontres, plus ou moins plaisantes.

Stake Land semble avoir apporté un soin tout particulier à la psychologie de ses personnages, comme si chacun d’eux devait être le plus éloigné possible des clichés attendus. Ainsi, le jeune adolescent Martin est aussi réservé que déterminé comme Mister, au look improbable tout droit sorti d’un film de Rodriguez, alternera entre douceur et violence. Des traits de personnalités qui se révèlent lentement à nous grâce au jeu subtil de Nick Damici et Connor Paolo, mais aussi par la voix off de Martin décrivant ses états d’âmes. Inutile donc d’attendre ici filles dénudées et armées jusqu’aux dents ou héros cynique : dans Stake Land tout est question de mesure. C’est du reste ce qui fait sa singularité, lui évitant de se vautrer maladroitement dans une énième variation autour d’une civilisation en ruine. Mais c’est aussi ce qui limitera le film au niveau de l’implication émotionnelle, Mickle nous faisant l’effet d’un élève rigoureux et appliqué mais à qui il manquerait l’étincelle nécessaire pour nous faire réellement devenir partie prenante du road trip.

Construit sur de longs plans s’attardant sur une nature inhospitalière, la description des vampires est reléguée au second plan dans Stake Land. Ne gardant que l’exosquelette du mythe (vie de nuit, force sur développée, goût du sang), le réalisateur lorgne bien plus vers la bestialité de 30 jours de nuit que du scintillement à la Twilight. Et d’ailleurs, vampires ou non, cela semble importer assez peu. Il pourrait tout aussi bien s’agir de zombies, dont les créatures du film s’approprient les mêmes visages déformés ainsi que les corps lourds et mobiles, les explications mythologiques n’ont pas leur place ici. Certaines séquences d’affrontement viennent nous rappeler que nous sommes face à une production horrifique mais elles sont rapidement expédiées, sans que la mise en scène ne les mettent foncièrement en avant.

Finalement, ces vampires n’incarnent que la menace diffuse poussant les personnages à rester sur le qui-vive mais surtout, ils sont le pendant d’une autre menace bien plus sournoise et humaine cette fois. Car avant d’arriver au Canada, le fameux New Eden, Martin et Mister vont croiser la route d’une nonne paumée, d’une jeune femme enceinte jusqu’aux yeux et d’un ex-marine abandonné par son pays. Ils vont aussi faire la connaissance de la « fraternité », organisation profitant du chaos pour propager par la violence une morale pernicieuse, reflet d’un obscurantisme crasse. Tout à fait intriguant dans son traitement de cette frange profondément religieusement intégriste, Mickle porte un regard désenchanté sur une Amérique post 11 septembre rongée par la peur. Cette contamination ne semble en effet n’être que la métaphore d’une société sans cesse paupérisée, gagnée par une agressivité qui la gangrène peu à peu. Extrêmement pessimiste, le film évoque alors plus un miroir déformant de notre monde qu’une anticipation d’un futur alarmant.

Même si Stake Land reste bien au-dessus de beaucoup de productions similaires, on regrette qu’avec autant de matériaux et une approche aussi fine que rare du genre, Mickle fasse preuve d’autant de prudence dans ses choix esthétiques et narratifs. On aurait aimé qu’il exploite plus en profondeur les failles de ses personnages tout comme les liens fragiles qui les unissent en leur insufflant une humanité que l’on devine mais qui peine à s’affirmer.

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Miho <![CDATA[Bunny movie – Second teaser pour “Rabbit Horror 3D” de Takashi Shimizu]]> http://zombiatarian.com/?p=3211 2011-09-09T06:39:03Z 2011-09-09T06:35:07Z   [ Read More ]]]>

J’étais persuadée vous avoir parlé déjà de ce projet ici mais non. Réparons vite cette erreur. Son nom : Rabbit Horror 3D. Sa provenance : le Japon.

Commençant à faire le tour des festivals – il était présenté à Venise cette semaine – il est renommé pour des raisons qui m’échappent totalement par Tormented. Vous concéderez que c’est quand même beaucoup moins fun. Bref. Rabbit Horror 3D est réalisé par Takashi Shimizu (The Grudge) et surtout a comme directeur de la photo l’immense Christopher Doyle. Le monsieur a un C.V qui ne tiendrait pas ici mais on lui doit notamment et dans des styles très variés : In the mood for love, Infernal Affairs, Hero, Paranoid Park, The limit of control, etc. Et qu’est ce que ça donne quand le chef opérateur de Wong Kar-wai et Jim Jarmush rencontre un réalisateur de films d’horreur azimuté ? Ça donne une variation autour d’Alice au pays des merveille où une jeune fille fille part à la recherche de son frère emmené dans un monde parallèle par un lapin. Le tout en relief.

Après les photos pour le moins ensanglantées, le deuxième trailer vient de sortir et semble aussi barré que le premier. Même s’il ne faut probablement pas s’attendre à autre chose qu’un film anecdotique, moi les lapins, ça me fait super peur.

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Miho <![CDATA[Noces funèbres – John Malkovich au casting de “Warm Bodies” de Jonathan Levine]]> http://zombiatarian.com/?p=3196 2011-09-08T20:25:21Z 2011-09-08T15:00:34Z   [ Read More ]]]>

Étonnant d’imaginer une romance avec des zombies, bien moins séduisants que leurs confrères morts-vivants vampiriques. C’est pourtant bien l’idée qu’a eu Summit Entertainement, responsable de la série Twilight, en adaptant le roman Warm Bodies d’Isaac Marion. Il s’agira de l’histoire d’un adolescent nommé “R” devenu zombie qui se pose des questions existentielles quant à bouffer ou non de l’humain. Il se liera avec la petite amie d’une de ses victimes, ce qui entraînera des conséquences à la chaîne chez ses congénères.

Alors que la casting compte déjà Nicholas Hoult (Skins, X-Men : first class) dans le rôle principal ainsi que Teresa Palmer (I Am Number Four), Variety vient d’annoncer que John Malkovich jouera le rôle du “General Grigio”, militaire bien décidé à exterminer tous les revenants.

Si l’on redoute un peu la bluette adolescente avec Warm Bodies, il est à noter que le celui-ci sera écrit et réalisé par Jonathan Levine qui avait réussi à tordre sérieusement le cou aux clichés des teen movies avec All the boys love Mandy lane . Un projet curieux donc qui en tout cas semble bien parti ne serait-ce que pour le choix judicieux de ses acteurs.

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Miho <![CDATA[Irish blood – Critique “Wake Wood” de David Keating]]> http://zombiatarian.com/?p=3179 2011-09-09T23:33:50Z 2011-09-08T13:10:48Z   [ Read More ]]]>

ÉTRANGE FESTIVAL #5

Wake Wood de David Keating – Irlande / Angleterre – 2010. 1H30. Sortie prochaine.

En dépit d’un pitch qui n’est pas des plus orignal, Wake Wood est une des très bonnes surprises de cette édition 2011 de l’Etrange Festival. Réalisé par le peu productif David Keating – sa dernière fiction remonte à 1996 et n’avait par ailleurs rien à voir avec le genre fantastique – cette péloche en provenance du Royaume-Uni retrace l’itinéraire d’un couple face au deuil de leur petite fille qui, exilé dans la bourgade irlandaise de Wake Wood, découvre l’existence d’un rituel pouvant la faire revenir à la vie pour quelques jours.

Le premier point intriguant de Wake Wood est sa production, confiée à la Hammer. Alors que l’avis de décès de la mythique boîte anglaise semblait signé depuis longtemps, ce film marque son retour, peut-être pas fracassant, mais en tout cas tout à fait honorable dans l’horreur gothique. Car Wake Wood reprend beaucoup de symboles des anciennes créations sans oublier de les remettre au goût du jour. Ainsi, si la campagne irlandaise s’étend à perte de vue entre plaines et bois plombée par un ciel gris, des éoliennes viennent aujourd’hui briser son austérité. Malgré ces quelques clins d’œil à une modernité naissante, le temps semble lui s’être figé dans ce village peu accueillant, bercé de rituels ancestraux.

Sous l’autorité de l’ancien vétérinaire au flegme typiquement britannique (le très bon Timothy Spall alias Queudver dans la saga Harry Potter), ces rites païens nécromantiques auraient du reste mérité une attention plus soignée dans leurs description et historique. Ceux-ci se limitent en effet uniquement ici à une toile de fond qui frustre par son manque d’approfondissement. Toujours est-il que la mise en scène de ses liturgies rurales est remarquable, prenant le parti d’une représentation extrêmement réaliste, quasi organique. Les corps sont déchiquetés, broyés, triturés afin de perpétuer l’ancestrale succession vie/mort.

Keating évite donc les effets ésotériques de bas étages, préférant s’intéresser à la violente confrontation entre l’homme et la nature, celui-ci tentant vainement de la dompter. Nature sauvage qui est la cause de la mort prématurée d’Alice, dont la douleur aveuglante des parents les poussera à adopter une attitude irrationnelle et évidemment destructrice. Aidan Gillen et Eva Birthistle sont d’ailleurs plutôt juste en couple anéanti, permettant d’apporter la crédibilité nécessaire au récit.

Si la première partie de Wake Wood est donc irriguée de moments fantastiques agressifs très efficaces, la seconde plonge dans une horreur plus viscérale. Or c’est un style que Keating maîtrise beaucoup moins. Les meurtres s’enchaînent rapidement avec une rupture de rythme rendant le scénario assez confus. Les effets spéciaux accusent eux un budget réduit et l’effusion d’hémoglobine n’est pas réellement convaincante. On ressent également la limite du jeu d’Ella Connolly, incarnant la jeune Alice revenue des morts, la petite fille peinant parfois à sortir de son interprétation d’enfant glacial et absent qui, si elle s’avère bien entendu efficiente en terme d’angoisse, manque souvent de contrastes. Mais les dernières minutes du film annonçant un retour à la normale sont stoppées net par un cliffhanger bien vu et vraiment flippant, permettant définitivement à Wake Wood de s’élever au-delà de la série B basique.

Non sans rappeler The Wicker Man, autre film britannique avec un Christopher Lee adepte lui aussi du paganisme, Wake Wood réussit le tour de force d’être un bel hommage au cinéma de genre anglais tout en apportant une réelle fraicheur à la thématique de la sorcellerie pourtant déjà largement ressassée. Un film qui joue également habillement avec les mécanismes de la peur, se révélant bien plus effrayant que ce à quoi l’on pourrait s’attendre. On espère donc que la Hammer continuera sur cette lancée avec The Woman in Black de James Watkins (Eden Lake) prévu prochainement.

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Miho <![CDATA[L’effet boeuf – Critique “Meat” de Maartje Seyferth et Victor Nieuwenhuijs]]> http://zombiatarian.com/?p=3101 2011-09-07T06:54:35Z 2011-09-07T06:42:21Z   [ Read More ]]]>

ÉTRANGE FESTIVAL #4

Meat de Maartje Seyferth et Victor Nieuwenhuijs – Pays-Bas – 2010. 1H25. Sortie inconnue.

A en juger par les paupières lourdes de quelques spectateurs et aux longs soupirs des autres, Meat est loin d’avoir fait l’unanimité lors de sa projection à l’Etrange Festival. Présenté par ses deux réalisateurs néerlandais comme un film parlant « de mort et d’érotisme », le pitch était pourtant plutôt aguicheur dans le genre déviant : « Pour oublier sa vie minable un boucher entre dans la tête de Roxy, une jeune femme qui l’obsède, et filme le tout en vidéo… ». Problème de traduction ou manque de compréhension, le film aurait plutôt dû être résumé par : un boucher échappé d’un épisode de Derrick murmure des insanités à son employée, une blonde pulpeuse, qui filme des côtes de porc toute la journée.

Se vouloir à tout prix expérimental : le souci principal de Meat est là. Nous avons l’impression que les réalisateurs se regardent filmer pendant une heure et demi, n’apportant absolument rien de novateur, aussi bien en termes d’explorations visuelles que narratives.

Les séquences se succèdent, alternant dans la première partie entre découpage de viande, pseudo porno dans une chambre froide et histoire parallèle, jouée par le même acteur principal. Sauf qu’aucun effet de mise en scène n’arrive jamais à nous procurer la moindre émotion, à nous perdre ou nous dérouter. Frisant la parodie tant il reprend les recettes rebattues mélangeant sang et cul, la volonté de choquer n’aboutit qu’à une vidéo arty à la vacuité abyssale. La seconde moitié du film tente de revenir à un récit plus classique, introduisant un retournement de situation dont on ne comprend absolument pas la finalité, si ce n’est de jouer maladroitement avec les conflits de personnalités.

Meat ne s’affirme pas plus esthétiquement, étant non seulement laid mais surtout revendiqué comme tel. Comme si ambiance glauque devait obligatoirement rimer avec photo mal éclairée et couleurs blafardes, Seyferth et Nieuwenhuijs semblent également vouloir rechercher l’angle ou le cadre le moins adapté à chaque plan. Et lorsque longs silences s’enchaînent avec l’accentuation volontaire des sons quotidiens, parfois entrecoupés d’une musique techno assommante, on se dit que décidément rien ne nous sera épargné.

On n’échappe même pas au discours sur les végétariens intégristes et en sortant de cette douloureuse expérience, on se dit qu’étrange ne devrait jamais être synonyme d’autant de trivialité.


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Miho <![CDATA[Livide dead – Art work “Livide” d’Alexandre Bustillo et de Julien Maury]]> http://zombiatarian.com/?p=3076 2011-09-07T12:26:47Z 2011-09-06T16:44:23Z   [ Read More ]]]>

Le film fantastique français le plus attendu de l’année ? Livide d’Alexandre Bustillo et de Julien Maury l’est certainement. Déjà 4 ans se sont écoulés depuis le terrifiant A l’Intérieur, les réalisateurs ayant planché sur pas mal de projets avant de mettre en route celui-ci. Pressentis un temps pour le Halloween 2, c’est finalement Rob Zombie qui le prend en charge, suite à une sombre histoire de contrat avec les frères Weinstein. Repartis sur une production plus personnelle, c’est le tournage de Livide qui voit le jour l’année dernière.

Les réalisateurs ont déjà annoncé leur volonté de revenir à une horreur bien moins frénétique avec cette histoire de cambriolage qui tourne mal. Le lieu du délit est en effet une demeure délabrée, appartenant à une ancienne danseuse (Marie-Claude Pietragalla) qui, si elle a la réputation de détenir une grande fortune, détient surtout d’autres secrets plus inquiétants.

Maison hantée, mythe de Pandore ? On est en droit d’espérer le meilleur de ce Livide qui sera sur nos écrans dès le 2 novembre prochain. En attendant il sera présenté en avant-première au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg ainsi qu’au Toronto International Film Festival la semaine prochaine.

Pour l’occasion, les deux réalisateurs ont offert au blog officiel du Tiff des croquis en noir et blanc très beaux et très évocateurs de l’ambiance, des décors et personnages de Livide.

EDIT : Concernant la sortie en salle de Livide, elle vient d’être repoussée à une date indéterminée par La Fabrique 2 à cause des nombreuses sorties de novembre et décembre en France. Espérons que l’attente ne soit pas trop longue.

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Miho <![CDATA[Rebel, rebel – Concept art “Riddick” de David Twohy]]> http://zombiatarian.com/?p=3053 2011-09-06T06:57:02Z 2011-09-06T06:56:09Z   [ Read More ]]]>

Cette image est le concept art posté par Vin Diesel il y a quelques jours sur page Facebook. Le troisième volet des aventures de Richard B. Riddick devrait en effet arriver sur nos écrans l’année prochaine sous le très sobre titre Riddick. Annoncé comme le dernier épisode devant conclure la sage commencée en 2000 avec Pitch Black suivi en 2004 de The Chronicles of Riddick, il sera toujours réalisé par David Twohy.

L’acteur révèle également que le film sera R rated avec la bénédiction d’Universal pictures qui produit le film, que Vinny n’oublie pas de remercier au passage. Véritable volonté de renouer avec l’ambiance sombre du premier ou retournement de veste intéressé suite au relatif échec du second ?

Difficile de savoir pour le moment ce que cet opus donnera, le tournage canadien n’ayant pas encore commencé que le scénario circule déjà un peu partout sur la toile. Inutile donc de se perdre en conjonctures, la seule chose que l’on sait pour le moment c’est que Vin Diesel a un cœur gros comme ça, comme nous le prouve les photos (ici ou ) au bon goût assumé qu’il nous fait partager sur sa fan page.

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Miho <![CDATA[Femme fatale – Critique “The Woman” de Lucky McKee]]> http://zombiatarian.com/?p=2988 2011-09-05T06:17:31Z 2011-09-05T06:17:31Z   [ Read More ]]]>

ÉTRANGE FESTIVAL #3

The Woman de Lucky McKee – USA – 2011. 1H40. Sortie inconnue.

Après un premier essai réussi avec May en 2002, McKee galère. Un épisode moyen de Masters of Horror, un The Woods qui ne convainc pas, Red en 2008 semble alors enfin annoncer son grand retour. Mais il quitte le film en cours de route, passant la main à Trygve Allister Diesen. Attendu au tournant, c’est seulement l’année dernière qu’il retrouve son comparse Jack Ketchum pour tourner The Woman. Ces années difficiles ont probablement dû influer sur la réalisation nerveuse du film, attendu dans pas mal de festival après la micro-polémique de Sundance comme LA caution hardcore. Mais s’il est vrai que ce film semble avoir été fait avec la rage au ventre, inutile d’escompter ici un énième torture porn racoleur. McKee a des choses à dire et il est bien décidé à hurler pour se faire entendre.

Alors que les premières minutes nous font entrer directement dans le vif du sujet avec cette jeune femme sauvage errant dans les bois, nous sommes aussitôt brusquement de retour dans un monde aseptisé où une famille tout droit sorti d’une pub Ricorée passe un dimanche après-midi tranquille. Mais une fois les protagonistes introduits, McKee ne fait pas trainer les choses. La jeune femme est rapidement capturée par le père, bien décidé à employer tous les moyens pour la « civiliser » avec l’aide de sa femme et de ses enfants.

Changeant de registre avec ce projet, McKee plonge dans l’outrance et l’excès pour mieux faire ressortir l’horreur inhérente à la situation. Ses personnages sont volontairement archétypaux, en tête la figure paternelle. Interprété par Sean Bridgers, parfait en mari odieux et violent, il est absolument infâme tant il transpire la misogynie et la suffisance. Dans son ombre se cachent la mère, modèle de soumission dont la justesse du jeu d’Angela Bettis rend pleinement la peur qui la glace ainsi que la fille, adolescente triste et paumée. Autant de clichés qu’ils s’imposent à eux-même, tous semblant n’aspirer qu’à entrer dans le moule d’une certaine société américaine bien pensante.

Agissant alors comme un révélateur, l’arrivée de cette jeune femme va faire éclater les apparences, chaque membre de la famille dévoilant à son contact ses plus bas instincts. Car dans le confort de leur home sweet home, à l’abri des regards, l’ambiance change radicalement et ce sont les humiliations qui se font récurrentes. La violence exercée par le père et le fils, sorte de modèle réduit du premier, n’est jamais aussi dérangeante que lorsqu’elle plane dans l’air, menaçant d’exploser à chaque instant, véritable torture psychologique que les deux hommes exercent avec un calme troublant. Au final, ce ne sont pas tant les coups que l’appréhension de ceux-ci qui murent les femmes dans leur silence.

McKee a par ailleurs un véritable don pour capter ces non-dits et ces instants de flottement notamment lors d’une scène magistrale où, par la seule force d’un regard échangé, la mère et la prisonnière semblent parfaitement en phase. On regrettera alors d’autant plus le choix d’une musique rock sirupeuse gâchant l’intensité de certaines séquences. The Woman souffre également de quelques longueurs mais le final furieux les fera vite oublier. Une vingtaine de minutes d’une violence inouïe, d’une vengeance aveugle qui loin d’être complaisante donne tout son sens au métrage. Somme de toutes ces femmes, l’otage bestial transforme en réalité leurs fantasmes inassouvis de liberté, même si elles devront pour cela en payer le prix fort.

Avec ce film brûlot, McKee renoue avec le féminisme, son thème de prédilection, dans ce qu’il a de plus noble et intelligent. On excusera alors la forme parfois brouillonne de son Woman tant celui-ci fout une claque grandement salutaire.

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Miho <![CDATA[L’inquiétante étrangeté – Critique “The Theatre Bizarre”]]> http://zombiatarian.com/?p=2670 2011-09-04T23:34:00Z 2011-09-04T08:59:56Z   [ Read More ]]]>

ÉTRANGE FESTIVAL #2

The Theatre Bizarre de Richard Stanley, Buddy Giovinazzo, Tom Savini, Douglas Buck, Karim Hussain, David Gregory et Jeremy Kasten – USA / France / Canada – 2011. 1H54. Sortie inconnue.

The Theatre Bizarre c’est quoi ? C’est tout d’abord un film à sketchs composé de 7 segments puisqu’il ne faut pas oublier Theatre Guignol servant d’interlude entre les différents courts et qui raconte lui aussi une histoire à part entière. C’est donc une anthologie de l’horreur, rappelant les plus belles heures des Contes de la Crypte ou de la série des Creepshow, laissant une liberté de ton totale à ses réalisateurs pour imprimer sur pellicules leurs délires visuels.

Car The Theatre Bizarre est également une production farouchement indépendante (Severin films côté américain, Metaluna pour la France) qui a su tirer le meilleur de ce genre de financement – créativité, expérimentation, absence de contrainte – en évitant les écueils du cheap ou de la facilité scénaristique. Le film est alors surtout une œuvre sincère, certes inégale au vu de la diversité des courts proposés, mais où dans chacun de ceux-ci transpire l’amour d’un cinéma fantastique à l’ancienne, dans le meilleur sens du terme.

Une partie de l’équipe est d’ailleurs venue présenter le film pour cette séance de L’Etrange Festival et autant dire que l’on était loin de certaines avant-premières guindées. Avec entre autres un Richard Stanley à l’air bien barré, une Catriona MacCol toujours aussi belle et un Jean-Pierre Putters (co-producteur du film mais plus connu pour être le papa de Mad Movies) décontracté, simplicité et générosité sont les seuls mots venant à l’esprit. Ils se sont visiblement fait plaisir à tourner The Theatre Bizarre, ça tombe bien, on en a pris tout autant à le regarder !

The Mother of Toads de Richard Stanley

Richards Stanley, à qui l’on doit Hardware, s’est penché sur les mythes ésotériques en lorgnant du côté de Lovecraft avec cette histoire de couple d’américains en vacances dans les Pyrénées qui se retrouvent face à une créature aussi ancienne que dangereuse.

Probablement le segment le plus connoté série B, dont les influences des films de monstres des 50’s se ressent fortement, Stanley joue à la fois la carte de l’humour – Catriona MacCol parodiant l’accent frenchie est excellente – tout en réussissant à distiller une ambiance assez glauque : forêt étouffante, course dans la nuit, crapauds peu ragoûtants, etc. Un bel hommage singulier.

I Love You de Buddy Giovinazzo

Ce huis-clos dans un appartement berlinois sur un couple qui se sépare est le second morceau présenté. Surprenant dans sa forme puisque ne touchant pas à l’horreur à proprement parler sauf dans son twist final, Giovinazzo rend avec beaucoup de justesse (les acteurs n’y sont pas étrangers) la fin d’une vie commune, entre tendresse et cruauté. Alors que lui confère à sa femme un amour approchant le délire psychotique, elle incarne à l’inverse une épouse dénuée de toute compassion. Après avoir trompé son mari pendant des années, elle décide avant de le quitter de lui avouer toute la vérité pour le moins crument. Des flash-backs plutôt drôles nous restituent ses mensonges éhontés et le final que l’on attend pourtant parvient même à nous surprendre.

Wet Dreams de Tom Savini

Tom Savini, réalisateur de La nuit des morts-vivants le remake du film éponyme de Romero, a énormément travaillé avec ce dernier aux effets spéciaux et au maquillage. S’il s’est fait connaitre grâce à ses talents d’artisan, c’est aussi sa « gueule » qui, de Maniac à Machete, lui a valu un paquet de seconds rôles et d’apparitions diverses.

Et ce sont justement les effets spéciaux qui font toute la saveur de Wet Dreams. Le scénario assez incompréhensible mêlant rêves et réalité, sur fond là encore d’infidélité mais masculine cette fois, semble n’être qu’un prétexte pour placer des pénis en latex un peu partout (omelette, bocal de formol, etc.) et pour nous donner à voir un festival de gore jouissif dans la pure tradition des 70’s. Du second degré, du fun, des effets au top. Que demander de plus ?

The Accident de Douglas Buck

Ce segment se démarque totalement des autres par sa poésie et sa gravité. Douglas Buck (Family Portraits) suit une petite fille confrontée à un violent accident de la route qui s’interroge sur la mort. Entrecoupées de scènes où elle discute avec sa mère, des flash-back nous replacent sur le lieu du drame, toujours à hauteur d’enfant et l’on se retrouve dérouté par ses questions simples qui n’ont au final aucune réponse. La fin justifiera la présence du métrage dans The Theatre Bizarre mais toujours en gardant ce ton aérien. Très joliment écrit et réalisé.

Visions Stain de Karim Hussain

Il y a quelques parties du corps particulièrement efficaces pour faire frémir dans le cinéma horrifique : les dents, les ongles et les yeux. Hussain l’a bien compris puisque ses séquences de perforations oculaires et autres énucléations sont assez éprouvantes. Remarqué pour avoir signé la photo de Hobo with a Shotgun, le réalisateur retrace l’itinéraire d’une jeune femme ayant la capacité étrange d’extraire physiquement les souvenirs visuels des gens avant leur mort pour ensuite se les injecter. Même si esthétiquement ce segment est extrêmement soigné, niveau scénario il s’enferre dans une réflexion sur l’humain un peu légère.

Sweets de David Gregory

Dernier court et sûrement celui qui s’inscrit le mieux dans la thématique de The Theatre Bizarre par sa construction baroque et grand guignolesque. Difficile de le résumer tant il ne ne construit pas sur un mode narratif classique, on y croisera un homme et une femme également en train de se séparer, fétichistes des sucreries, avant qu’elle ne révèle son goût pour d’autres plats. Quelque part entre le gothique italien, les expérimentations lynchiennes et le trash de certaines productions nippones, ce court est inclassable. Coloré, lumineux, imprévisible : une vraie bonne surprise.

Theatre Guignol de Jeremy Kasten

Structurant l’ensemble, le segment de Kaster introduit chaque métrage dans un ancien cinéma devenu le lieu d’une représentation singulière sous la houlette d’un maître de cérémonie interprété par le mythique vampire Udo Kier. Loin d’être limité à un simple rôle transitif, le court présente un univers inquiétant (poupées désarticulées et abimée, pantins mécaniques, etc.) qui nous permet de nous immerger sans difficulté dans les différentes ambiances tout en proposant une fable imagée sur les histoires et ses conteurs.

En effet, The Theatre Bizarre ne fonctionne finalement que parce qu’il a saisi l’essentiel : le cinéma, quel qu’il soit, doit servir à raconter des histoires. A créer un monde à part, à faire travailler l’imagination, à nous emporter ailleurs. Pari réussi avec cette anthologie qui ravira les fans du genre et séduira les plus curieux.

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Miho <![CDATA[Mon bunker au Canada – Critique “The Divide” de Xavier Gens]]> http://zombiatarian.com/?p=2582 2011-09-05T06:19:10Z 2011-09-03T08:52:51Z   [ Read More ]]]>

The Divide de Xavier Gens – Allemagne/ USA / Canada – 2011. 1H50. Sortie prochainement.

ÉTRANGE FESTIVAL #1

Après sa transposition de Hitman à l’écran et Frontière(s), film d’horreur made in France en 2007, c’est au Canada que Xavier Gens a posé sa caméra pour réaliser son Divide. Il reprend ici la thématique science-fictionnelle d’un monde post-apocalyptique, narrant l’histoire d’un groupe de 8 survivants enfermés dans un abri anti-atomique suite à ce que l’on suppose être un bombardement nucléaire. Si la volonté de faire un film d’ambiance en huis-clos avec des personnages qui se dévoilent progressivement est louable ; ni l’écriture, ni la mise en scène ne sont à la hauteur de cette ambition.

Dès l’intro, les protagonistes sont présentés de manière si caricaturale que l’on se dit que Gens va obligatoirement nous prendre à contre-pied rapidement. Il n’en est rien : chacune de leur réaction est d’une prévisibilité déconcertante, ceux-ci adoptant une ligne de conduite définie pour ne jamais y déroger. Le tout est porté par une direction d’acteur en roue libre et des dialogues explicitant chaque faits et gestes, ne laissant aux personnages aucune part d’ombre ou de chances de nous surprendre.

Et quand une épaisseur psychologique est censée être apportée par les rapports de domination et de soumission qu’entretiennent les survivants, c’est l’effet inverse qui est obtenu. Avec une finesse pachydermique, le réalisateur mélange allégrement homosexualité, romance platonique et sévices sexuels qui font tomber certaines scènes dans le grotesque, mais qui surtout donnent le sentiment d’une provoc’ aussi gratuite qu’ennuyeuse.

Cet ennui ressenti est également dû en grande partie à des soucis de rythme et de cohérence. D’abord aiguillé sur une piste d’expérimentation gouvernementale, on se retrouve ensuite à la frontière entre le survival et le film d’action. Visiblement, Gans a voulu inclure dans son film toutes ses références de cinéphile comme gage de qualité mais il ne réussit qu’à nous perdre dans une narration bordélique à souhait.

Sans que l’on ne comprenne jamais bien les tenants et aboutissants de l’histoire – principalement les raisons qui poussent les survivants à rester enfermés – on alterne sans cesse entre ellipses et longues séquences ne faisant pas avancer l’intrigue d’un iota. Cette confusion temporelle est d’autant plus dommageable qu’elle ne permet pas de prendre pleinement conscience des transformations physiques dues à l’enfermement, l’aspect le plus réussi de The Divide. Fonctionnement biologique modifié, vieillissement prématuré : tous sont égaux face à cette mécanique aussi implacable que mortifère. Mais Gens n’exploite aucune des trop nombreuses idées pourtant pas si mauvaises qu’il aborde, bâclant la dernière demi-heure de sa pelloche avec un faux retournement de situation monté n’importe comment, oubliant même la règle de base de la simultanéité des actions.

Série B aux velléités auteurisantes, The Divide à ne jamais vouloir choisir un angle d’approche finit par n’être qu’une coquille vide, autant de sens que d’émotion, sans non plus réussir à s’imposer comme un shocker efficace.

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Miho <![CDATA[Return to horror high – Rentrée sur Zombiatarian]]> http://zombiatarian.com/?p=2530 2011-09-03T13:15:22Z 2011-09-02T23:02:43Z   [ Read More ]]]>

Les feuilles mortes, les collègues bronzés, le retour des horribles pubs Clairefontaine. Pas de doute, c’est la rentrée.

Zombiatarian a terminé ses vacances également et après six mois d’existence, tire son premier bilan. Beaucoup de films vu, évidemment, de travail, forcément, mais aussi de rencontres et d’encouragements qui font chaud au cœur et qui donnent plus que jamais envie de continuer ce projet.

Sauf que gérer un blog seule n’est pas la chose la plus simple qui soit et que la perspective de travailler en équipe me tente de plus en plus. Pour des raisons pratiques tout d’abord, afin d’avoir des news et des critiques mises à jour plus régulièrement, et puis surtout pour pouvoir avoir d’autres points de vue sur le cinéma de genre, pour traiter de films ou de thématiques plus variées, pour proposer des idées de rubriques, discuter, s’engueuler, s’enthousiasmer pour un projet… Bref parce que c’est plus mieux à tous les niveaux !

Si vous êtes intéressés pour collaborer au blog vous êtes donc les bienvenus. Je précise tout de suite on ne sait jamais : en tant que esclave bénévole. Que vous soyez fana de cinéma d’horreur ou de space opera, de séries télé ou de courts-métrages, de sexploitation, de polars, de séries B, de kaijū eiga, de blockbusters, de westerns, etc. toutes les plumes et bonnes volontés peuvent s’exprimer ici.

Seuls impératifs : avoir un peu de temps pour proposer des contributions régulières et aimer écrire pour faire partager votre passion. Je ne vous promets pas encore cocaïne, champagne, filles (ou mecs) faciles mais je ne désespère pas, ça viendra.

Si vous êtes motivés, envoyez un petit mot et une critique à : zombiatarian [at] gmail [dot] com (ou directement via l’onglet contact dans le menu).

Pour le programme de la rentrée il s’annonce chargé avec le retour sur quelques films de l’Étrange Festival de Paris qui s’est ouvert aujourd’hui et qui se clôturera dimanche prochain (programme et infos).

Si la séance d’ouverture avec The Divide de Xavier Gens ne m’a pas convaincu, si j’ai failli y passer par crise de fanboyisme aiguë (- “Hey Miho regarde y a Gaspar Noé !” – “Ouais c’est ça, Gaspar Noooo” *argh*) et si la caféine sera ma meilleure amie pour les jours à venir, la suite s’annonce très intéressante : The Woman de Lucky McKee, Stake Land de Jim Mickle, The Theatre Bizarre avec que du beau monde à la réalisation (Douglas Buck, Buddy Giovinazzo, David Gregory, Karim Hussain, Jeremy Kasten, Tom Savini, Richard Stanley), Don’t be afraid of the dark de Troy Nixey avec Del Toro au scénario et j’en passe.

Aussi en vu la fin du dossier “Rape and Revenge” sur les années 90 et 2000 et les news habituelles sur les trucs obscurs qui ne sortiront jamais sur nos écrans.

Un grand merci à vous de lire Zombia, de le soutenir et je vous souhaite une excellente rentrée cinéphage !

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Miho <![CDATA[Red dead redemption – Critique “Blackthorn” de Mateo Gil]]> http://zombiatarian.com/?p=2929 2011-09-04T16:29:02Z 2011-09-02T16:11:50Z   [ Read More ]]]>

Blackthorn de Mateo Gil – USA – 1H32. Sortie le 31 août 2011.

Dans les montagnes boliviennes vit James Blackthorn, un « gringo » éleveur de chevaux qui n’aspire qu’à rentrer dans son ouest natal retrouver son fils. Mais derrière ce cow-boy vieillissant se cache en réalité Butch Cassidy, passé pour mort depuis plus de 20 ans. Alors qu’il s’apprête à quitter le pays, sa route croise celui d’un ingénieur espagnol traqué, avec qui il entamera un long périple.

Blackthorn est le premier long-métrage de Mateo Gil, acolyte scénariste d’Amenabar, s’inscrivant dans cette veine du néo-western (L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, True Grit) et de ces codes que l’on pensait oublié, tout en lui apportant une touche étrangement mélancolique. Car si l’introduction dénote d’un choix très classique dans le traitement, celui-ci est immédiatement contrebalancé par les paysages verdoyants de l’Amérique du Sud, bien loin des plaines désertiques de John Ford. Le décor posé, on comprend alors rapidement que les contrastes, les antagonismes et évidemment la résistance ou l’adaptation seront les thèmes qui porteront le métrage de bout en bout.

Respectueux de l’héritage de ses ainés, le réalisateur ne fait pas pour autant une redite du genre, s’intéressant d’avantage à la fin d’une époque. Terminées les conquêtes et la découverte : il est temps pour Butch de laisser derrière lui ses velléités de rébellion. Loin d’être devenu un personnage cynique ou taciturne, Sam Shepard interprète avec brio un criminel apaisé, presque solaire, dont les valeurs inchangées lui ont probablement permis de rester en vie jusqu’à présent.

Shepard porte d’ailleurs le film sur ses épaules, éclipsant un Eduardo Noriega un peu fade. Leur relation sera donc reléguée au second plan, l’intérêt de Blackthorn résidant essentiellement dans le cheminement de son héros. A mesure qu’il s’aventure dans des contrées de plus en plus arides – jusqu’à la magnifique traversée du désert de sel de Uyuni – les souvenirs de son ancienne amitié avec le Kid lui reviennent en flash-back et il semble alors enfin prendre conscience de son âge. Entre mythologie et réalité, Butch Cassidy évolue en effet dans un monde sans cesse en mouvement, où peu à peu chevaux et colts laissent place aux avancées techniques et sociales. Gil n’omet pas pour autant de pointer les conséquences néfastes de l’émergence de ce capitalisme, tant sur l’homme que sur la nature qui l’entoure, mais sans jamais appuyer son propos de démonstration indigestes.

Manquant parfois d’aspérités, Gil nous livre en tout cas avec Blackthorn un western poétique et gracieux sur l’achèvement d’un parcours, qui ne marque pas une fin définitive mais plutôt la naissance d’une nouvelle ère, pleine de promesses.

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Miho <![CDATA[Insane in the brain – Trailer “Extinction” de Niki Drozdowski]]> http://zombiatarian.com/?p=2518 2011-09-04T15:11:13Z 2011-09-02T09:02:29Z   [ Read More ]]]>

Un film qui nous parle d’un virus ayant décimé la Terre entière, d’une bande de survivants et de méchants zombies prêts à tous les bouffer ? Un sujet tellement peu rabâché que Niki Drozdowski s’est dit qu’il fallait impérativement qu’il le traite dans son premier film.

D’origine allemande mais tourné en anglais, Extinction cumule d’ailleurs dans son trailer à peu près tous les clichés que l’on peut s’attendre à croiser dans ce genre de productions : le froid inhospitalier, les gros flingues et le speech sur Dieu. Niveau mise en scène a priori rien de bien révolutionnaire non plus puisque c’est avec une photo glaciale que Drozdowski nous présente ses zombies pas très affriolants.

Probablement promis à un avenir en DTV avec le buzz habituel, on va donc plutôt attendre sagement la saison 2 de Walking Dead, prévue sur AMC le mois prochain pour revoir des morts vivants sympatoches.

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Miho <![CDATA[New country for old men – Remake de “Old Boy” par Spike Lee]]> http://zombiatarian.com/?p=2474 2011-09-04T15:11:34Z 2011-08-30T10:35:33Z   [ Read More ]]]>

Annoncé il y a maintenant quelques mois au grand dam des fans, Old Boy sera remaké à la sauce américaine.

Pour rappel, le film de Park Chan-wook datant déjà de 2003 mettait en scène l’histoire de Oh Dae-su, séquestré sans explication pendant 15 ans et accusé du meutre de sa femme par les autorités, soudainement relâché. Second et retentissant volet de sa désormais nommée « Trilogie de la Vengeance » (après Sympathy for Mister Vengeance en 2002 et avant Lady Vengeance en 2005) il fut aussi celui qui permis d’ouvrir la brèche à un diffusion moins confidentielle du cinéma coréen.

Rien de très étonnant alors que les studios hollywoodiens s’en empare, sauf que cette fois c’est Spike Lee (Do the Right Thing, Malcolm X ou plus récemment les très bons 25th Hour et Inside Man) qui s’y colle, épaulé par Josh Brolin qui reprendra le rôle titre tenu par l’immense Choi Min-sik.

Josh Brolin qui a heureusement bien grandi depuis les Goonies et qui a su surtout démontrer l’étendu de son talent ces dernières années en interprétant un président des USA très réaliste dans W. d’Oliver Stone, un cowboy cupide et lâche dans le néo western des Frères Coen (True Grit) ou encore un médecin particulièrement vicelard dans le Planet Terror de Rodriguez.

Ajoutons à cela la possibilité selon Empire que Christian Bale fasse partie de l’aventure en interprétant le méchant geôlier et on pourrait presque finir par s’impatienter que le tournage n’est pas encore débuté.

Sauf que si la réalisation et le casting peuvent présager d’une nouvelle version de qualité, le scénario confié à Mark Protosevich fait bien plus peur. Responsable du massacre de l’adaptation du roman de Richard Matheson I am Legend avec le film éponyme, on lui doit également le script du tout récent et plutôt mauvais Thor.

Avec cette nouvelle pas très rassurante, il ne reste donc plus qu’à attendre de voir ce que le un peu (trop) assagi Spike Lee en fera.

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Miho <![CDATA[Dossier “Rape and Revenge” – Fin des 70′s / Début des 80′s]]> http://zombiatarian.com/?p=2370 2011-09-07T01:01:00Z 2011-08-29T06:06:59Z   [ Read More ]]]>

(Première partie : Rape and Revenge – Le début des 70′s)

Au vu du succès de La dernière maison sur la gauche, il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que le cinéma d’exploitation italien saute sur l’occasion et décline le genre du Rape and Revenge quasi à l’infini, en étant plus ou moins inspiré. Flirtant bien plus souvent avec la sexploitation qu’avec un cinéma rentre-dedans, la plupart des films sortis dans les 70′s n’ont repris que la base du film de Craven en y ajoutant des scènes érotiques, jouées par des jeunes filles bien plus consentantes que réellement victimes. La partie vengeance étant, quant à elle, généralement expédiée dans les dernières minutes du film, sans motivation réelle si ce n’est de remplir le quota d’hémoglobine. Petit retour sur les productions marquantes de l’époque.

Je t’aime à l’italienne


La Settima donna (The last house on the beach) – Franco Prosperi – Italie – 1978
Vacanze per un massacro (Madness) – Fernando Di Leo – Italie – 1980
La Casa sperduta nel parco (La maison au fond du parc) – Ruggero Deodato – Italie – 1980

Certains réalisateurs cependant tentent d’apporter une vision un tant soit peu différente, n’hésitant pas à jouer entièrement la carte du voyeurisme et du sadisme, instaurant des ambiances plus sombres, comme c’est le cas dans La Settima Donna de Franco Prosperi. Une dizaine de jeunes femmes dont une nonne y sont prises en otage par des braqueurs de banque tout juste sortis de leur dernier casse. Scénario prétexte, le titre américain : Last house on the beach ne laisse d’ailleurs pas de doute sur les intentions d’exploitation du marché outre-Atlantique. Malgré sa volonté de plaire à un public bien précis, le film est parfois étonnamment cru, n’hésitant pas à égratigner quelques tabous de l’époque.

On retrouvera les mêmes défauts et qualités dans Vacanze per un Massacro (Madness) de Fernando Di Leo qui, s’il pêche par un sérieux manque d’ambition, est parcouru de séquences non dénuées d’intérêt

Le réalisateur ne signe pas là son plus grand film mais la thématique du huis-clos basée sur l’histoire de Joe Dallessandro, fraichement sorti de prison et prenant en otage un mari, sa femme et sa belle sœur dans leur maison de vacances où est enterré son butin, est traité comme toujours chez Di Leo avec un profond cynisme et désespoir. Les dernières séquences en témoignent plus particulièrement, alors qu’on retrouve le rythme énervé auquel l’italien nous a habitué. On notera également des scènes d’un érotisme bien plus recherché qu’habituellement, sublimées par la présence d’un Joe Dallessandro animal et mutique ainsi que de la plantureuse Lorraine De Selle (Cannibal Ferox), passant par ailleurs tout le film à poil.

La Casa sperduta nel parco (aka The House on the Edge of the Park ou La maison au fond du parc) de Ruggero Deodato s’inspire lui plus encore de La dernière maison sur la gauche. Et tant qu’à faire, autant donner le rôle du violeur psychopathe au même acteur puisque c’est David Hess que l’on retrouve ici !

Bien qu’inégal et manquant de cohérence dans le traitement psychologique de ses personnages – Hess passe sans explication du rôle de badguy charmeur à celui d’un être profondément sadique – La maison au fond du parc adopte tout de même un point de vue intéressant en opposant la classe émergente des yuppies londoniens aux deux garagistes violeurs. Lors d’une partie de poker, Deodato réussira à capter la haine et le mépris de ces nouveaux riches pour leurs invités qu’ils considèrent comme des idiots profonds, tout juste bons à les divertir le temps d’une soirée. Dommage que cet aspect ne soit pas exploité dans la seconde partie du film qui vire au grand guignolesque, certes avec une mise en scène esthétiquement maîtrisée, mais pour le moins complaisante et sexiste.

Partie de campagne


I spit on your grave aka Day of the woman (Œil pour œil) – Meir Zarchi – USA – 1978

Alors que du côté transalpin les productions s’enchaînent, en 1978 aux États-Unis Meir Zarchi renoue avec le genre en réalisant son éprouvant I spit on your grave, aussi connu sous le titre Day of the woman. Auréolé d’une réputation de film tout aussi machiste qu’insoutenable, I spit on your grave n’est pas parfait mais a le mérite d’aborder le Rape and Revenge sous un angle assez novateur.

A l’instar du magnifique Delivrance de John Boorman et dans la lignée de Chiens de Paille de Sam Peckinpah ou encore de Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper, Zarchi aborde le conflit latent régnant entre une Amérique urbaine et rurale, entre une pseudo intelligentsia et des rednecks conservateurs. Tout ceci sous fond d’émancipation féminine débutée une dizaine d’années auparavant.

Car Jennifer, l’héroïne du film magistralement interprétée par Camille Keaton, est une écrivaine venue se ressourcer à la campagne, isolée dans le chalet qu’elle a loué pour les vacances. Elle fait rapidement la connaissance de Johnny, Stanley et Andy, tenant la station service du coin ainsi que de Matthew, jeune attardé travaillant à l’épicerie. La trouvant trop aguicheuse à leur goût, les trois vont alors la violer à plusieurs reprises, avant de la laisser presque morte. Reprenant peu à peu des forces, Jennifer va préparer sa vengeance implacable.

Le réalisateur se refuse volontairement à tout effet de style, se bornant à une réalisation posée et très réaliste. Ce naturalisme volontaire est sûrement ce qui donne à I spit on your grave sa force d’évocation, aucun détail de la torture endurée par Jennifer ne nous étant épargné. Traquée comme un animal, dans la forêt tout d’abord puis ensuite chez elle, la brutalité des séquences vient essentiellement de l’acharnement des trois violeurs à la considérer comme leur possession. Si dans un premier temps on peut supposer qu’ils lui font subir les pires outrages pour assouvir leurs pulsions, par la suite il paraît clair qu’ils ne la violent que par pure cruauté, afin de lui faire payer l’affront de leur être socialement et intellectuellement supérieure.

Lorsque l’heure de la revanche sonne, Jennifer prend son temps. Comme Madelaine dans Crime à froid, elle s’applique avec la même détermination froide à l’élaborer, quasi muette elle aussi le reste du film, prête à tout pour faire payer ses agresseurs. Même si cela doit passer, et c’est probablement le point le plus tendancieux de I spit on your grave, par se donner à eux de nouveau.

S’en suivra un jeu de massacre calculé, chacun écopant selon elle d’une torture équivalente à celle qu’elle a subit. C’est là l’autre aspect dérangeant du film de Zarchi, résidant dans sa volonté de ne pas juger, de se positionner sans cesse en retrait nous laissant seuls face aux séquences de revanche. Position inconfortable, car nous sommes forcément partagés entre l’identification au personnage et la compréhension de ses actes, tout autant que mal à l’aise avec sa capacité à se révéler aussi violente que ses bourreaux.

La fin, brutale, prolongera ce sentiment et ne nous apportera en aucun cas de justification moralisatrice.

Redemption Song


Ms. 45 (L’ange de la vengeance) – Abel Ferrara – USA – 1981

En parallèle aux films traitant donc depuis quelques années de l’illusion de la nature comme protection à la violence, explosent les productions sur la dangerosité inhérente aux grandes villes et la nécessité de faire régner l’ordre par soi-même. Ce sont ces vigilante movies, avec Clint Eastwood ou Charles Branson en nouveaux shérifs, armés jusqu’aux dents et pas franchement sympas avec tout ce qui pourrait sembler un peu libéral.

C’est dans ce contexte qu’Abel Ferrara sort en 1981 L’ange de la vengeance. Fortement influencé là aussi par Crime à froid, son héroïne Thana est également sourde et muette, sorte d’incarnation même de la victime sans défense. Suite à deux viols successifs commis par des hommes différents, elle plonge lentement dans la folie et, armée comme le titre l’indique de son calibre 45, elle va commencer à dézinguer tout ce qui est masculin.

A l’inverse des Rape and Revenge habituels, ce qui intéresse Ferrara est plus la vengeance de Thana, son cheminement puis le déferlement de sa violence qui échappe à tout contrôle.

Comme souvent chez lui, L’ange de la vengeance est profondément imagé, irrigué de métaphores christiques. New York est présenté comme une nouvelle Sodome et Gomorrhe, où chaque homme est lubrique, pervers, intéressé et dénué de toute morale. Cette jeune fille discrète se transforme alors progressivement en une sorte d’ange exterminateur chargé d’une mission de purification.

Son évolution est tout autant physique que morale, le réalisateur la montrant sous des attributs féminins de plus en plus prononcés (maquillage, talons, robes, etc.) avec lesquels elle joue afin d’attirer ses futures victimes. Or si Thana semble vouloir correspondre à cette représentation féminine, cela ne l’empêche pas de ne jamais quitter son flingue, symbole phallique par excellence.

Car il ne s’agit pas là de faire payer à ses agresseurs les viols qu’elle a subit (quoique le second finit tout de même découpé dans la baignoire) mais de rétablir une sorte de justice paritaire dans un monde où les femmes ne seraient qu’un objet de fantasme. En effet, même lorsque les hommes ne sont pas des psychopathes en puissance, ils n’hésitent pas dans L’ange de la vengeance à les humilier verbalement ou à utiliser leur statut social afin d’assurer leur domination.

Ainsi, c’est dans une séquence finale baroque à souhait qu’apparaît Thana, vêtue en nonne dans une soirée costumée. Ferrara a dépassé alors depuis longtemps les codes classiques établis du Rape and Revenge pour faire de son héroïne un être provocant mais asexué, brouillant les frontières des genres sexuels afin d’assurer aux femmes une protection aussi trompeuse que dangereuse.

(Mon Dieu cette musique, on dirait Benny Hill sous acide.)

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Miho <![CDATA[Woman vs. Wild – Trailer “The Woman” de Lucky McKee]]> http://zombiatarian.com/?p=2346 2011-09-04T23:11:48Z 2011-07-26T10:22:22Z   [ Read More ]]]>

Lucky McKee est le papa de May, ce film particulièrement intriguant réalisé en 2002. Il avait la particularité de raconter une histoire vu par des yeux féminins, ceux d’une jeune fille décidant de jouer au docteur Frankenstein pour combler sa solitude.

Après un plus faible The Woods en 2004, Lucky McKee revient avec The Woman, dans lequel le drame humain semble une fois encore être au cœur de son métrage, même si le ton se fait bien plus violent au vu du trailer et des différents retours de festivals. Niveau scénario, le réalisateur revisite le mythe de l’enfant sauvage : dans une petite bourgade du Maine, une famille découvre une femme vivant dans les bois. Le père de famille décide de la recueillir afin de l’intégrer à la civilisation, sauf que ses méthodes sont pour le moins douteuses.

Au scénario on retrouvera Jack Ketchum, une des figures de prou de la littérature horrifique américaine et avec qui le réalisateur avait commencé à travailler sur Red avant d’être exclu du projet. Quant au casting, il verra l’opposition entre la sublime Pollyanna McIntosh et Angela Bettis, l’actrice fétiche de McKee.

Ayant provoqué une mini polémique à Sundance cette année, car taxé de complaisance et de sexisme, on doute sérieusement au vu du parcours de McKee que ces allégations soient fondées. Aucune distribution n’est prévue chez nous, mais le film sera en tout cas sûrement présenté prochainement en Europe dans les festivals de cinéma fantastique.

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Miho <![CDATA[Paint it black – Trailer “Batman the Dark Knight Rises” de Christopher Nolan]]> http://zombiatarian.com/?p=2290 2011-07-18T23:33:33Z 2011-07-18T21:49:15Z   [ Read More ]]]>

Très attendus depuis la sortie de l’affiche, Nolan, Bale et Oldman sont enfin de retour pour le dernier opus du reboot de la franchise Batman avec la mise en ligne du tout premier trailer.

Alors c’est quoi qui se passe ? Nous avions laissé l’homme chauve souris à la fin de The Dark Knight déchu, filant dans la nuit sur cette très touchante conclusion du commissaire Gordon :

Because he’s the hero Gotham deserves, but not the one it needs right now. So we’ll hunt him, because he can take it. Because he’s not the hero. He’s a silent guardian, watchful protector. The Dark Knight.

En effet, après avoir tué le Joker [EDIT : vaincu, on me souffle en effet qu'il n'est pas mort], Batman se retrouve face à un Harvey Dent ayant sombré dans la folie, devenu Double Face. Plutôt que d’informer Gotham de la chute de leur incorruptible procureur, Bruce Wayne endosse alors la responsabilité des meurtres que celui-ci a commis.

C’est donc sur un homme honni et que l’on suppose traqué que s’ouvre le trailer de ce troisième volet : ” Every hero have a journey, every journey has an end. ” Une ville tombant en ruine, un Gordon mal en point et un Bane (interprété par Tom Hardy) qui sort de l’ombre : le ton est donné et il sera probablement noir, très noir, dans la lignée de l’ambiance distillée par Nolan depuis Batman Begins.

Le réalisateur restant très secret sur le scénario, le trailer n’en dévoile pas plus pour le moment et nous demande une longue année de patience avant le final puisque le film ne sera en salle que le 18 juillet prochain. En attendant, enjoy !

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Miho <![CDATA[Winter is coming – Trailer “The Thing” de Matthijs van Heijningen Jr.]]> http://zombiatarian.com/?p=2264 2011-07-16T13:43:43Z 2011-07-16T13:27:14Z   [ Read More ]]]>

Elle va probablement faire pas mal parler d’elle dans les mois à venir : la prequel de The Thing, le cultissime film de John Carpenter, dont le trailer vient de sortir.

Avec un nom néerlandais très pratique à prononcer lors des futurs débats de fanboys, Matthijs van Heijningen Jr. signe ici son premier film, affirmant haut et fort qu’il ne s’agit en aucun cas d’un remake, bien que le trailer laisse planer le doute sur l’originalité supposée de cet “avant” contamination.

Évidemment la thématique du huis-clos au fond de l’Antarctique sera reprise même si le métrage s’axera d’avantage sur la découverte de la bestiole extra-terrestre et sur la façon de la stopper. Tentative que nous savons d’avance vouée à l’échec. La seconde grande différence avec l’original est la présence d’une femme dans la station, puisque le personnage principal sera campé par Mary Elizabeth Winstead. Exit donc Kurt Russell et bienvenue à une héroïne qui ressemble à s’y méprendre à une petite sœur d’Helen Ripley.

Réputé intouchable, The Thing tirait toute sa force du climat paranoïaque distillé. Or Matthijs van Heijningen Jr. ne semble pas vouloir jouer sur le même terrain, sa prequel ressemblant bien plus à un survival fantastique pur jus. Même si des réserves quant à l’intérêt d’un tel projet sont légitimes, il est à noter que le film est confié aux mains de l’équipe ayant eu en charge le hautement sympathique Dawn of the Dead de Zack Snyder, remake du film éponyme de Romero, qui avait lui aussi fait grincer pas mal de dents à l’époque de sa mise en production.

Patience donc jusqu’au 12 octobre, en espérant que ce The Thing 2011 penche du côté d’Assault on Precinct 13 de Jean-François Richet et non de cet infâme remake de The Fog.

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Miho <![CDATA[No sympathy for Mr. Vengeance – Critique “J’ai rencontré le diable” de Kim Jee-Woon]]> http://zombiatarian.com/?p=2328 2011-09-04T16:12:46Z 2011-07-13T22:46:57Z   [ Read More ]]]>

Gérardmer encore et toujours avec I saw the Devil de Kim Jee-Woon qui, ça tombe bien, est justement sorti cette semaine. Un Grand Prix aurait été mérité selon moi même si I saw the Devil n’est pas reparti bredouille : auréolé du Prix de la Critique, il a surtout gagné une distribution française assez honnête malgré sa réputation d’œuvre ultra violente. Réputation par ailleurs confirmée au visionnage avec ce film inscrit dans la lignée du grand cinéma coréen, repoussant toujours plus loin les limites de la représentation de la brutalité, aussi bien visuellement que moralement.

Kim Jee-Woon n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il s’était déjà penché sur le genre fantastique (Deux sœurs), sur le film d’action (A Bittersweet Life) et même sur le western en 2008 avec Le bon, la brute et le cinglé. Amoureux du cinéma de genre, le réalisateur coréen l’est donc certainement même s’il s’était jusqu’alors plutôt limité à reproduire des codes balisés, certes avec un certain sens de la mise en scène, mais sans leur ajouter la profondeur nécessaire pour aller au-delà de l’exercice de style.

I saw the Devil dépasse en ce sens largement ses réalisations précédentes puisqu’il s’agit en effet ici de dynamiter toutes les règles de scénarisation attendues dans un vigilante movie, en égratignant au passage également celles du cinéma d’horreur, pour nous balancer au cœur d’une chasse à l’homme perverse, dans un un jeu du chat et de la souris dont on se sait jamais réellement qui joue le rôle du chasseur et du chassé.

Pour le pitch de départ rien de bien novateur : Yung-Chul est un serial killer et violeur particulièrement retord qui assassine sauvagement une femme dans les premières minutes du film. La femme en question n’est autre que celle de Soo-Hyun, membre des services de renseignement et surentraîné au combat, bien décidé à se venger. Le film aurait pu se contenter d’une course poursuite basique sauf qu’il bascule au bout d’une heure alors que le flic attrape le tueur pour le relâcher quasi instantanément. S’ensuit une lutte entre les deux pour déterminer qui sera le plus sadique, ou à l’inverse, masochiste.

La surenchère de violence rythme le film dans une série de séquences hallucinées, sans aucun temps mort, durant près de 2H30. Elle explose à chaque instant, de façon extrêmement sèche, rapide et sanglante. Cependant, même en étant attendue, on ne la redoute pas moins à chaque instant, le parti pris du réalisme cru rendant chaque scène de torture quasi insoutenable. Se pose alors évidemment la question de la complaisance : qu’est-ce qui différencie I saw the Devil de n’importe quel torture porn lambda ?

La durée est le premier élément à prendre en compte, la longueur du film permettant de saisir l’effondrement progressif des normes sociales régissant la vie de Soo-Hyun pour le transformer en un double de sa proie : un être abject, dénué de morale et de remise en cause. Car si sa soif de vengeance est explicable par son traumatisme, c’est bien son ego démesuré qui l’amène à agir aussi aveuglement que bêtement, refusant quand il en a encore l’occasion de sortir de cet engrenage infernal.

Le second élément à considérer est donc ce recul dont fait preuve Kim Jee-Woon vis-à-vis de ces personnages. Loin du lyrisme de la trilogie de la violence et plus spécifiquement de Old Boy souvent cité en référence, I saw the Devil est teinté d’un humour très noir au cynisme mordant. Il se rapproche en cela beaucoup des Affranchis de Scorcese. Là où le premier filmait la mafia sous sa facette la moins glorieuse – rassemblement de beaufs dépourvu de son aura habituelle – le second fait de même avec ce vengeur qui devient de plus en plus antipathique et pour lequel, au bout du compte, on n’éprouve plus la moindre compassion. Sans pour autant jamais nous donner non plus la possibilité de s’attacher à un des psychopathes les plus flippants donné à voir sur pellicule ces dernières années, magistralement interprété par Choi Min-Sik, I saw the Devil prolonge le malaise jusqu’à son final, grandiose, qui ne rechigne devant rien pour aller au bout de son idée.

Il faut enfin souligner la photo particulièrement léchée et la maîtrise indéniable des scènes d’action qui font de ce thriller coréen une claque éprouvante mettant une fois encore sérieusement à l’amende les productions occidentales du genre.

I saw the Devil (J’ai rencontré le Diable) – Kim Jee-Woon – Corée – 2010

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski

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Miho <![CDATA[Hasta la victoria siempre – Trailer “Juan of the Dead” d’Alejandro Brugués]]> http://zombiatarian.com/?p=2240 2011-09-04T15:20:57Z 2011-07-13T09:02:32Z   [ Read More ]]]>

Une énième comédie avec des zombies tourné du côté obscur du second degré ? Juan of the Dead l’est certainement au vu de la bande-annonce. Surfant sur la vague Bienvenue à Zombieland et Shaun of the Dead, dont la filiation du titre ne trompe pas, la particularité de ce film est son origine : cubaine. Alejandro Brugués signe ce film qui, s’il ne semble pas spécialement novateur dans sa thématique, peut devenir intéressant en louchant du côté de Romero pour traiter de l’aspect consumériste et des relents de guerre froide.

Le scénario le laisse en tout cas présager : Juan est un glandeur qui, suite à une invasion de zombies sur la petite île d’Amérique latine, décide de creuser le filon de la “zombification” en tuant contre rétribution les humains revenus à la vie. Mais la situation dégénère, tout le monde se casse et il devient malgré lui le seul à pouvoir contrer la menace.

Niveau marketing, Juan of the Dead compte en tout cas sur le buzz créé par les réseaux sociaux, buzz probablement indispensable à la survie du film au vue de la situation économique de l’exploitation cinéma cubaine. Les liens Twitter et Facebook sont disponibles sur le site officiel dédié au film.

]]> 0 Miho <![CDATA[Qu’est ce que tu mates pour les vacances ?]]> http://zombiatarian.com/?p=2187 2011-09-04T15:38:26Z 2011-07-05T00:26:37Z

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J’aurais bien fait un “Qu’est ce que tu mates pour les vacances ? – Part 1″ mais je ne suis pas certaine de faire un part 2 avant septembre. C’est le problème de l’été. Juste envie de trainer tranquillement en se demandant quelle terrasse est la plus ensoleillée et de réduire ses sorties ciné en fonction de la clim’.

L’été c’est un peu ma Némésis rédactionnelle alors faisons simple : on regarde quoi sans bouger du fond de son canap’ en pleine canicule ?

Open Water – Chris Kentis – USA – 2004.

On regarde des films qui se passe dans l’eau avec des bestioles pas sympa déjà. En commençant par cet excellent huis-clos à ciel ouvert de Chris Kentis qu’est Open Water. Parce que c’est un vrai tour de force de filmer un couple perdu au large des Bahamas pendant 1H30 sans relâcher la tension, sans faire dans le démonstratif grandiloquent, en dosant à la fois l’aspect sanglant – largement mineur – et la pression psychologique à l’aide d’un style faux documentaire pour une fois parfaitement justifié.

Un film de créatures, certes, mais avant tout un film qui rend parfaitement cette claustrophobie inversée où l’immensité de l’océan passe de la représentation paradisiaque à ce qu’elle a de plus anxiogène. La quasi absence de personnages secondaires, de respirations entre les scènes en haute mer ou de second degré fait de cet Open Water un film des plus terrifiant en milieu aquatique. Reprenant l’aspect bestial des requins de Spielberg mais en dépoussiérant le mythe, en lui enlevant toute forme de romance pour ne garder que l’exosquelette des relations humaines, qui se résume à deux personnes testant sa résistance sentimentale dans l’horreur, Kentis livre un film brutal sur l’indomptabilité de la nature, dernier obstacle face à la civilisation. Glaçant.

Avere vent’anni – Fernando Di Leo – Italie – 1978.

On ne peut décemment pas passer un mois de juillet sans faire un détour du côté de l’Italie. Et plus particulièrement par les séries B des 70′s, avec Avere vent’anni. Avec ce film tout autant solaire qu’il est cruel, Fernando Di Leo signe une magnifique fable sur la naïveté d’une époque rattrapée par le système, mafieux et policier. Débutant sur des airs de sexy comédie, Tina et Lia ( les bombes Gloria Guida et Lilli Carati) traînent dans une ville écrasée par la chaleur dans une communauté hippie. Se voulant libérées de tous tabous ou contraintes, les deux (re)belles n’aspirent qu’à la légèreté, à une vie loin des règles de l’Italie conservatrice de l’époque. Kitch, le film l’est, de plus bercé par le spleen musical de Stevio Cipriani, plus connu pour avoir signé la partition de la Baie Sanglante.

Mais sous ses airs insouciants se cache dès le départ une sorte de malaise distillé sous le vernis de la vie communautaire, une vie gangrenée par l’héroïne et l’argent sale. Car si tous les personnages sont, à l’instar de ce mime lunaire qui a élu domicile dans la chambre des deux jeunes filles, en dehors du temps et indifférents au monde, ils se retrouvent malgré eux confrontés à une société qui ne laisse aucune place aux marginaux. Sauf s’ils paient le prix. Élevé, évidemment.

Mais Tina et Lia refusent, bien plus décidées que leurs ainées quand il s’agit d’affirmer leur droit à mener l’existence qu’elles ont choisi et surtout de fuir loin de celle route tracée d’avance. Souvent attaqué à tort sur son discours, Di Leo ne fait pourtant que dresser le portrait d’un monde profondément machiste, où la séduction devient dangereuse non par essence mais car elle remet en cause les systèmes patriarcaux.

Le final du film nous plonge dans une violence insoutenable et fout une claque monumentale par son aspect aussi soudain qu’absurde. Conte cruel de la jeunesse hurlait d’obscurs punk, Avere vent’anni nous laisse avec un sacré bourdon tant il dresse le portrait d’espérances gâchées et de combats perdus d’avance.

Amer – Hélène Cattet et Bruno Forzani – France / Belgique – 2010.

On terminera sur plus expérimental avec Amer de de Hélène Cattet et Bruno Forzani, Hommage ultime aux gialli, on retrouvera par ailleurs Stevio Cipriani dans la B.O aux côtés de Bruno Nicolai et d’Ennio Morricone. Amer peut être vu de deux façons bien distinctes : délire bobo intellectualisant chiant à mourir ou œuvre sensitive, malsaine et jouissive.

J’opte sans aucune hésitation pour le second choix, Amer étant un feu d’artifice sonore et visuel qui récréé en 3 actes la palette d’émotions de l’enfance, de l’adolescence pour finir sur l’âge adulte. Inutile d’y chercher réellement une trame narrative, le film nous demandant avant tout de lâcher prise pour se laisser hypnotiser, en nous emportant quelque part entre souvenirs douloureux et douceur nostalgique. Même si le film est d’un esthétisme bluffant et compile les meilleurs trouvailles de l’âge d’or du cinéma transalpin (filtres colorés, changements de plans brutaux, l’amour de l’architecture, etc.) il n’en a pas moins sa personnalité propre. Schizophrénique, névrosée, frustrée, en plein fantasme… On se saura jamais si les traumatismes infantiles de l’héroïne et ses conséquences sont réels ou imaginaires, même si Freud s’en donnerait probablement à cœur joie en regardant Amer.

Irrigué par un érotisme fascinant, par une sexualité qui transpire dans chaque plan, Cattet et Forzani nous donne à voir le cinéma dans ce qu’il a de plus magnétique : une expérience à ressentir de manière viscérale qui retourne les tripes et le cerveau.

Et sinon vous pouvez aussi rematez des vidéos des Nuls parce que c’est bien.

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Miho <![CDATA[Anarchy in the U.K. – “Heartless” de Philip Ridley]]> http://zombiatarian.com/?p=2310 2011-09-04T15:23:14Z 2011-06-30T22:31:30Z   [ Read More ]]]>

Cette semaine, troisième retour sur l’enneigé festival de Gérardmer avec « Heartless » de Philip Ridley, présenté hors-compétition malgré ses qualités qui auraient dû largement lui permettre d’y figurer.

En découvrant « Heartless », on a un peu l’impression que son réalisateur avait peur d’avoir entre les mains son dernier film, tant son œuvre est dense, mélange de genres a priori antinomiques : la comédie, le mélodrame et bien entendu le fantastique. Difficile donc de résumer son scénario qui, à l’image de l’esprit torturé de son personnage principal, est particulièrement complexe. Jamie est un garçon solitaire et dépressif, défiguré par une tache de naissance. Alors qu’il essaie tant bien que mal de gérer vie amoureuse et familiale dans une banlieue londonienne dévastée par la violence des gangs, il pactise avec le Diable en échange de son seul souhait : la beauté.

Dès l’introduction, Ridley s’affranchit des codes de narration classiques préférant de loin s’attacher au caractère de ce garçon dont la préoccupation n’est en définitive pas tant son apparence que la volonté de trouver sa place. Coincé entre un frère et une mère ultra protecteurs, voyant son quartier d’enfance mis à feu et à sang – au sens littéral du terme – Jamie ne comprend plus le monde qui l’entoure tout en ne supportant pas d’en être exclu, quel que soit le prix à payer pour en faire partie.

Cette sensibilité à fleur de peau, cette rage qui ne demande qu’à exploser, cette furieuse envie de vivre : tout est interprété magistralement par un Jim Sturgess quasiment présent dans tous les plans, doté d’une capacité à provoquer l’empathie qui nous immerge complètement dans le film. Un véritable tour de force, au vu de la dualité déstabilisante de la réalisation.

Les longs plans sur les graffitis recouvrant les murs d’immeubles en ruines à faire passer Manchester pour Wisteria Lane ou sur les ombres encapuchonnés qui menacent à chaque coin de rues détonnent violemment avec la représentation presque classique d’un Méphisto tout de cuir vêtu et de ses sbires démoniaques. Un peu comme si l’horreur gothique italienne croisait la route des clips de Prodigy ou d’Aphex Twin, « Heartless » fait des choix visuels surprenants, n’hésitant pas à jouer des inversions chromatiques, de la vue subjective ou des lumières stroboscopiques. Mais ce n’est pas pour autant que le film se limite à un maniérisme esthétique vain, tare majeure des productions horrifiques actuelles.

La mise en scène sert en effet une allégorie très pessimiste de la violence, dont les engrenages seront soigneusement démontés afin d’insister sur sa nature humaine. Car si le Diable est toujours en arrière plan, il n’est finalement comme toujours que le catalyseur de pulsions enfouies, le révélateur des faiblesses auxquelles, par culpabilité ou par lâcheté, s’adonnent chacun des personnages.

Profondément ancré dans une culture post punk désenchantée, l’idée du « No future » est plus actuelle que jamais dans le film de Ridley. A l’instar des péloches britanniques de ces dernières années, « 28 jours plus tard » et sa suite en tête, dans « Heartless » jamais ne poindront réellement de lueurs d’espoirs. Ou quand elles arriveront, elles revêtiront un caractère malsain, comme si rien ne pouvait émerger du chaos ambiant. Un chaos qui doit par ailleurs son statu quo à la peur insidieuse propagée sciemment par les médias, que des plans furtifs sur la petite lucarne s’évertuent à dénoncer.

Si la relecture du mythe de Faust se veut plutôt novatrice, « Heartless » n’est pas pour autant exempt de défauts. Quelquefois brouillon à trop vouloir cumuler les intrigues secondaires, certaines séquences manquent de crédibilité, comme l’histoire d’amour avec la charmante mais assez inexpressive Clémence Poésy. De même, les effets spéciaux gore ne sont absolument pas soignés mais surtout souvent inutiles, l’intérêt du film résidant bien plus dans ce qu’il laisse en suspens que dans son aspect explicite.

Cependant, ces imperfections arrivent à se faire oublier tant Ridley porte son film de bout en bout avec une honnêteté rare. Rejetant tout nombrilisme, le réalisateur fait preuve d’une générosité débordante, livrant un film où transpire sa volonté de partager son œuvre sans jamais s’accorder la moindre concession. En somme, un film certes parfois lacunaire mais qui dénote d’un amour véritable pour ses acteurs, pour ses spectateurs et pour le cinéma fantastique.

Heartless – Philip Ridley – Angleterre – 2009

EDIT : Sorti en DVD depuis le 5 juillet, il est également en vente avec le Mad Movies de cet été que je vous conseille grandement pour la modique somme de 8 euros avec les frais de ports.

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski

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Miho <![CDATA[RRRrrrr !!! – Red band trailer “Conan the Barbarian” de Marcus Nispel]]> http://zombiatarian.com/?p=2158 2011-06-19T10:01:00Z 2011-06-19T09:55:23Z   [ Read More ]]]>

Si ça grogne sévèrement c’est plutôt du côté fanboys (original…) que du côté barbare. En cause, le remake de Conan the Barbarian par Marcus Nispel avec Jason Momoa succédant à Schwarzy.

S’il est vrai que Conan est resté dans les esprits pour son univers très sombre et très graphique, on ne peut cependant nier qu’il a pris un sacré coup de vieux et qu’il n’encaisse pas toujours très bien le poids de ses bientôt 30 ans. Mais est-ce que le choix de Nispel est pertinent pour donner de nouveau vie au barbare Cimmérien ? Le réalisateur habitué aux reboots et adaptations n’a surement pas été désigné pour l’aspect personnel de sa mise en scène au demeurant assez inexistant, mais il n’en reste pas moins un faiseur honnête quand il part avec un bon matériau de base. En atteste son remake de Massacre à la tronçonneuse, loin d’être mauvais.

Quant à Jason Momoa il a probablement eu le temps de se familiariser avec le personnage, son rôle de Khal Drogo dans Game of Thrones présentant pas mal de similitudes avec le héros du film – on reste dans le barbare baraqué – rôle dans lequel il a prouvé qu’il était largement crédible.

Le film a été par ailleurs annoncé comme R Rated tout comme le trailer (comprendre : interdit au moins de 17 ans) qui en dévoile un peu plus plus sur l’univers de Conan the Barbarian version 2011, annonçant du sanglant. Reste à voir si Nispel ne s’est pas uniquement contenté de démembrements et d’hectolitres de sang versé. Réponse le 17 août.

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Miho <![CDATA[Mort compte triple – Projet “ABC’s of Death”]]> http://zombiatarian.com/?p=2133 2011-09-04T15:15:28Z 2011-06-14T05:13:16Z   [ Read More ]]]>

Depuis quelques temps déjà a été annoncé un projet original et particulièrement intriguant : ABC’s of Death.

Le principe ? 26 réalisateurs qui, se voyant chacun attribuer une lettre de l’alphabet, doivent réaliser un chapitre sur une façon de mourir différente. Proposé par Drafthouse Films, Timpson Films et Magnet Releasing, ces trois sociétés ont réussi a réunir un joli casting international puisque dans les réalisateurs confirmés on retrouvera Noburo Iguchi (Machine Girl), Jason Eisener (Hobo With A Shotgun), Srdjan Spasojevic (A Serbian Film) ou plus surprenant, Bruno Forzani et Héléne Cattet, parents du magnifique Amer. La France sera aussi de la partie avec Xavier Gens (Frontière(s)) qui vient tout juste d’être confirmé tout comme l’excellent Christopher Smith.

Il ne peut donc en rester qu’un… Qui sera un illustre inconnu. En effet, en parallèle à ce projet déjà ambitieux, un concours est lancé permettant d’empocher 5 000$ mais surtout de voir sa séquence de mise à mort figurer dans ce long métrage. La lettre choisit pour les participants est le “T” et ils ont jusqu’au 1er octobre minuit pour rendre leur œuvre. Elle sera ensuite soumise à un vote publique puis les 10 finalistes seront départagés par les réalisateurs de ABC’s of Death.

Tous les explications sur le concours sont sur le site officiel, où l’on peut également retrouver la liste complète des réalisateurs.

Les différentes réalisations doivent débuter ce mois pour une durée de 6 mois, 6 semaines et 6 jours. Résultat prévu courant janvier 2012 donc.

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Miho <![CDATA[In a galaxy far far west – Second trailer “Cowboys & Aliens” de Jon Favreau]]> http://zombiatarian.com/?p=2105 2011-06-12T15:34:12Z 2011-06-12T15:14:53Z   [ Read More ]]]>

On peut ajouter à la déferlante des blockbusters de l’été (Super 8, Transformers 3, Harry Potter, etc.) le nouveau film de Jon Favreau : Cowboys & Aliens, déjà renommé chez nous Cowboys & envahisseurs.

A première vue, le film est plutôt excitant. Par son scénario déjà – un cowboy amnésique dans une petite ville du Far West qui va rentrer en guerre contre des extraterrestres – et par un casting de premier choix : Daniel Craig dans le rôle principal, épaulé par Olivia Wilde, Sam Rockwell et surtout Harisson Ford, dont le chapeau de vieux cowboy fatigué n’est pas sans évoquer des souvenirs. Le tout est emballé par Jon “Iron Man” Favreau, ce qui préfigure un mélange de fun et de séquences d’actions bien bourrines. Le film étant de plus une adaptation de comic, on peut compter sur l’expérience du réalisateur sur ce sujet.

Oui mais voilà… Est-ce qu’on ne va pas se retrouver avec un énième film rigolard, un enchaînement bête et méchant de références pompées depuis des années, sans âme, comme seules en ont le secret les majors créatrices de Yes Men ? Ou alors, s’il joue intelligemment la carte du second degré sans bâcler ni ses personnages, ni son potentiel, on peut en espérer un divertissement bien ficelé, certes grand public mais au-delà de la moyenne.

La vue du second trailer qui ajoute simplement quelques scènes supplémentaires par rapport au premier ne me convainc malheureusement pas en ce sens. Rendez-vous en salles le 24 août pour en juger.

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Miho <![CDATA[Protège-moi – Critique “Take Shelter” de Jeff Nichols]]> http://zombiatarian.com/?p=2017 2012-01-04T09:55:43Z 2011-06-12T13:47:12Z   [ Read More ]]]>

Take Shelter de Jeff Nichols – USA – 2011 – 2h. Sortie le 04/01/12

Après son remarqué Shotgun Stories, Jeff Nichols fut consacré cette année lors de la Semaine de la Critique à Cannes avec Take Shelter, chronique sociale et familiale matinée d’ambiance paranoïaque. Le film choisit, dès l’introduction, de s’axer sur son personnage principal et sur ces visions cauchemardesques qui gangréneront progressivement sa vie tout comme celle de son entourage. Curtis La Forge, mari et père de famille tranquille, devient en effet rapidement persuadé qu’une tempête étrange se prépare et se convainc qu’il doit tout mettre en œuvre pour se protéger.

On retrouve dans le film de Nichols quelques thèmes forts du cinéma indépendant d’outre-Atlantique : une ruralité américaine tombée dans l’oubli, la sécurité en apparence protectrice d’une vie répétitive, la cellule familiale comme rempart faillible à la violence extérieure, etc. En y ajoutant une dimension apocalyptique, le réalisateur se démarque cependant de la représentation d’un danger imminent généralement incarné de l’intérieur – on pensera parfois à Sam Peckinpah – pour le déplacer vers quelque chose de plus diffus, incontrôlable, qu’est celui engendré par la nature.

Take Shelter placera alors sans cesse son personnage entre ciel et terre, le premier élément étant source d’angoisse, changeant et imprévisible, là où l’autre est tangible, façonné par la main de l’homme, source de vie. La photo d’Adam Stone, habitué aux documentaires, souligne du reste brillamment cette dichotomie, tout en douceur froide.

Mais si formellement le film est une réussite, il pêche par une écriture approximative et un sérieux manque de rythme. Nichols a voulu rendre cette montée graduelle de l’angoisse qui s’empare de Curtis en privilégiant les silences et les plans fixes, ce qui pour résultat de lénifier toute la seconde partie du film, bien trop longue. La faute probablement à une mise en scène qui ne nous implique pas émotionnellement, multipliant maladroitement les pistes afin d’appréhender cette paranoïa envahissante. Car si la soudaineté de la peur panique est parfaitement rendue, Nichols se sert d’une symbolique trop appuyée pour illustrer son propos.

Les différentes clefs permettant de saisir la personnalité de Curtis ne seront finalement qu’effleurées, bien trop simplistes pour qu’elles permettent d’élever Take Shelter au-delà du métrage anecdotique. La question de la maladie mentale – la mère du personnage principal étant schizophrénique depuis des années – constitue une peur supplémentaire mais qui est vite balayée par quelques scènes de justifications approximatives. Idem pour la crise économique qui sous-tend le film, Nichols explicitant chaque détail : les crédits qui pèsent sur la famille, les difficultés d’accès aux soins médicaux ou l’appréhension du chômage. Assez inutiles tant on comprend immédiatement dans quelle situation se trouve cette famille figurant la middle class américaine, ces plans extrêmement répétitifs alourdissent la narration, galvaudant l’onirisme et la poésie du film.

Si Michael Shannon et surtout Jessica Chastain, solaire et tout en colère intériorisée, sont très justes ; là encore le réalisateur ne sort pas des sentiers battus dans sa façon de présenter un couple en crise. L’amour et l’attachement à leur fille sourde-muette devant sortir Curtis de son délire psychotique ne sont pas suffisamment exploités, ne nous permettant pas de nous sentir touchés par ce lien censément salvateur.

Le final contraste alors étonnamment avec l’ensemble du film, osé et dénotant d’une vraie prise de risque. Nichols cesse enfin de nous prendre par la main pour nous déstabiliser, ce qui amène son film dans une dimension bien plus intéressante. Dommage donc qu’en dehors de quelques séquences saisissantes, Take Shelter n’ait pas suivi cette voie tout du long, restant bien trop sage et convenu.

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Miho <![CDATA[La quadrature du cercle – Critique “Triangle” de Christopher Smith]]> http://zombiatarian.com/?p=2088 2011-09-04T15:16:43Z 2011-06-12T10:20:04Z   [ Read More ]]]>

On continue cette semaine le retour sur les films estampillés Gérardmer 2011 avec Triangle. Datant déjà de 2009, et sorti directement en DVD, Triangle s’inscrit dans la tradition de ces films fantastiques tortueux qui nous emmènent sur terrain glissant des questionnements sur la destinée.

Impossible d’en dévoiler trop sur le scénario sous peine de gâcher le plaisir, disons que Triangleest le nom du voilier sur lequel embarquent Jess et quelques autres pour une ballade en mer, avant que celui-ci ne fasse naufrage suite à une étrange tempête. Triangle fait référence également au lieu de l’action, puisque les passagers ne se retrouvent pas n’importe où mais au milieu des Bermudes. Un navire leur porte alors secours rapidement tandis que Jess va commencer à éprouver un certain malaise à bord.

Smith, depuis Creep et Severance est devenu l’un des chouchous du cinéma d’horreur de ces dernières années, réussissant à manier très habilement ambiance nerveuse, climax brillant et jeu avec les spectateurs. Il pousse cette recette à son paroxysme dans Triangle, le film se construisant uniquement sur la notion de mystères qui se dévoilent à nous en même temps qu’à l’héroïne. Il y a d’ailleurs un aspect intentionnellement stéréotypé dans la structure du film, Smith reprenant tous les codes du genre, du folklore des Bermudes donc, aux paradoxes spatio-temporels en passant par les symboles largement ressassés : longs couloirs déserts, jeux de miroirs, images du double, etc.

Mais le réalisateur est bien plus malin que bon nombre de ses contemporains, n’oubliant pas de doter son film d’enjeux. L’enjeu ici en l’occurrence est celui que porte Jess, bien déterminée à retrouver son fils resté à terre. Personnage du reste assez antipathique, Melissa George campe une mère paumée, un peu asociale, tentant de se démêler de son passé, présent et futur. Déchirée entre sa morale et son instinct maternel, c’est avec une bonne dose d’ingéniosité que Smith présente les différentes facettes de cette femme, facettes qui se croiseront, s’affronteront sans jamais réussir à s’assembler.

A cela viennent s’ajouter des décors très réduits mais utilisés de telle façon qu’ils créent une atmosphère particulièrement anxiogène que l’immensité de l’océan, toujours présent en contrepoint, viendra intensifier. Dommage d’ailleurs que Smith qui maitrise pourtant parfaitement sa mise en scène en intérieur ait ajouté des plans larges avec des incrustations inesthétiques au possible ou des effets spéciaux – ceux de la tempête en tête – vraiment cheap. Totalement inutile qui plus est quant on voit avec quelle virtuosité il manie sa caméra, proposant des mouvements et des cadrages recherchés, s’amusant sans cesse avec les points de vue des personnages et bien évidemment, avec nos nerfs. Car plus le film avance, et plus on prend conscience de la vertigineuse construction scénaristique dans laquelle nous sommes entrainés, puzzle vicieux que chaque twist vient à nouveau désassembler.

Ludique le film l’est, comme toujours chez Smith, mais il n’omet pas pour autant de nous rappeler que nous sommes face à une situation où règne une paranoïa presque palpable et où chacun devient ennemi pour l’autre, ou pour soi. Irriguant son film de moments d’horreur très soudains, très durs, il mène son métrage un peu plus loin que le simple film à tiroirs, à la frontière du survival, genre qu’il avait déjà exploré brillamment dans Severance.

Triangle est donc, sous des aspects classiques et attendus, un film délicieusement retors qui n’hésite pas à désamorcer nos attentes pour mieux nous surprendre. Sans pour autant se cantonner à un bête exercice de style, il apporte une fraîcheur agréable à un genre en mal de renouvellement, élevant définitivement Smith au rang des très bons artisans du cinéma bis ce que son film suivant, Black Death, confirmera.

Triangle – Christopher Smith – USA- 2009

NB : Je vous déconseille le visionnage du trailer, qui spoil beaucoup trop à mon goût.

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski

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Miho <![CDATA[Ready ? Fight ! – Trailer “Monster Brawl” de Jesse T. Cook]]> http://zombiatarian.com/?p=2000 2011-06-11T19:18:52Z 2011-06-11T09:45:57Z   [ Read More ]]]>

A votre avis, c’est qui le plus fort, l’hippopotame ou l’éléphant ? On peut adapter, comme tout fanboy qui se respecte, cette question aux super-héros ou aux monstres : Frankenstein ou la momie ? Un zombie ou un loup-garou ? Si vous avez déjà aussi eu de longs débats de ce genre, Monster Brawl est fait pour vous.

Imaginez un show télé avec des stars du catch, présenté par Dave Foley et quelques icônes américaines du commentaire de combats à mains nues, le tout voyant s’affronter sur le ring huit créatures légendaires : Frankenstein, le cyclope, la vampire, la sorcière, la créature du marais, le zombie, la momie et le loup-garou. Si l’on ajoute la voix off du culte Lance “Bishop” Henricksen, cela donne ce film délirant qui a germé dans la tête de Jesse T. Cook, présenté cet été au Fantasia Festival de Montréal.

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Miho <![CDATA[This is England – Censure de “The Human Centipede II (Full Sequence)”]]> http://zombiatarian.com/?p=1973 2011-09-04T15:17:33Z 2011-06-08T11:06:34Z   [ Read More ]]]>

La question de la censure a été relancée sur la toile au vu de l’interdiction de toute diffusion, en DVD ou en VOD, du deuxième opus de The Human Centipede intitulé Full Sequence. Annoncé comme voulant repousser les limites du premier, Tom Six rejoint donc les quelques rares réalisateurs ayant écopé de cette décision de la British Board of Film Classification, commission de classification des films au Royaume-Uni

Au-delà des qualités ou défauts inhérents au film, se pose surtout la question de l’utilité d’une telle interdiction au vu de l’offre de téléchargement. Et sur quels critères se baser aujourd’hui pour la justifier ?

La BBFC invoque le caractère sexuellement violent et dégradant présent dans le métrage comme motif, en révélant au passage dans leur communiqué des séquences du film. Ce qui leur a valu une réponse énervée du réalisateur sur le site d’Empire :

“Thank you BBFC for putting spoilers of my movie on your website and thank you for banning my film in this exceptional way. Apparently I made an horrific horror-film, but shouldn’t a good horror film be horrific? My dear people it is a f****cking MOVIE. It is all fictional. Not real. It is all make-belief. It is art. Give people their own choice to watch it or not. If people can’t handle or like my movies they just don’t watch them. If people like my movies they have to be able to see it any time, anywhere also in the UK.”

” Merci à la BBFC d’avoir spoiler des séquences de mon film et de l’avoir interdit de cette façon. Visiblement, j’ai fait un film d’horreur effrayant mais un bon film d’horreur ne doit-il pas l’être ? Chers spectateurs, c’est un p***** de FILM. C’est de la fiction. Pas la réalité. C’est pour faire semblant. C’est de l’art. Donnez le choix aux gens de le regarder ou non. Si ils ne peuvent pas le supporter ou s’ils ne l’aiment pas, ils ne le regardent pas. S’ils l’aiment, ils devraient pouvoir y avoir accès n’importe quand, n’importe où, y compris en Angleterre. ”

La censure du “F” word venant ironiquement, comme le souligne Empire, de Tom Six himself. La BBFC n’est pas connu par ailleurs pour être tendre avec les films d’horreur, le Film4 FrightFest en ayant fait les frais l’année dernière avec A Serbian Film de Srdjan Spasojevic. Le film a finalement été diffusé après avoir été déprogrammé mais amputé de 49 coupes soit 4 minutes en tout et interdit au moins de 18 ans.

Reste à sa voir si cette censure desservira The Human Centipede II (Full Sequence) ou au contraire lui permettra de créer le buzz, ce qui a l’air plutôt bien parti.

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Miho <![CDATA[Blowin’ in the wind – Projet ‘Windwalkers’ par Jan Kounen]]> http://zombiatarian.com/?p=1914 2011-09-04T15:18:29Z 2011-06-06T06:52:28Z   [ Read More ]]]>

Si Jan Kounen n’a toujours pas annoncé la reprise du flambeau pour la suite de Dobermann qui est en préparation, il dirigera bien 99 Roubles, la suite de revient 99 Francs. Mais il est également prévu pour réaliser un film d’animation, Windwalkers, via le studio La Forge Animation.

D’après le site officiel, le film associera les techniques 2D et 3D et sera l’adaptation du roman La Horde du Contrevent d’Alain Damalso. Cette belle œuvre de fantasy française, sortie en 2004, relate l’histoire de 23 personnes, membres de la 34ème horde, fondée pour parcourir un monde dominé par la puissance du vent. L’élément déchainé domine les hommes, forcés de s’adapter, et cette horde de la dernière chance va tenter de remonter jusqu’à sa source.

Toujours en recherche de financement selon le site Catsuka, le film devrait pouvoir compter sur inventivité visuelle du réalisateur du très réussi Blueberry mais également sur la présence de Marc Caro à la direction artistique A suivre avec attention donc, d’autant plus que les premiers visuels de Windwalkers sont très prometteurs.

Suivre La Forge Animation sur Twitter : @ForgeAnimation.

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Miho <![CDATA[Bad romance – Trailer “Vampire” de Shunji Iwai]]> http://zombiatarian.com/?p=1939 2011-06-06T09:35:35Z 2011-06-06T06:51:49Z   [ Read More ]]]>

Oui encore des ados, oui encore des vampires, oui encore une love story, oui ça devient une manie très désagréable, surtout à la vue du trailer tout juste sorti du prochain Twilligt que je ne posterai pas, épargnant vos rétines quelques secondes.

Bref, Vampire dénote tout de même a priori dans le genre puisque c’est un film qui se définit comme n’étant pas un film de vampires et car c’est le nouveau métrage de Shunji Iwai. Ce japonais peu prolifique a réalisé entre autres le très étrange et fascinant Swallowtail Butterfly, film mêlant autant action pur jus que romance, extrêmement esthétique. Devenu un vrai phénomène de mode au Japon dans les 90′s, il ne fut jamais distribué en France pour autant.

Vampire marque donc le retour au cinéma de Shunji Iwai, et a été conçu de bout en bout par le réalisateur qui, en plus du scénario et de la réalisation, s’est occupé également la B.O, le montage et la lumière. Tourné au Canada avec des acteurs américains (Amanda Plummer, Kristin Kreuk, Kevin Zegers, Rachel Leigh Cook, etc.), Vampire racontera l’histoire d’un enseignant doté un goût prononcé pour le sang qui le pousse à trouver de jeunes femmes suicidaires comme victimes, mais dont il tombe au préalable amoureux.

A la frontière entre film indépendant arty et film d’horreur, Vampire fut présenté à Sundance cette année tout en y étant accueilli plutôt froidement. Ce qui explique peut-être pourquoi le métrage n’a toujours pas de distributeur. Il a en tout cas un trailer, de piètre qualité, venant s’ajouter aux trois très courts clips qui accompagnaient sa présentation au festival.

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Miho <![CDATA[Follow the white rabbit – Trailer “General Orders No. 9″ de Bob Persons]]> http://zombiatarian.com/?p=1892 2011-09-04T15:19:04Z 2011-06-02T11:20:25Z   [ Read More ]]]>

Un film de jour férié, envoûtant et contemplatif, sorte de documentaire expérimental sur le conflit entre la nature et la civilisation dans le Sud des États-Unis, plus spécifiquement en Géorgie. Le trailer de General Orders No. 9 évoque bien sûr Baraka, magnifique film de Ron Fricke porté par la musique de Dead Can Dance, dans sa volonté de rechercher un langage universel par les images et le son.

Mais il semble aussi, reprenant l’imagerie du lapin blanc d’Alice, s’axer sur un aspect plus onirique, travaillant l’imaginaire dans des associations d’images de formats très différents avec une voix off apaisante qui rythme l’ensemble. Bob Persons n’a pas mis moins de 11 ans pour réaliser ce documentaire mais son travail a fini par payer puisqu’il a été récompensé dans bon nombre de festivals, permettant au film de sortir en salles aux USA à la fin du mois. En attendant comme toujours une possible date de sortie chez nous, la superbe bande-annonce est disponible.

Site officiel

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Miho <![CDATA[Oz mystique – Trailer pour “Cell 213″ de Stephen Kay]]> http://zombiatarian.com/?p=1870 2011-06-01T11:22:02Z 2011-06-01T11:18:12Z   [ Read More ]]]>

Les avocats inspirent définitivement les scénaristes de fantastique puisque ce n’est pas moins que Dieu et le Diable en personne qui vont se battre pour récupérer l’âme de Michael Gray, magistrat véreux qu’incarnera Eric Balfour (Six Feet Under, Massacre à la tronçonneuse, Skyline, etc.). Suite à un concours de circonstances tordues, il se retrouve enfermé et accusé du meurtre d’un de ses clients. Mais les forces mystiques prises dans une guerre antédiluvienne vont donc se déchaîner sur le pénitencier, remettant sérieusement en cause les concepts d’innocence et de culpabilité.

C’est donc un scénario qui évoque un peu L’associé du diable sorti il y a plus de 10 ans avec Keanu Reeves, Charlize Theron et Al Pacino. Sauf que Stephen Kay à la bonne idée de filmer en quasi huis-clos, dans une ambiance très glauque, avec une mise en scène énervée. Ce qui ne semble pas un hasard puisqu’on doit déjà au réalisateur quelques épisodes de The Shield et Sons of Anarchy . En attendant une probable sortie DTV chez nous, le trailer est là.

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Miho <![CDATA[Fangland – Trois minutes du premier épisode de “True Blood” saison 4]]> http://zombiatarian.com/?p=1856 2011-09-04T15:19:38Z 2011-05-30T15:52:39Z   [ Read More ]]]>

Contrairement aux apparences ceci n’est pas une pub pour les réceptions de l’ambassadeur qui sont toujours un succès mais ce sont bien les trois premières minutes de l’épisode d’intro de True Blood, saison 4.

Attendant pourtant cette nouvelle saison avec impatience, cette scène me semble incroyablement Z, sortie des pires sitcoms des années 90. On y retrouve donc Sookie chez les fées ou victime d’un mauvais trip, le doute plane. Mais en tout cas, si guerre entre fées et vampires il doit y avoir, j’ai déjà choisi mon camp, ne serait-ce pour ne plus jamais revoir des décors aussi atroces.

Histoire de ne pas rester sur cette mauvaise impression, HBO a tout de même sortie il y a quelques jours trois nouvelles affiches qui, elles, valent vraiment le détour :

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Miho <![CDATA[Maman, papa, bonne fête – Trailer “Father’s day” de Astron-6]]> http://zombiatarian.com/?p=1823 2011-05-28T12:59:04Z 2011-05-28T12:16:42Z   [ Read More ]]]>

Cette année, plutôt que d’investir encore dans le duo éculé bouquet de fleurs/cravate, je vous conseille grandement les DVD de la Troma pour faire plaisir.

Troma c’est quoi ? Pour faire court auprès des non initiés de la charmante petite bourgade de Tromaville, Troma ce sont avant tout des films, des centaines de films fauchés, réalisés avec un mauvais goût assumé, aux titres aussi improbables que Surf Nazis Must Die, Redneck Zombies ou le vraiment excellent Poultrygeist: Night of the Chicken Dead. Troma c’est drôle, c’est gore, c’est sexe, c’est scato… Bref, Troma c’est culte.

Le studio a également vu défiler un certain nombres de réalisateurs aujourd’hui bien plus mainstream, de Trey Parker – un des créateurs de South Park – en passant par James Gunn et même Brian DePalma qui a réalisé pour eux la comédie The Wedding Party avec Robert De Niro. Rien que ça. Mais Troma ce sont aussi les figures mythiques de Michael Herz et surtout de Lloyd Kaufman, président et co-fondateur de la société. Défendant farouchement le cinéma indépendant – il a créé le Tromadance Festival, pendant ironique du Sundance Festival – Lloyd Kaufman est aussi brillant qu’il est subversif, ses productions gueulant à tout va contre le conservatisme américain, les dérives capitalistes et de manière générale, la connerie ambiante.

En réponse au Mother’s Day produit par la boîte en 1980 et dont le remake parcourt en ce moment les festivals, la Troma est de retour en juin avec Father’s day, un film réalisé par le collectif Astron-6. Dans un style grindhouse magnifiquement cradingue, Father’s day nous expliquera comment un vengeur badass viendra botter le cul à un vilain monsieur dont le passe temps favori est de violer puis tuer les papas… Le trailer parle de lui-même.

]]> 0 Miho <![CDATA[Crash test – Critique “Stuck” de Stuart Gordon]]> http://zombiatarian.com/?p=1736 2011-09-04T15:20:12Z 2011-05-27T11:41:49Z

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Annoncé comme le grand retour de Stuart Gordon au cinéma, ou en DVD si on veut être précis, Stuck fut présenté à Gérardmer en 2008. Après Re-Animator, qui lui a permis de se faire un nom, Gordon a suivi une carrière en dents de scie dans le courant des années 90, souvent aux côtés du grand Brian Yuzna dont il signe le scénario du Dentiste, gardant toujours son amour pour l’univers de Lovecraft en l’adaptant de nouveau en 2000 avec Dagon.

Stuck, inspiré d’un fait divers, table sur l’originalité en différant de ses œuvres précédentes, puisqu’il s’agit bien d’un thriller très réaliste, sans incursion dans l’univers fantastique. On suit donc un homme tout juste mis à la rue renversé par une jeune femme rentrant de soirée. Il s’encastre dans son pare-brise, mais plutôt que de lui porter secours, elle le laisse agonir dans son garage avant de décider de son sort.

Le film prend le parti de se dérouler sur un laps de temps très court, deux jours, et de marquer nettement cette temporalité en suivant d’abord en parallèle la vie de ses deux personnages. L’introduction est du reste très réussie, se présentant comme une sorte de chronique sociale sur l’absurdité du monde du travail.

Thomas Bardo, ancien chef de projet dans une grosse boîte, se fait progressivement mettre au ban de la société, perdu entre un propriétaire borné et un système administratif qui semble avoir déjà rayé son nom de toutes les listes. Une rupture nette et sans bavure, Thomas devenant SDF sans même avoir eu le temps de réaliser, que Gordon décrit avec une acidité délectable ponctuée d’humour noir. Changement de décor mais même ton, cette fois pour s’intéresser au futur bourreau : Brandi.

Aide soignante dans une maison de retraite, Brandi est obsédée par sa promotion. Prête à tout pour l’obtenir, elle supporte sans rechigner une chef teigneuse, cumule les heures sup’ et se défonce le soir pour évacuer la pression. Et si c’est la panique qui la poussera dans un premier temps à ne pas agir pour sauver Thomas, c’est bien la peur de perdre son job qui la fera continuer dans cette voie, Stuck prenant alors un virage à 180 degrés pour verser dans le survival pur jus.

C’est justement là où le bât blesse. Gordon n’arrive pas à trouver son rythme dans cette seconde partie, ni à instaurer une ambiance suffisamment angoissante pour que l’on se sente concerné. Brandi fait des allers et retours entre la maison de retraite et l’appartement de son petit ami débile afin de se débarrasser du corps, sans que l’on arrive vraiment à comprendre sa logique. Elle qui semble pourtant si déterminée à en finir, considérant de toute façon Thomas comme déjà mort, se perd en conjonctures et considérations inutiles. Ajoutons à cela le concept casse-gueule d’ajout de scènes comiques, tombant trop souvent à plat, et il n’en faut pas plus pour que Stuck s’enlise dans la série B de bas étage.

Pendant ce temps, Thomas tente désespérément de s’extirper de son pare-brise mais sa lutte traine en longueur sans jamais nous faire éprouver d’empathie. On peut souligner la bonne volonté de Gordon refusant de céder à un discours moralisateur – son héroïne ne sera jamais présentée comme une ordure finie – mais en contre partie il n’insuffle pas non plus de vraie personnalité à ses deux protagonistes, que l’on regarde se débattre avec un ennui certain.

Quelques scènes sont tout de même plus abouties, en particulier quand Gordon revient à ce qu’il sait faire le mieux : du gore. Lorsqu’il s’enlève un essuie-glace du bide ou qu’il dégage le chien du voisin venu lui mordiller l’os, Thomas devient bien plus crédible. Ce côté rentre dedans sauve d’ailleurs le métrage dans sa dernière partie. Bien plus incisif quand il s’agit (enfin !) de vraiment en finir avec ce mec qui ne veut pas crever, Gordon va au bout de son discours sur l’égoïsme. Brandi laisse tomber ses dernières réticences morales, se décidant à prendre en main le problème tandis que Thomas comprend qu’il va falloir jouer sur le même tableau pour s’en sortir.

Un final énervé donc, assez sympathique, mais qui ne sauve pas pour autant un Stuck manquant cruellement d’ambition et d’implication.

(J’en profite au passage pour un faire un petit rappel aux parisiens, puisque Stuck fut présenté mardi soir au Gaumont Opéra sur grand écran grâce à Mad Movies qui fait régulièrement gagner des places – c’est par là – pour des avant-premières, des films pas sortis en salles, des films qui datent mais qui sont biens, etc. Donc viendez !)

Stuck – Stuart Gordon – USA – 2007

]]> 1 Miho <![CDATA[La baie sanglante – Critique “Dream Home” de Pang Ho-Cheung]]> http://zombiatarian.com/?p=1797 2011-09-04T15:23:57Z 2011-05-26T16:17:11Z

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Le festival de Cannes à peine clôt, il était l’heure de ne pas en parler mais de revenir sur quelques sélections de celui de Gérardmer, puisque ça n’a absolument aucun rapport. Voici donc Dream Home, présenté cette année et fraichement sorti en DVD chez Wild Side.

Honk-Kong, 2007. Alors que le salaire moyen stagne, les prix de l’immobilier explosent. Les promoteurs se frottent les mains, les mecs en costards cravates se bourrent la gueule et s’en foutent, mais Cheng Lai-Sheung est prête à tout pour acheter l’appartement de ses rêves dans Victoria Bay.

C’est sur ce curieux scénario que Pang Ho-Cheung nous livre son dernier métrage, renouant avec les films de catégorie III, disparus des productions hongkongaises depuis quelques années. Loin cependant de se limiter à un simple enchainement de scènes gore, Dream Home se construit sur deux récits : celui d’un slasher de facture plutôt classique et celui d’une chronique sociale désenchantée. Antagonisme étrange que vient accentuer le découpage en flashbacks des différentes époques du passé de l’héroïne, faisant progressivement la lumière sur les raisons qui l’amènent à sombrer dans la folie.

Car Cheng Lai-Sheung est la victime d’un système ayant poussé l’individualisme à l’extrême. Employée de banque exploitée, elle passe ses journées au téléphone à proposer des crédits aux clients déjà endettés. Sa vie sentimentale n’est pas plus exaltante : elle la partage avec un homme marié, qui l’abandonnera au petit matin dans une chambre d’hôtel sans payer la note. Et on ne peut pas dire non plus qu’elle puisse compter sur sa famille, ayant à sa charge un père cancéreux qui enchaine clope sur clope.

Malgré ce postulat de départ qui laisse présager le pire, le film évite habilement l’écueil du misérabilisme facile en le contrebalançant par des transgressions meurtrières particulièrement jouissives. Puisque si la vie de Cheng Lai-Sheung est normalisée à l’extrême, les atrocités qu’elle va commettre ne pourront suivre une voie similaire, échappant crescendo à tout contrôle.

Elle s’aperçoit rapidement que tuer est plus complexe qu’il n’y parait et qu’en plus, ses victimes ne sont pas vraiment d’accord pour y passer. Loin de la décourager, ce nouvel élément semble même lui procurer un certain plaisir, le massacre devenant son défouloir ultime. Contrainte d’improviser, tant dans le choix des armes que dans la façon de s’en servir, elle instaure dans cet immeuble huppé un joyeux bordel où elle laissera libre court à sa funeste créativité. Dream Home prend alors une tournure burlesque noire, très noire, à grands renforts de viscères à l’air, d’énucléation et autres charclages en règle.

Grâce à une réalisation radicalement graphique et prenant le parti du réalisme, le film ne sombre jamais dans le ridicule. On oscille alors entre jubilation face à l‘impudence de Pang Ho-Cheung et répulsion pour des scènes qui testent les limites de notre endurance. Je vous laisse imaginer ce qui peut germer dans l’esprit d’une psychopathe ayant face à elle une femme enceinte et un aspirateur.

Cruelle et déterminée, Cheng Lai-Sheung n’est jamais décrite pour autant comme un monstre déshumanisé. Insistant sur sa fragilité – on regrettera d’ailleurs un traitement parfois lourd des tenants et aboutissants psychologiques – Pang Ho-Cheung parvient à nous faire ressentir une réelle empathie pour son personnage. Cette identification doit beaucoup à l’interprétation de Josie Ho, touchante dans son obsession, capable de passer en un regard de la détresse à la froideur brutale.

Perdue dans le cynisme ambiant de la mégalopole hongkongaise, rendue avec brio notamment par l’utilisation du tilt shift – cet effet devenu très in consistant à donner un rendu “maquette” à des décors réels – Cheng Lai-Sheung ne fait finalement que s’adapter de manière jusqu’au-boutiste à une logique libérale régit par la loi du plus fort.

Si les imperfections de Dream Home ne permettent pas de nous faire éprouver pleinement ce nihilisme destructeur, le film pêchant par quelques redondances scénaristiques, il n’en reste pas moins qu’il porte un regard ironique et malin sur notre société, ce qui est loin d’être désagréable par les temps qui courent.

Dream Home – Pang Ho-Cheung – CHINE – 2010

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski

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Miho <![CDATA[Un été en Louisiane – Trailer et affiche pour “True Blood”]]> http://zombiatarian.com/?p=1697 2011-05-26T11:36:24Z 2011-05-26T11:15:32Z   [ Read More ]]]>

Alors que dans un mois tout juste revient True Blood sur HBO pour une 4ème saison, la chaîne a dévoilé son affiche et son trailer officiel, jouant toujours avec ses fans sur le thème : “You know you’re hooked” (“Vous savez que vous êtes accros”).

Pour ceux ayant vécu dans un bunker ces dernières années, True Blood est l’adaptation par Alan Ball des romans de Charlaine Harris, décrivant un monde où les vampires – et autres créatures mythologiques – vivent à présent au grand jour, grâce à la mise au point d’un sang synthétique, le fameux “Tru Blood”. Sauf que ce n’est pas pour autant que les vampires sont devenus totalement inoffensifs et surtout, ils sont bien décidés à faire valoir leurs droits dans une Louisiane encore un peu arriérée.

Ne cédons pas à la tentation du spoiler, et disons juste qu’on retrouvera le petit bled de Bon Temps toujours au cœur des complots politiques, Sookie qui devra gérer la découverte de ses origines, et un Bill plutôt énervé face aux très tordus mais éminemment sympathiques Eric et Pam. Lafayette, Arlene, Jessica, le shérif Andy Bellefleur et bien évidemment Jason seront également de la partie, True Blood ayant toujours habillement mêlé intrigues principale et secondaires.

Une très bonne série d’été dont la bande-annonce reprend pas mal d’images dévoilées durant la promo intitulée “Waiting Sucks” de ces derniers mois, qui augure du meilleur.

Mais mon gros coup de cœur va tout de même à ce teaser nous exposant les personnages ultra sexys sur fond de blues lancinant. Handsome !

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Miho <![CDATA[Sharkroulette – Trailer pour “Shark night 3D” de David R. Ellis]]> http://zombiatarian.com/?p=1679 2011-05-26T12:50:04Z 2011-05-26T09:39:32Z   [ Read More ]]]>

Après l’affiche, voici donc la bande-annonce de Shark Night 3D. Et pour tous ceux qui râlaient sur l’aspect pas très réaliste du film, à savoir des requins dans un lac, David R. Ellis a trouvé une parade : le lac est salé ! Forcément, on comprend mieux.

Au vu de la bande-annonce, on retrouvera bien les éléments de base du genre : des dents pointues, des étudiants un peu débiles et des mini-shorts. Première appréhension pour ma part cependant, le trailer manquant sérieusement de l’aspect sexy et fun qui devrait accompagner ces productions. Bref, il n’y a plus qu’a attendre le résultat final.

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Miho <![CDATA[L’hôpital et ses fantômes – Trailer officiel pour “The Ward” de John Carpenter]]> http://zombiatarian.com/?p=1659 2011-05-25T15:14:13Z 2011-05-25T15:08:23Z   [ Read More ]]]>

Prenons-nous à rêver d’un monde parfait où les films de John Carpenter seraient distribués dans toutes les salles de France et de Navarre, en VO, et accompagnés d’une rétrospective sur copies neuves.

Revenons maintenant à la dure réalité : le “nouveau” film du réalisateur sorti en Angleterre il y a quelques mois, sera dispo en VOD aux Etats-Unis le 8 juin, et suivi d’une sortie en salles confidentielle, toujours aux États-Unis, un mois plus tard. Logique.

The Ward met en scène Amber Heard aka la Mandy Lane du film éponyme, et s’intéresse à l’histoire d’une jeune fille enfermée dans un hôpital psychiatrique après avoir été retrouvée près d’une baraque à laquelle elle vient de foutre le feu. Souffrant a priori de troubles schizophréniques, elle va commencer à noter des faits étranges dans son pavillon, se persuadant que l’hôpital est hanté. Et connaissant “Big John”, ce ne serait pas complétement improbable.

Après l’affiche révélée il y a quelques jours, le trailer officiel est enfin mis en ligne, de quoi patienter jusqu’à ce qu’un distributeur hexagonal pas trop frileux se manifeste.

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Miho <![CDATA[Dossier “Rape and Revenge” – Le début des 70′s]]> http://zombiatarian.com/?p=1429 2011-09-04T16:14:35Z 2011-05-25T03:31:11Z   [ Read More ]]]>

S’il est un sous genre particulièrement malaimé au cinéma, honni par les censeurs de tout poil, c’est bien le Rape and Revenge. A l’instar de son grand frère le Vigilante movie – ces films d’auto-justice comme Un justicier dans la Ville ou L’inspecteur Harry pour les plus connus – il est lui aussi souvent taxé de fascisme réactionnaire car prônant a priori la vengeance froide et le déni de la justice officielle. Ayant fait les belles heures du cinéma d’exploitation des 70’s au 80′s, on lui accole de surcroît cette réputation de voyeurisme malsain, pour ses scènes de viols, certes parfois très démonstratives, l’accompagnant.

Comme tout genre, il se construit sur des codes : un viol, si possible particulièrement glauque, suivi d’un retournement de situation avec une victime ou ses proches orchestrant une vengeance implacable. Incarnant un machisme crasseux pour certains, là où d’autre y verront des brûlots féministes, difficile de s’y retrouver face aux controverses que le Rape and Revenge a suscité depuis des années. Et pour cause : les thématiques abordées frappent où ça fait mal, de la condition de la femme à la violence assumée en passant par la paranoïa urbaine ou les disparités sociales. Petit retour donc sur quelques films bien plus complexes qu’ils ne peuvent paraitre aux premiers abords.

Laisse pas trainer ta fille

La dernière maison sur la gauche (The Last House on the Left) – Wes Craven – USA – 1972

Si La Source d’Ingmar Bergman est cité, à juste titre, comme le précurseur en la matière c’est bien grâce à Wes Craven et à sa Dernière maison sur la gauche que le Rape and Revenge a touché un public plus large. Premier film du réalisateur, il décrit avec un réalisme glaçant la descente aux enfers de Mari, jeune fille de bonne famille, violée puis assassinée sauvagement par des prisonniers en cavale, suivi de celle de ses parents découvrant le sort qui fut réservé à leur enfant.

Le film puise sa force dans l’opposition très nette entre cette famille parfaite, tout droit sortie d’une pub Ricorée face aux bourreaux de leur fille, multirécidivistes et sociopathes au dernier degré.

La première partie suivra en parallèle le calvaire enduré par Mari et son amie, trimballées en plein milieu de la forêt, et l’attente insoutenable des parents, ne sachant pas que leur fille se trouve à quelques mètres à peine de chez eux. Craven semble dès le début sous-entendre que la violence est inhérente à l’univers urbain, sa caméra déambulant dans les quartiers malfamés pour s’arrêter en gros plans sur les têtes patibulaires de dealers et autres macs. Face à l’angélisme adolescent se dresse donc un monde brutal, dénué de morale, auquel l’héroïne n’est évidemment pas préparée. Car c’est avant tout une Amérique ravagée que le réalisateur décrit, une Amérique enlisée dans les conflits au Vietnam, ayant perdu foi en la nature humaine et que les symboles “Peace and Love” arborés fièrement par Mari ne pourront pas sauver.

Dans La dernière maison sur la gauche, c’est donc cette cruauté latente qui est mise au grand jour, gangrénant chaque personnage progressivement. Lorsque les ravisseurs quittent la ville pour se planquer dans les bois, on a presque l’impression d’un retour à l’état bestial, d’être confronté une horde d’animaux sauvages laissant libre court à leurs plus bas instincts. La forêt aux couleurs automnales ne revêt alors plus ce caractère protecteur qu’elle avait dans les premières séquences mais se transforme en terrain de chasse, où les deux jeunes femmes seront traquées l’une après l’autre.

Mais ne nous y trompons pas, chez Craven, l’homme est seul responsable de ses actes. Les bourreaux sont d’ailleurs décrits comme parfaitement conscient, volontairement sadiques – un des personnages allant jusqu’à rendre héroïnomane son fils pour le garder sous son contrôle – incapables d’éprouver le moindre remord. Loin déjà à l’époque d’associer violence et masculinité, Craven a l’excellente idée de mettre au cœur de son récit une autre femme : Sadie. Pendant féminin du Alex d’Orange Mécanique – elle va jusque chantonner “I’m singin in the rain” dans une baignoire – elle participe avec un détachement glaçant aux atrocités commises, indifférente aux cris et supplications de ses victimes.

La seconde partie du film s’attarde sur la découverte de ce que Mari a subi par ses parents, recueillant chez eux involontairement les fugitifs. La police est bien entendu au fait de la disparition, mais son inutilité est plusieurs fois soulignée avec le cynisme habituel de Craven. Bouffant du gâteau ou se retrouvant coincés sur le toit d’un camion de poulets, le réalisateur les tourne en ridicule, dans un délire presque parodique que vient accentuer la partition musicale immensément décalée de David Hess, incarnant par ailleurs Krug Stillo, un des violeurs.

Abandonnés par ceux qui devaient incarner l’ordre, les parents renoncent à leur tour aux normes sociales, plongeant dans un déferlement de sauvagerie. Et l’on ne peut oublier cette scène magistrale de soumission sexuelle dont fait preuve la mère avant d’arracher et de cracher – littéralement – le sexe responsable de l’avilissement de sa fille.

Un coup de poing rageur, c’est ce que lance à la gueule d’une Amérique bien pensante Craven avec La dernière maison sur la gauche. Accusant le poids des ans, le film reste malgré tout un modèle du genre, profondément pessimiste quant à l’idée de civilisation.

Œil pour œil…


Crime à froid (Thriller – en grym film) – Bo Arne Vibenius – Suède – 1974

On aurait tort de résumer la Suède à ses fjords et à ses costumes folkloriques à l’esthétique discutable, le pays ayant accouché d’un certain nombres de réalisateurs brillants, de Bergman, encore, à récemment Tomas Alfredson qui nous a livré avec Morse un des films de vampires les plus poignants de ces dernières années. Si Bo Arne Vibenius n’est pas vraiment de cette veine là, on l’a tout de même découvert grâce à son Crime à froid, plus connu sous son titre original Thriller – en grym film ou encore, histoire de faire clair : They called her one eye. Culte parmi les cultes pour tous les bissophiles du monde entier, Tarantino en tête qui le citera ouvertement dans Kill Bill avec le personnage de Elle Driver, on ne peut pas dire que le métrage ait usurpé sa réputation.

Madelaine, adorable gamine, perd l’usage de la parole après avoir été violée enfant par un pédophile qui a la bonne idée de mourir ensuite devant ses yeux. Reprenant une vie à peu près normale au fin fond de sa ferme natale, elle se fait embarquer adolescente par un mac psychopathe qui la rend accro à l’héroïne, lui crève un œil pour lui apprendre la vie et la prostitue ensuite à des clients tous plus pervers les uns que les autres. Madelaine va alors docilement se soumettre tout en préparant sa vengeance à grands renforts de cours d’arts martiaux, de tir au fusil et de conduite façon Starsky et Hutch.

Autant dire qu’à côté, Cosette et Princesse Sarah réunies ont des enfances dorées, et que le film ne recule devant rien dans sa description de l’abjection humaine. Oui mais… Mais Crime à froid n’en reste pas moins une œuvre formellement inventive au discours intéressant, passablement éprouvante même si ayant aujourd’hui perdu une partie de son impact.

Vibenius utilise la lenteur et le silence comme moteurs de sa mise en scène, gardant sans cesse une distance avec ses personnages malgré sa volonté de réalisme. Madelaine semble dès le début appartenir à un autre monde, murée dans son silence, seul son regard parle pour elle. La prestation de Christina Lindberg incarnant cette très jeune femme absente même si présente dans quasi tous les plans sublime cette impression, rendant crédible un personnage improbable.

C’est sans conteste cette distanciation qui permet de ne jamais se sentir complètement submergé par l’aspect sordide, couplée à la résistance passive de Madelaine lui permettant d’affronter tous les outrages sans ciller, ou presque. Car Madeleine sera toujours dominée physiquement, du moins dans la première partie, mais ne se soumettra jamais à la pression psychologique qu’exerce sur elle Tony, son proxénète cruel, ou ses clients. Grâce à une organisation méthodique, son respect scrupuleux de rituels, elle se garde de la folie qui la guette.

Les plans alterneront par la suite entre la vie de Madelaine prostituée toxico et celle d’une jeune fille apprenant patiemment l’art du combat, en ayant une seule idée en tête : buter tout le monde. Le réalisateur scande réellement l’évolution de son personnage par des plans répétés et ordonnés, usant de ralentis ou d’inserts pornographiques afin de radicaliser son propos. Victime, Madelaine l’est, mais c’est une victime dont le but ultime assure la survie. Car à l’instar de son bandeau changeant de couleur au gré de ses tenues, la jeune femme est dotée d’une rare faculté d’adaptation. S’étant fait voler son innocence, elle n’est plus en effet qu’une coquille vide, déshumanisée, mais aussi capable d’endurer le pire.

Quand arrivera alors l’heure de se venger, c’est avec la même minutie qu’elle agira. Un par un, tous mourront, froidement. Jusqu’à la scène finale qui l’opposera à Tony, dans un duel qui n’est pas sans faire une incursion dans l’univers du western, se terminant sur une note encore une fois complétement tordue mais troublante. Les séquences vengeresses ne sont probablement pas les plus réussies mais contrairement à ses prédécesseurs et successeurs, la construction de Crime à froid ne propose pas de rupture nette entre viol et revanche.

Mêlant les deux aspects dans un rythme pas franchement tapageur mais envoûtant, le film de Vibenius surprend par son extrémisme visuel pour l’époque contrastant avec le détachement émotionnel qui caractérise son traitement des personnages, épousant toujours le point de vue de son héroïne. Un Rape and Revenge imparable, non exempt de défauts, mais qui aura marqué une époque peu habituée à ce niveau de brutalité.


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Miho <![CDATA[Ça va sharker – Affiche pour “Shark night 3D” de David R. Ellis]]> http://zombiatarian.com/?p=1404 2011-09-04T15:40:57Z 2011-05-24T11:18:07Z   [ Read More ]]]>

Après les vilains piranhas d’Alexandre Aja l’année dernière, on repart au bord d’un lac cet été, toujours en 3D, mais avec des requins cette fois puisque le Shark Night 3D de David R. Ellis débarque fin septembre en France.

Niveau scénario, on reste dans la simplicité : un groupe d’amis part faire bronzette en Louisiane et découvrent que leur lieu de villégiature est infesté de requins démoniaques.

Cependant, ce qui s’annonce comme une grosse série B jouissive, pourrait être plus efficace que ce qu’il n’y paraît. On doit en effet à David R. Ellis le très fun Des serpents dans l’avion avec Samuel L. Jackson, mais surtout Destination finale 2, avec sa scène d’introduction de carambolage sur autoroute complétement dingue. C’est également un habitué des grosses productions, et plus particulièrement celles de films aquatiques, puisque c’est lui qui était en charge de la direction des secondes équipes sur Waterworld, En Pleine Tempête ou encore Peur bleue. On peut donc espérer que ce sujet l’inspire et qu’il nous sorte un popcorn movie de haute volée.

Côté casting, on retrouvera Sara Paxton (la Mari du remake de La Dernière Maison sur la gauche) ainsi que la jolie Katharine McPhee, finaliste d’American Idol en 2006. En attendant d’apercevoir Camélia Jordana chez Bustillo et Maury, Shark Night 3D a révélé sa première affiche pour le moins explicite.

]]> 0 Miho <![CDATA[Tempête paranoïaque – Trailer pour “Take Shelter” de Jeff Nichols]]> http://zombiatarian.com/?p=1379 2011-09-04T15:41:20Z 2011-05-24T10:04:18Z

  [ Read More ]]]>

Accueilli chaudement au Festival de Sundance en janvier dernier, Take Shelter a également été récompensé il y a peu à Cannes par le Grand Prix de la Semaine de la Critique. Jeff Nichols, aux commandes en 2008 du très bon Shotgun Stories, revient donc avec Take Shelter sur une certaine vision de l’Amérique post 11 septembre.

Curtis LaForche est un père de famille tranquille, se retrouvant en proie à des cauchemars très violents, qui le hantent bien après son réveil. La menace d’une tornade l’obsède et, délaissant peu à peu la raison, il commence à se préparer au pire sous le regard inquiet de ses proches.

On retrouvera le formidable Michael Shannon, rôle principal de Shotgun Stories mais surtout d’un autre excellent thriller paranoïaque : Bug de William Friedkin. Il y jouera aux côtés de Jessica Chastain, à l’écran en ce moment dans Tree of Life.

Le trailer, tout juste sorti, distille déjà une ambiance qui s’annonce sombre et tendue à souhait. Prévu en salles début octobre aux États-Unis, le film n’a pas encore de date de sortie chez nous mais cela ne devrait plus tarder.

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Miho <![CDATA[Court toujours #3 – Jan Kounen / Gaspar Noé]]> http://zombiatarian.com/?p=904 2011-09-04T15:21:28Z 2011-05-21T12:32:44Z   [ Read More ]]]> Du court-métrage 100 % français, trash, porno et de surcroît de mauvais goût. Enjoy.

Vibroboy – Jan Kounen – 1994 – France – 28′

Très librement inspiré du film Tetsuo, délire visuel du japonais Shinya Tsukamoto, Vibroboy n’est pas non plus sans rappeler John Waters, par son aspect outrancier.

Brigitte et son mari Léon, macho au QI d’huître, vivent dans une caravane au milieu d’une banlieue parisienne on ne peut plus glauque. Ils ont comme voisin Francis, un travesti, de retour du Mexique avec dans ses bagages une statuette aztèque possédée par un démon. Mais pas n’importe quel démon ! “El vibro” en personne, ou Vibroboy pour les intimes, entité “métalicophallique” plutôt énervée.

On imagine qu’à partir d’un scénario pareil, Jan Kounen s’est fait plaisir, et c’est le cas. Extrêmement grinçant, il n’occulte aucun cliché en transformant le beauf Léon en redneck franchouillard, vulgaire et obsédé. Mais le film assume entièrement cette trivialité, le court-métrage étant bien plus une blague potache qu’une critique sociale élaborée. Au-delà du discours auquel on adhère ou non, Vibroboy possède des qualités visuelles indéniables. A la frontière entre le cartoon et le western, Jan Kounen maîtrise brillamment sa mise en scène et nous offre des plans particulièrement recherchés. Car en dépit de son thème, le réalisateur fait du vrai cinéma et s’offre en bonus Marc Caro à la direction artistique.

Le film évoque d’ailleurs grandement Delicatessen : ces deux métrages ayant la spécificité de nous présenter des personnages déconnectés de la norme sociale avec un traitement esthétique lorgnant du côté du cinéma expérimental. Très particulier, Vibroboy ne cherche ni à plaire, ni à fédérer mais plutôt à provoquer des réactions épidermiques. C’est aussi (surtout ?) ce qui fait son charme.

Première partie :

Seconde partie :

Sodomites – Gaspar Noé – 1998 – France – 7′

Si il y a un autre réalisateur qui ne laisse pas indifférent dans l’Hexagone, c’est son pote Gaspar Noé. Enter the void, sans conteste un des meilleurs films de 2010 (si !!!) est déjà annoncé en partie dans son court : Une expérience d’hypnose télévisuelle. Mettant en scène une (fausse) séance d’hypnose d’une trentaine de minutes, entrecoupée d’images subliminales, le réalisateur joue avec nous et avec l’idée d’expérimenter les limites de la perception.

Sodomites est un court un peu particulier dans la carrière de Gaspar Noé puisque réalisé dans le cadre de la lutte contre le Sida à partir d’une commande du Ministère de la Santé. Pornographique, même si les scènes de cul sont (en partie) volontairement pixellisées, il fut diffusé sur Canal+ aux côtés de ceux réalisés par d’autres réalisateurs français, parmi lesquels on retrouve Marc Caro, Cédric Klapisch, Jacques Audiard, mais aussi sa compagne Lucile Hadzihalilovic.

Très court, le métrage est construit sur une séquence unique au pitch assez simple :

“Phallus, Maciste musculeux et monté comme un taureau et Sodoma, une belle sodomite à la crinière de cheval, se retrouvent la nuit dans un lieu désert. Le Roi leur fait remettre, sous le regard d’amazones en tenues de combat, un préservatif et du gel lubrifiant…”. On retrouvera pas mal d’acteurs pornos au casting (Coralie Trinh Thi, Marc Barrow, etc.) mais aussi Philippe Nahon et surtout Mano Solo.

Même si le film est classifié porno, il n’en reste pas moins formellement une réussite nous proposant un montage cut de plans hallucinants, portés par une dominance de ton rouges et par les cris de la foule martelant chaque mouvement de caméra. Violent, le film l’est également visuellement, mais c’est avant tout l’idée de plaisir qui prédomine largement dans le discours. C’est ce que Noé explique d’ailleurs dans sa note d’intention sur Sodomites :

1) Parce que dans les films normaux, le sexe n’est jamais filmé normalement.
2) Parce que je me sens utile à aider les gens à se laisser aller sans s’auto-détruire.
3) Parce que j’ai beaucoup de respect pour les acteurs qui jouent dans ce genre de films.

La question de la lutte contre le VIH reviendra par ailleurs souvent dans la filmographie du réalisateur, puisqu’il a également réalisé Sida, présenté à Cannes en 2007, faisant partie d’une série de courts-métrages regroupés sous le titre 8.

Le film avait pour but d’illustrer la campagne “Huit fois oui” reprenant les “Objectifs du millénaire pour le développement” adoptés en l’an 2000 par près de 200 états du monde. Gaspar Noé filme alors Dieudonné Ilboudo, contaminé par le virus, témoignant dans un hôpital du Burkina Faso. Par le biais de plans fixes, toujours avec une grande pudeur, ce segment est bouleversant. Témoignage juste et dérangeant, il ne cherche jamais à nous épargner tout en rappelant avec finesse la catastrophe sanitaire touchant le pays.

Indisponible sur les plateformes d’hébergement de vidéos classiques, Sodomites est téléchargeable gratuitement sur l’excellent site Le temps détruit tout , site non officiel consacré au réalisateur. On peut y trouver également ses clips et autres courts-métrages évoqués plus haut.

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Miho <![CDATA[Vengeance of Bane – “The Dark Knight Rises” de Christopher Nolan]]> http://zombiatarian.com/?p=1259 2011-09-04T15:41:40Z 2011-05-21T09:47:45Z   [ Read More ]]]>

La Warner a (enfin) annoncé officiellement le début du tournage de The Dark Knight Rises, troisième volet de la saga rebootée par Christopher Nolan et commencée en 2004.

Si évidemment on retrouvera bien Christian Bale dans le rôle de Batman, aux côtés de Michael Caine (Alfred) et Gary Oldman (le lieutenant James Gordon), le casting est quasiment entièrement renouvelé : Anne Hathaway incarnera Catwoman, Joseph Gordon-Levitt sera John Blake – un flic aperçu au détour des anciens comics – et Marion Cotillard endossera le rôle de Miranda Tate, une cadre dirigeante de Wayne Entreprises.

Alors que le tournage se déroulera aux États-Unis, en Europe et en Inde, le studio a en parallèle débuté sa campagne marketing autour du projet. La première énigme fut lancée sur le site officiel, où l’on entend une foule scander des mots étranges. Le but du jeu était de comprendre le message : The Fire Rises, pour ensuite le relayer sur twitter à l’aide du hastag #thefirerises. Une image se dévoilait alors progressivement, nous donnant à voir Bane, ennemi de l’homme chauve-souris qui sera joué par Tom Hardy.

C’est donc la première image du film, dont on peut noter, hors la musculature impressionnante de l’acteur, que le masque original évoquant un catcheur mexicain a été sacrement dépoussiéré.

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Miho <![CDATA[Mauvais sang – “Vlad” d’Anthony Mandler]]> http://zombiatarian.com/?p=1242 2011-09-04T15:41:56Z 2011-05-20T16:33:54Z   [ Read More ]]]>

Les vampires semblent dernièrement avoir de nouveau le vent en poupe, conséquence probable du succès de la saga Twilight. Alors que Dario Argento annonçait la semaine dernière Thomas Kretschmann dans le rôle principal de son Dracula 3D aux côtés de Rutger “Hitcher” Hauer interprétant Van Helsing, voici des nouvelles de Vlad, financé par Plan B – la boîte de prod de Brad Pitt – et réalisé par Anthony Mandler.

Son nom de vous dit rien ? Assez normal, il n’a pour l’instant rien tourné pour le grand écran, mais on lui doit des centaines de clips puisque de Beyoncé à Snoop Dogg, en passant par Rihanna, Jay-Z, Eminem ou encore The Killers, tous ont vu leurs chansons shootées par le réalisateur. Il a donc décidé de commencer fort en s’attaquant au mythe de Dracula, ou plus exactement à ses origines “réelles” à travers le personnage du Prince de Valachie, plus connu sous le doux surnom de “l’Empaleur”. Surnom mérité, le transylvanien ayant empalé des centaines de turcs au XVème siècle.

Le personnage qui a déjà inspiré le Dracula de Bram Stoker, et par extension celui de Francis Ford Coppola, paraît donc fort intéressant à exploiter sauf qu’entre deux, Anthony Mandler a mis en route Die In A Gunfight, un film d’action love storyesque avec Zac Efron, et réserverai peut-être un rôle dans son film vampirique à l’ado d’High School Musical.

Pas de quoi sauter de joie pour le moment, et si on ajoute à ça la première affiche assez moche du Dracula d’Argento, on se dit que finalement Twilight 4 ne sera peut-être pas si mauvais. ]]> 0 Miho <![CDATA[L’année Abrams – “Super 8″, “Alcatraz” et “Person of Interest”]]> http://zombiatarian.com/?p=1194 2011-09-04T15:42:28Z 2011-05-19T16:44:46Z

  [ Read More ]]]>

Trente petites secondes de plus, c’est ce que nous offre le nouveau clip de Super 8 diffusé hier durant “American Idol” sur la Fox, suite de la campagne de teasing lancée il y a quelques jours (pour revoir les autres clips, c’est par ). Ça court dans tous les sens, les voitures sont sooo 70′s, les militaires n’ont pas l’air très engageants et ça s’annonce toujours aussi bon.

Et pour ceux qui doutent encore de l’influence de Spielberg sur la production, l’affiche japonaise devrait suffire à les convaincre. Parce que des tons bleutés, une route paumée et des p’tites loupiotes dans le ciel, ça ravive des souvenirs, forcément.

Cependant, il n’y a pas qu’au cinéma qu’Abrams est attendu de pied ferme. Toujours sur une île, mais loin de celle de Lost, Alcatraz sera sa nouvelle série programmée sur la Fox dès la rentrée, relatant la réapparition trente ans plus tard de gardiens et prisonniers évanouis dans la nature dans de mystérieuses circonstances. Et comme on s’en doute, c’est encore le FBI qui sera chargé de comprendre ce bordel.

On aurait pu se dire que ce projet qui rappelle furieusement les 4400 pouvait suffire à occuper le monsieur un moment mais pas du tout !

Pour de ne pas faire de jaloux, Abrams sera également sur CBS mais du côté de la CIA cette fois avec la série Person of Interest. Il s’intéressera ici à un employé de l’agence américaine passé pour mort (Jim Caviezel) qui se mettra au service d’un très riche New-Yorkais (Michael Emerson, le fabuleux Ben de Lost) afin d’empêcher des crimes avant qu’ils ne soient commis.

Images exclusives, interviews des intéressés, petit tour sur le tournage : la première vidéo donne en tout cas sacrément envie.

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Miho <![CDATA[Spleen city – Critique “Nightmare Detective” de Shinya Tsukamoto]]> http://zombiatarian.com/?p=1142 2011-09-19T22:31:42Z 2011-05-19T12:32:11Z   [ Read More ]]]>

Nightmare Detective (Akumu Tantei) – Shinya Tsukamoto – Japon – 2006

Sous des influences cyberpunk très prononcées, Shinya Tsukamoto débute sa carrière en 1989 avec l’incroyable Testuo, film en noir & blanc cradingue, organique, furieux, se situant à la frontière du cinéma d’horreur et du cinéma expérimental. Alors que le film marque une génération entière, il réalisera sa suite en 1992 et le dernier volet l’année dernière. Hyperactif, Shinya Tsukamoto ne s’est cependant pas uniquement focalisé sur sa trilogie ces deux dernières décennies. Acteur entre autres dans les films de Takashi Miike (Ichi The Killer, Dead or Alive 2), on lui doit également Tokyo Fist, Bullet Ballet, Haze, et Nightmare Detective donc ainsi que sa suite réalisée en 2008. Ce long-métrage se voulait plus mainstream, et le pari est presque tenu avec un scénario qu’on ne peut évoquer sans penser à Freddy.

A Tokyo, plusieurs personnes sont retrouvées mortes, sauvagement mutilées, mais la thèse du suicide est retenue. Cependant, l’enquêtrice Keiko Kirishima découvre vite que toutes les victimes ont été en contact téléphonique avec un certain “Zéro” avant de mourir, celui-ci ayant le pouvoir de s’introduire dans les rêves. Pouvoir que partage avec lui Kyoichi Kagenuma, jeune homme torturé, qui deviendra l’élément clé pour aider la détective dans son enquête. Le réalisateur affirme donc sa volonté de renouer avec un cinéma horrifique plus classique, ce qui sera le cas dans la première partie du film. La séquence d’introduction est d’ailleurs un clin d’œil à toutes les productions de films de fantômes asiatiques, même si très vite nous sommes embarqués dans un trip bien plus gore que fantastique.

Les meurtres sont d’autant plus saisissants visuellement qu’accomplis par une main invisible, dans les cauchemars, et par les victimes elles-mêmes se charcutant à coup de cutter ou de ciseaux, dans la réalité. Servi par une photo remarquable, dont la froideur est intensifiée par l’utilisation récurrente de filtres bleus – une des marques de fabrique du réalisateur – Nightmare Detective instaure dans sa seconde partie une ambiance à la mélancolie dévastatrice, notamment au travers de la figuration d’une architecture tokyoïte suffocante et sinistre.

C’est en effet une société japonaise profondément dépressive que Shinya Tsukamoto s’évertue à détailler, une société responsable de la multiplication d’individus en souffrance, incapables de se lier ou de communiquer avec leurs semblables. Nightmare Detective s’éloigne alors progressivement de sa trame réaliste pour nous emmener dans les tréfonds des cauchemars de ses protagonistes, reflets de l’inconscient collectif où s’opposent continuellement désirs de vie et de mort. Que ce soit Zéro, l’enquêtrice ou Kagenuma, tous sont en lutte contre eux-mêmes, éprouvant tout autant cet attrait morbide pour le suicide que cette volonté viscérale de trouver un sens à leur existence.

Sans cesse sur le fil, l’acuité du propos doit beaucoup à l’interprétation de Hitomi, chanteuse de K-pop à succès dont c’est ici le premier rôle, mais surtout à celle de Ryuhei Matsuda. L’acteur incarnant Kagenuma possède une vulnérabilité qui sert à la perfection le désespoir émanant de son personnage, vivant son don comme un fardeau, phagocytant les peurs de chacun. Dans un montage cut qui suit une construction analogue à celle des rêves, le film superpose souvenirs d’enfances, représentations fantasmées et images sanglantes des meurtres, nous entrainant dans une confusion visuelle magnétique. Car Nightmare Detective, comme tous les films de Shinya Tsukamoto, est avant tout un film sensoriel, où les images ont une puissance évocatrice considérable, qui n’est pas sans rappeler sous certains aspects les œuvres de David Cronenberg ou de Gaspar Noé. On appréciera alors ou non de perdre pied sans plus pouvoir différencier le réel du rêve, jusqu’à la séquence finale abasourdissante.

Même si une note optimiste émerge de ce chaos, le film demeure foncièrement sombre, traversé d’un bout à l’autre par un spleen bouleversant. Réussissant à sonder les recoins les plus obscurs du subconscient, il s’impose effectivement comme une allégorie très juste d’une détresse contemporaine face à laquelle aucune issue ne semble possible.

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Miho <![CDATA[Super 8 Stories – Nouveau clip pour “Super 8″ de J.J Abrams]]> http://zombiatarian.com/?p=1120 2011-05-21T09:49:54Z 2011-05-18T16:55:21Z   [ Read More ]]]>

Trois serait-il le chiffre fétiche de Super 8 ? Troisième long-métrage de J.J. Abrams qui fait suite à Mission : impossible 3 et à son adaptation de Star Trek , le film qui s’annonce comme l’un des blockbuster de l’été sortira le 3 août par chez nous et vient de voir son troisième teaser mis en ligne.

Après les deux premiers clips que la Fox a diffusé hier et avant-hier, le réalisateur habitué à faire monter la tension auprès de ses fans fait un (tout) petit peu la lumière sur ce qui attend les gamins d’une petite ville de l’Ohio après le déraillement d’un train de l’armée américaine, renfermant une bestiole visiblement énervée. Mais pas la peine de chercher la petite bête, le monstre restant – heureusement – pour le moment bien caché.

Premier clip :

Deuxième clip :

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Miho <![CDATA[Short Cuts – News du samedi 14/05]]> http://zombiatarian.com/?p=1054 2011-09-04T15:42:48Z 2011-05-14T12:35:50Z   [ Read More ]]]> SERIE : Septembre en attendant la suite

La rentrée se prépare déjà outre-atlantique avec les premières annonces des séries renouvelées, programmées et annulées.

Une rentrée qui s’annonce plutôt morose pour les adaptations de comics. Côté DC, Smallville, après 10 ans de bons et loyaux services, s’est achevée hier soir sur CW avec le come-back attendu de Lex Luthor (Michael Rosenbaum). Les premières réactions des fans sont, ô surprise, très partagées et l’on s’attend déjà à des débats passionnants sur la toile comme ceux ayant faits suite au final de Lost.

Wonder Woman, quant à elle, va ranger son pantalon. Malgré la plastique irréprochable d’Adrianne Palicki et David E. Kelley aux commandes, le pilote n’a pas retenu l’attention de NBC, et ne semble pas non plus parti pour être programmé sur un autre network. Dommage, le buzz avait fini par rendre le projet presque alléchant.

C’est un échec également pour l’adaptation de Locke & Key, l’excellente BD de Joe Hill, rejeton de Stephen King. Le pilote produit par Dreamworks TV prévu pour être vendu à la Fox n’a pas été retenu, le projet leur semblant trop ambitieux. Comprendre : trop cher, pas suffisamment rentable. Mais il devrait cependant être présenté à d’autres chaînes, donc ne perdons pas espoir. HBO es-tu là ?

Si les super-héros n’ont pas la côté, les extraterrestres non plus puisque V n’aura pas de troisième saison, ABC trouvant les résultats d’audience trop faibles. Néanmoins, les contes de fées leur semblent plus crédibles, la chaîne ayant choisit de programmer Once upon a time. Lorgnant du côté de Fables, le comic de Bill Willingham, Once upon a time relatera l’histoire d’une petite ville du Maine où vivent, sous le joug d’une Blanche Neige pas très sympa, les héros qui nous ont bercé. Jennifer Morison et Robert Carlyle sont déjà prévus au casting.

Sarah Michelle Gellar ne fait pas que râler sur le projet d’adaptation de Buffy au cinéma sans elle et sans Joss Whedon, elle prépare aussi son retour à la télé. Initialement prévue sur CBS, c’est finalement CW qui hérite de Ringer, une série qui parlera de deux sœurs jumelles échangeant leurs identités alors que l’un d’elle est poursuivie par la mafia.

Mais septembre c’est loin, et juin ce sera bien. D’autant mieux que dans un peu plus d’un mois débarque la saison 4 de True Blood, et que HBO dévoile enfin son premier vrai trailer après des mois de teasing. Enjoy !

CINE : Ça l’affiche bien

Parti à Cannes avec son projet Cobra : The Space Pirate sous le bras et bien décidé à lever des fonds, Alexandre Aja a dévoilé il y a peu sa magnifique affiche. Cela semble plutôt efficace puisqu’il aurait selon Le Film Français décroché un budget de plus de 120 M de $, et déjà des partenariats avec Studio 37 (la filiale cinéma d’Orange), Onyx Films et Chapter 2.

Conan the Barbarian, le remake de Marcus Nispel, avait pour sa première affiche misé sur un concept en 3D pour un résultat franchement pas terrible. La seconde en revanche est bien plus sanglante et rentre dedans, devant ainsi – avec un peu de chance – faire taire pour un temps les très énervés détracteurs “schwarzeneggerisants”.

Jaume Balaguero, contrairement à ce que le titre de son prochain film Sleep Tight annonce, risque de nous faire cauchemarder. Si la première affiche ne révélait pas grand chose, la seconde nous donne à voir les yeux de dingue de Luis Tosar, qui incarnera un concierge barcelonais un peu psychopathe.

TRAILER : Mon voisin le tueur

En 1985 sort le culte Vampire, vous avez dit vampire ? de Tom Holland. Quelques années plus tard alors que je n’ai pas encore un âge à deux chiffres, je le vois. Premier contact avec le cinéma fantastique mais aussi premier traumatisme puisque j’ai du dormir avec la lumière allumée pendant des semaines suite à ce visionnage, persuadée que mon voisin allait venir me bouffer. Et si le film est censé être une comédie horrifique, l’annonce du remake m’a tout de même rendue un peu flippée : mon voisin n’est-il vraiment pas un vampire ? Non, je veux dire, vraiment ?!!

Par contre ce que je sais c’est que mon voisin n’est malheureusement pas Collin Farrell mais que c’est bien l’acteur qui incarnera le voisin vampire dans Fright Night, le remake. Vous n’avez rien compris à mes élucubrations ? C’est pas grave, regardez le trailer et allez voir le film en août.

Bon week-end !

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Miho <![CDATA[Swinging Roma – Critique “Danger : Diabolik !” de Mario Bava]]> http://zombiatarian.com/?p=1098 2011-09-04T15:25:44Z 2011-05-07T13:04:16Z   [ Read More ]]]>

Suivant mon dicton habituel : “Plus c’est kitsch mieux c’est”, parlons donc cette semaine de ce film ô combien fun qu’est Danger : Diabolik !.

Diabolik est un génie du crime qui sévit avec son amante Eva Kant. Poursuivi sans relâche par l’inspecteur Ginko après avoir dérobé quelques millions, Diabolik s’attaque cependant à plus gros : un collier aux onze émeraudes. Mais il devra aussi alors lutter contre Ralph Valmont, chef de la pègre locale, bien décidé à se débarrasser de cet empêcheur de voler en rond.

On ne peut pas vraiment dire que le métrage reflète avec exactitude l’univers de Mario Bava, bien plus habitué des gialli et de l’horreur gothique ; il a même une place tout à fait spécifique dans sa filmographie. En effet, après la sortie de films aujourd’hui reconnus comme Six femmes pour l’assassin, La fille qui en savait trop ou bien encore Les trois visages de la peur, le réalisateur décide de travailler pour la première (et dernière) fois avec Dino De Laurentiis, le producteur italien au plus de 500 films, sur une adaptation de BD d’aventures.

La collaboration ne se passe visiblement pas très bien, Bava voulant garder la touche sombre et violente des fumetti – l’équivalent des comics en Italie – là où De Laurentiis souhaitait un film léger, calibré pour le grand public. Le casting atteste d’ailleurs de cette volonté, puisqu’on y retrouve John Phillip Law, également détenteur du rôle titre masculin dans Barbarella, Michel Piccoli, Adolfo Celi (le méchant de Opération Tonnerre), et la sublime Marisa Mell, qui remplaça au pied levé une Catherine Deneuve virée du tournage.

Malgré ces contraintes de production, le film reste une référence, de Austin Powers aux films de Tarantino, tant pour son esthétique radicalement connotée 60’s que pour sa mise en scène remarquablement précise et singulière. Car la première idée brillante de Bava dans Danger : Diabolik ! est de respecter le découpage et le mode de construction des cases de bandes dessinées. Jouant sans cesse avec les échelles de plans, les déformations d’images ou les mouvements de caméra, il réussi à rendre de façon extrêmement graphique un scénario alternant entre réalisme et psychédélisme.

La séquence se déroulant dans une boîte de nuit fréquentée par des hippies complètement stones en est d’ailleurs l’illustration la plus parlante. La caméra suit dans un flou vaporeux un joint passant de mains en mains, au rythme de la musique d’Ennio Morricone avant de revenir à la netteté et de se fixer dans un coin de la pièce quand la police débarque.

La partition du compositeur transalpin y est du reste pour beaucoup dans la réussite du film. Entêtante au possible, elle magnifie cette figuration de la pop culture pensée par Bava. Plutôt coutumier d’un esthétisme froid, voire clinique, le réalisateur bouscule complètement ses habitudes avec Danger : Diabolik !, nous livrant une œuvre solaire et sensuelle.

En effet, si nous sommes habitués aux représentations des sixties, elles sont souvent associées à un style anglo-saxon. Or celles de Bava sont ici mâtinées d’influences latines, qui se ressentent plus spécifiquement dans les décors, donnant au film une langueur feutrée qui contraste habilement avec l’enchainement rythmé des intrigues. Du repère de Diabolik qu’on penserait aménagé par le « Q » de James Bond tant il recèle d’inventivité au jet privée de Valmont, le réalisateur nous immerge dans un film libéré de toutes les contraintes cinématographiques usuelles.

Une autre des spécificités du film est de présenter un anti-héros cagoulé de noir, aux antipodes des supers héros américains parfois engoncés dans une morale nationaliste. Diabolik n’hésite pas à tuer quand c’est nécessaire, assez violemment, ne s’arrêtant jamais aux limites du politiquement correct. Bava fait de son personnage une sorte d’hymne à la liberté individuelle, qui se joue de la lourdeur et de l’inutilité des institutions auxquelles il s’attaque en priorité. C’est au final ce qui rend le personnage éminemment sympathique, ceci couplé à son intérêt pour le challenge bien plus que pour l’aspect matériel.

Évocateur d’une époque fantasmée, Danger : Diabolik !, réussi le tour de force d’être un film aussi impertinent dans la forme que dans le fond dans lequel Bava laisse libre cours à son imagination débordante en s’affranchissant des codes du cinéma d’horreur dans lesquels il s’est parfois enfermé.

Danger : Diabolik ! – Mario Bava – Italie / France – 1968

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 0 Miho <![CDATA[Short Cuts – News du samedi 30/04]]> http://zombiatarian.com/?p=987 2011-04-30T11:27:12Z 2011-04-30T11:25:33Z

  [ Read More ]]]> CINE : Voilà l’été, voilà l’été éééé ééééé  

Il va bien falloir remplir les salles de ciné cet été autrement qu’avec juste l’attrait de la climatisation. Par exemple avec des sorciers, des mutants ou des camions. Euh… Si, si des camions, puisque que le trailer et l’affiche de Transformers 3 sont sortis cette semaine. Niveau casting, Shia LaBeouf répond toujours présent, Megan Fox a préféré aller voir ailleurs et on peut noter quelques surprises puisqu’on attend tout de même John Malkovich ainsi que Frances McDormand.

Cependant, rien de très nouveau a priori pour cette suite : c’est estampillé Michael Bay, ça se bastonne entre Autobots et Decepticons, et il va encore être question de sauver le monde. Transformers 3 sera chez nous le 29 juin.


X-Men : First Class n’en finit pas de dévoiler photos et autres trailers au point de se demander si il y aura encore un effet de surprise à sa sortie. Malgré tout, le projet semble toujours aussi excitant, se focalisant entre autres sur les origines du Professeur Xavier et de Magneto – qui devait avoir à la base son film dédié – et se déroulant en pleine guerre froide. Les images sont magnifiques, avec un côté rétro particulièrement soigné. Le film sera-t-il à la hauteur de cette promo alléchante ? Réponse le 1er juin.

Suite, suite, suite et fin (enfin ?) pour la saga Harry Potter avec la sortie en salles le 13 juillet de Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 2. Voldemort is back, c’est le bordel, il ne doit en rester qu’un et on attend tous évidemment l’affrontement final à coups de baguettes magiques.

Et si vraiment vous n’avez pas la patience d’attendre, la veille de la sortie aura lieu une avant-première en 3D au Palais Omnisports Paris Bercy en présence de quelques membres de l’équipe du film. Les places seront bientôt en vente au tarif unique de 25 euros.


SERIE : Sex, drugs and dinosaurs

Niveau séries, la très attendue Terra Nova de Steven Spielberg a été repoussée à l’automne. Pour patienter, la Fox a sorti un nouveau trailer qui en dévoile un tout petit plus sur l’intrigue. Les thèmes chers à Spielberg semblent tous réunis dans cette série de science-fiction puisqu’on y suivra dans l’histoire d’une famille voyageant dans le temps entre un 22ème siècle dévasté par la pollution et une époque préhistorique peuplée de dinosaures.

David Duchovny a quant à lui définitivement arrêté la chasse aux petits hommes gris pour se consacrer à une vie plus rock’n'roll. Californication aura bien une cinquième saison, qui ne reprendra pas directement la suite de la dernière cependant puisqu’elle se déroulera trois ans plus tard. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, la série commençant à s’essouffler sur le renouvellement des intrigues. Mais l’on sait déjà que l’écriture restera au cœur de la vie d’Hank Moody, RZA étant annoncé pour y jouer le rôle d’une star du hip-hop devant négocier avec lui pour écrire un scénario. Il a fort à parier que la rencontre entre les deux sera plutôt agitée.

Dans un genre complétement différent, Patsy et Edina sont de retour. Les deux anglaises complétement barrées de Absolutely Fabulous, AbFab pour les intimes, reprendront leurs rôles pour au moins trois épisodes dont le tournage est prévu courant août. Après la catastrophique adaptation cinéma en France et les remakes américains avortés, Jennifer Saunders se remet à l’écriture de la suite dans un état d’esprit, on l’espère, toujours aussi trash.

TRAILER : Fisherman’s Friend

Le “lutefisk” est un plat traditionnel norvégien pas très appétissant. Mais quand deux américains décident d’en faire le sujet de leur mockumentary sous fond de guerre mafieuse nordique dans une petite ville paumée de la campagne américaine, il le devient beaucoup plus. The Lutefisk Wars est un véritable OFNI qui tourne dans pas mal de festivals, non sensique au possible et qui s’annonce surtout très drôle.

Site officiel

Bon week-end !

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Miho <![CDATA[Vampire, vous avez dit vampire ? – Critique “Martin” de George A. Romero]]> http://zombiatarian.com/?p=1041 2011-09-04T15:26:14Z 2011-04-20T11:49:23Z   [ Read More ]]]>

Je fais vraiment de la publicité mensongère en déclamant mon amour des zombies et en écrivant sur Romero… sans parler de zombies ! Tant pis, j’assumerai tomates et moqueries diverses tant Martin est un véritable chef d’œuvre qui mérite largement que l’on s’y attarde.

Martin a plus de 80 ans même s’il en paraît 15 et il a vécu dans les Carpates puisque descendant d’une lignée de vampires. Ou Martin est un adolescent un peu dérangé qui traine dans Pittsburgh en tuant au hasard. Nous n’aurons jamais de réponses claires, Romero nous laissant nous débrouiller avec l’interprétation, préférant se concentrer sur l’ambiance très particulière de son métrage.

Il l’a dit et redit : Martin est son film fétiche. Même si on y décèle déjà son style associé à une critique acerbe envers une certaine frange obscurantiste de la société américaine – ici incarnée au travers de la religion – le film est avant tout poétique, à la fois doux et cruel, à l’image de l’adolescence qu’il dépeint.

Cette période de doutes, de troubles identitaires, de vie fantasmée en rejet à une réalité trop brute pour être affrontée est retranscrite remarquablement. Une mélancolie, presque une tristesse traverse tout le film, qui saisit au passage une émotion rarement rendue avec tant de justesse au cinéma : l’ennui.

Le rythme lancinant nous promène dans les méandres de l’esprit de cet adolescent taciturne, dont chaque plan met en avant son mal être, magnifiquement interprété par John Amplas. Visage poupin, corps fragile, il n’est pas sans rappeler physiquement le Malcom Mc Dowell de Clockwork Orange, réussissant le tour de force d’être aussi touchant qu’effrayant.

Car, vampire ou non, Martin a besoin d’assouvir sa soif de sang. Et s’il y a peu de scènes violentes dans le film, elles possèdent une force visuelle abasourdissante. Comme toujours, Tom Savini n’y est pas étranger. Il avait auditionné pour le rôle principal mais n’obtiendra qu’un rôle secondaire. Cependant, Martin est surtout un des premiers films qui lui a permis de montrer son talent dans la maîtrise des effets spéciaux. Associé au grain très spécifique du 16mm, le sang s’imprime littéralement sur la pellicule lui donnant un rendu extrêmement cru.

Mais la brutalité des meurtres de Martin ne fonctionnerait pas de manière aussi efficace si elle n’était pas associée à la quasi bienveillance que le personnage a pour ses victimes. Cherchant sans cesse à les rassurer, à atténuer leur peur et leur souffrance, Martin n’aspire au fond qu’à une seule chose : être aimé.

Cette quête désespérée de tendresse s’explique par le climat familial dans lequel il évolue. Recueilli au début du film par son oncle, celui-ci s’impose comme une figure paternelle rétrograde, obsédé par la religion, persuadé que Martin est un nosferatu. Le poussant dans la folie par son fanatisme aveugle, la pression psychologique qu’il exerce sur Martin est au final bien plus destructrice que les pulsions meurtrières de l’avant passage à l’acte de son neveu.

Insidieuse et ne souffrant d’aucune remise en cause, sa foi est sèche, application stricto sensu d’un dogme moyenâgeux, dont Romero parvient admirablement à rendre l’absurdité malsaine. Avec néanmoins cette touche d’humour noir qui le caractérise, puisqu’il incarne dans Martin un prêtre dissertant sur la véracité de L’Exorciste de William Friedkin.

Non seulement film infiniment personnel, Martin est aussi un hommage au cinéma fantastique que le réalisateur affectionne tant. Romero opère en effet une relecture du mythe du vampire en le débarrassant de ses clichés parfois plombants, tout en conservant sa dimension romantique et sensible. Le film est d’ailleurs ponctué de sublimes séquences en noir et blanc, très librement inspirées de l’expressionnisme allemand, représentant selon notre point de vue les souvenirs ou les rêves éveillés de Martin.

Tragique et poignant, le conclusion retourne les tripes, nous laissant un goût amer provoqué par la désagréable sensation d’être confronté à une logique aussi implacable qu’injuste.

Alors Monsieur Romero (et ceci s’applique à Monsieur Argento également), après nous avoir livré une telle merveille, ce serait bien de refaire à nouveau des films du même niveau et d’arrêter les conneries.

Martin – George A. Romero – USA – 1977

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 0 Miho <![CDATA[Short Cuts – News du vendredi 15/04]]> http://zombiatarian.com/?p=922 2011-04-16T12:28:10Z 2011-04-16T11:56:46Z

  [ Read More ]]]> CINE : Cannes 2011

Cannes c’est bientôt et la sélection est tombée cette semaine. Très bon cru pour certains, j’avoue qu’elle ne me transcende pas plus que ça. Aux côtés des grands noms du cinéma d’exploitation que l’on a rarement la chance de voir sur la Croisette (Dardenne Brothers, Bob Bonello, Liam von Trash, etc.) quelques films sortent du lot.

La Piel que habito de Pedro Almodovar d’abord. Le réalisateur hispanique retrouve Antonio Banderas, et en profite par la même occasion pour revenir au cinéma de genre avec ce film de vengeance annoncé comme particulièrement éprouvant.

Présenté hors-compétition, The Beaver, traduit par Le Complexe du Castor a aussi l’air très intéressant. Jodie Foster, devant et derrière la caméra, nous narrera l’histoire d’un homme (Mel Gibson) sombrant dans la folie par le biais d’une marionnette de castor, qu’il utilisera comme exécutoire à ses pulsions.

Et enfin, évidemment, le Hara-Kiri : Death of a Samuraï de Takashi Miike. Même si ses chances de rafler la Palme d’Or sont proches de zéro, j’ai un sourire narquois depuis l’annonce en imaginant les critiques guindés en smoking avec des lunettes 3D sur le nez montant les marches pour aller voir du Miike.

Remake du film éponyme de Masaki Kobayashi, la première image est arrivée :

ART WORK : Samedi pop pop

Qui n’aime pas les Mogwai ? Personne, ce n’est pas humain de ne pas s’attacher à ces petites boules de poils (sauf si elles ont mangé après minuit, ok). Ayant marqué une génération – la mienne – les Gremlins sont toujours une source d’inspiration pour pas mal d’artistes dont le talentueux Justin Erickson (au-dessus).

Suite au succès de ses Fan Art, il a enfin sa boutique en ligne où l’on peut commander ses posters : Phantom City

Au-delà des Gremlins, c’est tout un pan du cinoche de genre depuis les 70’s que Justin Erickson revisite de façon rétro et minimaliste, du Mystère Andromède au Morse américain.

Une exposition s’était d’ailleurs tenue à Los Angeles cet automne sous le titre : “3G : Ghostbusters, Gremlins, and Goonies Art Show”, et certains illustrateurs s’en étaient donnés à cœur joie dans le détournement des monstres.

On peut citer Scott Derby, très influencé par l’esprit tatouage old school :

Brandon Schaefer également, avec un style très graphique :

Mais mes deux chouchous restent, autant pour l’originalité que pour leur rendu visuel, Jorsh Pena et Tom Whalen :

Concernant les autres artistes – et films – on peut retrouver une review très exhaustive sur le site Slash Films.

TRAILER : Forza Italia !

Cette semaine un film qui a une date de sortie ! Et même une date très proche puisqu’il sera le 4 mai prochain en salle. Il s’agit de La Solitude des nombres premiers (La Solitudine Dei Numeri Primi) de Saverio Costanzo, décrit à chaque sortie de festivals comme le chef d’œuvre de l’année à ne pas rater.

Et quand on me parle d’un film inspiré des meilleures productions italiennes des 70’s, Argento en tête, avec des ados dedans et qui en plus n’est pas sans rappeler Morse, l’attente devient vite insoutenable.

Avec un peu de retard, bon week-end !

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Miho <![CDATA[I Scream de tous les dieux ! – Critique “Scream 4″ de Wes Craven]]> http://zombiatarian.com/?p=910 2011-09-04T15:26:40Z 2011-04-12T10:07:03Z   [ Read More ]]]>

Dans les petits plaisirs de la vie version celluloïd, il y a celui de réussir à se faufiler dans une salle quand on a treize ans et que l’on devrait légalement attendre d’en avoir trois de plus pour voir le film. Il y a aussi celui de réussir à se boucher les oreilles et se cacher les yeux avec dix doigts tout en regardant quand même l’écran. Et il y a bien sûr celui de sentir l’appréhension monter jusqu’à sursauter alors qu’on sait pertinemment que le psychopathe /zombie/fantôme/autre est juste là, tapi dans l’ombre.

Wes Craven l’a bien compris depuis longtemps, explorant les mécanismes de la peur sous toutes ses coutures, que celle-ci soit insidieuse et perverse quand elle est distillée par Freddy ou qu’elle prenne aux tripes car étrangement contigüe à la réalité dans La dernière maison sur la gauche.

Avec Scream, en 1996, Craven entamait une saga qui allait tout d’abord relancer le concept de franchise dans le cinéma d’horreur pour ensuite introduire un aspect très second degré, parfois cynique, dans le traitement du genre. Mais si le film fut indéniablement un moteur, ce ne fut pas toujours pour le meilleur, loin s’en faut, au vu des productions profondément débiles qui nous ont été donné de voir à sa suite.

Au-delà de son rôle de précurseur, si la série Scream a su se démarquer, cela tient au fait que les films n’ont jamais eu comme ambition d’être des slashers qui foutent une grosse claque, seulement celle d’être des très bons divertissements mainstream. En ce sens, les deux premiers remplissaient parfaitement leur rôle et Scream 4 s’inscrit dans la même veine.

Dix ans plus tard donc, Sidney Prescott est devenue l’auteur d’un best-seller qu’elle vient présenter dans sa ville natale de Woodsboro. Elle y retrouve sa famille – ou plutôt ce qu’il en reste – ainsi que l’improbable couple, Dewey et Gale, menant une vie tranquille. Presque trop tranquille, à peine bousculée par la commémoration des meurtres de Ghostface par quelques lycéens tête à claques. Évidemment, il ne faudra pas attendre bien longtemps avant que le téléphone sonne et que la question fatidique soit posée : “Quel est ton film d’horreur préféré ?”.

Reprenant les deux ingrédients principaux qui ont fait son succès, whodunit et slasher, le film se démarque cependant dès le début grâce au recul du réalisateur sur ses autres opus : mise en abîme avec la série des “Stab”, films inspirés des meurtres, insistance volontaire sur les personnages un chouilla vieillis et fatigués, interrogation sur le passage entre la réalité de la violence et sa mystification par la nouvelle génération, etc.

L’introduction est d’ailleurs une vraie réussite, tout aussi hilarante que vecteur de la tension à venir, prouvant une fois encore, s’il est besoin, la capacité d’autodérision de Craven et sa parfaite maîtrise des codes du genre horrifique.

Codes qui seront disséqués minutieusement dans chacune des séquences de Scream 4 avec plus ou moins d’habileté. De Jigsaw à Leatherface en faisant un détour par Suspiria, Psychose et bien entendu Halloween, Craven passe en revue un pan entier du cinéma, rejoignant Scott Pilgrim vs the World ou Kick-Ass au rayon des films ultra référencés. Mais l’ingéniosité du film réside justement dans cette capacité à être extrêmement contemporain tout en gardant un œil dans le rétro d’une cinématographie passée, où l’on sent poindre la nostalgie des 70’s.

Car point de meurtres tordus, de plans diaboliques ou de pièges sadiques dans Scream 4. Craven s’en tient aux fondamentaux : ça poignarde et basta ! On regrette un peu du reste le manque d’ingéniosité de Ghostface, qu’on a connu plus inspiré, ainsi que l’enchainement trop rapide de certaines scènes qui finit par leur enlever tout impact dérangeant.

Finalement, le rythme s’accorde avec la jeunesse dépeinte dans le film, abreuvée de You Tube, de Facebook, ancrée dans l’air de l’instantané. Alors un peu réac’ le père Craven ? Même si la question est légitime, elle est vite éludée par le regard tendre qu’il pose sur ces fans de cinéma d’horreur qui ne sont plus seulement de jeunes geeks boutonneux, mais également des filles aussi sexy qu’intelligentes, à l’instar du vraiment très intéressant personnage de Kirby incarné par Hayden Panettiere.

De plus, quand on voit ses dernières productions, notamment les excellents remakes de ses propres métrages La Dernière maison sur la gauche ou La Colline a des yeux, on se dit que Craven a parfaitement réussi à tisser des liens intergénérationnels sans tomber dans l’excès de jeunisme, ni à l’inverse dans l’aigreur bornée. Et à défaut d’avoir de nouveau réellement peur au cinéma, on a de nouveau un très bon Scream. Ça tombe bien, c’est tout ce qu’on demandait.

Sortie en salles le 13 avril.

Scream 4 – Wes Craven – USA – 2011

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 2 Miho <![CDATA[Short Cuts – News du vendredi 08/04]]> http://zombiatarian.com/?p=767 2011-04-10T20:43:22Z 2011-04-08T10:57:38Z

  [ Read More ]]]> CINE : Franchise quand tu nous tiens

Alors que le multi-récompensé I saw the Devil de Kim Jee-Woon arrive enfin chez nous le 6 juillet, le réalisateur coréen travaille depuis un moment sur sa nouvelle production, en anglais et aux États-Unis : The Last Stand.

Le film, qu’il décrit comme un mélange entre Die Hard et Le train sifflera trois fois (!!!), devait avoir Liam Neeson dans le rôle principal. Comme d’habitude, un problème de compatibilité de planning est évoqué et exit l’acteur. Quasiment aussitôt remplacé par… Arnold Schwarzenegger.

Schwarzy qui n’en fini pas de faire parler de lui en ce moment puisqu’il était à Cannes cette semaine afin d’en dire un peu plus sur The Governator, série d’animation co-crée par Stan Lee himself. Elle mettra en scène et en cartoon donc l’ancien gouverneur de Californie dans son propre rôle, politicien le jour et super-héros la nuit. Déjà annoncée pour se décliner en film et en comics, elle pourrait même être diffusée sur TF1. Woah.

Quand on avait appris qu’un reboot de The Crow était en préparation, on était déjà pas très chaud, mais de savoir en plus que Stephen Norrington allait le réaliser laissait franchement dubitatif. Le réalisateur de Blade ainsi que du calamiteux The League of Extraordinary Gentlemen avait cependant jeté l’éponge cet automne et le projet était au point mort depuis.

Cependant, depuis hier, le remake semble de nouveau d’actualité puisque Juan Carlos Fresnadillo est annoncé pour prendre la relève. Mais si l’on préfère voir le réalisateur de 28 weeks later derrière la caméra, on a appris en même temps que le script allait entièrement être réécrit. Dommage puisque c’était Nick Cave, accompagné de Stephen Norrington, qui était au départ en charge du scénario.

Sources : Twitch Film, Deadline

MUSIQUE : Let’s go to party

Une des meilleures nouvelles depuis longtemps pour les fans des Beastie Boys est la sortie prévue le 3 mai de leur nouvel album, Hot Sauce Committee Part 2. Alors que le premier opus, Hot Sauce Committee Part 1, a été repoussé depuis un moment en raison des soucis de santé d’Adam Yauch, le part 2 est bien maintenu et l’on peut d’ores et déjà découvrir le premier single, Make Some Noise, sur leur blog.

Pour leur promo, les 3 new-yorkais se sont fendus d’un court-métrage de 30 minutes, en hommage à leur tube : (You Gotta) Fight For Your Right (To Party). Jusque là rien d’exceptionnel sauf qu’on retrouve Elijah Wood, Seth Rogen, Will Ferrell, John C. Reilly, Robert Downey Jr., Jack Black, Steve Buscemi, Zach Galifianakis, Kirsten Dunst et d’autres au casting ! Ouais, rien que ça.

“OMFG !!!” est présentement le seul truc qui me vient à l’esprit en matant le trailer de Fight For Your Right – Revisited. Je vous laisse donc le découvrir pendant que je termine de courir partout, hystérique.



CINE : Un master of horror à Paris

John Landis revient le 27 juillet en salle avec une comédie : Cadavres à la Pelle. Andy Serkis, plus connu sous l’apparence de Gollum, et Simon Pegg, qu’on ne présente plus, y incarneront deux irlandais exilés en Ecosse au début du XXème siècle. Alors que la pratique de la médecine est en pleine expansion, les deux compères vont fleurer le bon filon et devenir dealers de cadavres.

John Landis, réalisateur entre autres de The Blues Brothers, Le Loup-garou de Londres et Un prince à New York, est aussi pour rappel le créateur du génialissime clip Thriller.

Après des années sans nouvelle hormis quelques apparitions à l’écran dans notamment Spider-man 2, il était de retour en 2005 pour participer au projet Masters of Horror. Avec ses deux moyens métrages, l’excellent Deer Woman pour la saison 1 et Family pour la saison 2, il prouvait pour ceux qui osaient en douter qu’il n’avait rien perdu de son talent.

Pour les chanceux parisiens, Landis sera ce soir vendredi 8 avril 2011 à 19H30 au Gaumont Opéra Capucines afin de présenter son dernier film et ensuite animer une Masterclass. On le retrouvera également demain à 16H au Forum de la Fnac des Halles en compagnie de Costa Gavras qui l’interrogera sur sa carrière et sur Cadavres à la Pelle.

Des invitations pour l’avant-première sont encore disponibles sur Close Event.

TRAILER : 0+0 = …

0000 est un film de science-fiction d’Eddie Alcazar qui traitera l’histoire d’un homme à la tête d’une révolution technologique mondiale. Petit budget, réalisateur inconnu, le trailer du film n’en est pas moins absolument magnifique, j’en frissonne encore, et non sans rappeler le Pi de Darren Aronofsky. Aucune date de sortie n’est évoquée pour le moment mais l’arrivée de ce premier vrai trailer augure que ça pourrait être en bonne voie.

Bon week-end !

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Miho <![CDATA[Hong Kong Opera Blues – Critique “Les Nuits rouges du bourreau de Jade” de Laurent Courtiaud et Julien Carbon]]> http://zombiatarian.com/?p=608 2011-09-04T15:27:02Z 2011-04-04T01:10:49Z   [ Read More ]]]>

Après la claque Amer l’année dernière, c’est au tour du film Les Nuits rouges du bourreau de Jade de rendre hommage aux gialli et à leur esthétisme baroque.

Signant ici leur premier long métrage, Laurent Courtiaud et Julien Carbon sont loin d’être inconnus puisqu’après une carrière de journalisme ciné en France, ils scénarisent à Hong Kong depuis quelques années pour des réalisateurs comme Johnny To ou Tsui-Hark. Les Nuits rouges du bourreau de Jade est une course sanglante, construite autour d’une quête pour un poison ancestral que convoitent une riche hongkongaise perverse, une française cupide et un mafieux pas très net. La légende veut que ce poison, propriété d’un tortionnaire sous la dynastie Qin, décuple les sens tout en paralysant ses victimes, avant de les conduire à la mort.

Évoquons tout de suite le défaut majeur du film : le choix de Frédérique Bel, aka ex-madame Minute Blonde sur Canal +, dans un des rôles principaux. Malgré quelques fulgurances, elle a un peu l’air de se demander ce qu’elle fout là, et à vrai dire, nous aussi. On ne la sent pas spécialement investie par son rôle de frenchy perdue dans cette jungle urbaine, et encore moins par le côté censément calculateur de son personnage.

Heureusement, la sublime Carrie Ng focalise sur elle toute l’attention, tant par sa prestance hallucinante que par sa performance d’une rare sensualité. Sadique jusqu’au bout des griffes, toujours vêtue de rouge et noir (oui, comme Jeanne Mas), elle incarne nos fantasmes les plus inavouables : ceux portés par les pulsions refoulées de sexe et de mort, à l’instar de l’élixir toxique qu’elle vénère de manière maladive. Néanmoins, cette mante religieuse est bien plus complexe que ce que les apparences laissent entrevoir.

Non seulement flippante par son intelligence cruelle, elle l’est plus encore lorsqu’elle laisse exploser sa violence bestiale, révélant une rage aussi inattendue que jusqu’au-boutiste. Jouant avec les clichés de la féminité, Courtiaud et Carbon mettront de nouveau à mal cette autre facette sombre alors que Carrie – également son prénom dans le film – se révèlera sensible et fragile.

Ces personnages torturés, dans tous les sens du terme, sont cependant loin d’être limités à de simples représentations symboliques. Sublimés par la mise en scène, ils prennent corps dans l’immensité honkongaise, mégalopole tout autant ouverte que repliée sur ses traditions, immensité rendue de façon extrêmement précise par les deux réalisateurs. Ceux-ci accordent en effet une attention toute particulière aux décors, opposant à la froideur géométrique de la ville des séquences d’intérieur quasi toutes tournées dans des lieux confinés, leur conférant ainsi une réelle dimension angoissante. Car ces successions labyrinthiques de pièces dérobées revêtent un caractère à la fois mystérieux et menaçant, sublimé par les effets de miroirs ou de cadre dans le cadre.

Sans cesse baladés d’un endroit à l’autre, cette déambulation hypnotisante nous fait rapidement perdre nos repères, sensation déstabilisante qui rendra les scènes de torture d’autant plus viscérales. Esthétisantes au possible voire théâtrales, ces scènes n’en restent pas moins d’une efficacité implacable, tant dans ce qui est sous-entendu que dans ce qui est montré. C’est également un autre point fort du film, Courtiaud et Carbon ne cherchant jamais à nous épargner visuellement.

Alternant entre une figuration fantasmée de la violence et un aspect bien plus réaliste, Les Nuits rouges du bourreau de Jade s’approprie brillamment les thèmes chers aux gialli : un univers poisseux, axé sur le fétichisme, très connoté sexuellement, associé à la cinégénie du sang ou des armes blanches. La séquence finale clôt l’hommage, transformant la maison en un personnage à part entière, tout aussi insaisissable que dangereux, qui emportera avec lui le secret du bourreau de Jade.

Ajoutons à cela la musique impeccable de Seppuku Paradigm, à qui l’on doit déjà les B.O de Martyrs et de Eden Log, et l’on obtient un premier métrage non exempt de défauts, mais fascinant, étrange, ayant en prime le mérite de proposer une relecture originale du genre. C’est une performance suffisamment rare pour être saluée.

Sortie en salles le 27 avril.

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Miho <![CDATA[Les Cénobites tranquilles – Critique “Hellraiser” de Clive Barker]]> http://zombiatarian.com/?p=868 2011-09-04T15:27:24Z 2011-04-03T19:59:15Z   [ Read More ]]]>

S’il y a une figurine qui trône en bonne place sur les étagères de tous les adeptes du cinéma d’horreur, c’est celle de Pinhead. Dépassant même souvent Jason ou Freddy, le leader des Cénobites jouit d’une popularité qui me surprend encore.

Peau laiteuse, tout de cuir vêtu et tête cloutée, il est vrai que le personnage est visuellement une réussite. Mais ce n’est pas parce qu’on est victime d’un séjour traumatisant chez Casto’ qu’on développe pour autant une psychologie intéressante, et Freddy restera toujours pour moi un symbole de la perversité bien plus fascinant.

La franchise culte Hellraiser débute en 1987 avec, à la réalisation, son créateur littéraire Clive Barker. Dans le premier opus, Frank Cotton, beau gosse amateur de femmes, se retrouve balancé du grenier de la maison familiale aux Enfers après avoir joué avec un Rubik’s Cube diabolique. Alors que son frère Larry et sa nouvelle femme Julia emménagent dans ladite baraque quelques temps plus tard, Frank en profite pour revenir. Mais même avec l’aide de Julia, sa maîtresse, on n’échappe pas à l’Enfer aussi facilement et encore moins à ses gardiens sado-masochistes : les Cénobites.

Avec son premier film, Clive Barker souhaite se démarquer de certaines productions de l’époque en revendiquant une ambiance adulte, qui jouera sur les codes du cinéma d’horreur à tendance gore en y ajoutant une dimension sexuelle. Mais si celle-ci est effectivement palpable tout au long du film, sa représentation reste drôlement sage.

Les Cénobites sont en effet censées être des créatures sadiques, torturant jusqu’à la jouissance. Revisitant l’univers démoniaque sous une forme contemporaine, mix entre influences steampunk et gothique, le bestiaire du film possède des qualités esthétiques indéniables. Cependant, le fond ne suit pas. Les Cénobites sont d’une part peu présents à l’écran, et d’autre part manquent cruellement d’imagination pour des démons dépravés.

Une scène de dépeçage en guise d’explication aux sévices subit par Frank, qui sera d’ailleurs reprise à la fin, et c’est à peu près tout ce dont nous gratifie Cliver Barker. La manipulation psychologique dont on suppose les créatures expertes n’est pas non plus des plus probantes. Alors que Kristie, la fille de Larry, les confronte pour sauver son père, elle n’aura aucun mal à les convaincre de passer un pacte un peu débile. Ajoutons à cela des répliques parfois franchement grotesques (“Pas de larmes, je vous prie, c’est un gâchis de bonne souffrance !”) et on se retrouve au final avec une succession de séquences consensuelles et politiquement correctes.

Clive Barker n’exploite pas plus finement le trio classique de la femme, le mari et l’amant, mettant en scène de façon très manichéenne le gentil mais impuissant Larry face au charismatique Frank. Il y avait pourtant réellement matière à développer cette thématique d’un point de vue cynique, pâte de l’auteur, mais le film passe à côté.

Pour autant, on ne peut nier que le personnage de Frank est une réussite. Amoral et vicieux au possible, il est le seul à insuffler à Hellraiser l’aspect malsain recherché. Fumant sa clope d’un air désinvolte sans avoir encore recouvré forme humaine, il arrive même à rendre crédible son pouvoir de séduction. Et ce n’était pas gagné puisqu’il passe tout de même les trois-quarts du film à se balader la chair à vif.

Si le sous-texte du film ne révolutionne donc pas grand-chose, le rendu visuel n’est également pas à la hauteur de ses ambitions. On a le sentiment que tout le budget, certes pas mirifique, est passé dans la conception des Cénobites, bâclant au passage le reste.

Les effets spéciaux tout comme le maquillage sont grossiers et ont terriblement mal vieillis. Là où un Carpenter ou un Cronenberg, aussi ultra datés 80’s font encore leur effet, on lève à peine un sourcil devant les meurtres successifs commis par Julia, meurtres extrêmement répétitifs de surcroît. Idem pour la transformation de Frank. C’est un euphémisme de dire que la surenchère d’effets combinée à un montage à la hache dessert le film. Pourvu d’une esthétique surannée, voire carrément kitchissisme, l’immersion ne fonctionne pas, ou du moins plus, et on frôle le grand-guignolesque téléfilmique.

J’ai donc bien du mal à comprendre cette aura qui accompagne encore Hellraiser aujourd’hui, devenue œuvre intouchable alors que Cabal (Nightbreed pour le titre original) du même Clive Barker, moins axé gore, est largement plus intelligent et efficace.

NB : “Michel Druckerisante” jusqu’au bout des ongles, j’en profite pour remercier un ami qui se reconnaitra de m’avoir évité le triturage de cerveau à cette heure tardive en me donnant un jeu de mots tout prêt et une image qui m’a fait beaucoup rire.

Hellraiser – Clive Barker – Angleterre – 1987

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 3 Miho <![CDATA[Court toujours #2 – Park Chan-Wook / Brian Curtin]]> http://zombiatarian.com/?p=526 2011-09-04T15:22:01Z 2011-03-31T05:00:10Z

  [ Read More ]]]> Judgement – Park Chan-Wook – 1999 – Corée – 26′

Park Chan-Wook c’est le génial initiateur de la “trilogie de la vengeance” : Sympathy for Mister Vengeance, Old Boy et Lady Vengeance. Construite sur une trame extrêmement violente, elle interroge la nature humaine dans toute sa complexité, en confrontant ses personnages à leurs pires cauchemars pour ensuite les regarder se débattre avec la morale.

Judgement, moyen-métrage, est du même acabit. Huis-clos se déroulant dans une morgue, il réunit une famille venue reconnaitre le corps de leur fille défunte et un des employés qui pense voir son enfant disparu quelques années plus tôt. La tension entre les deux parties va progressivement monter…

S’il est encore question de mettre en exergue les bassesses de l’humanité, le réalisateur critique aussi de façon très amère le capitalisme et ses dérives. Porté par un noir et blanc très travaillé, par une musique peu présente mais envoûtante, Judgement annonce ses longs métrages futurs, alternant sans cesse entre cynisme cruel et moments d’une grande sensibilité.

On peut aussi noter que Park Chan-Wook, dont c’est ici une des premières réalisations, est particulièrement à l’aise avec le format court. Il le prouve dans Trois Extrêmes, compilation de trois courts-métrages d’horreur mis en scène par lui-même, Takashi Miike et Fruit Chan. Son segment, Cut, est de loin le plus brillant, tant formellement que par l’originalité de son scénario. On le retrouvera d’ailleurs prochainement avec Paranmanjang, court-métrage fantastique de 30 minutes entièrement tourné avec l’Iphone 4 et sorti en salles en Corée courant janvier.



Beyond Black Mesa – Brian Curtin – 2010 – USA – 11′

“Ouinouin, on a pas d’argent, ouinouin on peut pas faire de films”. J’exagère à peine le discours de certains français fans de fantastique. Réalisé avec 1200 $, mais ayant surtout derrière lui un colossal travail de post-production, Beyond Black Mesa est un fan film inspiré de l’univers du jeu vidéo Half-Life. Inspiré, car les créateurs se sont vraiment réappropriés le matériau de départ (donc non, pas de Gordon Freeman) et parce qu’il n’est absolument pas nécessaire d’être familier avec la franchise de Valve pour l’apprécier.

Visuellement, Beyond Black Mesa est très impressionnant, mais il présente également l’avantage d’éviter les écueil propres à ce genre de réalisation : aucun dialogue, souvent le gros point faible, mais une voix off, des acteurs pas mauvais, des clins d’œil sympa qui ne phagocytent pas pour autant le reste… Même si le film se veut un pur moment d’action qui lorgne bien plus du côté Michael Bay que du cinéma réflexif, la performance vaut franchement le détour.

Site officiel Beyond Black Mesa ]]> 0 Miho <![CDATA[Le (bon) goût des autres – Critique “Cecil B. Demented” de John Waters]]> http://zombiatarian.com/?p=756 2011-09-04T15:28:08Z 2011-03-28T15:58:29Z

  [ Read More ]]]>

Mon anniversaire approchant à grand pas, il était temps de faire le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant. Et là, horreur. J’ai aimé Somewhere de Sofia Coppola. J’ai fait du sport et j‘ai mangé des légumes. Pire, j’ai lu Télérama la semaine dernière. En entier.

Aux grands maux, les grands remèdes : cure intensive de John Waters. De Pink Flamingos à Cry Baby, en passant par Hairspray et bien entendu par Cecil B. Demented.

Il faut dire que John Waters a une place non négligeable dans les réalisateurs que j’aime d’amour. Ayant commencé sa carrière dans les 70’s, il fut assez rapidement affublé des gentils surnoms de « Pope of trash » ou « Prince of puke ». A la vision de Pink Flamingos on en comprend rapidement les raisons.

Divine, icône assumée du mauvais goût, vit dans une caravane avec sa mère débile cloîtrée dans un parc d’enfant, son frère qui fantasme sur les poulets et sa copine Cotton qui aime mater. Avec poésie et retenue, on s’en doute, nous suivrons la lutte qui l’opposera aux Marble, couple à la tête d’un réseau de trafic de nouveau-nés, prêt à tout pour lui voler la vedette et ainsi récupérer son titre « d’être le plus immonde que la Terre ait porté ».

Actrice fétiche de John Waters, Divine (qui était également son pseudonyme dans la vie réelle) tournera ensuite à ses côtés Female Trouble et Desperate Living avant de revenir dans Polyester. Film particulier s’il en est puisque des pastilles odorantes étaient distribuées à l’entrée de la projection pour mieux immerger le spectateur.

Après avoir donné à Johnny Depp son premier grand rôle à l’écran dans la comédie musicale Cry baby, c’est avec Serial Mother, et en rejoignant au passage un cinéma plus commercial, que John Waters se fera connaitre. Commercial, façon de parler, puisque le film met en scène la grande Kathleen Turner en maman protectrice qui a quelques tendances psychopathes dès qu’elle subit une contrariété.

Je vois donc arriver la question : « Mais pourquoi, POURQUOI faire des films pareils ? ». John Waters y répond plus ou moins dans son avant-dernier film Cecil B. Demented.

Véritable ode aux guerrillas filmmaking, ces films tournés à l’arrache avec des moyens proche de zéro, ce métrage est également une mise en abîme de lui-même. Le sublime Stefen Dorff (dont le jeu est inversement proportionnel à son physique de beau gosse) incarne Cecil B. Demented, réalisateur halluciné et terroriste, au sens premier, du cinéma. Avec son équipe de tournage, tous un peu allumés et obsédés sexuels, il prend en otage Honey Whitlock, symbole du cinéma de studio hollywoodien. Bien décidé à faire le film le plus underground qui soit sous le titre « Beauté Fatale », il se heurte d’abord à la résistance de l’actrice qui se prendra finalement au jeu.

Formellement un de ses films les plus mainstream, Cecil B. Demented se veut subversif, bien entendu, mais doit se voir avant tout comme une comédie. Les répliques et les scènes d’action s’enchainent à vitesse grand V, ne nous laissant aucun moment pour souffler. On peut retenir dans les moments mémorables la présentation de l’équipe où chaque membre porte tatoué le nom de son réalisateur fétiche (Otto Preminger, Pedro Almodovar, David Linch, Kenneth Anger, Spike Lee…) ou le sabotage du tournage de la suite de Forrest Gump, « Gump again », qui nous donne à voir un Tom Hanks de seconde zone expliquant que la vie c’est comme les bouchées de crabe : « Il y a plein de bonnes choses dedans mais autour il y a plein d’emmerdes »…

Du grand n’importe quoi, certes, mais un film touchant tant il prouve à nouveau l’attachement de John Waters pour les freaks, les hors-normes et autres exclus. Jamais on ne trouve une once de cynisme ou de moquerie, seulement un regard tendre mais néanmoins non dénué de sens critique.

C’est là l’acuité de John Waters. Car si c’est tout le système hollywoodien qui est sauvagement amoché ici, le cinéma dit indépendant n’est pas en reste. Cecil est un gourou à l’ego démesuré qui va jusqu’à marquer les membres de son équipe au fer rouge sur une musique créée à sa gloire : « Demented for ever ». Et sa passion devenue intégrisme ne l’empêchera pas de réaliser ce qu’on suppose un film plutôt raté.

Mais qu’importe au final les qualités esthétiques de « Beauté fatale » ou de Cecil B. Demented, les deux revendiquant avec humour le droit à l’existence d’un cinéma autre, d’un cinéma bis, sincère et jouissif.

Parce que c’est aussi ça le cinéma. Ne pas se prendre au sérieux, faire des films juste pour s’amuser, pour provoquer, pour créer un plaisir instantané, n’en déplaise aux intellos à la p’tite semaine. Et si moi je devais répondre à la question du pourquoi réaliser ce genre de films, j’aurais cette réponse de sale gosse : « Parce qu’on peut ! ».

Cecil B. Demented – John Waters – USA – 2000

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 0 Miho <![CDATA[Short Cuts – News du vendredi 25/03]]> http://zombiatarian.com/?p=461 2011-04-10T20:43:04Z 2011-03-25T14:58:13Z

  [ Read More ]]]> CINE : Projections printanières

Il fait beau, c’est le printemps, c’est le temps idéal pour reposer nos p’tits yeux fatigués et s’enfermer dans les salles obscures !

Et en avril, on aura de quoi faire. Pour les parisiens déjà, avec une nuit dédiés aux zombies affamés de Walking Dead. En effet, Le Forum des Images diffusera l’intégrale de la saison 1 de la série de Frank Darabont le vendredi 15 avril à partir de 23H30. Et si vous voulez vraiment vous immerger dans l’ambiance, à partir de 22H il sera passible d’aller se faire maquiller en mort-vivant. Si je vous dis qu’en plus l’entrée est gratuite, il n’y a vraiment aucune excuse pour ne pas y aller.
Forum des Images

Toujours sur Paris, le cinéma Gaumont Opéra, par l’intermédiaire de ses séances bi-mensuelles “Les Minuits de l’Opéra”, présentera le samedi 2 avril à 00H15 l’avant-première de Les nuits rouges du bourreau de Jade en présence des réalisateurs Julien Carbon et Laurent Courtiaud.

Si c’est ici leur premier film en tant que réalisateurs, ces deux français exilés à Honk-Kong sont loin d’être des débutants puisqu’ils ont co-écrit, entres autres, Black Mask 2 : City of Masks de Tsui-Hark ainsi que Running Out of Time de Johnnie To.

Un CV qui présage du bon pour Les nuits rouges du bourreau de Jade, qui reprend de façon contemporaine la légende d’un tortionnaire sous le premier Empereur de Chine utilisant sur ses victimes un poison mortel augmentant leur sensibilité, avant d’alterner, selon ses humeurs et envies, entre leur donner du plaisir ou les torturer.

Doté d’une esthétique proche de celles des gialli italiens, le film semble en tout cas visuellement très réussi :

Ex-journalistes ciné, Julien Carbon et Laurent Courtiaud sont passés par la rédac’ de Mad Movies avant de se lancer, Mad qui offre d’ailleurs 50 invitations pour l’avant-première : concours Mad Movies

A Tours, du 21 au 25 avril aura lieu la a 5ème édition du Festival Mauvais Genre. La programmation complète n’est pas encore disponible sur le site, elle l’est par contre sur Devildead. En compétition, on peut noter la présence du dernier film de Alex de la Iglesia (Le crime Farpait, Crimes à Oxford…) intitulé Balada triste de trompeta, Neighbour Zombies, film à sketchs sud-coréen ou encore Helldriver du fou furieux Yoshihiro Nishimura.

Les courts-métrages ne seront pas en reste puisqu’ils auront eux aussi leur compétition, Steve Johnson sera de la partie pour une master class sur les effets spéciaux et un ciné-concert est également prévu. Tourangeaux, Tourangelles (j’aime beaucoup vos noms) allez-y !
Festival Mauvais Genre

Et évidemment, le mois d’avril c’est surtout le mois du BIFFF : le Brussels International Fantastic Film Festival, qui se tiendra du jeudi 7 avril au dimanche 19 avril.

Le BIFFF s’ouvre également sur le film de Alex de la Iglesia, avant d’offrir pendant plus de dix jours un panorama des plus exhaustifs des productions mondiales horrifiques et fantastiques. Avec, en vrac, Bedevilled de Cheol-So Jang, bête de festival sud-coréen, Mother’s Day de Darren Lynn Bousman avec Rebecca de Mornay en maman psychopathe ou bien encore The Ward, le nouveau John Carpenter, toujours pas sorti chez nous.

Bon nombres d’invités et d’événements viendront compléter la diffusion des films comme Le Bal des vampires, La Zombie parade, La japanimation day ou bien le Belgium Film Day.
BIFFF

Si avec tout cela vous trouvez quand même le moyen de vous ennuyer, vous pouvez aller voir ou revoir les films de Kubrick à la Cinémathèque de Paris qui, dans le cadre de son exposition sur le réalisateur, propose une rétrospective particulièrement alléchante : calendrier des projections

SERIE : Recherches scientifiques poursuivies et publicitaires retardés

Dans les news séries, la mauvaise nouvelle c’est qu’on ne reverra pas Don Draper avant fin 2011, voire 2012. Les négociations financières entres les différentes parties ne semblent pas bien se passer, et le tournage de la nouvelle saison de Mad Men prend sérieusement du retard puisqu’il n’a même pas encore débuté.

La bonne nouvelle en revanche pour les fans de Fringe c’est que la Fox a fait preuve de témérité, une fois n’est pas coutume, et reconduit la série pour une saison supplémentaire malgré son audience plutôt décevante. On retrouvera donc Olivia Dunham, Walter Bishop et son fiston dès l’année prochaine.

Dites, vous voulez pas rester dans cet état d’esprit de mansuétude et nous rendre Dollhouse de Josh Wedon ?

Sources : Comingsoon.net, The Hollywood Reporter

BANDE-ANNONCE : Bang Bang you shot me down

Après la jambe mitraillette de Rodriguez, c’est sa version lance-roquettes qui nous arrive tout droit du Japon, avec en prime le “bras-sulfateuse”. En effet, Yakuza Weapon reprend la thématique de “l‘homme-arme” chère à Cronenberg, même si le film n’aura, a priori, pas grand-chose à voir avec Monsieur Organique.

Histoire de vengeance entre clans, le film est une adaptation de manga et nous donne du “badass” à toutes les sauces. Si l’on peut regretter cette faute de goût marketing, on peut tout de même attendre pas mal de second degré dans cette série B qui débarquera chez nous, comme d’habitude nous l’espérons, dans pas trop longtemps.

Bon week-end !

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Miho <![CDATA[Mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi ! – Critique “Super Mario Bros.” de Rocky Morton et Annabel Jankel]]> http://zombiatarian.com/?p=2972 2011-09-04T17:12:33Z 2011-03-23T17:11:57Z   [ Read More ]]]>

Super Mario Bros. de Rocky Morton et Annabel Jankel – USA/UK – 1993. 1H43.

Certes Super Mario Bros. est une série B très… B. Et ce n’est pas non plus une adaptation fidèle des jeux vidéo, mais en même temps, suivre Luigi et Mario pendant deux heures courir et sauter sur des tuyaux n’aurait pas été des plus passionnants.

Ce qui est intriguant en premier lieu dans ce film, c’est son casting : Bob Hoskins en Mario, John Leguizamo en Luigi et Dennis Hopper en Koopa, le grand méchant donne déjà un certain standing.Le scénario n’est quant pas si mauvais. Même s’il s’agit d’un film d’aventure très basique, le timing est bon et les événements s’enchaînent sans temps mort. Mais ce qui est surtout réussi dans Super Mario Bros. c’est l’ambiance qui se dégage et l’aspect fantastique particulièrement travaillé.

Luigi et Mario, évidemment plombiers de leur état, se retrouvent propulsés dans une dimension parallèle dominée par des êtres mi-dinosaures mi-humains suite à une découverte archéologique. Dimension sous la coupe du despote Koopa, qui cherche à tout prix la faille afin de venir nous envahir. Nos deux américano italiens en salopette vont donc devoir l’en empêcher en affrontant des Goomba, êtres réduits en esclavage par la machine à désévoluer – en d’autres termes inverser le processus d’évolution – ceci en se faisant aider par le roi déchu, transformé pour sa part en sorte de mycose dégoulinante qui s’étend sur le monde des dinosaures.

Ils croiseront aussi un certain nombre de personnages issus de l’univers des jeux, mis en scène de manière assez décalée comme Big Bertha, femme “dominatrice” gérante de boîte de nuit à Brooklyn aux seins énormes ou Yoshi en T-Rex pas franchement sympathique au premier abord.

L’univers n’est donc, contrairement à ce que l’on pourrait attendre, absolument pas lisse ou épuré. Il porte en lui le côté assez crade voire sombre des 80′s, avec une touche de folie et d’humour noir très appréciable. Une critique publiée récemment faisait même un pont entre Super Mario Bros. et Cronenberg. Sans aller jusque là, le film possède effectivement cet aspect organique et visqueux qui le rend bien plus intéressant que ce que le pitch (Peach?) de départ peut laisser supposer.

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Miho <![CDATA[Grunge vs Hip-hop – Hype! / Scratch]]> http://zombiatarian.com/?p=410 2011-09-24T11:02:07Z 2011-03-21T06:00:56Z   [ Read More ]]]>

Si le documentaire est un genre complexe à maîtriser, le documentaire musical l’est probablement plus encore. Il faut réussir à susciter l’envie de la découverte envers un ou des groupes, un style, un courant… tout en parlant aux déjà conquis, aborder son sujet avec une sensibilité personnelle sans tomber dans le didactisme chiant, désacraliser des personnalités sans non plus se réclamer de “Voici”.

Doug Pray, passionné de contre-culture américaine, y arrive avec brio que son sujet soit le grunge et ses dérives commerciales dans Hype ! ou l’histoire du turntablism dans Scratch.

Ce qui semble intéresser Doug Pray, au-delà de la simple description d’un courant musical spécifique, est d’en comprendre sa genèse qui permet de définir son état actuel. Pour se faire, il a une approche originale, qui intègre autant la musique pure que les éléments extérieurs gravitant autour d’elle : politique, économie, évolutions techniques, etc.

Hype ! débute d’ailleurs sur un panorama pas très joyeux de Seattle : son ciel gris, ses friches industrielles et sa banlieue délabrée. Une interview de Charles Peterson, photographe qui a couvert toute la période, finira de planter le décor alors qu’il explique que le panneau d’accueil d’une banlieue de la ville nommée Bothell fut détourné en “Welcome to hell, for a day or a lifetime”. Jouer dans un groupe étant la seule chose un peu excitante à faire, le film part du postulat que l’ennui a généré ce qui allait être un des mouvement musicaux les plus importants du siècle dernier.

C’est ce même hasard qui conduira à la naissance du scratch si l’on en croit l’anecdote rapportée par Grand Wizard Theodore. Le DJ raconte que sa mère, un peu énervée par le niveau sonore imposé dans la chambre de son fiston, a fait sauter son vinyle en tambourinant contre la porte. Mouvement involontaire qu’il a ensuite répété jusqu’à ce qu’il devienne ce petit son si spécifique qu’on connait aujourd’hui.

Vrai ou non, cette manière qu’à le réalisateur de s’attacher aux détails nous plonge immédiatement au cœur des ses mouvances. Dans les deux cas, les films tirent une bonne partie de leur force de leur capacité d’immersion. En alternant, dans un montage cut très rapide, des extraits de concerts, des interviews ou encore des images d’archives rares, Doug Pray redéfinit le réel et lui donne une dimension bien plus passionnante. Mais ce montage particulier pour le genre à aussi une autre utilité : il met en exergue les liens intrinsèques qui donnent leur unité à chaque mouvance musicale.

Dans Hype !, une séquence l’illustre parfaitement. Un mec, probablement un peu geek sur les bords, a eu l’idée de créer un programme informatique référençant les musiciens alternant d’un groupe à l’autre, créant ainsi des générations de différents courants musicaux ! C’est cette proximité géographique et sociale, ils ont tous fréquenté les mêmes écoles, les mêmes disquaires ou les mêmes bars, qui a au final créé une scène reconnue internationalement.

Cette idée d’imbrication se retrouve dans Scratch, de façon plus aboutie. Doug Pray a en effet divisé son documentaire en chapitres, essayant de rendre au mieux dans chacune l’importance de la création commune. Il suffit de voir Mix Master Mike (Beastie Boys) raconter sa rencontre avec Qbert et leur aptitude à communiquer par platines interposées pour s’en convaincre. Ce découpage en six parties (turntablism, battling, DJ’s with MC’s, Diggin, Making Beats, Full Circle) permet en même temps d’y voir plus clair dans un mouvement qui n’a pas de frontières bien définies.

L’autre très bon point de ces documentaires est d’alterner entre personnalités connues et d’autres restées dans l’ombre.

Le phénomène Nirvana est bien entendu au cœur de Hype ! cependant, il est abordé avec une minutie et une exhaustivité captivante. Si l’on peut regretter que ni le bassiste Krist Novoselic, ni le batteur Dave Grohl ne témoignent dans le film, on arrive malgré cela à parfaitement saisir parfaitement la déferlante que le groupe a provoqué et ses conséquences. Un extrait de la première performance live de Smell like teen spirit nous remémore cette folie qui gagna alors la scène de l’époque, de Soudgarden à Pearl jam, en passant par Mudhoney ou Alice in Chains.

Et on hallucine un peu en entendant les différents intervenants se souvenir de Rolling Stone faisant toutes ses couv’ de l’époque sur le mouvement ou même de Vanity Fair consacrant un dossier mode au grunge à grands renforts de chemises de bucheron, converses et jeans troués.

Là où le film aurait pu être plombant de pessimisme, voire moralisateur sur cette récupération, il préfère s’attacher à la légèreté des histoires des producteurs de Sub Pop Records expliquant, par exemple, comment une des leur employé à fait croire à l’existence d’un langage grunge. Le concept n’a pas semblé étrange au très sérieux New York Time publiera suite à cela un « lexique grunge »…

L’aspect marketing est bien moins présent dans Scratch, le turntablism étant toujours resté plus underground. C’est un milieu qui nous apparait comme plus confidentiel mais aussi plus ouvert. Il y a une réelle culture de l’échange, de la rencontre comme moteur de la créativité, sans omettre la dimension compétition, inhérente au DJing.

Scratch nous gratifie d’images de sessions assez dingues de Qbert, Apollo et Mix Master Mike, de Steeve Dee ou encore de la formation The Allies, vainqueurs du DMC Championships (championnat du monde de DJ) en 1999 et 2000.

La partie du film la plus instructive est celle du “Diggin”, qui porte bien son nom tant les DJ sont de vrais archéologue du vinyle. On apprend donc, entres autres, que T-Ray va voler les pages de la rubrique disquaires dans les annuaires de Caroline du Sud, ce qui fait râler Cut Chemist, ou que DJ Shadow découvre des chauves-souris momifiées dans une cave pleine de disques.

Tous ont cette faculté à ne jamais se prendre au sérieux et à garder une humilité touchante, qui passe par une recherche et une inventivité sans cesse renouvelée. Parce que chez les p’tits gars de Scratch, la culture hip-hop et ses quatre éléments fondateurs (MC, DJ, breakdance et graff’), c’est sacré. Et on saisit alors d’autant plus l’ironie de Scroobius Pip : “Thou shalt remember that guns, bitches and bling were never part of the four elements and never will be.”

Accompagnés d’une photo très travaillée, avec un grain d’image volontairement marqué qui colle à la perfection aux deux univers traités, et portés par une énergie contagieuse, Hype ! et Scratch sont incontournables dans le genre (restreint) du documentaire musical. Jamais ennuyeux ou incompréhensible, ces films valent tout autant par leurs qualités esthétiques que par leur capacité à nous faire appréhender, dans un joyeux bordel maîtrisé, tout un pan de la culture américaine.

Hype ! – Doug Pray – 1996 – USA
Scratch – Doug Pray – 2001 – USA

Site officiel de Doug Pray

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Miho <![CDATA[Short Cuts – News du vendredi 18/03]]> http://zombiatarian.com/?p=353 2011-04-10T20:42:27Z 2011-03-18T18:41:32Z   [ Read More ]]]> CINE : C’est qui qui fait quoi ?

Qui joue quoi ? Qui réalise quoi ? On s’y perd un peu cette semaine au jeu des chaises musicales hollywoodiennes.

Alors que Sucker Punch n’est même pas encore en salle, Superman : Man of Steel s’affiche déjà un peu partout sur les sites et forums. Il sera mis en scène par Zack Snyder donc, Henry Cavill sera le super gentil et surtout Kevin Costner y incarnera son papa terrien.

On continue avec les adaptations, sequels et autres prequels puisque que si le second spin-off du mutant griffu, The Wolverine, sera toujours interprété par Hugh Jackman, celui-ci ne sera finalement pas dirigé par le réalisateur de Black Swan et de The Wrestler. En effet, Darren Aronofsky ne souhaite pas laisser femme et enfants pour partir sur un tournage qui s’annonce long, et le film retourne donc à la case départ.

Toujours dans les suites et reboots divers, Alec Baldwin, lui, se barre de Men in Black 3 dont la mise en route semble traîner alors que Matthew Fox intègre le casting de I, Alex Cross aux côtés d’Ed Burns.

En voyant tout ça, on reste dubitatifs et on se dit que ce serait pas mal que les studios envisagent aussi des scénarios originaux avec des acteurs ou réalisateurs qu’on ne voit pas dix fois dans l’année.

Sources : Comingsoon.net, The Hollywood Reporter, Cinéma France

CINE : Mutafukaz s’anime au Japon.

Mon chouchou Run revient enfin mais en version animée. Mutafukaz, la bande-dessinée autant influencée par les nachos que par la West Coast, sera en effet adaptée en film par le studio nippon 4°C qui vient d’investir plus de 10 millions de dollars dans le projet.

On y retrouvera donc Angelino et son pote Vinz trainant à Dark Meat City avant de récupérer le sort de l’humanité entre leurs mains. Mais pour sauver la terre, ils devront d’abord échapper à des agents secrets pas très sympas, à des extraterrestres fraîchement débarqués et à quelques gangs énervés. Ankama, éditeur de Mutafukaz, fera aussi partie des producteurs.

Pour patienter, on peut toujours revoir Operation Blackhead, court-métrage réalisé par Run, à la base pour vendre son projet, qui reste cependant une vraie perle et qui en plus est dispo sur le site officiel.

Source : Twitch Film.

BANDE-ANNONCE : Jésus revient, les aliens aussi.

La bande-annonce qui donne bien envie c’est Attack The Block. On prend une grosse pincée de Misfits, une poignée de Shaun of the Dead, on saupoudre de Scott Pilgrim vs The World (ou de Banlieue 13 mais on n’espère pas) et ça donne des racailles du sud de Londres qui vont se foutre sur la gueule avec des aliens aux grandes dents pour défendre leur quartier. Le tout est réalisé par Joe Cornish et interprété, entre autres, par le très drôle et désormais très présent Nick Frost.

L’autre trailer qui m’a fait baver cette semaine c’est celui de Mangus ! . Réalisée par Ash Christian, cette comédie indépendante américaine version trash lorgne visiblement du côté de Todd Solondz ou de John Waters. John Waters qui y fera d’ailleurs un cameo en Jésus !

Pour le synopsis on s’attend à du lourd puisque c’est l’histoire du jeune Mangus Spedgwick qui n’a qu’un rêve : jouer Jésus dans le show musical de son lycée : “Jesus Christ Spectacular” (version cheap de “Jesus Christ Superstar”). Mais suite à un fâcheux incident, il a perdu l’usage de ses jambes. Sera-t-il le premier Jésus en fauteuil roulant ? Réponse chez nous bientôt on espère.

Bon week-end !

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Miho <![CDATA[Morse moi sans hésitation – Critique “Morse” de Tomas Alfredson]]> http://zombiatarian.com/?p=747 2011-09-04T15:28:33Z 2011-03-15T15:45:57Z   [ Read More ]]]>

J’ai décidé cette semaine de vous parler vampires et pré-ados. Non, ne partez pas ! S’il est bien question de suceurs de sang, d’amour et de film contemporain (pour une fois) ce n’est pas du rouleau compresseur Twilight dont il s’agit mais de Morse.

Venu des froides contrées nordiques, le film nous narre l’amitié naissante de deux enfants dans la Suède du début des années 80. Oskar, petit blondinet de douze ans, n’arrive pas à s’intégrer, subissant quotidiennement les persécutions de ses camarades. Alors qu’il traine devant chez lui le soir venu en rêvant de vengeance, il fait la connaissance de l’étrange Eli qui vient d’emménager à côté de chez lui. Eli ne connait pas la date de son anniversaire, Eli n’a pas froid dans la neige, Eli ne sort que la nuit. Car Eli est une vampire et va changer la vie d’Oskar.

Tomas Alfredson affirme ne pas s’intéresser plus que ça au cinéma fantastique mais nous avons bien du mal à le croire tant Morse est d’une beauté rare, reprenant avec finesse le mythe trop souvent galvaudé du vampire.

Alors que celui-ci se modernise dernièrement (Day Watch, la série des Underworld, True Blood, etc.), le réalisateur de Morse choisit de revenir sur un aspect plus primitif, bestial et cruel, même si la brutalité est rarement là où l’on l’attend.

Oskar subira sans broncher le sadisme d’enfants désœuvrés, livrés à eux-mêmes dans la banlieue de Stockholm, sorte de négatif d’une société post guerre froide où pointent déjà la peur du chômage, les familles déchirées et l’individualisme forcené. Pourtant Oskar n’est pas un ange non plus. A l’instar de ses bourreaux, il aspire à s’affirmer par la violence, allant même jusqu’à l’utiliser psychologiquement contre Eli dès que celle-ci montrera des signes de faiblesse.

Cette séquence où Eli, qui ne peut entrer chez les autres sans y être invitée, force la porte d’Oskar est d’ailleurs particulièrement poignante. Le jeune garçon réalise alors la souffrance qu’elle endure de part sa différence, sa solitude, qui le renverra à ses propres peurs. Car dans Morse, être un vampire, ce n’est pas franchement fun.

Eli, vivant comme un animal traqué dans un appartement miteux après la mort de celui que l’on suppose être son père, n’a qu’Oskar avec qui partager son fardeau. Entre les deux se tissera alors un lien sous forme de pacte, fragile mais indéfectible. Cette union, faite de silences et d’incompréhensions, est construite par petites touches tout le long du film qui s’attache bien plus à l’implicite qu’à la démonstration.

Aérien et grave, ce rapport sensible entre Eli et Oskar doit énormément à l’interprétation de Kare Hedebrant et Lina Leandersson, absolument incroyables de justesse et de pudeur.

Récompensé à maintes reprises dans divers festivals, notamment par Le grand prix du Festival Fantastique de Gerardmer, le film le mérite amplement par la richesse de sa mise en scène.

Le rythme lent choisi par Tomas Alfredson sert à merveille la représentation de la vie morne de ces hommes et de ces femmes désabusés, lâches, perdus, dont les enfants n’ont d’autres choix que de reproduire les mêmes schémas.

Chronique sociale tout autant que film d’horreur, Morse nous donne à voir une figuration de la violence à la fois réaliste et poétique. Même si elles se déroulent le plus souvent hors champ, les séquences sanglantes sont portées par une photo sublime, d’une froideur illuminée de lumière blafarde, jouant sans cesse sur les contrastes.

La neige et l’obscurité deviennent alors des symboles tout autant protecteurs qu’inquiétants, constituant un cocon pour Eli et Oskar qui pourront s’y lover sans plus être inquiétés par l’hostilité du monde extérieur. Le film, sans jamais tomber dans des travers explicatifs redondants, propose cependant un sous-texte particulièrement transgressif sur la découverte de la sexualité ou sur le plaisir éprouvé face à la violence.

Morse se clôt sur une scène de piscine magistrale, instant de grâce, et nous laisse émus, hantés pour longtemps par ces ados loin, très loin des stéréotypes.

Morse (Låt den rätte komma in) – Tomas Alfredson – Suède – 2009

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 0 Miho <![CDATA[Short Cuts – News du vendredi 11/03]]> http://zombiatarian.com/?p=314 2011-04-10T20:41:34Z 2011-03-11T14:52:06Z

  [ Read More ]]]> CINE
La mauvaise nouvelle de la semaine c’est Guillermo Del Toro qui quitte Mountains of Madness, visiblement de manière définitive. L’adaptation de Lovecraft, produit par Cameron et qui devrait avoir Tom Cruise en acteur principal est donc au point mort. Il faut dire que le budget du film classé R (interdit aux moins de 17 ans aux USA) avoisine les 150 millions de dollars. De quoi rendre Universal frileux.

Après Bilbo le Hobbit qui lui a échappé au profit de Peter Jackson, on espère que Del Toro mènera a bien Pacific Rim, film de science-fiction sur la terre attaquée par des vilaines bestioles.
Sources : Comingsoon.net, The Hollywood Reporter

TELE
La bonne nouvelle de la semaine en revanche c’est Arte qui a commencé mardi son cycle sur “Le grand frisson” avec le Psychose d’Hitchcock en ouverture suivi d’un documentaire de Luc Lagier sur le cinéma d’horreur contemporain sobrement intitulé Cinémas d’horreur.

Il est assez peu exhaustif à mon goût et réellement axé mainstream avec un tour d’horizon de films comme Hostel, The Descent, The Hills haves eyes, il a cependant le mérite d’avoir une approche plutôt pertinente sur le revival du cinéma de genre aux US à travers la politique qu’a mené Bush ces dernières années.
Rediffusions : le 18/03 à 3h10 et le 20/03 à 5h00.

Pour la programmation des jours à venir, on retrouvera les classiques mais toujours aussi efficaces Shining (le 16/03 à 22H40) et La nuit du chasseur (le 21/03 à 20h40). A noter également Jeu de dupes de Markus Adrian le 13/03 à 00H40, Le projet Blair Witch de Daniel Myrick, Eduardo Sanchez et Michael Monello le 14/03 mars 2011 à 20h40 et pour finir Clean, shaven de Lodge H. Kerrigan le 23/03 à 22H40.

ZOMBIE
Après « Bonjour Madame », « Bonjour Monsieur », « Bonjour Les Roux » ou encore « Bonjour Connard », coté morts-vivants, nous avons eu droit fut un temps à « Bonjour Zombie ». Le site semble être, pour le coup, définitivement mort mais @ZombiePix reprend le flambeau sur Twitter en proposant depuis quelques jours la « Zombie Pic of the Day ». On lui souhaite de continuer sur sa lancée et on lui dit merci pour ses zombies vraiment pas mal du tout.

BANDE-ANNONCE
Le nouveau trailer tout beau tout chaud c’est celui de Super 8 !

Prévu le 3 août prochain chez nous, le blockbuster de science-fiction de l’été aura J.J Abrams aux commandes et Steven Spielberg à la production. Miam !

Bon week-end !

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Miho <![CDATA[Like a vagin – Critique “Videodrome” de David Cronenberg]]> http://zombiatarian.com/?p=587 2011-09-04T15:29:02Z 2011-03-07T13:06:17Z   [ Read More ]]]>

Lorsque j’évoquais la dernière fois l’impact déterminant de la VHS sur ma vie de cinéphage j’ai complètement omis de mentionner Videodrome de David Cronenberg. C’est pourtant un de mes films préférés, qui me fascine tout autant qu’il m’agace.

Car si il y a bien un truc qui m’énerve quand je regarde un film, c’est d’avoir le sentiment que quelque chose m’échappe, ce qui est exactement le cas ici. J’ai beau l’avoir vu et revu, pas même encore plus tard qu’il y a quelques jours, il me laisse toujours la désagréable et frustrante impression que je n’ai pu l’appréhender dans sa totalité et qu’il me résiste. Cette frustration est malgré tout ce qui rend Videodrome si génial puisque c’est l’effet recherché par Cronenberg, le film jouant sans cesse sur la frontière entre illusion et réalité.

Max, magistralement interprété par James Wood, est à la tête d’une petite chaîne de télé câblée, racoleuse à souhait, proposant des programmes axés sur le porno soft et la violence. Alors qu’il est à la recherche de nouvelles émissions à diffuser, il tombe sur une retransmission pirate appelée “Videodrome”, montrant des jeunes femmes qui subissent sévices sexuels et torture. Mais suite au visionnage répété des séquences de “Videodrome”, Max commence à être victime d’hallucinations de plus en plus étranges qui l’éloignent du réel.

Cette sensation d’être sans cesse perdu en regardant ce film provient d’abord du choix de Cronenberg de nous montrer le déroulement de l’histoire uniquement du point de vue de Max. Terre à terre, parfaitement lucide voire un peu cynique, il s’adonne à des rituels sado-masochistes avec Nicky, une animatrice radio rencontré sur un plateau de télévision. Débute alors la mise en abîme puisque qu’il semble tout autant captivé par les images de “Videodrome” que nous le sommes par les images de Videodrome , mais celui de Cronenberg dans notre cas.

Le réalisateur interroge, par l’intermédiaire de son personnage principal, nos pulsions enfouies, le plaisir éprouvé face à la représentation visuelle de la violence, de la sexualité et par là même, évidemment, notre coté voyeuriste. Nous sommes donc dès le départ confrontés à nos propres contradictions, tout comme Max qui répétera à plusieurs reprises qu’il ne regardait ces séquences de torture uniquement dans un but professionnel.

Au fur et à mesure que Max hallucine et s’enfonce dans la folie, le questionnement passe sur notre capacité à discerner le réel du virtuel. “Videodrome” est-il mis en scène ou est-ce réellement en train de se produire ? Sommes nous certains, alors que les hallucinations ont cessé, que ce n’est pas une nouvelle qui la remplace ?

Et au final qui se cache derrière “Videodrome” ? Il semblerait que ces vidéos, provoquant une tumeur cérébrale, aient pour but d’être utilisées par des yes-men à la solde d’obscurs politiciens afin de dominer les accros du tube cathodique. Mais ces informations viennent du mystérieux professeur Brian O’Blivion, expert en médias, dont on ne connait de lui qu’une identité virtuelle alors que personne ne l’a aperçu depuis des années. Vous suivez toujours ? Non ? C’est normal.

La complexité du scénario et cette théorie du complot vient volontairement accentuer la paranoïa ambiante, nous égarant alors non seulement dans l’idée de virtualité mais également dans celle de la moralité. Que cela soit le bien ou le mal, ces concepts disparaissent car perdent leur sens dans le délire engendré par “Videodrome”.

Néanmoins, si le rapport aux images caractérise Cronenberg, on peut en dire tout autant de son attrait pour l’organique et le corps humain.

Rick Baker, maquilleur ayant bossé entre autres pour Lucas, Dante, Burton, etc. n’est probablement pas étranger dans le rendu esthétique abasourdissant des hallucinations de Videodrome. Le corps de Max s’ouvre au niveau de l’abdomen en une fente vaginale pour accueillir la cassette de “Videodrome” devenue vivante, des bouches sensuelles sortent de l’écran, un flingue fusionne avec un bras devenant arme de chair et de métal…

Chez Cronenberg tout est sexuel et corporel, tout est fait de fluides et de tissus mais en étant dans le même temps froid et irréel. Ce décalage nous immerge dans un univers poisseux, où nous alternerons sans cesse entre fascination morbide et dégoût instinctif. Cette thématique sera d’ailleurs reprise à nouveau par Cronenberg et explorée sous l’angle vidéoludique bien plus tard dans eXistenZ mais c’est une autre histoire ici encore.

Videodrome frappe bien entendu en tant qu’œuvre viscéralement dérangeante mais également par sa modernité visionnaire. Alors que nous pataugeons dans la médiocrité avilissante de la télé-réalité et la facilité parfois complaisante des torture porn à la Saw ou autres Hostel, Cronenberg nous expliquait déjà il y a plus de 25 ans l’impact conscient ou non des images. Il me semble donc que ce film devrait être déclaré d’intérêt public et diffusé en boucle sur TF1 à 20H50 le dimanche soir.

NB : Je ne sais pas si ce trailer est l’original mais il me fait particulièrement délirer. C’est un pur moment de kitsch des 80’s et je soupçonne fortement les réalisateurs d’avoir pris du LSD en le tournant. Mis à part ça, il n’est pas très représentatif du film, ne reprenant ni l’histoire, ni même les images du film. Donc regardez le quand même, le film.

Videodrome – David Cronenberg – 1983 – Canada

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 0 Miho <![CDATA[Court toujours #1 – Zombies vs Texans]]> http://zombiatarian.com/?p=273 2011-09-04T15:22:20Z 2011-03-06T00:28:36Z

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Le cinéma ce ne sont pas que des métrages de plus en plus longs, ce sont aussi des petites perles dénichées au détour de festivals, sur le net ou trouvées par des potes. Et à l’heure où ça gueule à tout va (et souvent à juste titre) sur la difficulté à monter des productions indépendantes, plus particulièrement dans le cinéma de genre, voir des courts-métrages inventifs qui avec presque rien arrivent à nous faire passer une bonne idée en quelques minutes fait grandement plaisir.

Car, comme pour la nouvelle en littérature, il est compliqué d’être à la fois concis, original et efficace en respectant cette contrainte temporelle. Et dans l’idéal, le court-métrage ne devrait pas être seulement un tremplin pour passer ensuite au long puisque c’est un format à part entière qui souffre d’un cruel manque de reconnaissance.

Je trouve cela fort dommage donc profitons du blog pour en faire découvrir ou redécouvrir quelques uns. Et aujourd’hui ce sont deux petits films venus d’outre-atlantique qui me font franchement marrer.

Zombie-American – Nick Poppy – 2005 – USA

Si, comme moi, vous pensez que les zombies sont nos “zamis” et qu’il faut les aimer aussi, ce court-métrage est fait pour vous. Glen est un nouvellement mort-vivant et nous explique en quoi c’est compliqué au quotidien. Oui, aller boire un café ou jouer au basket ce n’est pas facile tous les jours pour les zombies. Et je ne vous parle même pas de la discrimination !

Réalisé en 2005 par Nick Poppy, ce court présenté en trois chapitres est clairement traité sous l’angle humoristique mais sur la forme du mockumentary (faux-documentaire), forme que j’affectionne particulièrement. De ce fait, pas besoin d’un budget énorme pour les décors mais on notera le soin particulier apporté au maquillage de Glen.


Site officiel de Zombie-American


Oh my God – John Bryant – 2004 – USA – 10′

Dans un genre complétement différent, Oh my God est un film gore, très très gore. Donc si vous avez du mal avec les litres d’hémoglobine, je vous le déconseille fortement.

Primé au festival de Clermont-Ferrand et sélectionné au festival de Sundance, c’est l’histoire d’un texan débile. Je ne peux pas vous en dire plus, ce serait gâcher la surprise. Présenté ici sur le mode du drama, en jouant avec ces clichés (la musique est parfaite !), le décalage entre l’aspect esthétique du film, ultra réaliste avec une image un peu cradingue, et le scenario complétement délirant créé un effet particulièrement drôle. On accroche ou on n’accroche pas au côté trash, toujours est-il que le petit message de fin est bien vu puisque inattendu et amené assez intelligemment.

]]> 0 Miho <![CDATA[Slash’em up – Critique “Les Frissons de l’angoisse” de Dario Argento]]> http://zombiatarian.com/?p=560 2011-09-04T15:29:38Z 2011-02-28T12:41:01Z   [ Read More ]]]>

Je continue ma remontée dans le temps en me disant qu’avoir 16 ans en 1975 devait être sacrément cool. Certes il y avait Joe Dassin et Michel Sardou qui passaient en boucle à la radio, mais pour faire chier ses parents, on pouvait lire le premier numéro de Fluide Glacial, découvrir Physical Graffiti de Led Zep’ et surtout aller voir Les dents de la mer au cinéma. Bon je n’étais pas née mais je suis quand même nostalgique.

La bonne nouvelle c’est que, même si ça a beaucoup moins d’impact aujourd’hui quand je m’enferme dans ma chambre en claquant la porte très fort pour affirmer ma rébellion, je peux tout de même revoir en DVD Les Frissons de l’angoisse de Dario Argento, sorti la même année.

Alors je vais encore râler mais Les Frissons de l’angoisse est une des traductions les plus débiles de titres de films qui m’ait été donné de voir, le titre italien étant Profondo Rosso. Je cherche encore le rapport et quand on sait que « Profondo Rosso », rouge profond donc, fait parti du genre du giallo – jaune en italien – on se dit que les distributeurs français doivent avoir un sérieux problème sur la compréhension du double sens.

Pour faire court, le giallo est un genre cinématographique italien qui a commencé à voir le jour dans les 60’s. Les gialli sont des thrillers inspirés des romans policiers construits sur le mode du whodonuit, jeu de pistes dont le but est de découvrir qui est l’assassin. Ils sont dotés d’une esthétique très particulière, mêlant mise en scène baroque, meurtres sanglants, armes blanches et éléments psychanalytiques.

Dario Argento est considéré comme un des maîtres du genre et Les Frissons de l’angoisse en est pour moi une des plus belles illustrations, même si, j’avoue, je ne suis pas une grande férue de ces œuvres transalpines. Cependant, le film, bien que présentant pas mal de longueurs (plus encore dans sa seconde version de 126 minutes au lieu des 110 minutes originelles) est esthétiquement magnifique.

Mark Daly (David Hemmings), pianiste de jazz et enseignant au conservatoire de Rome, entrevoit de la rue un meurtre à la fenêtre d’un appartement situé dans son immeuble. Il court essayer de sauver la demoiselle en détresse mais arrive trop tard, ayant juste le temps d’apercevoir l’assassin s’enfuyant dans la nuit. Il commence donc à mener l’enquête, assisté de la jolie Gianna Brezzi (Daria Nicolodi), journaliste qui aimerait bien un scoop pour faire décoller sa carrière. Mais les meurtres sadiques s’enchainent alors que Mark semble lui piétiner.

Argento instaure dès la première séquence du film, un assassinat en ombre chinoise, le jeu stressant du chat et la souris entre nous et le tueur. Il nous pose sans cesse dans une position complexe : celle des proies, puisque nous découvrons les indices au fur et à mesure avec Mark et celle du tueur, par la présence de plans subjectifs le représentant tapi dans l’ombre.

L’habilité du réalisateur réside non seulement dans cette alternance de point de vue mais également dans son insistance assez cynique à brouiller les pistes. Mark accède avec bien des difficultés à certaines réponses qui, sans jamais être fausses, sont sans cesse incomplètes ou mal interprétées, donnant toujours au tueur une longueur d’avance. Argento pousse notre frustration en nous gratifiant, suite à chaque échec de l’enquête du pianiste, d’une séquence de meurtre particulièrement cruelle.

Car les meurtres sont tous orchestrés avec une précision morbide, accompagnés d’une comptine enfantine entêtante et d’objets angoissants, emblématiques du genre, comme une poupée décapitée ou un automate franchement flippant.

Ces séquences sont d’ailleurs la grande réussite du film, d’une rare violence pour l’époque et formellement sublimes. Avec un montage cut qui jongle entre visages déformés par la peur, gros plans sur le sang rouge vif, présence du tueur que seule trahie sa main gantée de cuir noir et un choix d’armes (hachoir, couteau, verre, etc.) très cinégéniques, Argento saute à pieds joints dans le cinéma gore. Et annonce ainsi la suite de sa filmographie qui sera plus axée sur le cinéma d’horreur avec notamment son cultissime Suspiria.

On retrouve dans Les Frissons de l’angoisse certaines obsessions propres au réalisateur comme celle du détail invisible, de la figure de la spirale, ou encore de l’image dans l’image avec l’omniprésence du miroir qui donne au film cet aspect hypnotisant. Aspect magnifié par la musique des Goblin, groupe de rock progressif, dont ce long métrage marque le début d’une longue collaboration avec Argento.

Les Frissons de l’angoisse n’est pas facile d’accès. Allez, disons-le clairement même si je risque le lynchage, c’est même un film un peu chiant. Mais c’est aussi un film qui vaut largement le détour pour sa maestria visuelle et qui me semble proposer une introduction très pertinente à l’univers du giallo.

Les frissons de l’angoisse (Profondo Rosso) – Dario Argento – 1975 – Italie

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski

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Miho <![CDATA[Playtime – Présentation Art Toys]]> http://zombiatarian.com/?p=120 2011-05-25T11:13:18Z 2011-02-24T00:02:56Z   [ Read More ]]]>

Quand j’étais petite j’avais des G.I. Joe, des Tansformers et des dinosaures en plastique. Comme tous les gamins, je les adorais mais ça ne m’a pas empêché un jour de les abandonner dans un coin pour aller vivre pleinement ma puberté. Je les soupçonne depuis fortement de prendre vie la nuit et de monter des plans tordus afin de revenir dans ma vie. Ce serait une bonne idée de film d’animation d’ailleurs, j’y penserai.

Ma puberté étant (heureusement) passée, j’ai récemment trouvé un nouveau moyen de régresser : les Art Toys.

J’ai découvert ces jouets pour grands enfants par l’intermédiaire de Run, auteur de la génialissime BD Mutafukaz. Lors de la sortie de son deuxième opus, j’ai vu qu’étaient vendues juste à côté des p’tites boîtes contenant des figurines des personnages. En bonne fangirl je me suis évidemment jetée dessus et là, c’est le drame. Impossible de savoir ce qu’il y avait dedans.

Parce que les Art Toys c’est un peu comme les œufs Kinder, le chocolat en moins. En effet, un des principes de ces jouets en vinyle est qu’ils sont présentés sous forme de série, à collectionner, et vendus dans des boîtes “à l’aveugle”. Ce qui ajoute bien entendu à l’aspect ludique de la chose.

Mix de cultures très diverses, le mouvement Art Toys n’est pas récent puisqu’il existe depuis une vingtaine d’années déjà. La culture urbaine d’abord y fut très influente, on retrouve d’ailleurs pas mal de graffeurs travaillant sur les Vynil Toys. Puis la culture dite geek, mot devenu un peu fourre-tout, désignant plutôt ici les passionnés d’anim’, mangas et autres bidules en provenance du Japon, a également énormément joué. Mais on croise aussi des dessinateurs de BD, des graphistes, des musiciens, des plasticiens, etc. qui participent à cette mouvance, avec plus ou moins de talent et plus ou moins d’intégrité.

Effectivement, l’univers des Art Toys me semble parfois souffrir d’une certaine schizophrénie. Il est d’une part ancré dans un délire underground, fun et plutôt subversif, mais possède d’autre part un côté arty, soumis à l’effet de mode, l’éloignant pour moi de son sens originel.

Car une des autres spécificités de ces toys est le “do-it-yourself “. Les figurines de couleur unie sont alors vendues à la pièce et prêtes à être customiser. Les prix varient entre environ 10 et 40 euros selon la taille, la couleur et la forme donc si vous vous sentez l’âme créative, il y a une réelle possibilité de faire des choses sympas, bien plus qu’avec des nouilles et du fil en tout cas.

Trois grosses boîtes sont historiquement et économiquement leader sur le marché : la hongkongaise Toy2r, la nippone Medicom (la plus ancienne) et l’américaine Kidrobot, ayant chacune leurs produits phares.

Le Qee est le produit de Toy2r. Développé aujourd’hui sous de nombreuses formes, il présente la particularité de pouvoir être utilisé en porte-clé. C’est sur ce support que Run a d’ailleurs travaillé pour la série Mutafukaz, mais aussi pour le Visible Dog phosphorescent !




Toujours dans les Qee, l’hommage de Dr. Hofmann à Kubrick que je trouve très classe :


Chez Kidrobot je suis vraiment très fan des Dunny. Et je suis fan aussi du designer Luke Chueh qui créé des toys à la fois sanglants et mignons. En tout logique j’adore le Blood & Fuzz Dunny :

Leurs séries sont également très chouette avec en vrac Raindrop de issu de Ye Olde English Series, le toy de Chad Phillips (LA Series) ou encore le Dunny ‘Tomato Ketchup’ de Sket One (Series 2010) :

Medicom joue beaucoup sur les détournements, on pourra donc trouver un Mickey déformé (en collaboration avec Nexus 7), les Daft Punk “toyser” et même un Gizmo moins poilu :

Pour finir ce petit tour non exhaustif, on peut vraiment saluer Artoyz (non je n’ai pas d’actions chez eux), boutique qui a considérablement œuvré afin de faire connaitre et importer les jouets vinyles, puis qui développé depuis quelques années ses propres créations. Par exemple, Stéphane Levallois, en collaboration avec Artoys Orginals, a créé Liquorice qui est à croquer. Oui je sais, mais j’invoque l’excuse de l’heure tardive.

Je laisse quelques liens si jamais ça vous a donné envie de vous pencher un peu plus sur ce monde un peu étrange même si il y a fort à parier que j’en reparlerai bientôt.

Run’s world
Les joujous de jonpaulkaiser
Les toys de Luke Chueh
Site de sket-one
The art of Michael Lau (Illustrateur pionnier dans le domaine des Art Toys)
Artoyz

Illustration : Zombie Mez-Itz B&W Limited Edition Variant – Mezco Toyz

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Miho <![CDATA[Sang, mensonges et vidéo – Critique “Prince des ténèbres” de John Carpenter]]> http://zombiatarian.com/?p=552 2011-09-04T15:29:59Z 2011-02-20T12:17:38Z   [ Read More ]]]>

Fruit d’une intense réflexion, la conclusion qui s’impose concernant la lente décadence de notre jeunesse, dont l’évidence m’avait jusqu’alors échappé, est qu’elle ne peut être due qu’à une seule chose : ils n’ont pas connu pas la VHS.

« La VHkoi ? » me répondraient probablement ces insolents lobotomisés par la largeur de leur bande passante, ce qui ne manquerait pas de me faire bondir, hurler, avant de me dévisser la tête en baragouinant des choses incompréhensibles sur l’enfer et ta mère qui y suce des bites. Mais revenue à la raison, l’unique constatation qui s’impose est que je suis une vieille conne. Amen.

La VHS donc. Elle m’a bercée de longues nuits durant, rendue dingue quand l’enregistrement s’arrêtait systématiquement avant la fin du film, m’a permis de développer des capacités manuelles hors normes alors qu’il fallait la rembobiner avec un crayon sans que la bande se retourne, m’a agréablement surprise lorsque l’employé du vidéoclub du coin avait rangé La grande Mouille dans le boîtier de La guerre des boutons. Bref. Elle a surtout appâté et aiguisé ma faim insatiable de films.

Un de mes premiers chocs rétiniens fut le Prince des Ténèbres de John Carpenter. Donald Pleasence (que je recroiserai bien souvent dans mes pérégrinations magnétiques) incarne un prêtre qui découvre au fond d’une vieille église un cylindre vert fluo. Il appelle donc à la rescousse un scientifique et ses étudiants pour analyser ledit cylindre, censé renfermer l’Antéchrist. Rien que ça.

Mais ne vous y trompez pas, nous sommes bien loin du grandguignolesque ou du second degré rigolard propres à certaines séries B. Même si évidemment, au départ, les scientifiques ne prennent pas très au sérieux cette histoire, ils vont vite déchanter. Contaminés les uns après les autres, ils sont transformés en goules dociles prêtes à tout pour servir leur nouveau maître. Ouais, on ne déconne pas avec Satan.

La force du film réside justement dans sa capacité à faire vaciller notre pensée cartésienne, à l’instar de celle des universitaires, par un rythme assez lent qui propage cette menace diffuse et insidieuse.

Carpenter dose habillement les séquences d’angoisse impalpable où on ressent la panique communicative, panique qui gagne progressivement les protagonistes alors qu’ils réalisent leur impuissance et les moments d’horreur purs, avec des gros plans bien crades sur des visages ensanglantés, des insectes grouillants et des SDF zombifiés vraiment flippants, menés par le très maquillé Alice Cooper.

Mais on ne peut décemment pas parler de Carpenter sans parler musique. Il a composé celle de quasi tous ces films et si le thème de Halloween hante encore vos esprits, dites merci au monsieur. Là encore, le synthé du Prince des Ténèbres est terriblement efficace, envoûtant et inquiétant par son omniprésence.

Sombre jusqu’au bout, le final du film est halluciné, rendant parfaitement ce chaos apocalyptique redouté. Ca fuse dans tout les sens, ça hurle, ça se bastonne pour un retour à la normale… pas si normal que ça. On entrevoit déjà la thématique de la folie et du rêve que le réalisateur explorera dans L’antre de la folie quelques années plus tard mais c’est une autre histoire.

Les fans du genre s’étripent encore sur la toile pour savoir si le Prince des Ténèbres est un chef-d’œuvre ou le summum du kitsch. Moi tout ce que je sais, c’est que VHS ou Blu-ray, je me fais encore pipi dessus en le revoyant.

Prince des ténèbres (Prince of Darkness) – John Carpenter – 1987 – USA

Chronique pour anotherwhiskyformisterbukowski ]]> 1 Miho <![CDATA[It’s a woman’s world – A l’intérieur / Martyrs]]> http://zombiatarian.com/?p=58 2011-09-04T15:30:34Z 2011-02-17T02:54:49Z

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Dernièrement, je n’arrive plus à regarder de la même manière les objets du quotidien qui m’ont généreusement été associés dès la naissance grâce à mon chromosome XX.

Une poêle par exemple. Hormis son utilité certaine pour cuire des steaks, elle me semble surtout être une arme sympa contre un psychopathe violeur de poulets qui passerait dans le coin. Idem pour les produits ménagers. Un aérosol O’cedar, un briquet, et c’est parti pour du mort-vivant flambé.

Cette (légère) déformation viendrait apparemment de ma surconsommation de films fantastiques français produits cette dernière décennie. Alors des points communs dans les films, certes assez inégaux, comme La Horde, Martyrs, Haute Tension, A l’intérieur, Mutants, etc. il y en a beaucoup. Mais ce qui est plus particulièrement notable est le traitement que font ces œuvres des femmes et de la féminité.

Ce n’est absolument pas révolutionnaire dans le genre, le cinéma fantastique nous ayant probablement donné les plus belles héroïnes sous toutes ses formes, de l’innocente vertueuse à la badass musclée en passant par la psychopathe sadique ou la mère de famille dévouée. Cependant, le cinéma d’horreur hexagonal contemporain semble aller plus loin encore en piétinant allégrement un certain nombre d’idées reçues sur la maternité, l’enfantement, la sensualité ou la représentation du corps.

Le film le plus évocateur à ce niveau reste sans conteste A l’intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo. Il relate l’histoire de Sarah, enceinte jusqu’aux yeux, qui passe le réveillon de Noël toute seule chez elle, dans une banlieue pavillonnaire déserte. Débarque alors rapidement une femme un peu inquiétante qui n’a qu’une idée : lui extirper le bambin du bide.

Elles incarnent toutes les deux respectivement la victime et le bourreau, tandem certes classique, mais avec des similitudes dans les personnages qui rend bien plus tenue la frontière entre bien et mal, nous déstabilisant dans l’identification. Clairement cette madame, qui n’a pas de nom dans le film, est folle à lier. Malgré cela, elle a gardé une part d’humanité qui la rend profondément touchante et donc dérangeante.

Béatrice Dalle, qui l’incarne, y est pour beaucoup. Elle rend avec une justesse effrayante cette rage brutale, quasi animale, qui l’habite. D’ailleurs, il est intéressant de constater que c’est elle ici qui représente la figure maternelle, en voulant à tout prix ce bébé et en symbolisant plus ou moins explicitement la mère de Sarah. La séquence finale enfonce le clou sur ce point, mais spoiler oblige, je n’en dirais pas plus. A l’inverse Sarah, traumatisée par la mort de son mari, associe son accouchement au deuil et rejette l’enfantement. A l’intérieur jouera donc constamment avec les pulsions antédiluviennes de vie et de mort, pulsions alternativement éprouvées par les deux femmes.

Derrière ce lien psychologique qui les unit, on trouve également une interaction charnelle entre les deux posant la question de la mutilation du corps féminin, qui plus est d’un corps abritant un autre être vivant. Celui-ci sera transpercé, mutilé, déchiré ; la plupart du temps à l’arme blanche. L’aspect volontairement ultra réaliste de la mise en scène, alternant entre plans d’ensemble sur l’étendue du carnage et gros plans sur les membres maltraités, viendra renforcer notre malaise. La torture utérine, même si sous-entendue, est nerveusement épuisante, nous renvoyant finalement assez habillement à nos propres tabous sur la mort prénatale et l’avortement.

L’autre film qui évoque la question de la torture du corps féminin de manière aussi radicale, si ce n’est plus, est Martyrs de Pascal Laugier. Je passe volontairement sur la polémique autour du film, sur sa censure, ça m’emmerde. Ce n’est pas un film à mettre sous tous les yeux, il est réservé à un public averti, voilà, c’est dit.

Néanmoins, ce film est un immense film d’horreur, jusqu’au-boutiste, extrêmement abrupt, qui pulvérise les limites de la représentation de la violence, aussi bien physique que psychologique. Dans Martyrs, presque tous les personnages sont féminins, et on retrouve là encore l’image de la femme et même des femmes victimes, tout comme celle de la femme tortionnaire.

Le film reprend les codes du cinéma d’horreur qui nous habitue à des représentations plutôt sexy de la femme, en choisissant les très jolies Mylène Jampanoï et Morjana Alaoui comme actrices principales. Mais ce n’est que pour mieux les tordre par la suite, en nous laissant assister à la lente dégénération du corps d’Anna, interprétée avec grâce par Morjana Alaoui. Cette transformation est d’autant plus viscérale qu’elle est portée par une mise en scène magnifique à l’esthétisme glacial, limite clinique, qui enchaine dans la seconde partie des séquences de tortures minutieusement calculées.

Là où l’image de la femme est souvent garante de l’aspect sensible d’un film, Laugier n’hésite pas dans Martyrs à la déshumaniser entièrement. Les victimes n’ont physiquement plus aucun attribut féminin : elles sont décharnées, scarifiées, réduites à un état sauvage. Quant à l’instigatrice de ce déchainement de violences programmées, elle renonce à toute forme d’empathie. Prête aux pires atrocités pour mener à bien son projet fou, elle abandonne la notion d’affect dans sa logique implacable.

Cependant le film serait réellement insoutenable sans le lien indéfectible qui unie les deux héroïnes, amour qui transcendera au final la douleur, et sans le questionnement mystique universel sur la mort.

Merci les mecs de nous livrer une vision de la femme un tant soit peu différente, originale et intelligente. Et si vous, les filles, n’êtes malgré tout pas encore convaincues des vertus des films horrifiques, une étude scientifique, à n’en pas douter grandement sérieuse, nous affirme qu’ils sont bons pour notre santé mentale et notre cerveau. Ha bon, on a un cerveau ?

A l’intérieur – Julien Maury et Alexandre Bustillo – 2006 – France
Martyrs – Pascal Laugier – 2008- France
]]> 0 Miho <![CDATA[Faster, slower… Critique “Tron Legacy” de Joseph Kosinski]]> http://zombiatarian.com/?p=2946 2011-09-04T16:53:44Z 2011-02-16T16:41:31Z

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Tron Legacy de Joseph Kosinski – USA – 1H50. Sortie le 9 février 2011.

Tron a oublié une composante essentielle pour un film de science-fiction, c’est l’aspect “science”. Et un film de science-fiction bourré d’incohérences et d’inexactitudes c’est vite ridicule.

On retiendra donc le méga grand groupe informatique qui est gardé par un mec tout seul, la représentation de l’ordinateur binairement (bah ouais…) réduit à concepteurs/programmes, l’introduction d’un sanglier dans la matrice et autres choses plutôt drôles.

En dehors de cela, et d’un scénario très light, on aurait pu s’attendre à s’en prendre plein les mirettes. Même pas. Dire que la 3D est un foutage de gueule est un euphémisme, elle ne sert absolument à rien. L’univers est quant à lui extrêmement répétitif, sans aucune inventivité une fois passée la première scène dans le “grid”. Amoureux des “lightcycles” vous allez être d’ailleurs très déçus puisque c’est l’unique séquence où Joseph Kosinski nous gratifie d’une course poursuite avec les bolides lumino-vrombissants.

Les acteurs ne sauvent pas non plus le film du naufrage, impassibles tout le long, un comble pour une histoire d’amour filiale. Jeff Bridges en fait le minimum en programmateur “New Age”, se repose sur son alter ego numérique et tente désespérément de se rattraper dans un final pompant copieusement la déjà multi-citée scène “You shall not pass” de Gandalf. Et justement, ça ne passe pas.

Le film aurait pu jouer sur la nostalgie un peu poussiéreuse de l’imagerie geek ou alors s’assumer pleinement comme le blockbuster du début d’année, mais force est de constater que la production a voulu manger à tous les râteliers en livrant au final une œuvre fade et lisse, On s’ennuie donc ferme devant ce Tron impersonnel qui nous dispense en bonus une morale bien pensante made in Disney.

Alors oui, il reste les Daft Punk pour nous garder éveiller durant ces deux longues heures. C’est peu.

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Miho <![CDATA[Hello world !]]> http://zombiatarian.com/?p=1 2011-05-25T11:28:34Z 2011-02-15T00:22:06Z   [ Rea